V. Prov., 21 nov. — Lopte, L'églhe St-André
HU60N (Godefroy), né à B> le 6 déc.
1814, mort à B> le 20 sept. 1862. Poète parle cœur plutôt que parTlmagination, il laissait jaillir spontanément ses vers d'une impression triste ou joyeuse. Et comme il lui tardait d'en faire confidence à une oreille amie ! Plus heureux cent fois d'une approbation sympathique que d'un bnilant éloge. Le sentiment religieux domine dans sa poésie, mais sans affectation; sa foi est aussi tolérante que sincère. Api^s avoir publié différentes pièces de vers, odes, stances, élégies, dans l'Ami des champs et dans la Guienne, il les recueillit en 1 vol. gr. in-8® qui parut en 1847, sous le titre de Fleurs des pauvres, et dont Justin Dupuy écrivit la préface. Godefroy Hugon, qui exerçait la profession de pharmacien,
f)lace d'Aquitaine, était bien le meilleur, e plus généreux des hommes. Il fut facile de s'en assurer aux regrets gue causa sa mort dans le quartier peu rortuné qu'il habitait. H. M.
HUGUES (Gabriel-Gustave d'), né à B> le 21 avril 1827. Fit ses études au collège de cette ville et alla les achever à Pans à Charlemagne. Entra à l'Ecole normale supérieure en 1846, enseigna .successivement l'histoire aux lycées de Bordeaux, d'Avignon, de Strasbourg, de Périgueux, de Limoges, d'Angouléme. Agrégé des lettres en 1854, l)' es lettres eji 1859; professeur de littérature étrangère à la Fac. des lettres de Douai en 1861, à celle de Toulouse en 1863, à celle de Dijon en
Auteur d'un Essai sur l'administration de Turgot dans la généralité de Limoges ÇÛièse pour le doctorat), Paiis, Guillemain, 1859, et d'une étude intitulée : Une province romaine sous la République, Paris, Didier, 1876. A fourni une collaboration suivie à la Revue contemporaine, 1858; à la Revue européenne, 183M860; au Journal général de l'Instruction publique, 1862-1864; au Correspondant, 1878-1886. A été rédacteur en chef du Messager de Totilouse de 1867 à 1869. A fait partie de plusieurs sociétés savantes et notamment de TAcad. des jeux floraux de Toulouse, qui l'a élu mainteneur en 1866.
^ en 1868, U I- en 1878. Entraîné dans
les luttes politiques qui marquèrent la fm du régime impérial, il s'en dégagea définitivement dans les premiers jours de l'année 1870, refusa les fonctions qui lui luirent offertes dans Tordre administratif, déclina les candidatures qui lui furent proposées et se consacra exclusivement à ses devoirs de prof. Il n'en fut pas moins exposé à une disgrâce éclatante lors de l'avènement au ministère de M. Jules Ferry, qui l'enleva à sa chaire de Toulouse pour le transporter dans celle de D\jon neuf ans api^ qu'il avait renoncé à toute action politique. Interpellé à cette occasion, dans la Chambre par M. Daguilhon- Pujol, au Sénat par MM. Wallon et Jules Simon, M. Feri-y prit l'engagement de ne plus déplacer aucun professeur de faculté sans son consentement ou sans l'avis du conseil supérieur de l'instruction publique. Parmi les travaux purement littéraires que M. d'Hugues a insérés depuis 1878 dans le Correspondant, on a remai^
?ué des études sur le poète italien Alûeri, 878; sur Sainte-Beuve, 1879; sur M"«de Sévigné, 1883, etc.
HUNOLD, succède à son pèr» Eudes en 735 au duché de Vasconie, et conjointement avec son frère Hatton à celui d'Aquitaine. Il veut assurer son indépeivdance, mais Charles Martel le force à se reconnaître son sujet. U viole son serment, mais vaincu par Pépin et Carloman, il abdique en faveur de son fils Waiffre et .se fait moine dans le monastère de l'Ile de Ré. O'R.
HUON DE BORDEAUX, personnage fabuleux célèbre, qui a donné naissance à la fable ou poème héroïque d'Obéron de Wieland, parue en 1780, en 14 chants, imité du célèbre poème français du xiii» s.: Huon de R^, dont une rédaction en prose existe dans la Ribliotfièque bleue. Le poème du xiii« s., le roman en prose, et enfin une réduction du poème de Wieland ont été publiés à Paris il y a vingt ou vingt-cinq ans. Le chevalier Huon est un héros créé de toutes pièces par la riche imagination des trouvères, et il ne paraît pas y avoir eu de personnage bordelais célèbre portant son nom.
On sait que l'opéra de Weber, Obéron, est basé sur le poème de Wieland.
HURLOT (Laurent), reçu maître chirurgien en 1678; chirurgien-garde juré à B» en 1680; chirurgien royal à B» en 1703. Auteur en 1680 aObservaiions sur l'extraction des pierres qui se renferment dans le canal de l'urètre.
HUSTnf (le chev. Jacques), potier royal établi à B< hors la porte St-Germain, en vertu d'une autorisation datée du 15 janv. 1714; un arrêt du 24 nov. 1719 dégreva ses produits de tout impôt,
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privilège qui dui-a jusqu'en 1759; eut pour successeur les Boyer (V. ce nom), qui eurent pour concurrent Tusine David -Johnston^ aujourd'hui Vieillard.
Sèvi-es et l'Exposition univei-selle de 18ti7 ont montré divei'ses poteries du chev.
Hustin, portant les armes de la famille d'Escoubleau de Sounlis à côté de celles du frère chartreux Ambroise de Gascq, haï on de Portets; ces pièces offrent aussi la légende Cartus. Burdig. Elles tirent partie du semce du couvent des Chai^ treux. C'est à Hustin qu'est dû le cadran de la Bourse de B*, seule pièce connue portant son nom. Il était aussi directeurentrepreneur des affaires du roi. Mourut à B* en 1749.
Son nom a été donné à une des rues de B» située près de l'emplacement de son usine.
Y. L. DE Lamotrk. ?<otes pour nerrir à la biogr. des hommes utiles ou célèbres. — Article de M. AzAX dans le Bull, de la Soc. archéologique^ 1876 ou 1877. — Soc. des Arch. hist., et collection de près de 900 lettres d'Hustin, conservées à la Bibl. de la ville de B*.
HUTARD (Henry), manufacturier, né à l'Ile de la Réunion le 25 mars 18i-i. Elève du Ivcée de St-Denis. Entré comme assoqié dans la maison Tcssier frères en 1872 après son mariage avec M''« Tessier. En 1877^ après la mort des fondateurs de cette fabrique, M. Hu^ard transforma l'ancienne usine, C[ui est aujourd'hui remplacée par les imposants établissements industnels fort connus sous le nom de Tes.sier, HuyardetC». Après avoir invente de procédés, ti^ répandus aujourd'hui,
pour la fabrication du noir animal, il fonda successivement une fabrique de stéarine et bougies et une fabrique de colle-forte, de telle sorte qiraujourd'hui les établissements Tessier, lïuyard et C*, d'une importance considérable, comportent un ensemble de fabrication qu'on ne rencontre nulle part ailleurs et dont tous h*s produits ont obtenu successivement les plus hautes récompenses.
O A., décoré de plusieurs ordres étrangers. M. Huyard a été successivement présid. ou secrétaire du juiT de diverses expositions internationales : à B*(1882), à Amstei-dam (1883), à Nice (1884).
HUTET(.Tean-Baçtiste-Bénigne),xix*s., chef d'institution à B*, poète et auteur dramaticjue. On connaît de lui : Mort d'André Chénier^ monologue en vers, 1841 ; Eponine, épisode dramatique, B*, Justin Dupuv, 1848, in-8»; La cité maudite, poème "biblique, B*, J. Dupuy, s. d., in-12; Le philosophe et le jwr te feuille, proverbe en vers, B», J. Dupuy, 1858, in-8«; Nella la Moissonneuse, Paris, E. Dentu, B», J. Dupuy, IStiO, in^, etc. Le Père Lacordaire et M. Cotnbalol, étude in -8*, 8 pp. A collaboré à la Guienne vers 1841. B. de F.
HTVERT (Pierre) né à Rochechouart Œ»«- Vienne) le 26 avril 1844; devint en 1877 propriétaire du château Lascombes à Eysines, où il a créé un vignoble magnifique; maire d'Eysines depuis février lo79; memb. du cons. gén. de la Gir. de 1881 à 1886.
IGARD (Daniel-Théodore-Victor-CésarX né à Blasimon (Gir.^ le 12 janvier 1818. Reçu pharmacien ae l""» classe à Paris le 22 mars 1842, se fixa à Sauveteire la même année; maire de Sauveterre de
1863 à 1878; memb. du cons. d'arr.
Cour le canton de Sauveterre de 1867 à 877; présid. de ce cons. pendant 4 ans ; présid. de la Soc. de secours mutuels depuis sa fondation en 1863 j usqu'en 1878 ; vice-présid. de la chambre consultative d'agriculture de l'arr. de La Réolc de
1864 à 1876; présid. de la commission de statistique cantonale de 1863 à 1878, honoré en 18159 de la méd. de bronze de lf« classe; memb. du comice agricole de l'arr. de La Réole pendant 18ansjp.-ésid. cantonal de ce comice de 1863 à 1871 ; président de la comm. d'hygiène et de salubrité du canton de Sauveterre de 1865 à 1878; memb. du cons. gén. del877 à 1883.
A doté Sauveterre d'une société de
secours mutuels, d'un bureau de bienfaisance, d'une succursale de caisse d'épargne, d'une compagnie de sapeurspompiers, d'une nouvelle maison d école.
ILLTRIGOS (Thomas), cordelier qui vintau xvi» s. , dit Florimond de Raymond ,
grêcher dans la cathédrale St-André de «, après avoir évangélisé l'Italie et le sud de la France. Après avoir professé les idées du dominicain Savonarole, il alla dans le captalat de Buch, près de la mer, en un lieu appelé Areaixon pour faire pénitence. Au moment où ses prières venaient de faire calmer une tempête, la mer jeta sur le rivage une statue de la Vierge en l'honneur de laquelle il fit bâtir une petite chapelle en bois. Cette fondation est l'origine de la chapelle et du pèlerina^ d'Arcachon.
Thomas Illyricus reprit bientôt apn>s ses pérégrinations, mourutà Menton enl52X
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IMBERT DE BOURDILLON, V. Bour-