DILLON
IUBERT (Gérard-Marie\ poèto, né à Condom en Gascogne le 4 déc. 1530. Fait imprimer à B*, sous le titre suivant, un volume devenu de lu plus insigne rareté : Première partie des sonnets exotêritiues de G. M. D. L, à Bourdeaus, par S. Millanges, imprimeur ordinaire du roi, 1578, p. in-8", de iv et 50 pp. Ce vol. dont un exemplaire est conservé à la bibliothè>
Îue Mazarine sous le n» 216^, contient 00 sonnets fort curieux pour les renseignements qu'ils donnent sur la vie et les relations de Tauteur, mais d'une poésie obscure et bizarœ et d'une facture détestable malgré les éloges de P. de Brach, de Ronsard et de plusieure autr-es poètes contemporains. M. Tami/ey de Lari'oque a domié dans la Collection méridionale une l'éimpressi on tirée à 100 exemplaires de ce livre introuvable, enrichie par le savant éditeur de notes fort intéressantes et d'une notice sur l'auteur qu'on consultera avec fruit. Un passage du commentaire de Remy Éelleau sur les Amours, de Ronsard, nous apprend qu'Imbert, détestable poète, était un philologue distingué. B. de F.
V. la Bibliothèque françaûe, de Tabbé Goujet, t. Xlll; Lacroix du Maine et du Vkrdikr; Bruivet: Manuel; M. Léonce Couture, Revue d'Aquitaine^ 18G0; surtout : Première partie des ionnets exotiriques de Gérard-Marie Imbert^ publiée^ avec une préface et den notes, mv Philippe Tanizey de Larroque, Paris, Claudin, B', Gounouilhou, 1872, in-8% de xii'99 pp.
INTRAS (Jean d^, romancier du commencement du XYIP siècle, né à Bazas ; nous connaissons de lui : Le lict dlionr neur de Chariclée oit sont introduites les infortunées et tragiaues amours du comte de Mélùtse, dédié à M. de Castelnau, gouverneur de Marmande et de Monségur, Paris, Robert Fouet, ItiOO, petit in-12; Le portrait de la vraie amiante contenant les estranges aventures de Calaris et la parfaite constance de Leshue, dédié à très vertueuse dame Finette die Pontac, femme de messire Lancelot de Lalanne, Paris, 1600, in-12; Le duel de Tithamante, histoire
gasconne dédiée à M™* de Lerme, Anne de ialonge, 1609, in-12. On a encore de cet auteur : Le Martyre de la fidélité, Paris, 1609j in-12 j ce volume porto sur le litre une jolie vignette en taille douce représentant le supplice de deux amants; la f)agination saute de 69 à 80, en sorte que a dernière page est cotée 85; le roman finit à la page 68, les feuillets suivants contiennent diverses pièces de ver-s écrites par l'auteur, à qui l'on doit quelques autres romans et un très singulier volume de méditations chrétiennes sous le titre suivant : Le jyressoir mystique, par Jean d'Intras, Paris, Robert Fpuet, 1605, petit
in-12 de 10 feuillets liminaires et 23c) feuillets. Ce livre, que sa rareté et la sinf^ulnrilé de son titre font rechercher, est dédié à M»*» de Barraut ; il est orné d'un superbe frontispice et de huit figures sur bois très jolies de Léonard Gaultier et Jac. Verhcycn.
M. "Ph. Tamizey de Lari'oque croit pouvoir attribuer â Jean d'Intras un opuscule anonyme, intitulé: Lamentations de la ville de Bazas, frappée de la peste, reproduite dans le recueil intitulé : Arnaud de Pontac, évêque de Bazas, Pièces diverses, B*, 188î^, petit in-i^. On peut voir, sur Jean d'Intnis, diverses notes dans le Bulletin du bibliophile de Téchener, notes communiquées par Paul Lacroix (bibliophile Jacob). B. de F.
ISLE DE LA RIVIÈRE (De 1'), maire de B« en 1553 et 155i.
ISSARTIER (Jean), né à Montdanquin (Lot-et-Gar.) leàOmai 1790, décédé à Duras (Lot-et-Gar.)le21 sept.lStt». Avocatà Marmande de 1816 à 1828. Vint se fixer â
1837; i^ricuiture et puolia en 1864 un Cours familier d'agriculture, le Trésor du cultivateur, petit in-S» de 478 pages, qui a été, en 1875, l'éédité et annoté par son lils Henry Issaiiier.
Cours, canton de Monségur (Gir.) en 11 il s'adonna à l'agriculture et publia
ISSARTIER (Hemy-Pierre), fils du précédent, sénateur, né à Miramont (Lot-et- Gar.) le 20 août 1816, mort à Monségur (Gir.) le 22 mai 1887. D' en méd. de la Fac. de Paris en 1840.
Vint s'établir à Monségur cette même année; maire de cette commune en 1848, il consena ces fonctions sous l'empire, mais donna sa démission en 1870 pour ne pas s'associer au plébiscite du 8 mai . Réel u trois fois maire après le 4 sept.; révoqué après le 24 mai 1873, en janv. 1876, et après le 16 mai 1877. Candidat aux élections sénatoriales de janv. 1870, il échoua avec la li.ste républicaine et ne fut élu qu'an renouvellement triennal du 5 janv. 1879; prit place dans la gauche républicaine du Sénat; memb. du cons.
d'arr. de La Réole de 1848 à 1865; du cons. gén. de la Gir. de 1866 à 1877; délégué en 1876 et en 1877 par le cons. gén. pour aller étudier le phylloxéra dans le midi et en Suisse au congrès de Lausanne.
M. H. Issartier s'est beaucoup occupé d'agriculture et d'arboriculture, a pris part à divers congrès régionaux; présid. du comice agricole de La Réole de 1877 à 1887, a introduit dans l'arr. de La Réole la culture du prunier d'Âgen qui fait la fortune de cette région.
' Â publié divers mémoires, rapports et petits traités parmi lesquels nous citerons : Culture des arbres fruitiers en plein vent, 1862, in-18, qui a eu quatre