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tnbntions indirectes à Sl-Jean-d*Angély (Charente-Iiif.).
Le 30 jan\'. 1822, M"»« Jaqnemet restait veuve et sans fortune avec huit enfanta, dont la plupart n'avaient pas fini leur éducation. Victor Jaqueniet, qui était l'aine, aida puissamment s;t mère. Entré dans la même administration nue son père, il avait débuté le i*^ nov. iHiti à Péri^nieux. Il franchit successivement tous les échelons de cette administration et arriva à U« en mai 1H32 pour y remplir les fonctions de contmleur ambulant. Ia* 23 juillet 1833, il devenait contrôleur de comptabilité à la direction de la Gii*onde. Il se maria dans cette ville en 1835. Directeur d arr. à Bergerac en 1840, à Lihourne en 1845, contrôleur principal à Tonneins en 1848, il devint directeur à Carcassonne au bout de la même aimée et à Auch en 1849. Il passa, en 1851, à Vannes, au Mans en 1853. :k 1(^ 1^ juin laVî. Enfin, appelé à B" le 1(» fév. 1H(Î1 comme directeur, il y i^sta jusqu'à la fin de 1866, année de sa retraite. Les négociants de B^ se sont toujours loués de sa profonde expérience des choses et des nommes^ de ses formes agréables, de sa modération et de sa fei-meté. Fixé désot^ mais dans cette ville, à laquelle rattachaient ses plus grandes relations de famille et d amitié, il s'est éteint au milieu des siens le 5 juill. 1872.
JAQUEHET (Gabriel-Charles), né à Grenoble (Isère) le 4 juil. 17^19, mort a B* le 26 janv. 1^<72. Frère du précédent, vint en 1832 se fixer à B^ par suite de son mariage avec M'^« Elisa Laroque. Ce mariage, en lui ouvrant la carnèœ de rindustrie et du commerce, lui fit abandonner l'administration aes contributions indirectes dans laquelle il avait servi avec distinction depuis 1818.
Devenu Tassocié de MM. Laix>que, son beau-père et son beau-frère, qui dirigeaient à B* une importante manufacture, il eut l'occasion d'acquérir des connaissances utiles dans l'industrie et notamment d'étudier d'une manière pratique les effets de la vapeur dans ses diverses applications. Une observation inattendue lui fit découvrir la cause, ignorée jusqu'alors, d'un grand nombre d'explosions de machines à vapeur. 11 s'empressa de consigner le résultat de ses recherches dans un mémoire oui fut adressé simultanément à rAcaa. des sciences et au ministre des travaux publics en juillet 1837. Cette découverte fut la cause de modifications importantes dans la réglementation des appareils à vapeur et lui valut de nombreux éloges et la ^ le l»'- mai 1843.
Après les événements de fév. 1848, M. Jaquemet fut élu memb du cons.
mun. de B», et se montra dans cette position, noiivelle pour lui, un défenseur
do Tordre, de la morale et de la religion ; adjoint au maire de B* le 28 mai-s 1849, pour la police administrative, il y fit pleuve d une grande sagesse et d'une modération exemplaire. Les connaissances administnitives qu'il avait acquises dans le début de sa cariîère, lui permii-ent de défendre avec succès, au sein du cons. mun., les octrois qui forment le principal revenu des villes et le système des impôts indirects en généi-at, qui étaient Tobjet de violentes attaques. 11 rédigea sur ce sujet et présenta au cons. un mémoii^ qui fut imprimé et qui lui valut les éloges des hommes les plus compétents. 11 était en même temps administrateur du comptoir d'escompte et du mont-de-piété. Après le coup d'Etat de décembre 1851, il se démit de toutes ces fonctions pour s'occuper spécialement de la vaste manufacture de tapis, d.ï laines à tricoter, etc., qu'il dirigeait de concerl avec son beau frère, M. Lanjque. Celui-ci ayant, en 1863, quitté cet établissement pour s'occuper de travaux agricoles, M. Ch. Jaquemet le dirigea seul jusqu'à sa mort.
M. Ch. Jaquemet était l'un des frères aînés de Mo' Alexandre Jaquemet, évéque de Nantes, qui, vicaire général de l'archevêché de Paris, accompagna, dans les journées de juin 1848, Ma*" Affre aux barricades du faubourg St-Antoine, et qui l'assista dans ses derniera moments.
JAQUEHET (Marcel-Hippolyte), né le 23 juillet 1808 à Nivelles (Belgique), alora ville française, frèi-e des précédents.
Entra à l'Ecole polytechnique en 1827; trois ans après, il en soitit dans le senice des ponts et chaussées, fut envoyé en mai 1833 avec le grade d'aspirant dans le dép. de la Gir.; ing. de 2* classe en 1835 et de 1 1^ en 1843, il a passé dans notre dép. les dix-huit années de sa carrière d ingénieur ordinaire et y a exécuté des travaux importants. Chargé de l'arr. du Sud à la résidence de Langon, de 1833 à 1836, il a convei-ti en chaussées de grès les vieilles chaussées, les unes en blocage, les autres simplement en bois de pin, qui existaient au delà de Beaulac, sur la route nationale n» 10 de Paris en Espagne, et il a ouvei-t dans l'enceinte si accidentée de la ville de La Réole une traveree régulièi'e et d'un parcoui's facile. Attaché au service spécial de la navigation de la Garonne, dès sa création (1g36) à 1851, il exécuta la majeure partie des endiguements de cette rivière, pour mettre les propriétés riveraines à l'abri des corrosions et améliorer le cours des eaux dans l'intéi-ét d'une bonne navigabilité. Il fit creuser et entretenir chaque été, sur tous les points difficiles, à l'aide de dragues mues par des treuils, un chenal provisoire pour permettre la continuité du service des bateaux à vapeur entre B« et Agen. Il
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luisait construire en môme temps et lit functionncr ensuite U» pi-emières di*aunes à vapeur qui aient paru sur noti*e lieuve et qui continuent à donner encore aujourd'hui de bons résultats. Dœssa Tavant-projet du pont suspendu de Cadillac et en surveilla la construction; fut attaché en même temps aux études des chemins de fer de B* à Langon et de B* à Bavonne. Nommé ing. en chef le 11 août 18 >1, il fut appelé d'abord à la diœction des travaux hydrauliques du port militaire de Lorient, puis chargé successivement du service ordinaire des départements du Moi'bihan et de Lot-et-Garonne.
Nommé à B* en 1866 pour pi'endre la direction du contnMe des chemins de fer du Midi; le 15 fév. 1868, inspecteur général de 2* classe, avec les mêmes attributions et la même résidence. A- le 26 avril 1846; 0. î,Sî le 11 août 1860. Prit sa reti-aite le i*' août 187i.
En consacrant vingt-sept ans de sa vie d'ingénieur au service de noli-e département, M. Hippolyte Jaquemet est devenu un enfant adoptit'de la Gironde. Il y passe encore la dernière phase de son existence.
JAUBERT (L'abbé Pierre), né à B« en 171.Î, mort à Paris où il s'était retiré pour se livi*er entièrement à l'étude, veis 1780. Curé de Cestas (Gir.), puis aumônier de la duchesse de Chartres, memb.
de l'Acad. de B* le 2 mai 1751. On connaît de cet écrivain : Dissertation stw un temple octogone et plusieurs bas-reliefs trouvés à Cestas, lesquels désignent des fêles à Ctjbèle, une invitation à ses mystères et un sacrifice qu'on lui a offert, B*, Lacornée, 1743, in-12, avec lig. en taille douce; Eloge de la roture dédié à un roturier ^ 1766, in-12; Burdigalœ encomium, poème, avec une traduction en français par l'auteur lui-même, J*aris, Dessain-Junior, 1767, in-8», des notes intéressantes accompagnent ce poème ; Œuvres d'A usone, traduites en français le texte en i<egard, avec un discours préliminaire sur la vie et les ouvrages d'Ausone, Paris, Delalain ou Panckoucke, 1760, 4 vol. in-12, médiocre traduction oui n'a d'autre mérite que d'avoir précédé toutes les autres; l'Imi' talion de Jésus-Christ, traduction nouvelle, 1770, in-12, dédiée à la duchesse de Chartres; Des causes de la déi)(n}ulation et des moyens d'y remèd'œr, 1767, inA''2; Dictionnaire des arts et métiers, (contenant l'histoire, la description, la police des fabriques, etc., Paris, 1773, et nouvelle édition, 1801, 5 vol. in-8«», le meilleur des ouvrages de l'auteur suivant Baurein. L'abbé .faubert avait lon|rtemps travaillé à une histoire de B^ qu'il avait l'intention de faine imprimer; on ne sait ce qu'est devenu son manuscrit.
B. de F.
JAUBERT (François, comte), né à Condom (Gei-s) le 30 octobœ 1758, mort à Paris le 17 mars 1822. Avocat distingué du barreau de B^; prof, de droit romain à rUnivei'sité de B» depuis 1788; memb. de la première municipalité constitutionnelle de cette ville en 1790, quelques jours plus tard commissaire près le tribunal civil de B*; résista aux excès révolutionnaires et fut mis hoi^ la loi le 6 août 1793. Rendu à ses fonctions d'avocat par le 9 thermidor, ses hautes capacités ne tardèrent pas à être reconnues par Bonaparte. Il fut : memb. du cons. gén. de la Gir. de 1800 à 1801 ; ju^e au tribunal civil en 1802 et son présid. en 1804; î^ aussitôt la création de cet ordre; inspecteur gén. des écoles de droit en 180o; cons. d'£tat, memb.
du contentieux de la liste civile en 1806; gouverneur de la Banque de France de 1807 àl<Si4; directeur dee droits réunis durant les Cent-Jours. Il perdit ces différents postes honoriliques et lucratifs lor-s de la seconde Restauration, à laauelle il se rallia cependant. Ya\ 1818, il fut nommé cons. à la Cour de cassation et il gaitia ce siège jusqu'à sa mort.
Jaubert joignait à un caractère doux et conciliant un esprit ferme et nour.'i par l'étude; administr. intègre, savant jurisconsulte, il [>rit une grande part à la rédaction des codes civil et crimmeL
JAUBERT (Fisson). Député de la sénéchaussés de B'^ aux Etats généraux et à l'Assemblée constituante, resté pur patriote.
JAULAIN (Jean - Baptiste- Alexandre), artiste lyrique, né à St-I)omingue (Haïti) le 5 fév'. 182Ô. Elève de Révial. Débuta en 1862 au Grand-Théâtre de B> où il a tenu plusieurs années l'emploi de fort ténor avec distinction. A créé avec succès en province le rôle du ténor dans le Bal masqué de Verdi et dans la Gitana d'Etienne Rey, opéra composé pour la scène de B* et dont M. Ludovic Chareau avait écrit le poème.
Après avoir chanté sur les principales scènes de Fi-ance et de l'étranger, s'être distingué principalement sur les théàlitîs del Oriente de Madrid, Her Majesty Theater de Londres, au Théâtre Ivriquede Paris, etc., M. Jaulain s'est retiré à B* où il lit ses débuts et où il a conservé do nombreux amis. Il s'y consacre à l'enseignement du chant. Prof, à l'école sup.
des jeunes lUles et au Conservatoire ne B*, il est l'auteur de la Grammaire du chant, 2« édit., Paris, Lemoine, 1886; ouvrage dont la presse a tait unanimement l'éloge. Lauréat de plusieurs Soc.
savantes et artistiques d'Italie, il est chev. de l'ordre royal de Mélusine et olT. de Tordre du Niclmm-Iflickhar.
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JAUNAIN dit JOVAIN (Piorre), né à Gcmozac le 13 thermidor an VII (31 juillot 1790), moi-t à Rovan le 4 iiov. 188i. Prof, de langues et de littérataœ, O A. Poète, musicien, linguiste, littérateur, critique, écrivain politique et religieux, lihilosoplie, historien, traducteur et surtout vulgarisateur, Pierre Jùnain, qui a longtemps séjourné à B', et qui a plus longtemps encore écrit dans ses journaux
Suotidiens et dans ses revues, est une des gures les plus oHginnles et les plus sympathiques de notre temps. Travailleur infatigable, lisant tous les livres remai^ quables aussitôt leur apparition et en i-endant compte, Jônain a laisse» par testament à la ville de Royan la collection énorme de tous ses manuscrits, livres, aiiicles de journaux et de revues. Son Dictionnaire du patois saintongnals est un excellent livre qui lui survivra. Sa Grammaive hëmi-pasigraphique n'est certes pas l'œuvre du premier venu ; enfin sa traduction en vers du Roland de Théroulde, oui lui a valu les félicitations de J. Micheiet, a un mérite beaucoup plus grand au point de vue littéraire que cei^ tains intéressés ont tout i*éc«mmcnt voulu le faire cix)ire. Il est à regretter qu'il n'ait jamais publié ses traductions en vers de Holatui Furieux et de la Divine Conwdie que j'ai eues entre les mains. Espérons que 1 Acad. de B* fera don à la Bibliothèque publique de notre ville de sa traduction en vei-s (complète) de V Odyssée d'Homère qu'elle possède en manuscrit autographe, et dont le premier chant seul a été puolié. Les ouvrages publiés par P. Jùnain sont : Fables poétiques, Limoges, J.-B. Bargeas, 1823; Tétralogue électoral. Saintes, Mivelleac de Longueville, 1831 ; Synapsic de la France, tableau en 12 colonnes, Issoudun, 1832; Grammaire générale, contenant les grammaires particulières et complètes du latin et du français parfiUc»lement démontrées, Paris, Aimé Andi'é, in-8o, 1835; Esquisses et critiques (sur des écrivains modernes), B*, in-8°, Suwerinck, 1H39; Le L^c«ei»% simples éclaircissements sur l'agriculture, la morale et Téducation (avec la collab. de J. Barthe, pasteuràCozes), douze numérosin-12, B'', imp. Creuzel,1844; EpitreàBurdigala(À propos du livre : « Les Bordelais en 1845 »), vers, B*, 1845, in-S»; Fables d^ Babrius, traduites pour la première fois en vei-s, poésios, B», Chaumas, 1845; Livret du Républicain, p^LT un citoyen français, B*, Suwerinck, 1K48; VOmnibus, journal hebdom., in-folio, id., 1848; Aux Electeurs du canton de Géniozac, circulaire, 1848: Libres études, B'^^i^i; Hommage à Berquin chez lui, romance, 1851 ; Esquisse d'un plan d'éducation publique, B*, IKM ; Èpithalame, Is. d'OlIier, J>. M. et Georgette Catard; La botanique pour tous, in-8'% 3 tableaux in-folio, B«, Lafargup, lK55j Description des rivières
de France, trad. de Papin Le Masson, B*, Chagnes, 1855, in-12; Proposition d'un canal navigable par la Scudre, B«, Suwerinck, 1855 ; A ma femme, in-S», D*, Lavertujon, 1857; L'amitié, B», in-8», Gounouilhou, 1858; Epithalame, Benjamin Jônain et Sophie Bourdier, Pans, 1858; Essai de grammaire nniverselle, 2»» édit,, Paris, J. Tardieu, 1858; A la comète Donati, musique de Mendcs, Paris, Choudens, 1858; L'arithnu'tique, chant de village; Hymne à la mer y musique du même, id., id., 1859; Suzcu: et Valérie, légende en français du xvi* s., B«, Gounouilhou, 1859; Roland, poème héroïque du trouvère Théroulde, pi^emière traduction en vere fiançais, Paris, Chamerot et Tardieu, 1861 ; Rapport de M. Loquin sur Vlntonation enseignée par elle-même, de P. Jônain, in-8», B», Gounouilhou, 1861; Les pécheurs, traduction en vei-s de la XXI» idylle de Théocrite, in-H», B*, Degréteau, l'861 ; Le cap des Tempêtes, traduction des Lusiadef;, in-8«', B«, id., 18()1; L'Evangile universel, Paris, Chamerot, 1862; Pontaillnc, 1"» édit., La Rochelle, Siret, et 2« édit., Paris, Toinon, 1864; Notice populaire sur Bermird Palissy, La Rochelle, Siret, in-18, 1864; Cinq idées : Almanach, Botanique, Grammaire, Musique, Philosophie, tableau manu.scrit admis à l'exposition générale de B*, 1865; Jta^ liam, vei-s latins au D"" L. Charropin, B», Deluiro, 18t)5; Outre-Tombe, élégie à feu Octave Giraud, Saintes, Amaudry, 1866; Portefeuille d'unnenseur, Royan.
Florentin Blanchard, 1868; LeProméthée enchaîné d'Eschyle, traduction en vers, Paris, Firmin-Didot frères, 1869 ; Diction' naire du patois saintongeais, in-8®, Niort, Clouzot, 1860; MédaillonS'Acrostichessur les principaux écrivains français, Royan, Barre, 1869; Appel local d^ l'Alliance religieuse universelle, Royan, Barre, 1870; Aux Artistes et à tous, vei-s, Royan, Barre, 1870; Histoire de France en couplets, Royan, 1871 ; Deux Fariboles(eA\ patois), jouées sur le théâtre du Casino de Royan, Maren nés, 1872; La Seudre, par un riverain, paysai^e et contes en prose et en vers, in-8% Marennes, Florentin Blanchard, 1872; L'Odyssée d'Homère, mise en vers français et dédiée à J. Micheiet, Niort, Clouzot, 1872 (le pi'emier chant seulement); Les Kikajons de Jonas, avec notice sur l'auteur par Victor Billaud, in-8", St-Jean-d'Angély, E. Lemalié, 1875; Notice historique sur la commune de GémozaCf par un indigène, id., id., 1876; Brises Santones, P. Jônain et V. Billaud, id.,id., 1876; Mappemonde giXimmatirale, 4 feuilles in-folio formant tableau, Royan, Florentin Blanchard, 1876. Plus lès quelques ouvrages (une quinzaine environ) parus, de la fui tUi 1876 au 4 nov. 1884. On peut retrouver la tiacc de plusieurs dans le Journal de la
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Librairie. Ecrïts du reste dans l'extrême vieillesse de Tauteur, ils offrent naturellement beaucoup moins d'intérêt que les précédents.
P. Jônain a écrit dans les journaux et revues ci-api^s : le Glaneur, feuille locale d'issoudun; le Mémorial bordelais; V Indicateur ; Alinanach de l'Indre, publié à Issoudun; la Gironde, in-io, publiée par Técheney et dirijjée en 18;J4 par P. tiônain, « bientôt démissionnaire devant l'invasion du Fouriérisme»; la Minerve de la Jeunesse, revue publiée par J. Malvezin en 1835; Revues ntiies du Congrès méridional^ B», Toulouse; Revue de Bordeaux; Union de Saintes, publiées chez Lacroix en 18454d; VAmi des champs; Echo de la Gironde, Feret, libraire, 1847 ; ÏHonime gris; Journal de Bordeaux; Union républicaine de Saintes, 1848; Conseiller du Peuple, imp. Snwerinck, B>, 1848: le National de la Gironde, 1848; la Guêpe, journal rédigé par Charles Laterrade, 1848; la Tribune de la Girotuie, direct. E. Tandonnet, 1848; le Travailleur^ journal de Rochefort-sur-Mer, 1849; Nouvelle Ruche de la Dordogne, 1850; le Républicain du Midi, Pau, P. Véryjdii-ecteur, 1851: Echo des foires et marchés de Vlnare, Issoudun, 1851 ; Panthéon des femmes, musée illustré, directeur Poinclot, Paris, 1857 ; la Gironde, journal de Ftordeaux, 1857 ; les Tablettes de Rochefort, 1857; Revue de Paris, dir. L.-P.
Kichegardon, 1858; le Cu/tiva^e tir Journ. de Surgères, direct. Dolivet, instituteur, 1859; Dictionnaire du Cultivateur, 1859; Vie humaine, science des mères, Paris, 1857; Journal de Royan, 1859; V Initiation, suite de la « Vie humaine», 1859; Indicateur de Cognac, 1861; Journal d'Angouléme, 1861; Indépendant de Saintes, 1861 ; Réforme littéraire, revue de Paris, 1862 ; le Progrès, revue de Bordeaux fondée par le Cercle littéraire et aiiistique, rédacteur en chef Charles Laterrade, 1862; Echo de Roche fort, 1H64; Alliance religieuse universelle, i*édactpur H. Caries, « déïste rationnel », Paris, 1864; Almanach de Cognac, 1865; Renaissance, 1866; Religions comparéeSf 1866; Revue de l'Aunis et de la Sainton^e, Niort, Clouzot, 1867; Royannaisj 18rà; Opinion nationale, de Paris, 1868; Libre rorwctence, 1868 ; le Rai)j)el, de Paris, 1869; Chant tuitional de tous les pays, de Jacques Foules de Nîmes, 1869; Réveil de la Saintonge, Saint- Jean-d'Angély, 1870; le Républicain charcutais, Angoulême, 1870; la Victoire, B«,1870; la TribunedeRoyan,i910; Opinion indépendante, Axigoulémcj 1871; la Cigale, journal illustré de Paris, 1874; la Volonté nationale, St-Jean-d'Angély, 1875; Union républicaine, iSln; Almanach du Sonnet, Aix, 1875; Progrès des CotnmuneH, lÂhomiiej 1876; le Voltaire^
Paris, 1876; Chronique cHarentaise, 1876, etc., etc.
P. Jônain a écrit des articles et des brochures sous les pseudonymes suivants:
LuDt Magister, Thomas Lesourd, Le Vieux Triton. Esprit profondément sincère et droit, Pieire Jônain a laissé un souvenir honorable et vivace à tous ceux ceux ^ui Tont connu. S'intéressant à tout ce gui est beau, à tout ce qui est bon, vrai, utile et civilisateur, il a travaillé toute sa vie, dans la mesure de ses moyens, au progrès des lettres, des sciences et aes arts, et à ces titres son nom mérite de lui survivre. A. L.
JAVAL (Léopold), né à Mulhouse le 1" déc. 1804, mort à Paris le 28 mui-s 1872, d'une famille israélite de manufacturiers et de banquiers. Son père Tintéressa à la Société des messageries Lnfllte et Caillard dont il était l'un des fondateur. En 1890, il prit une part active à la révolution de Juillet, partit pour l'Algérie sous un prétexte commercial, obtint du maréchal Clausel la permission de suivre l'armée comme volontaire, et fut, après la prise de Blidah et de Médéah, nommé ^ et sous-lieutenant dans la cavalerie algérienne.
Les instances de sa famille et la maladie le ramenèrent à sa première carrière en association avec M. Nicolas KcBchlin. Il devint plus tard associé de la maison Javal qui devait créer les premiers chemins de fer d'Alsace, qui dirigea d'importantes exploitations rurales et créa en 1847 la ferme modèle de Vauluisaut (Yonne). A la même époque, il acheta sur les bords du bassin d^Areachon le domaine d'Ares de 2,000 hectares de landes, ensemencé de pins maritimes et établit des irrigations sur 'âO hectares de prairies; obtint plusieura méd. aux concours régionaux, une méd. d'or à Texposition univei*selle de Paris en 1855, une méd. d'or de la Soc. d'agriculture de la Gir. en 1874 et 0. ^, après Texposition universelle de Londres 1863.
Memb. du cons. gén. de la Gir. de 1852 à 1861; élu député de l'Yonne malgré les efforts de l'administration en 1857, réélu en 1863 et en 1869, devint à la Chambre l'un des memb. les plus importants du nouveau tiers-parti libéral, il fit adopter un amendement qui rendit obligatoire le senice dans l'armée mobile, parla et vota en faveur du libre-échange et de l'abaissement des tarifs des chemins de fer. Aux élections gén. pour l'AssembUk» nationale, il fut élu representant de l'Yonne.
De 1852 à 1870 il représenta le Haut- Bhin au consistoire central israélite de Paris. Il est mort, laissant plusieurs fils dont Tafné, Emile, né à Paris le 5 mai 1839, ingénieur des mines et D^ en méd., est aujourd'hui dii*ecteur d'études au