JE.V
laboratoire d'ophtalmologie à la Sorbonue et cons. gén. de TYoniie. Un autre, Ernest, né le 25 sept. 1843, entré dans Tadministi-ation en 1877, est devenu insp. gén. des services administratifs au ministci-c de rintérieur.
JAY (Antoine), né à Guîtres (Gir.) le 20 oct. 1770, d'une ancienne famille de Guyenne, mort le 9 avril IKii. Fit ses études chez les Oratoriens de Nioi't et les termina à Toulouse. Avocat, il partit en 1796 pour rAméri()ue, et il séjourna sept ans aux Etats-Unis où il se lia avec le président JelTerson ; Le nouveau jouruni de» voyageurs publia les souvenirs de ses voyages.
Rentré en France il se chargea de Téducation des trois lils de Fouché, duc d'Otrante, qu'il avait eu pour professeur à rOratoirc. Inscrit au barreau de Paris après un voyage en Italie, Jay se fit une réputation littéraire par des travaux que couix>nna TAcad. française : Tableau littéraire du xviiP s., 1806: El^tge de Corneille, 1808; Eloge de Montaigne, 1812. En cette même année il fut choisi pour diriger le Journal d4i Paris. Pendant les Cent-Joura il fut nommé memb.
de la chambi*e des représentants ; fondateur du Constitutionnel avec Jouy et Etienne, il écrivit aussi dans la Minerve, dans V Abeille, etc., etc. Jay se fit une réputation méritck; de publicisto. Au milieu de tant de travaux, Jay trouvait le temps de se livrar a une incessante production littéraire, et il prit une large part à la lutte contre le romantisme.
On trouvera dans la Nouvelle biographie générale pai* Hœfer, la liste considérable de ««»s œuvi'es. Citons :
Fimmcnse coll. des Ennites, en collab.
avec Jouy: La convet'^ion d'un romantique. in-S", qui fit grand bruit à l'époque des querelles littéraires de 1830, et une Histoire du ministère du cardinal de Richelieu qui est restée son principal ouvrage historique. Jay fut député de Paris en 1827, de la Gironde de 1831 à 1834; memb. du cons. gén. de la Gir.
de 1833 à 1837; maire de LNigoree (Gir.) de ISK) à 1848. L'Acad. française lui avait ouvert ses portes en 1832.
Son portrait a été gravé sur cuivre par Masssol, d'aprés Boily, en 1823.