‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 306 sur 549 · JOI · texte numérisé non relu

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Â. Jouandot a produit^ en outre, un grand nombre de portraits, bustes, médaillons en bronze, terre cuite et fusains. Occupé à de grands travaux, de commandes oflicielles ou paKiculières, il n'a guère exposé que des bustes aux salons de Paris.

JOUANNET (François-René-Bénit Vatar), né à Rennes le 31 déc. 1765, mort à B» le 18 avril 1845. Fils d'un avocat au Pari, de Bretagne, imprimeur du Pari. Doué d'une facilité extraordinaire, il étudia un peu toutes les sciences et tous les arts. Il fut reçu licencié en droit â Rennes le 19 août 1785. Attiré vera Paris par son goût pour l'étude, il s'y livra à l'enseignement, puis il monta une imprimerie et une librairie avec un de ses parents, M. René Vatar; s'occupa de

{>oésie et de littérature dramatique. Après a révolution de 1780, il publia le Journal des hommes libt'cs, diiiçé par René Vatar. Son journal ayant raillé le premier consul, Jouannet fut poursuivi et dut Quitter Paris; il vint à B> (1805) auprès Ae sa sœur, M^»* Mazois. Il y vécut quelque temps comme compositeur d'imprimerie, s'occupant, avec son neveu 1 architecte Mazois, d'études historiques et aitrhéologiaues, commençant à former la collection u'antiques ou'il légua plus tard à la ville de B*. Il aida M. de Monbaion dans le classement de la bibliothèque de la Ville. Appelé à Périgueux par P. Dupont comme prote de la gt-ande imprimerie qu'il venait de fonder, il continua ses recherches et ses études. En 1808, il fut lauréat de TAcad. de B«, qui avait mis au concoui-s l'éloge de M. de Tourny. La même année, il devint professeur de troisième, puis de seconde, au collège de Périgueux, sans cesser de prêter son concours à M. Paul Dupont, de s'occuper d'archéologie et d'adresser des mémoires aux sociétés savantes. En 1813, il fut désigné par tout Péiigueux pour devenir principal du collège, mais le ministre en décida autrement. La même année, la Soc. du Muséum polymatique de B>^ couronnait son éloge de Mgr die Sonrdis. En 1815, il était appelé au collège de Sarlat, où le suivaient plusieurs des élèves de Périgueux, et il y composait son bel éloge d'Élie Vinet, qui lui valut de nouveaux triomphes à l'Acad. de B> le 21 déc. 1815. En 1817, il vint se fixer à B», où il épousa M»« V« Pichevin, sa cousine, qui tenait un pensionnat de demoiselles ; cette institution prit dès lors un accroissement considérable. L'année suivante, Jouannet devint memb. de l'Acad. de B<. En août 1818, le préfet de la Gir., qui connais.sait les travaux de statistique publiés par Jouannet dans les Annuaires de la Dordogne, lui proposa de rédiger la statistique de son dépai^ tement, qui devait lui demander deux ans de travail; mais les documents admi-

nistratifs étant insuffisants, il dut parcourir à pied pendant plusieurs années les nombreuses communes de la Gir. et ne publia la première partie de cette statistique qu'en 1837.

D'une assiduité constante aux séances de l'Acad. de B'^, il se livrait à l'enseignement, poursuivait sa statistique de la Gir., collaborait au Musée d'Aquitaine, à la Ruche d'Ainiitaine, au Bulletin polymxitique, au jSuUetin de la Dordodogne, Echo de Vésone, etc., etc., correspondait avec les principales sociétés savantes de France et de l'étranger, loi'squ'en 1830 la ville de B^ eut l'heureuse idée de lui confier la conservation de sa belle bibliothèque et de son cabinet des antiques. Il s'occupa avee M. Delas, son sous- bibliothécaire, de publier ime partie des catalogues. L'Institut (Acad.

des inscriptions et belles-lettres) lui avait déjà décerné un prix de statistique, quand en 1833 elle le nomma memb. corresp. En 1839, on créa la Comm. des mon. hist. de la Gir., il en devint un des memb. les plus actifs.

Il suffisait à Jouannet de vouloir, pour apprendre et pour enseigner. Il fut tour à tour et avec talent poète, historien, archéologue, numismate, naturaliste, statisticien.

Nul n'apportait plus d'aménité dans ses relations, nul n'était d'un commerce plus sûr. Toute sa vie fut absorbée par le travail. Il n'en conserva pas moins jusqu'au dernier jour toute la vigueur de son esprit, et trois iours avant sa moi*t il s'occupait encore de la précieuse bibliothèque qui lui était confiée. Aucune vie ne fut mieux remplie. Aucun homme n'appoita plus de zèle et de conscience dans l'accomplissement de ses devoirs.

Le nom de Jounnnetie a été donné à un genre de mollusques perforants établi et classé par lui, et une rue de B» porte son nom. On possède son portrait dessiné d'après nature et gravé en 1816.

V. la loneue liste d^ ses travaux à la fln de la notice que lui a consacrée L. de Lamothe, Paris, Aubry. 1850; Discours de M. Valadk-Gabel du 19 avril 1845; Eloge prononcé par M. Gautier aîné à l'Acad. de B' le A déc. 184."»; le rapport de M. G. Brunet lu à la même séance; la nolicc de L. DE Lamothe citée plus haut; et surtout : Estai *ur la vie et le» travaux de F,-H.-B. Yalar- Jouannet, par J.-F. Lapouyade, La Réolc, 1848, in-S", 51 pp.

JOUBERT (Laurent), méd. A publié :

Erreurs populaires et propos vulgaires touchant la médecine et le régime de santé exf)liqués et réfutés par Laurent Joubert, à Iwuixieaux, par bimon Milian-

§es, 1579, in-8" : La santé du prince, . Millanges, 15'/9, in-S® ; Seconde partie des erreurs populaires, S. Millanges, 1579, in-8<>. Il parait que cet ouvrage rare et fort curieux devait contenir six parties; mais il n'en a paru que deux, la première

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11*3113111 spécialement do la gêné, at ion et la deuxième composée de divei's moiceaux. B. de F.

JOUBERT (A.). Autear de : Du Médoc, observations sur la culture de cette contrée, suivies de la manière de soigner les vins et de les servir, in-8<^, 1851.

JOOFFRE (Hugues-vTulien), né à Saint- Yrieix (Ht«-Vienne) le 13 janvier 1821.

Chaud pai*tisan des idées n^publicaines, il prit dès 1848 une part active à la propaji^ande organisée par le comité républicam de B< et fut Tun des nombreux candidats à la Constituante. En 1849, il fonda la maison des ébénistes i*éunis, véritable association ouvrière qui avait franchi les difficultés de la première heure et acquis une certaine réputation sur notre place quand vint le coup d*£tat, dont la politique lui poila un coup mortel. En 1851, une souscnption ayant été faite pour envoyer à l'exposition do Londres des délégués ouvriers, choisis par toutes les corporations ouvrières de B'' réunies.

Mm. Jouffre, Larroque et Patrouilleau furent délégués. Après le coup d'Etat du 2 décembre, M. Jouffre fut arrêté, quinze jours api*ès son mariage et déporté en Afiiaue. Après l'amnistie, il fonda à B« en lo54 une maison d'ébénisterie et de tapisserie qui n'a cessé de prospérer et qui dispose aujourd'hui d'une usine à vapeur occupant un personnel nombreux.

Sous Tempire, il ne cessa de défendit les idées libérales ; il fut élu membre du cons. mun. de B» en iuillet 1870 et fut en cette qualité délégué à l'intendance départementale pendant la guerra de 1870 et 1871. Il a été constamment réélu et siège depuis dix-neuf ans dans les conseils de l'hôtel de ville. Memb. fondateur de la bibliothèque populaire des Chartrons dont il n a cessé de suivre les travaux, il a été longtemps pi-ésid. du cercle Voltaire et préside la Soc. de patronage des écoles communales des rues du Mulet et Villeneuve.

J0UHANEAU-LARE6NËRE (Mathieu- Eléonorji né à Lonbès (Lot-et-Garonne) le 4 oct. 1/67, mort aux Terciei*s, commune de Pineuilh près Ste-Foy-la-Grande, le 7 nov. 1863. Maire de Pineuilh de 1814 à 1852; memb. du cons. d'arr. deLibourne de 1831 à 1834; memb. du cons. gén. de la Gir. de 1833 à 1842. Son fils Léon fut memb. du cons. gén. de Lot-et-Gar. et son petit-fils Gustave-Eléonor, né à Loubès en 1833. off. de marine distingué, fut tué par un boulet en 1861, en montant à l'assaut du fort annamite de Ki-Hoa.

J0UHANEAU-LARE6NËRE (Pierre), né à Loubés le 2 juin 1771, moi-t aux Terciers, commune de Pineuilh, le 27 août 1838. Frère de Mathieu-Eléonor. Engagé

en 1790 au 2* bataillon des volontaires du Lot-et-Garonne J)lu capitaine à 22 ans ; eut une jambe emportée par un boulet aux lignes de Wiseembourg en 1792.

Nommé chef de bataillon, il devint commandant de place aux îles d'Hyères, à Tournay, à la citadelle d'Anvei-s et à celle de Blaye. Mis à la retraite en 1812, après avoir été pendant toute sa carrière mis en su.spicion à cause de l'opposition ^u'il avait faite par ses votes au consulat à vie. Elu cons. gén. de la Gir. en 1833, il céda sa place à son fi'ère. 11 était ^ et chcv. de St-Louis.

JOURNUG DE SAINT -MËARD, né à B> en 1746. Homme de lettres, ancien capitaine des chass. du rég. d'inf. du roi, célèbre par son incarcération à l'Abbaye en sept. 1792 et par le récit qu'il a laissé de sa détention et des scènes dont il a été témoin dans ces épouvantables journées, sous le titre suivant : Mon agonie de trente'huit heures, ou récit de ce qui m*est arrivé ^ de ce que fai vu et entendu pendant ma détention dans la prison de l'abbaye St-Germain depuis le S2 axmt jusquau 4 sept, il9i. Ce récit célèbre a eu une foule d'éditions. Pinard en a publié une à B', en 1802. Journiac était poète; on connaît encore de lui : Préliminaires des procès entre le citoyen Gilbert 'Rousseau, etc., et Journiar St-Méard, B«, Pinard, sans date, in-8<»; Oi\ire du jour ou salmigondis ministériel et bureaucratique pour servir de supplément et de cojisolation à mon agonie du 2 sept, il 92, Paris, 1H22, in-8« de 72 pp. ; Pétition présentée à S. E. Mgr le maréchal duc de Bellune, etc., Paris, 1822, in-8»; Ainsi soitil ou nec plus ultra du vieux royaliste Journiac St-Méard, Paris, 1824, in-8»; Mon &pitaphe, Paris, 1824, in-4». Journiac Saint-Méard a été avec Foilia de Piles et Louis de Boisgelin l'éditeur du livre suivant: Correspondance de MM**' (Mesmer) sur les nouvelles découvertes du baquet octogone, de V homme baquet et du baquet moral, etc., Libourne, 1785, in-12 de 167 pp. , avec fîff., très rare. Le portrait de Journiac de St-Méard a été lithographie par Engelmann. B. de F.

V. sur ce personnage, que les journées de septembre firent célèbre un instant: la notice de Ml Gragxon-Lacostb; une curieuse note do m. Dauban, dans Leji prisons de Paris sou» la {{évolution^ Paris, Pion, in-8*. p. 7 et 8. et une brochure intitulée : Journiac de Sainl-Méard devant le Tribunal de l'Abbaye, Paris, librairie du Petit Journal, 1866, iu-i8.

JOQRNU. La famille Journu est originaire de Toulouse. Le premier Jouniu fixé à B'^ y vint sous la Hé^çence, fut négociant très considéré, eut vingt-deux enfants. M«»« Journu mourut très âgée et quatorze de ses enfants lui su^^•écu• rent : huit garçons et six filles.

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1° Jonmn l'ainé, qui succéda à son péi'e dans la maison de commerce sous la raison sociale de V» Journu et fils, mourut jeune.

2« Jonmn-Haisonnenve prit la direction des affaires après la mort de son frère aine; il eut d'abord un associé; doué d'une iiaute intelligence, il donna une grande extension à son commerce. A la mort de son associé, la maison Journu frères compta quatre chefs : Journu- Maisonneuve, Bonaventure Journu, Louis Journu dit Montagny et Olivier Journu.

Ces messieurs firent bâtir, aux environs de B* la maison de Quadrille, aujourd'hui propriété du pensionnat des Dames du Sacré-Cœur. Joumu-Maisonneuve mourut, comme son frère aine, sans enfants.

3« JOURNU (Bonaventure), né à B«, mourut en cette ville dans la charge de secrétaire du roi, à la cour des Aides et finances de B«. ce qui conféra la noblesse à ses enfants. Homme d'une giando capacité commerciale, très charitable, très considéré, il était en outi-e grand amateur de tableaux et d'histoire natui-eile, créa de ti'ès belles collections, augmentées par son fils Bernard qui les légua à ja ville de B«. Fut consul à la Bourse en 1762 et 1763, puis juge en 1776; fit bâtir la maison du couis du Chapeau- Rouge (actuellement n® 3> à côté de celle de son beau-frère, M. Fonfrède. Il eut quatre enfants dont il est parlé plus loin.

4« Jonmn (Claude). Partit pour Saint- Domingue avec une petite pacotille, s'établit au port de la Paix, acheta une habitation et utie sucrerie, fit venir son neveu, le fils de M*"* Rigaud, et lui légua sa fortune.

5« Jonmn (Jean -Baptiste). Passa en Hollande, y fit une fortune considérable ayant pour associé son beau-frère Pierre Boyer-r onfrède ; revint vivre à B* auprès de son frère aîné. Ils furent tous deux ruinés par les assignats. Il avait été consul à la Bourse en 17& et 1767.

6^ Jonmn (Louis), dit Montagny, s'établit à Marseille, revint à B< laissant la suite de ses affaires à Bélile Journu, second (ils de son frère Bonaventure; il y vécut retiré des affaires, devint membre du ilirectoire du dép. ae la Gir. en 1790, son

Président en il92. Il avait deux filles: f ■•Chambon et M™» Graves qui eut deux filles et un fils sur la tombe duquel ont été gravées ces lignes : « Louis Graves, né à B* le 21 oct. 1791; secrétaire gén. de la préfecture de l'Oise, directeur gén. des forêts, mort à Paris le 5 juin 1857. Le dép. de l'Oise était pour lui une seconde patrie, nul ne l'a mieux connu, plus

aimé, mieux servi. Le Conseil gén. de rOisc organe des sentiments unanimes du département dont Louis Graves a emporté en mourant, la haute estime lui a élevé ce monument. »

70 Journn-Dnmoncey, dit l'abbé Du- MONCEY, prêtre du diocèse de Paris; se lia avec Mo'' de Montmorency, le suivit comme vicaire ^én. dans son évéché de Metz, mais résidait le plus souvent dans la capitale où il jouissait, avec la pension que lui servaient ses fi*ères,d'un revenu de 72,000 livres.

80 Jonmn (Olivier) se fixa d'abord à Marseille avec son frère Montagny et revint avec lui à B«.

9° Af">" Molles, morte sans enfants.

10<> J(f >»« Bigaud eut un fils unique qui fut appelé, par son oncle Claude Journu, à Saint-Domingue et hérita de sa fortune.

11» M^* Le Bourg, femme d'un négociant de Nantes, dont elle eut deux filles et un garçon.

12« Af"» Mayniel, mariée à un propriétaire de Moissac, a eu deux filles, dont l'une a épousé M. de La Hitte.

13*» Journu (Marie), esprit très distingué, devint abbesse de Fongraves, dans 1 Agenais.

i^'* Marie- Angélique, épouse de Pierre Boyer-FonlVède (V. ce nom).

Les quatre enfants de Bonaventure .Journu sont :

JOURNU (Bernard), né à B« en 1748, mort le 29 janv. 1815, connu sous le nom de Jonmn-Anber à cause de son mariage avec M'*» Auber, riche créole du port de la Paix (Saint-Domingue), suivit comme son père la carrière commerciale, arma de nombreux navires pour l'Inde et les Antilles, fut consul à lu Bourse de B* de 1778 à 1780. Assista comme gentilhomme à l'assemblée de la noblesse de B> en 1789. y représenta sa tante M»» V" Boyer- Fonrrède, dame de la Tour-Blanche, et son fi'èi'e Auguste-Antoine, seigneur de Saint-Magne; élu député à l'Assemblée législative en 17iM, vota avec la minorité i-oyaliste, se tint caché sous la Terreur. Nommé sénateur après le 18 brumaire.

Fondateur et régent de la Banque de B^. Présid. du collège électoral de Guyenne en 1803. C. rJ^j en 180i, puis c»» de Tustal et pair de France en 1815.

journu -Auber, doué des mêmes capacités et des mêmes goûts ({ue son père, augmenta beaucoup la galerie de tableaux et les collections d'histoire naturelle commencées par ce dernier et les légua à la ville de B<. Il publia : Mémoire sur Vinfertilité des landes et les moyens

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de hs mettre en valeur, B«, 1789; Méni. sur r amélioration (les bélcs ù Uiino dans 11* ilépartetnent de Ui Gir. (couronné par TAcad. de B> le 15 thermidor an XII), et de nombreux discours ou rapports. Son nom a été donné à Tune des grandes voies de B*. Il eut un fils Hippolyte, mort à dix-huit ans, et une fille mariée à M. Leçrix de La Salle (V. ce nom). Son portrait se trouve dans la collection Levachez.

V. la liste de ses travaux dans les Alphabets de Guienne {Pror. 14 juin 181i7). — Bcrnadau et les Fastes de la Ug, d'honu., 2« 6dit.,1843, 1. 11, p. 355.

Jonrnn-Belile prit à Marseille la suite des affaires de son oncle Louis; eut trois enfants ; Hippolyte, mort célibataire; Georges, officier "de cavalerie; Camille fpi a épousé le c»» de Permont-Comnéne, lils d'une princesse de ce nom, et frère de la duchesse d'Âbrantès.

JOURNU (Antoine-Auguste), né à B> en 1753, mort à B« en 1794, négociant armateur à B<, associé avec son frère Bernai*d sous la raison sociale de Joumu frères, était seigneur d'Arti^uevieille, bo° de Saint-Magne ; fut appelé a l'Assemblée de la noblesse de Guyenne en 1789 et mouiiit à B», victime de la Terreur. Il avait été consul à la Bourse en 1787 et 1788 et entouré toute sa vie d'une grande considération due à ses capacités commerciales. Il avait épousé M^'* Marie Victoire du Temple, dont trois enfants : Auguste, Adèle et Théodore (V. ci-après).

Joumu (Madeleine), mariée à Géraud Bory d'Agen, écuyer et entreposeur des tabacs de la ferme du roi à B^; elle eut trois enfants : Angélique, Bonaventure et Borv dit de St-Vmcent, député, memb.

de ^Institut et auteur d'ouvrages scientifiques très estimés.

Los quatre enfants de M. Antoine- Auguste JouRNU sont:

Joumu (Bemaitl-Théodore), chef de la maison, né à B< le 22 nivôse an II, mort à B* en mars 1876, laissant le souvenir d'une vie laborieuse et honorable, d'une grande capacité commerciale.

Joumu (Adèle), épouse de M. Souver^ bie, morte en 1876, ne laissant qu'une lille, M"» Noél, laquelle a quatre enfants : Marie, Henriette, Charles et Cécile.

JOURNU (Bernard-Auguste), né à B< le 19 déc. 1789, mort à B» le 2 avril 1854. d« la maison Joumu frères. Député dt» la Gir. en 1849. Il fut administrateur ilu dépôt de mendicité de B> de 1827 à 1852. Nfemb. de la comm. des hospices le 9 août 1828. Il avait épousé le 20 mai 1817 M"« E.-E.-J. Gautier, fille d'un armateur

de B* et sœur de M. E. Gautier, député de la Gir. (V. ce nom), dont il eut ieu\ enfants : Fanny et Jean-Paul-Augustc.

Il mourut entouré de l'estime de tous et surtout regretté des pauvres. Il laissait deux enfants. Son portrait se trouve dans la collection Basset publiée en 18i9.

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