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conligués; dès 1584 il avait fait gi*aver une Carte générale de France,
Augustin Thierry décerna à notre du Haillan le titre de « vère de notre histoire », on peut de même donner à La Guillotière celui de père cde la géographie en France».
B. de F.
y. Prorince du S5 juillet 1876.
LA HARPE (Alphonse-Daniel de), né à Hollc, canton de Vaud, sur les boitis du lac Léman, le 26 août 1779, mort à h* lel7juil. 1861. D*une famille ancienne et seigneuiiale qui quitta le canton de Vaud par suite de la tyrannie des Bernois. Le général tle La Haipe tué en 1776 à la campagne d'Italie était un de ses proches parents, ainsi que le littérateur La Harpe et un autre ffénéral La Hai'pc qui fut précepteur d'Alexandre P"", empereur de Russie.
Après un séjour à Hambourji^, il vint se fixer à B> en 1802, sV allia a une des familles les plus consiaérées de B*; sa vie s*écoula toute de travail et de dévouement aux institutions généreuses, philanthropiques de B* et aux idées libérales. L*un des membres actifs de la Société philomathique de B*, il contribua énergiquement en 1819 et 1820 à la création d'écoles pour les enfants du culte protestant d'après la méthode d'enseignement mutuel dite de Lancaster. Vers la môme époque, après de nombreux effoils, il panint a fonder à B«, avec l'aide d.; ses deux fils, une église protestante non salariée par l'Etat. Le gros village de la commune du Bouscat connu sous le nom de I^ Harpe a été construit dans la belle propriété au'il possédait à l'entrée de la route du Médoc.
LA HARPE (Alphonse de), fils du précédent, né à B» en 1815, mort à B» lel3janv. 1855. Fut pasteur de l'église protestante libre de B«, et, suivant l'exemple de son père , il consacra sa vie à se dévouer à ses fn'M-es en religion. Apivs avoir fait ses éludes à Montauban, à (jenève et dans les villes savantes d'Europe, rentra â B» en IHiO; y fut un des mombi-cs actifs et zélés de la Soc. philomathique, de la Soc. des sciences physiques et naturelles, de la Soc.d'agnculturedelaGironde.Son éloge, ainsi que celui de son père prononcé par M. Pellis, a été publié dans le Bulletin den travaux de la Soc. philomathique, 1855 et 1862.
Alphonse de La Harpe a laissé deux fils : 1" clément, né à B« en 1H43, ingénieur des arts et manufactures, ancien constructeur mécanicien, a traduit de l'allemand : Le» notes et fortnules de V ingénieur et les nouvelles machines à vapeur do Chland ; 2'» Eugène, né à B«en 1852, D^-en méd., chirurgien à Lausanne, a traduit de l'allemand : Le pansement antiseptique d'après la méth.deLister,p'drKusfibikum.
LAINE (Joseph-IIenn-JoachimX né â B>^ le 11 nov. 1767, mort à Paris le 17 déc. 1835. Alla à Paris en 1787; il y fut reçu avocat en 1789, et prit part aux événements de 1789 comme partisan des principes nouveaux; partit, peu de temps après pour StrDominffue, où l'appelaient des intérêts de familie, et où il aidft de sa parole et de son épée ceux qui voulaient sauver la colonie ; il y fut blessé et, lors-
Îue tout espoir fut perdu, il revint en t*ance; fut nommé administrateur du district de La Héole. Dans cette fonction qui arrachait sa famille à l'échafaud, il i«ndit les plus grands 8er\'ioes à ses concitoyens; il sauva tous les papiers de Montesquieu, ce gui lui permit de faire une étude approfondie de notre grand philosophe.
Memb. de l'administration départementale de la Gir. durant les derniers mois de 1795, il appointa dans ces fonctions l'esprit de justice et de modération qui lui était propre. De 1796 à 1808, il exerça exclusivement sa profession d'avocat, s'y fit remarquer non seulement comme grand orateur, mais aussi comme homme d'un grand dévouement ; il soutint seul la famille de son frère aîné ruiné dans le commerce. Député au Corps législatif de 1808 à 1814, Laine osa combattre le système de confiscation que le gouvernement voulait introduire dans le Code pénal, et fut en plusieurs circonstances un des i-ares députés qui osèrent rappeler à Napoléon les libertés qu'il avait étoufTées dans leur bereeau. Retiré à B< en 1814, il ne prit aucune part au mouvement qui ouvrit les portes au duc d'Angouléme, le 12 mars; cependant il fut nommé par ce prince, préfet provisoire de la Gironde. Envoyé à la Chambre des députés par .notre département, il présida cette Assemblée et y protesta contre l'usurpation de Bonaparte au retour de l'Ile d'Elbe. Durant les Cent-^ours, il alla en Hollande avec la duchesse d'Ânjgouléme. Après la chute de l'Empire, u fut président de la nouvelle Chambre des députés durant l'année 1815 et y défendit constamment jusqu'en 1824 les idées constitutionnelles et libérales. Elu memb. de TAcad. fiançaise le 21 mars 1816, il reçut le 7 mai suivant le poitefouille du ministère de l'intérieur; provoqua le 5 sept, de la même année cette mémorable ordonnance qui déclarait qu'aucun article de la Charte ne serait revisé et défendit constamment les principes tutélaires de nos libertés. Il remit son portefeuille à M. Decazes le 29 déc. 1818, apivs avoir signalé son passage au ministère par desages mesures prises enfaveur de nombreux établissements de bienfaisance ou d'instruction publique et il en sortit aussi pauvre que le jour où il y était entré. A la rentrée du duc de Richelieu au ministère, il fut nommé présid. du
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Conseil Royal de rinstniction publique.
Le 20 déc. 18^, il se démit de ces fonctions et fut ministre secrétaire d'£tat sans poiiefeuille jusqu'au 14 déc. 1821. Nommé pair de France avec le titi*e de vicomte le 23 déc. 1823, il défendit encore dans cette Chambre la liberté constitutionnelle En 1830, prêta serment au gouvernement de juillet, garda son siège au Luxembourg, mais n'y prit plus la parole. Se l'élira dans son modeste domaine de Saucats, près Bordeaux, et s'y occupa de travaux purement littéraires. Revint à Paris vers 1835 et y mourut, célibataire, à la suite d'une longue maladie de poitrine, le 17 déc. 183o; il demanda à éive enterré comme un pauvre et placé près de sa mère dans le cimetière du petit vUlaçe où s'écoula son enfance.
Voici l'appréciation portée sur son compte par M. Vieillard : « Si Laine eut toutes les qualités qui font l'homme de bien et le grand citoyen, il n'eut pas au même degré celles qui'font le véritable homme dEtat. II. ne connaissait qu'imparfaitement les hommes, et, invariable dans ses principes, il ne le fut pas toujours dans ses opinions. Son éloquence chaleureuse, entraînante, soutenue par la conviction, animée par le sentiment, était quelquefois trop sentencieuse, et
{paraissait viser à Teffet. Membre du Corps égislatif sous l'Empire, il envoyait son traitement de 10,000 fr. aux indigents de B<. Ministre de la Restauration, sa noble indigence ne dédaignait pas de recourir à ses collègues pour l'emprunt des riches accessoires d'ameublçment qui lui étaient indispensables les jours de représentation. Louis XVIII a peint en une seule phrase ce caractère antique lorsqu'il a dit de Laine : « Je n'oserai jamais demander une injustice à mon ministre, tant je sais qu'il a l'âme d'un Spartiate. »
V. Alpkabett de Guyenne. — Ducocricbau, Guienne hiti., IV« p., p. 86; Nouv, biogr. gin, H<EFEB, t. XXVllI, p. 913; L.-P. Cahrère, ^mcour$ prononcé à Toulouse le 15 déc. 1872.
IiAINÉ (V»« Pieri-eJean-Honorat), viceamiral, né à B*, rue St-François, le 4 déc. 1796, mort à Saucats le 23 déc. 1875, neveu du précédent.
Sa famille, orijgf inaire de St-Domingue, habitait B^ depuis plus de cent cinquante ans. Aspirant de marine en 1814, enseigne de vaisseau en 1817, lient, de vaisseau en 1821, capit. de frégate en 182(5, capit. de vaisseau en 1831 ; sa belle conduite lorsqu'il commandait la frésate la Gloire au combat de SaintJean-d Ulloa ^Mexique), en 1839j lui valut le grade ae conti-eainiral a l'âge . de quarante-trois ans. Rentré en France avec cette frégate, il fut nommé ' commandant supérieur à Alger, puis préfet maritime à Clierbourg, qu'il quitta en 1843 pour aller prendi'e le conuuandement de la division navale du
Brésil et de La Plata. Là, il mit en évidence ses hautes qualités de marin et de diplomate, obtint la libre navû;ation des fleuves Pai'wa et Uruguay et fut dans le cou 1*8 de cette cam^gne nommé viceamiral (1845).' Trois ans plus tard, il fut élu par le département de la Gironde à l'Assemblée constituante, puis, en 1849, à l'Assemblée législative où il vota avec la droite; renti'a dans la vie privée en 1852 et se retira dans sa propriété de Saucats pour se consacrer a l'étude. Au moment de la guerre de Crimée, son ami, M. Ducos, ministre de la marine, lui proposa le commandement de l'escadre de la mer Noire, mais il refusa, poussé surtout par son extrême modestie.
Il est mort dans sa propiiété, entouré de l'amitié de tous ceux qui l'avaient connu et qui le tenaient pour le type de l'honneur et de la lovante. Il était G. O. ^.
Le nom illustre dies Lalné a été donné à la place qui se trouve devant l'entrepôt deB».
La Bibliothèque de la ville de B^ a:eu la bonne fortune d'acquérir, par les soins de M. Céleste, une partie des papiers recueillis par M. Lalné dans son château de Laguloup à Saucats, et la plupart relatifs à la vie politique de son oncle.
LAJARTHE (Elie-Louis Dufàure de>« né en 1747, fils deJ.-B. Dufaure ae Laiarthe, commissaira aux requêtes du Palais, puis cens, au Pari, de B*. devint lui-même cons. le 3 mai 1771, à l'âge de vinfft-quatre ans; avocat gén. le 2 février 1779, il eut bientôt des démêlés avec le prem. présid. Leberthon. Arrêté sous la Terreur, il comparut devant la Commission militaire le 22 messidor anll(10juil. 1794) avec son collègue de Lalande et les conseillers Maurice du Sault, Jean-Joseph de Laliman, J.-A. de Meslon, F.-J. Cha-
Eeron de Terrefort, G.-R,-R. de Filh'ot, 1.-J. Lassime, A.-Y.-B. de La Porte ; amenés ensemble, ils furent jugés et condamnés eu masse rV. Boscheron des Poites, tome II, p. 454). On a donné son nom à une rue de B'^.