V. la France îitUraire
LALANIIB (N.), avocat à Bazas de 1816 à 1825: notaire à Préchac de 1825 à 1842; mémo, du cons. gén. de 1839 à 1851; juge de paix à Villandraut de 1842 à 1848.
LALANH E rPierre-Edé), né à Roquefort ^Landes) le 6 lév. 1804. D** en médecine en 1831; exerça son art à Captieux de 1831 à 1889 avec un dévouement sans bornes ; fut maire de cette commune de 1838 à 1848 et de 1871 à 18B9. On lui doit des écrits et des discours qui vont être réunis en un volume et où sont traitées diverses questions intéressant la région.
LALANNE (Antoine), né à B< a la fin de déc. 1799, mort à B'' en 1883. Greffier d'une des justices de paix de B> vers 1828, et, quelques années après, greniercommis a la première chambre de la Cour d'appel de B<, fonctions qu'il exerça jusqu'en 1878. Esprit fin, ami des arts et des belles*letti'es, il possédait une grande facilité pour la versification et eut souvent de charmantes inspirations.
Les divei^es pièces qu'il a laissées formeraient un volume tantôt humoristique, tantôt tendre. Ses quatrains ont fait sou-
vent le tour de B* et ont été plus loin. Parmi ses nombreuses compositions citons : Le billard du Cercle philharmonique, B», J. Dtipuy, 1853, in-8»; Le hitîard, poème, avec eaux-foi-tes de Maxime Lalanne, Paris, Aubry, 1866, in-8o ; La pâquerette, rêverie. Épltre à mon ami Martin^ rime en if; pièce rimée en ique des plus humoristiques, débitée à un dîner de la chambre des avoués de B', et où le portrait de chaque convive est tracé de la façon la plus piquante.
LALANNE (François^Antoine-Maxime), dessinateur, aqna-fortiste et peintre, né à B» le 27 nov. 1827. mort à Mogent-sur- Mame le30juill. 1886. Fils du précédent. Ses débuts dans la carrière artistique eurent lieu à B>^ où il obtint une médaille de bronze à l'exposition de la Société philomathique en 1850. Fut médaillé la même année à celle de Metz. Vint à Paris en 1852, où il fut élève de Jean Giffoux et où il a exposé à tous les salons aepuis 1852; méd. de 3* cl. au salon de gravure, 1866 et 1874; méd. au salon de peinture, 1873; méd. de 2« cl. à l'Exp. de Porto, 1866; deux diplômes dlion. à Amiens, 1866; diplôme d'hon.
à Nevers, 1872; prix du Ministre à Laval, 1876; méd. à l'exp. de Vienne, 1873 (deux sections : peinture et gravure); méd. d'or décernée par l'Académie de B< pour son ouvrage : La Hollande à vol d^oiseau, 1881 ; chev. de l'ordre du Chnst, 1864, chev. de Saint-Grégoire-le-Grand, 1866; ^ 1875, U A. le 31 déc. 1878; memb.
corr. de l'Acad. de B>^ en 1867; memb. du jury à l'exp. internat du Havre, 1868; memb. du jury au salon de Paris (peinture). 1869, 1870, 1872, 1875, 1880 à 1882 ; mémo, de la comm. desquatre->vingt-dix au salon de Paris, 1881, 1882, 1883, 1884 ; memb. du jury à l'Exp. d'Amsterdam, 1883; memb. corresp. de l'Acad. des se, belles-lettiies et arts de Rouen, 18^.
Parmi ses nombreux travaux, nous citerons : Chez Victor Hugo, par un passant, texte par Lecanu, 12 eaux-fortes, in-8o, Gadart, édit., Paris, 1864; Le billard, traité en vers par Antoine Lalanne, 2 eauxfortes^ in-8o. Paris, Aubry, 1866; douze croquis à 1 eau -forte, d après nature, 1869 ; douze planches sur le siège de Paris, 1870-71, d'après des dessins faits sur nature aux 5*, 6* et 7* secteurs, Paris, 1870-71; collection de soixantcK^uinze fusains reproduits par la pantotypie, Paris, Bei-ville et Bernai*d, 1875; Traité de la gravure à Veau^ forte, texte et 8 pi. , in-8°, Paris, Gadart, 18G6; Le fusain, in-8«, Paris, Bei-ville, 1869; La Hollande à vol d'oiseauy texte par H. Havard, avec cent soixante -douze reproductions de dessins d'après nature, ar. in-8», Paris, Quantin et Decaux, 1881; La Flandre à vol d'oiseau^fUT le même, soixante reproductions de dessins, gr. in«8", Paris, Decaux
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1883; Rouen pittoresque, Rouen, Auge, 1886, gr. in-8*; grand nombre de pi. parues dans diverses publications : la Gazette des beauayarts depuis 1863; VArt et Y Illustration nouvelle, depuis 1868; le Portefolio; les catalogues illustrés des grandes ventes, etc.; nombreux dessins au fusain, au crayon ou à la plume dans Vlllustralion, le Monde illustré, le Paris-Guide.
A eu de nombreux élèves à Paris et à B<, artistes ou amateurs distingués. A organisé des expositionsparticulières de ses œuvres à Paris en 1874, à B' en 1874 avec un catalogue de 640 numéros, à Marseille en 1875, a Trouville à 1876.
Les musées de B*, d'Orléans, Troyes, Evreux, Rouen, Lille, Besançon, etc., possèdent des dessins ou des gravures de M. Lalanne. Il a laissé un grand nombre de dessins et eaux-fortes et quelaues peintures à Thuile vendues aux enchères a Paris ou à B> en 1887. Maxime Lalanne est à coup sûr, au milieu de la pléiade d*aitistes peintres ou dessinateurs que B< a vus naître, un des plus grands, mi des plus sympathiques, un de ceux dont notre cité doit le plus s'honorer.
V. l'cxccllento élude de M. Narionreac sur Maxime Lalanne, parue dans la Gironée Utiérsire, du S9 août 1886, publiée à part, in-8*, B", 1886 et dans : Artistes contemp. du pm$ ie Guyenne^ etc. B", Gouuouilhou, 1W9, gr. in-8*.
LALAMHE (Emile), né à B> le 17 juillet 1831. Dii'ecteur du poids public de la même ville depuis 1872; archéologue, numismate ; a /orme d'intéressantes collections d'objets préhistoriques, de monnaies et de médailles. U A.
LALANIIE (Jean-Baptiste-Ernest), né à Contras (Gir.) le 2 oct. 1827, mort à Coutras le 22 avril 1884. D' en médecine en 1^2, il s'établit dans sa ville natale et ne tarda pas à être entouré de l'estime et de l'affection de tous ses concitoyens. Maire de Coutras de 1870 à 1{^; cons.
gén. de la Gir. de 1867 à 1880. Aux élections générales du 20 fév. 1876 il fut élu député par la 2* circonscription de Tarr. de Libourne par 7,575 voix contre 6,466 obtenues par son concun^nt conservateur monarchiste, M. Alphonse du Foussat; memb. du groupe de la Gauche républicaine il fut l'un des363qui le 19 juin 1877 refusèrent un vote de confiance au cabinet du 16 mai présidé par M. de Broglie; le 14 octobre suivant il fut réélu, ayant pour concurrent M. le duc Dccazes, alors ministre des affaires étrangères.
M. lalanne fut encore réélu aux élections de 1881, contre M. Hovyn de Tranchère, monarchiste, et jusqu'à sa mort demeura le représentant a la Chambre de l'an*, de Libourne (2* circonscription).
LALANNE (Ernest), né à Coutras le 25 juil. 1856, ffls du précédent, littéra- i
teur pnbliciste. Parmi ses principaux, travaux, nous citerons : Les fêtes de la dévolution, Paris. Libr. centr. des publ. popul., 1887, in-8o; La Frafice et ses colonies au xix <«, sous presse.
LALAURIE (Pierre-Maxime-sTude), né à Nicole (Lot-etrGar.) en 1817, mort à Bazas le 20 janv. 1869. D^ en médecine à Paris en fév. 1840^ se fixa à Bazas en oct. 1842, et s'allia a une des plus honorables familles de cette ville, en épousant M"" Petges. Son esprit large et libéral, son cœur sénéreux lui valurent bientôt restiineetramitié de ses concitoyens, qui renvoyèrent à la première occasion siéger au cons. mun. de Bazas. Lorsque éclata la Révolution de 1848, il fut nommé maire, obtint un assez grand nombre de voix aux élections à l'Assemblée constituante .sans s'être mis sur les ranfs: fut porté à la députation pour l'Assemolee législative et obtint plus de 40,000 suffrages (1819). Dans cette même année il fut élu memb. du cons. gén. La place considérable qu'il avait acquise dans le parti l'épublicaiu lui valut l'épreuve de l'exil. Héfuçié à Bilbao (Espagne), il y conquit le droit de cité par le dei'ouement admirable dont il fit preuve lorsque le choléra sévit dans cette ville; obtirit la place d'honneur dans les réunions du corps médical de Bilbao et s'attira l'estime de toute la population comme celle des personnages les plus élevés de la contrée. Renti^ en France après l'amnistie de 1859, il revint à Bazas, fidèJe à ses vieilles traditions l'épublicaines. exercer la médecine avec autant de sciience que de dévouement, allant aussi vite chez le pauvre que chez le fiche. Il savait que chez le premier les
ftrivations sont la cause de bien des maadies; aussi sa bourse était-elle toigours prête à fournir les soins et la bonne nourriture qui lui paraissaient souvent le meilleur remède.
LALESQUE (Auguste-François), méde> cin, né à La Teste le 28 août 1804.
Fils d'un chirurgien qui fut reçu memb. corr. de la Soc. de med. de B* le 14 déc. 1813. Dr en méd. de la Faculté de Paris le 26 déc. 1829. Fixé à La Teste depuis cette époque; memb. corr. de la Soc. de méd. de B* le 7 déc. 1831 ; de la Soc. des sciences physiques et arts agricoles, etc. le 31 janv. 1833; de la Soc. zoologique d acclimatation le 29 mars 18q2.
Mis en surveillance par la Commission mixte de la Gir. en 1852. Elu cons. mun. de La Teste à cinq reprises et maire le 9 sept. 1870, le 5 fév. 1874; révoqué le 17 fév. suivant; réélu le 2iuil. I876; révoc[ué le 21 sept. 1877 (refus d'aller à Virelade saluer le président Mac- Mahon); réélu le 31 déc. 1877 et le 22 fév. 1878; démissionnaire le 18 août suivant par raison de santé; cons. gén.
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de la Gir. de 1871 à 1874; pendant plusieurs années vice-président de ce cons.
et président de la Commission départementale; suppléant du juge de paix de La Teste en 1833, juge Utolaire en 1848 et en 1870. A reçu une méd. d'or du comité central de salubrité de la Gir.
pour son mémoire sur la pellagre; méd.
d'arg. de 2» cl. par la Soc. imp. d'acclimatation pour travaux d'ostréiculture (1862); un diplôme d'honneur pour organisation d'ambulance à La Teste en 1870. Parmi ses travaux publiés, nous citerons : Essai sur les effets de Veau de nier dans quelques maladies chroni-
Îues, thèse, Pans, 1829; Etude sur la *ellagre (mém. couronné méd. d'or, 1840); Topoqraphiemédicale de La Testede-Buch, Pans, J.-B. Baillière et fils, 1835; Du chlorure de sodium dans le traitement des fièvres intermittentes; Opinion sur les droits que la commune de La TeMe a de revendiquer, moyennant remboursement f tous les sables acquis par elle le 23 mai i550, et semés aux frais de VEtat, dans le but d'en arrêter les progrès, B«, 1863, 59 pp.; Etudes sur la forêt particulière de La Teste ^xercice du droit d'usage), B<, 18tJ6; OsswUre du GrandnBaron dans les sables de La Teste ÇSoc. archéologique de B*, t. V, 1878); Nicolas Brémonlier et Pierre Peychan jeune ou les sables du ffolfe de Gascogne dans les temps anciens et modernes, Arcachon, Delamarre, 1886.
LALESQUE ( Louis- Jules-Femand), médecin, né à La Teste le 30 mars 1^, neveu du précédent. Interne des hôpitaux de B> de 1874 à 1878 et de ceux de Pans de 1878 à 1881; D' en méd. en 1881; O A. en 1888; memb. de la Soc. clini-
3ue de Paris en 1880; corresp. de la Soc. e méd. de B> en 1882. Fixé à Arcachon depuisl881, cons. mun. d'oct.l887 à mars 1888; méd. du Sanatorium et de l'hôpital protestant du MouUeau, memb. fondateur et présid. de la Soc. de gymnastique d' Arcachon: vice-présid. du comité de patronage des écoles laïques, délégué cantonal. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : Etudes critiques et expérimentales sur la circulation pulmonaire, thèse, Paris, Masson, gr. in-8<>, 200 pp. avec pi. (couronnéjpar la Soc. de biologie, prix Godard, 1882); Accouchetnent prématuré déterminé par un érysipele ambulant chez une syphilitique (Bull, de la Soc, clin, de Paris, 1879); Syphilis fiéréditaire tardive (id., id., 18711); Des lavages utérins dans l'infection puerpérale (id., id., 1879); Valeur de la pleurotomie dans le traitement de la fleurésie purulente (id., id.^i880); Sur le rejet des liquides par la plaie trachéale, à la suite de la trachéotomie (Bull, de la Soc. de méd.
de B^, 1883); De la suralimentation ou du gavage chez les tuberculeux (Journ.
de méd. de B\ n«« 35, 36, 37, 1884); Arcachon Ville d'été, Ville d'hiver, topographie et climatologie médicales avecplusieurs phototypies, tracés, cartes, Paris, Masson, iSSÔ, gr. in-8^ 230 pp.
LALIMAN (Léo), né à B< en 1817. Sa famille fut au nombre des victimes de la révolte des nègres à St-Domingue.
Sa mère se maria eu secondes noces avec le marquis de Labrador^ ambassadeur d'Espagne à Rome, qui. fidèle à son roi Ferdmand VII, subit les vicissitudes politiaues les mus étranges. A peine âgé de 18 ans, L. Laliman s'engagea dans le 8* cuirassiers, fit partie de l'escorte du roi Louis -Philippe le jour de l'attentat Fieschi, son congé de convalescence porte la condition de se l'eprésenter sous les drapeaux à vingt et un ans.
Les relations de sa famille avec les généraux de l'armée de don Carlos l'invitaient à franchir les Pyrénées pour reprendre la carrière militaire lorsqrue sa vocation fut encore enrayée par la trahison du général Morato. Sa jeunesse cosmopolite, accidentée et souvent éprouvée, influa sur l'esprit de notre compatriote qui, porté aux études d'observation, soccupa spécialement des questions d'économie sociale et des questions viticoles.
Il publia en 1860 : Coup d'œil agricole et social, réformes viticoles, cépages in^ digènes de V Amérique, Ce livre signalait dans sa 1*^ partie la nécessité de retremper la famille dans la vie rurale et critiquait les tendances orphéonistes qui déjà détachaient du sol les jeunes générations. Il présentait les vignes américaines comme pouvant sauver, par la greffe, nos vignobles de l'oïdium, prenant a témoin ces cépages américains^ cultivés au jardin du Luxembourg, à Pans, depuis 1817 et chez lui depuis ImO, comme étant complètement à l'abri de toutes maladies et il recommandait déjà le Jacqnez, le Waren, etc. , comme pixiducteurs dii'ects.
En 1861, il traita, devant le Congrès se. de France tenu à B^, de la taille de la vigne à cordon, des cépages et des vins américains, d'un nouveau système de greffe par approche et publia une brochure a ce siyet oui eut une 2* édit. à Paris à la librairie de la Maison Rustique.
En juin et en sept. 1869 M. L. Laliman décrivait le premier, en Europe et dans la Gir., les cépages exotiques résistant au phylloxéra (Journal de viticulture pra^ tique de M. Le Sourd), et donnait le dessin colorié du Jacquez, de TUerbemont, producteurs directs et porte-greffes. En novembre 1869 il présentait au (Ingres de la Soc. des agriculteurs de France tenu à Beaune une série de cépages américains, résistant au phylloxéra, parmi
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lesquels se trouvait le Vialla qu'il désignait comme une variété du Clinton et mrilne nomma Vialla qu'en 1875. Le mémoii*e adressé à TAcad. des sciences par M. Millardet indique ce premier semis sous le nom de La Tourate, nom de la propriété de M. Laliman, où il prit naissance. En 1809, il publia dans les Àntialea de la Soc. d'agriculture de la Gir., p. 104, une note sur sa découverte du phylloxéra gallicole, puis en 1870, une deuxième note. En 1871 paraissait une 2" édit. : Etudes »ur les divers phylloxeï'Oft, leur médication et les vignes atnéricaines, et recevait de la Soc. d'agriculture de la Gir. sa plus haute récompense, une méd. d*or de 300 fr., et préconisait encore les vignes américaines. Dans cette publication il afUrmait que ces vignes greffées donneraient les mêmes vins français que ceux récoltés avant Tinvasion pylloxérique; il établissait sa découverte du phylloxéra gallicole jusqu'alors inconnu et reproduisait sa lettre au ministre de Taffriculture en vue d'éviter à la France 1 essai des Concords et autres Labrusca, qui pénrent si misérablement dans THérault et compromirent la cause des vismes américaines. En 1874 il publiait : Documents pour sei^vir à V histoire de l'origine duphyl^ locera, br. in-8*, appendice à l'enquête otïîcielle faite par ordre du Préfet de la Gir., enquête qui conclut en dégageant M. L. Laliman de l'accusation d'avoir introduit le phylloxéra dans la Gir. avec ses vignes américaines.
En 1876 il présenta à la Soc. d'agriculture de la Gir. un mém. sur son nouveau système de greffe par approche indiqué par lui dès 1860.
En 1880 parut : Etudes sur les divers travaux phyllnxériques et les vignes américaines, notamment sur les études faites en Espagne^ B«, Feret et fils, gr. in-8o. On lui doit sur cette question plusieurs conférences et de nombreux articles de journaux.
Comme agriculteur, M. L. Laliman a été médaillé pour introduction de la culture du colza et de la garance dans la Gironde.
Comme économiste, il publia en 1850 :
Questions j^ubliques , jwnls, passerelles, docks, br. m-S», où il réclamait énergiquement le rachat du pont de B*^, le passase des véhicules sur la passerelle métallique alors projetée, des docks et bassins à flot, l'unification de nos rades par un canal contournant nos ponts.
II fit paraître plus tard : Musée et bihlio^ thèquCf B«, 1866, vive attaque contre les projets de M. Brochon, maire de B«, qui voulait édifier aux Quinconces le musée et la bibl.de la ville; Le canal des Deux- Mers, B», 1867; rapport élogieux sur ce projet, approuvé parla Soc. d'agriculture
de la Gir., plus tard adopté par le
ministre Duclerc et par la Soc. des travaux français, qui demande aujourd'hui à l'Etat l'autorisation de l'exécuter sans subvention ni garantie d'intérêt: L'ogriculture et le libre^é^hange, B>, 1870, l'auteur soutient dans cette brochure que le libre-échange ne donnera d'heureux résultats en France que lorsque le réseau des canaux sera complet tft racheté, et les tarils des voies ferrées abaissés.
Les conférences faites par notre compatriote en France, en Espagne et en Portugal pour combattre le phylloxéra par les vignes américaines, ses nombreux articles de journaux, les expositions où il a envoyé ses vins américains, ses eauxde-vie, etc. , lui ont valu, en 1870, la grande méd. d'or de la Soc. d'affriculture de la Gir. ; en 1872, une prenyere méd. de vermeil à l'exposition de Lyon; en 1874, une méd. d'argent ministérielle à l'exposition d'insectologie de Paris (comme on lui a dénié la découverte du phylloxéra gallicole, il est juste de faire remarquer que c'est pour le récompenser de cette déràuverte, et de ses travaux entomologiques, que cette médaille a été accordée à M. Laliman); en 1874, une méd. d'or de la Société centrale d'agriculture de France; en 1875, un rappel de méd.
d'or de la Société d'agriculture de la Gir.; en 1876, méd. (for au concours réi^ional de B>; en 1876, mention hon.
ministérielle au concoura régional d'Angouléme pour exposition des premières eaux-de-vie américaines. En 1877, méd.
d'or de la Soc. des agriculteurs de France ; en 1877, méd. de la Soc. d'horticulture de la Gir.; en 1881, méd. d'argent au concours régional de B<; enl88o. méd. d'or à l'exposition universelle de B*; en 1887, méd. d'or à l'exposition de Toulouse * en 1888, prix d'hon. (objet d'art) de la Soc. d'horticulture de la Gir. et du Congrès pomologique tenu a B*, comme premier propagateur des vignes américaines et infatigable vulgarisateur de ce moyen de salut.
Enfin en 1880 et 1884, il a été nommé, pour services rendus à la viticulture universelle, commandeur de Tordre d'Isabelle la Catholique et commandeur de l'ordre du Christ de Portugal.
LAMARQUE DE PLAISAlfGE( Jacques- Thomas-Alphonse), né à Marmande (Lotet-Gar.) Ie22 iuin 1813, mort à Arcachon (Gir.) le 17 déc. 1880. L'un des premiers, il concourut avec un zèle et un dévouement sans bornes A la création d' Arcachon et à son développement. Maire de La Teste de 1852 à 18o7, il fit ériger le territoire d'Arcachon en commune le 2 mai 1H57, et l administra comme maire de 1857 à 1865. Maire une deuxième foi$ du 30 sept. 1874 au 12 août 1876; memb.
du cens, d'arr. de Marmande; merab. du
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cons. gén. de la Gir. de 1861 à 1870, ^. Son nom a été donné à Tune des principales voies d'Aixachon. Auteur de : Usor ges et chansons jxtpulaires de Vancien nazadais : baptêmes, noces, enterrements, moissons, B>, Balarac, 1845, m-8<>; Des inondations de la Garonne, de leurs effets, de leurs causes et des moyens de les prévenir j B% 1848, in-8o, 24 pp.; Réponse à la brochure de M. Adalbert Deganne intitulée : Arcachon; quelques notes à propos du boulevard de ceinture, etc., Bs 1862, in4« de 104 pp.
LA XARTONIE (Pierre Mondot de), né en 1466, mort à Paris en 1517. D'une famille originaire du Périgord, fils de Etienne de Xa Martonie, cons. au Parlement de B^ de 1485 à 1492; il portait les titres de chev., seigneur de Saint-Jean d'Ecole, de Condat, de Puyguilhem et de Milhac. Premier présid. au parlement de B^ de 1500 à 1514, il fut convoqué aux Etats de Tours assemblés en 1506 pour traiter du mariage de Claude de France, fille aînée de Louis XII, avec le duc de Valois devenu François I»'. D'après P. de Lancre, il fut chargé en 1509 d'aller au pays de Labourd régler avec les envoyés de la reine d'Espagne les contestations survenues au sujet de la naviffation sur la Bidassoa. Vers la même époque, il rédiffea la coutume de Bayonne secondé par Compagne t d'Arraandarits. conseiller clerc au Pari, de B> de 1504 à 1515.
Appelé le 3 fév. 1514 à Paris, comme premier présid. du Pari., il y gagna la confiance de François l'^qui lui donna, à son départ pour l'Italie, la garde du petit sceau et le nonmia cons. privé de la régente.
LA MARTON lE (GeofTroy de). Successivement D' en droitj chanoine et trésorier de l'église métropolitaine St-André de B<,conseiller clerc au Pari, de B* en 1568, sacra évéque d'Amiens le 15 août 1577.