LAS
LARUE. M. Gergerès (Hisioire de la bibliothèque de B*, p. 63) affirme, d'après des notes manuscrites de Tabbé fiellet, memb. de l'Acad. de B>, gu'un typographe du nom de Larue établi en 15o2 dans la rue Bouhant y a imprimé des almanou:h8, des alphabets, des bespautèrB, etc.
B. de F.
LASALLE (J*'P<X médecin du xviii* s., auteur d'un Traité des maladies de la poitrine, appuyé sur le système le mieux reçu, B», de Lacourt, 17(Î4, in-12.
B. de F.
LASGOMBES (Jean-François de), cons.
au Pari, de B>; proc. du roi à l'amirauté; memb. de TAcad. de B* en 1761; a laissé son nom à l'un des meilleure crus de Marganx (Médoc).
LA SEIGLiiRE (Jean-Baptiste-Félix de), né à Aubusson (Creuse) le 14 janv. 1793, d'une vieille et aristocratique famille, mort à B^ le 3 sept. 1861. Après avoir hésité longtemps entre l'étude des belles-lettres et celle du droit, il devint licencié en droit en 18ffî. Il avait prêté serment devant la Cour de Limoges, lorsoue son condisciple Lacoste (voir ce nom) l'attira à B<, où il sut vite prendre place i côté des de Sèze, des Lamé, des Havez. Le 12 nov. 1828, la Clour de B* le désignait au gouvernement comme l'un des avocats qui s'étaient le plus fait remarquer par leur talent et leur désintéressement. Dés la révolution de 1830, il fut nommé avocat général, fut chargé de prononcer le discours de rentrée- de 1831 et choisit pour sujet: la Modération, En 1835, son plaidoyer dans l'affaire de Grammont l'ayant fait remarquer par M. Dupin,proc. gén.àla Cour de cassation, il fut nommé la même année procureur
fén. à Riom, deux ans après à Lyon et le 1 oct 1838 à B«, où il épousa l'année suivante M^^* Anne^ulie-Coraly-Augustine-Elvina Charet de La Trémoire, qui lui apportait une fortune dont il fit le plus bel usage. Sa grande science, la droiture de son cœur et l'élévation de son esprit brillèrent à B< d'un éclat tel, qu'à la 1^ vacance du siège de premier pr^id., son nom fut prononcé par toute la Cour.
C'était en i847, un des ministres opposant à sa nomination sa liaison avec Dufaure, député de l'opposition dynastique, M. de La Seifflière Ait invité a se rendre à la chancellerie. Il refu8a,déclarantqueson passé répondait de son avenir, et sa nomination fut signée le 8 nov. Pendant tonte sa présidence il se réserva la rédaction des arrêts de la 1'* chambre. Ils sont, encore cités, comme ceux de son illustre prédécesseur Ravez; son aflabilité, sa Donté étaient à la hauteur de son intelli-
Sence, qui laissa des traces aucons.gén. e la Gir. dont il fit partie comme memb.
et vice-présid. de 1855 à 1861 . Il était C. '^f . Il était auteur de gracieuses poésies, qui furent mises en musique, vers 1818, par Edouaitl Bruguière et les autres c mmancistes » à la mode. Il eut deux fils. Son portrait a été peint par M. Mousquet et
S lacé, à la demande de la Cour, au Palais e Justice dans la grande salle des délibérations, en face de celui de Ravez.
V. Son éloge, prononcé par II. Joaant à Taudience de rentrée de 1861, et tous les Journaux de B> de sept. 1861.
LA SEI6LIÈRE (Jules-Aug^^-Edouard- Albert de), fils aîné du précédent, Yié à B> le 31 mai 1840, mort à BMe 4 déc. 1874. Substitut à Libourne le 30 déc. 1863, se fit remarquer par son savoir et uno sûreté de jugement supérieura à son ftge et fut si apprécié que le poste de chef au parquet étant devenu vacant, le barreau, dérogeant à l'usage, le demanda pour lui, attestant par cette démarche unanime et spontanée l'estime que lui inspirait ce
i'eune magistrat. Procuraur à Lesparre le 2 nov. 1^, révo<|ué le 4 sept. 1870. 11 l'entra dans la magistrature comme substitut à la Cour de B> le 23 juill. 1871 et fut nommé cons. à la Cour de B^ avant l'âge de 33 ans, le 17 déc. 1872, Il s'y montra l'égal des anciensetdesplussages.
LA SEIGLifiRE ( François -Eusèbc- Félix), frère du précédent, né à B> le 12 nov. 1841, mort à B« le 31 mars 1883, emportant les sympathies générales. 41 avait été sous-préfet à Montmorillon de 1873 à 1876, époque à laquelle il fut mis en disponibilité sur sa demande. Il avait épouse M"* Marie-Thérèse-Josèphe-Hennette du Boscq, dont il eut trois enfants.
LA SERRE (Jean-Puget de}, littérateur français né à Toulouse en loÛO, mort en 1665. Nous n'avons à le mentionner ici gue comme auteur du livre suivant qu'il a uit imprimer à B* en 1641 chez Guillaume Millanges : Le portrait de Soipion V Africain, ou Vimage de la gloire et de la vertu représentée au naturel dans celle de Af0^ le cardinal duc de Richelieu, in-folio, avec frontispices allégoriques et portraits pai* Lasne et Nie. Carré.
B, de F*
LASNES (Jean-Etienne), graveur. On ignore le lieu et la date de sa naissance et de sa mort, mais on sait qu'il vivait à B*^ dans la 1<^' partie du xvu* s., qu'il se
Qualifiait du titre de graveur enlumineur e la ville de B>; il reste de lui quelques portraits et quelques planches fort rares sur le siège de La Rochelle. En 1887, M. Ch. Marionneau a lu à la Sorbonne, à la réunion des Soc. savantes, un mémoire sur les œuvres de ce graveur qu'il suppose allié à la famille du célèbre Michel Lnsnes, de Caen, graveur de Louis XIII.
LAT
LASSABATHIE (Théodore), administrateur du Consen'atoire de musique de Paris, né à B> le 13 août 1800, mort à Paris le 5 déc. 1871. Etait fils ou neveu d'un M. Lassabathie, négociant, adjoint au maire de B> en 1814 et memb. du cons. eén, de la Gir. de 1816 à 1824. On lui doit 1 ovvrage suivant : Histoire du Conservatoire impérial de musique et de déclamation, Paris, 1860, 1 vol. £. R.
LASSALE (Emile), peintre et dessinateur-îithogi^aphe, né à B' en 1813, mort le 2 fév. 1877. Élève de P. Lacour fils, vint à PariSf y débuta par un premier cadre de lithographie au salon de 1834 et a figuré à presque tous les salons jusqu'en 1869, soit par des tableaux et surtout des portraits, soit par des reproductions de tableaux importants de notre jeune école ou de nos maîtres, que son crayon ferme, onctueux et facile a vulgansés. Il obtint une 3* méd. en 1847, une lr« en 1848, des rappels de méd. en 1857. 1859, 1861, ^ en 1861 ; a concouru à rillustration de : Les cim^etières de Paris, Une de ses principales lith. est la Médée, d'après Delacroix, du musée de LiUe.
V. Dietionitêirê de Vapercad et celui d'Au- VRAT et Lâcha viGRERiB.
LASTIG (comte Louis-Guillaume-Alfred de), né à Porchères (Gir.) en 1812. Entité dans la marine de l'Etat en 1830, comme volontaire. Aspirant de 1» cl., enseigne, puis lieutenant de vaisseau, capitaine de frégate de 1852 à 1854, aide-de-camp de M. Ducos, ministre de la marine; ancien chambellan du prince Napoléon et de la princesse Mane-Clotilde-Napoléon, fille du roi d'Italie; maire de Tabanac de 1861 à 1870, réélu en 1887 et 1888; memb. du Cons. gén. de la Gir.
de 1867 à 1870; ^ en 1846; 0. ^ en 1859; grand ofT. des Ss.- Maurice et Lazare en 1860; ofT. de Tordre du Medjidié en 1855.
LATAPIE (Françoi»<le-Paule), né à B< le 8 juil. 1739, mort à BMe 8 oct. 1823. Fils d'un arpenteur feudiste attaché à Montesquieu; philanthrope, helléniste, botaniste, inspecteur des manufactures de la province de Guyenne ; memb. de l'Acad. de B'' le 13 août 1775, des Acad. de Padone, de Florence et des Arcades de Rome; fondateur du prix de la rosière de La Brède (300 fr.) en 1823. Fit à B>^ des cours publics et gratuits de botanique et de langue grecque ; il a publié en 1771 VArt as former les jardins modernes, in-8o; Uortus burdigalensis ou Catalogue du Jardin des plantes de B\ 1784, in-12; et plusieurs articles dans le Journ. d'agriculture de l'abbé Rozi(u\ La Bibliothèque de la Ville conserve un manuscrit de 30O pp. in-4<>, sur les arts
et manufactures en Gnienne, mém. que La tapie adrassa au Cons. d'Etat en 17c5. Latapie avait passé son enfance à La Bi^e auprès de Montesquieu; on trouve dans le t. V des Variétés bordelaises, pp. 13 et suiv., une lettre fort intéressante qu'il éciivit à Tabbé Baurein sur La Brède et Montesquieu. Très lié avec le fils de ce dernier, il fut son secrétaire et fît, avec lui, le voyage d'Italie. Il a laissé de ce voyage une relation demeurée manuscrite et dont il lut plusieurs fragments à l'Acad. de B<.
Latapie a lé^ué à sa ville natale un herbier magnifique composé uniquement des plantes du pays, et les fonds de plusieurs prix à distribuer* dans les dernières années de sa vie, il aida Monbalon à classer les livides de la bibliothèque de B«. B. de F.
V. son éloge par Elle Gintrac, B% André Brossier, 182i, in-8* de 15 pp. ; la France littéraire et la Biographie uniterselle et portative des eontemporaint, 1836.
LATASTE (Dom Louis-Bernard de), né à B' en 1692, mort à Saint-Germainen-Laye le 22 avril 1754. Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Fut élevé dans l'abbaye S^^^roix de B>, entra dans l'ordre et parvint aux premières charses. Successivement prieur des Blancs-Manteaux, assistant en 1729 du général de sa congrégation; évéque de Bethléem en 1736; en avril 1739, abbé commandataire de Moiremont, diocèse de ChÂlonssur-Marne ; supérieur des Carmélites de Saint-Denis, puis visiteur général de tout l'ordre. Dom Lataste est auteur des Let^ très théologiqu£s aux écrivains défend seufs des convulsions et autres prétendus miracles du temps, 2 vol. in-4«, et de la Réfutation des lettres prétendues pacifiques, 1753, in-12; ouvrages qui eurent une grande célébrité dans le temps des auerelles relatives aux miracles attribua au diacre Paris, et que les Anti-convulsionnaires mirent, un moment, à côté des Provinciales de Pascal. Tout cela est aujourd'hui bien oublié.
Le portrait de dom Lataste a été gravé in-4'». B. de F.
LATASTE (L'abbé Jacques), né à Gérons (Gir.) en 1802, d'une anc. famille qui a laissé son nom à un village de cette commune. Fut un des premiers élèves groupés à Cadillac par le curé Etienne Goumin, qui eut pour continuateur de son œuvre l'abbé Lacombe.
Ordonné en 1828; prof, au petit séminaire de B< en 1828 et préfet des classes en 1838. Il possédait tout ce <^ui fait l'excellent professeur, une érudition variée, une imagination riche, une parole chaude et colorée, un style qui ne manquait ni d'.éclat ni de poésie; mais il avait aussi les fortes qualités du cœur qui font