‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 367 sur 549 · LIN · texte numérisé non relu

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Sa correspondance et ses œuvres témoignent d'un grand talent. On lui doit:

V Hôtel Piganeau, rue EspriUdes-Lois ; ÏUôtelJoumu, cours de Tourny, nommé auti^fois la maison de Brivazac et appelé par Louis le bijou de B^,

Lhote exposa aux salons de B* de 1782 et 4787, fut le dernier directeur de l'Académie des arts de 1790 à 1793, fut au nombre des associés du Musée où il professa Tarchitecture. Dans les dernières années du xviii* 9., Lhote quitta B*, y revint en 180i nommé ingénieur de la voirie de la ville ; remplace en 1805 par Dufart, il retourna à Paris où il mourut en 1808.

Parmi les nombreux projets de Lhote, citons : Salle de spectacle à construire sur les glacis du Château-Trompette ; Embellissement de la pUice Sainte- Colombe sur laquelle se plaçaient trois fontaines; Projet de salle de bal; Ali^ gnement de la rue Ste-Catherine, jusqu'à la rtie Bouhaut; Vue perspective d*une place Louis XVI sur Vemplaceii^^nt du Château^Trompette, plan gravé accompagné d'un mémoire. Son nom a été donné à une rue qu*il a longtemps habitée.

V. Marionneau, Victor Louis, sa vie et ses travaut, B>, 1881, gr. iii-8*; Les Salons bordelais, p. 17i.

LI6IBR (Pierre), célèbre tragédien^ sociétaire de la Comédie-Française, né a B* le 20 brumaire, an V MiO nov. 1796), mort à B> le 26 sept. 1872; appartenait à une famille pauvre ; il exerça (|uelque temps la profession de vitrier, puis partit pour Paris après quelques essais i^marqués sur les théâtres de sa ville natale. La protection de Talma, que les heureuses dispositions de Ligier avaient frappé, le fit entrer au Théâtre-Français en 1819. 11 en sortit en 1823, à la suite de démêlés que son caractère diflicile parait avoir provoqués. Après avoir parcouru la province, il entra le 27 fév. 1825 à l'Odéon où il resta jusqu'en 1828. En 1829 il créa le rôle de Manno Faliero au théâtre de la Porte-Saint-Martin. On le retrouve à rOdéon en 1830, où il joue avec beaucoup de succès le rôle de Sentinelli dans Christine à Fontainebleau, d'Alexandre Dumas. Rentré en 1831 au Théâti-e-Fran- Çais avec le titre de sociétaire qu'il garda jusqu'en 1852, il devint l'interprète favori de Casimir Delavigne et créa avec un éclat dont les fastes du théâtre ont gaitlé le souvenir, le rôle de Louis XI dans la pièce de ce nom et celui de Richard III dans L«« enfants d'Edouard. Tout en acceptant une foule de rôles dans les drames de Alex. Dumas, Victop-Hugo, A. de Vigny, F. Soulié. V. Séjour, etc., Ligier paraissait dans les pièces de l'ancien i-épertoire, notamment dans Othello et dans Hamlet de Ducis où il imitait Talma et dans

U avare de Molière. Il s'est ainsi essayé à la comédie, mais son début dans Tartufe ne fut pas heureux* Il a recréé en 1847 le rôle du pauvre dans le Don Juan de Molière, qui n'avait pas été joué depuis 1677, époque à laquelle la veuve de l'auteur le fit mettre en vers par Thomas Corneille.

Ligier s'y montra extrêmement remai^ quabie. En 1852, il quitta définitivement la Comédie-Française et donna avec le plus grand succès une série de représentations à la Porte-Saint-Martin, où il obtint un véritable triomphe dans le rôle de Richard IIL

Retiré de la scène, il vint habiter à B< sa maison de la rue Ségalier, ne reparut plus que rarement sur les théâtres de sa ville natale, et v créa cependant au Théâtre-Français le rôle du cardinal de Richelieu dans Le tnaréchal de Montmorency de M. François Combes (V. ce nom).

Le portrait de Liffiér a souvent été gravé ; signalons les deux belles lithographies de Llanta dans le journal l'Artiste et de Benjamin dans le tome II de la Galerie de la Presse, Paris, Auber, 1840, in-4o. Son buste, dû au ciseau du sculpteur Jouandot, a été placé au foyer du Grand-Théâtre de B> le 9 sept. 1876, à la suite d'une souscription provoquée car M. Hippolyte Minier. Deux tableaux oui le représentaient dans le rôle de Louis XI et dans celui d'Auguste de Cinna ont été vendus à B>, le 26 mars 1873, avec ses livres, panni lesquels figuraient un certain nombre de pièces d'Alf. de Vigny, Alexandre Dumas « Casimir Delavigne, Frédéric Soulié, etc., en éditions originales, avec dédicaces autographes des auteurs, qui font aujourd'hui partie de la bibliothèque de M. Bordes de Foiiaffe.

Ligier a été inhumé dans le tonmeau élevé à la Chartreusejpour les artistes célèbres par le luthier Lauriol (V. ce nom) ; son éloge a été prononcé, sur sa tombe, par M. H. Minier. B. de F.

V., pour la longue liste des rdles créés par ce grand acteur, la Galerie hist. de la Comédie- Franfaise, par de Manne et MitNÉTRiER, Lyou, Scheuring, 1876, in-8*, pp. 96-98.

LINDER (Oscar), né à Saveme (Bas- Rhin) le 17 fév. 1829. Elève de l'Ecole polytechnique en 1848, sorti dans les mines ; attaché en 1853 au senice des mines, usines et forages de l'Algérie, il collabore aux travaux de sondage qui s'exécutent dans cette colonie ; en 1856, il prend un congé et entre dans l'industrie des chemins de fer; en 1850, il est envoyé en mission à l'armée d'Italie, pour assurer le service du matériel roulant des chemins de fer; à son retour, il est chargé du service du sous-arr. minéralogique de B» et du contrôle technique des ch. de fer du Midi, etc., qu'il conserve pendant quatoi^ze

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