‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 369 sur 549 · LOP · texte numérisé non relu

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jarononcé le 2 êeptembre i6S3, B>, V* Guillaume de La Ck)urt, 1683, in-4«; (hraison funèbre de M. Henri de Béthune, arcltevêque de B^, ffrononcée le 25 mai i680, B>, G. de U Court, 1()80, in<4^. Lopéfl est encora auteur d'un intél'cssant ouvrage intitulé : VEglise métro- }H}lUaine et primatiale de S t^ André de B*, etc., B«, G. de La Court, 1668, in-i». Cette monographie, devenue rare, a été réimprimée avec notes, gravures, etc., par les soins de M. le chanoine Callen en â vol. in-8o, B<, Feret et ûls, 1882^.

B. de F.

V. Bulletin pol^mèthique de 1806, p. 100. — Surtout la notice de M. Caller en t^te de la réimpression que nous venons de signaler.

LOPËS-DUBEG (Benjamin), négociant, né à B« en 1783, mort a B« le 6 juin 1851. Adjoint au maire de B*; juge au trib. de commerce de 1830 à 1834; i^ en 1831.

Son portrait a été peint par M. Mousquet.

LOPiS*DUBEG (Camille), Gis du précédent, né à B* en 1808, mort à B> le 12 déc. 1860. D'abord avocat, il quitta le bar l'eau vers 1835 pour entrer dans la maison Lopés-Dubec et C*. Fit partie du trib. de comm. de B'' de 1841 à 1847; fut député à la Constituante de 1848.

Son portrait a été peint par M. Mousquet, son buste en marbre a été sculpté par Maggesi.

LOPÈS-DUBEG (Salomon-Romain-Félix), cousin du précédent, né à h^ le 4 août 1706, mort à B> le 12 déc. 1883. Digne émule de Benjamin et de Camille Lopès-Dubec, qui eux aussi honoi^rent leur nom dans les assemblées politiques et dans les cons. de la ville, Félix Lopès- Dubec fut juge au trib. de commerce de 1835 à li39, memb. de la chambre de commerce de 1837 à 1848, memb. du conseil général de la Gir., président du consistoire israélite, administrateur de la caisse d'épargne, administrateur du dépôt de mendicité; memb. et vice-présid. de la comm. des hospices de !> de 1859 à 1871, présid. de la commission de 8ur\'eillance de l'institution des sourdesmuettes, longtemps président de l'association du libre-échange, dont il fut un des fondateui's, etc., etc.; ^ en 1864; jamais décoration ne fut accordée à un citoyen plus digne de la recevoir. l\ eut le bonheur rara, à notre époque, de ne jamais provoquer ni une rancune ni une hostilité. Passionné pour la charité, dévoué à toutes les œuvi'es utiles de B', il faisait sans cesse le bien sans biiiit, sans ostentation, sans jamais chercher à se faire valoir.

Son gendre M. Schœngrun a été memb.

de la cnambi-e de comm. de B> de 1872

LOQUIM (Françoi»-Pau1), né à Paris le 13 août 1799, d'une famille original i« des environs de Luzarches (Seine-et-Oise), mort à B>^ le 2 août 1877. Fut pendant de longues années memb. du bureau de la Soc. philomathique de B> et examinateur de ses classes d'adultes. Musicien exercé, lecteur imperturbable, dilettante rempli de goût, il initia de bonne heure son tils Anatole à l'étude de la science musicale et à la connaissance des œuvres de nos ma1ti«s; plus tard, il collabora à ses travaux.

Doué d'une aptitude toute spéciale pour les combinaisons, il acauit un

grand talent aux échecs et devint Témule eureux de nos grands joueurs.

Il a publié dés 1843 de nombreux problèmes dans le PaXamède de St-Amant; la Régence àe Kieseritzky; VBluUration; le Monde illustré; la Stratégie, et le Détroit free près». C'était un homme d'une bienveillance et d'une bonté exceptionnelles.

y. La musique k Bardeaux, 1. 1, année 18T7.

LOQUnf (Anatole), théoricien musicien, fils du précédent et de Félicie Joséphine Lavigne (Voir ce nom), né à Oriéans le 22 fév. 1834. Doué d^une vocation irrésistible pour la musique, il l'étudia avec son père. Dès Tftge de dix-huit ans il composait des romances pour piano et chant dont quelouea-unes ont vu le jour. Ce n'est qu en 1^63 qull reçut des leçons d'harmonie de Ferroud (V. ce nom). Entré dans l'administration des douanes, il fut envoyé à Espelette (Basses-I^^T.), y occupa ses' loisirs a analyser, soûs le rapport harmonique, les plus belles partitions de nos grands maîtres et à comparar les principaux traités d'harmonie. Le premier résultat de ces études fut un petit volume de 60 p. : Notions élémentaires d'harmonie moderne, B^, Gounouilhou. 1862 (2* édit., Paris, Hichault et C*, 1879, 140 pp.), bientôt suivi d'un ouvrage plus considérable en cinq parties : Essai philosophique sur la totialité moderne, B«, l eret et fils, 1864^, ouvrage couronné deux fois par TAcad. de £^ et dans lequel M. Loquin a donné un traité complet de modulation et réfuté les notions de théorie musicale le plus généralement admises.

M. Loquin a puolié en outre : Lettres sur l'enseignement loopulaire de la musique, B<, janv. 1860; Eœamen de l'irhtonation enseignée par elle-^iéme, B», 1861 ; Examen de la méthode d'enseignement musical de Pierre Galin, B«, Lafargue, 1864, in-8«, 52 pp. ; Notation des successions harmoniques^ B*, Feœt et fils. 1871. in-8», 10 pp.; Tableau de tous les effets harmoniques^ B>, id., in-80y 32 pp. ; De l'avenir des théories musicales, B<, id., inS^; Les mélodies populaires, h\ id., 1879, in-8® (épuisé);

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Réflexions sur le livre de M. PiUault, B<, 1881, in-8o; Les poésies de Clotilde de Surville, étude, B*, Feret et fils, 1873, in-8o, m pp. ; Ualaèhre de l'harmonie, traité coinplet d harmonie moderne, Paris, L. Richault et C*, 1884, in-8o, 152 pp. ; Venseignementprimaire de la musique en France, Paiis, id., 1885, in-8», 50 pp. A publié seul en 1877 et 1^8 une revue mensuelle, intitulée : La musique à B^, formant 2 vol. in-8<> de 400 pp. chacun avec pi. de musique, B>, Feret et fils.

M. Loquin s*occupe depuis de longues années d*un vaste recueil des chants poi»ulaii^s français et met la dernière main à un ouvrage intitulé : L'harmonie rendue claire, fait sur un plan entièrement nouveau, et que nous crovons appelé à faire une révolution dans renseignement de rharmonie.

Collabore, depuis 1862, à la Gironde pour tout ce qui concerne la musique ; il y signe ses articles : Paul Lavigne. Auteur des articles de musique du Diction^ naire de Littré depuis la lettre N jnsqu*à la fin. Collabora au Supplément de la biographie universelle des muticiens, etc.

A édité : ParadoJA, par J.-J. Rousseau, édit. princeps, B>, Feret et fils, 1878; Positivisme et idéalisme, profession de foi d'Ubalde, B>, id., 1882; Le secret du Masque de fer, étude sur les dernières années de la vie de J.-B. Poquelin de Molière, par Ubalde, B', Feret et fils, 1883, in-ë», 32 pp. ; Ballades et chansons populaires du Valois, recueillies par Gérard de Nerval, Paris, Gamier frères, 18fô, in-8o de 32 pp. A publié de lui sous le pseudonyme de Louis Sevin : Une excursion à St'EnUUon, in -32, 1866; Exploration des villes englouties, in-8», 18d7. a écrit de nombreux articles dans la France musicale, la Réforme mimcale, le Propres de B^, la musique populaire, Métusine, le Courrier aArcacfion, etc., etc., sous les pseudonymes : Demetrios Spiliothakis , .f.-B. Kebor, Louis SÉviN, Harispe.

M. Loquin est memb. de la Soc. des sciences phys. et naturelles de B>, il en a été le secret, gén. en 1874, le présid. en 1876; memb. de TAcad. de B> depuis 1869; U A. en 1885; memb. de la Société Ste-Céciie depuis 1863, et rapporteur de plusieurs de ses commissions musicales, en a été le secrétah'e gén. en 1866.

Au moment de mettre sous presse le 14 fév. 1889, il vient de faire représenter sur le Grand-Théâtre de B> un grand ballet tii-é du Cantique des Cantiques et intitulé : La Sulamite, Ce ballet, dont la musique est due à M. Haring, a eu un succès complet.

V. Le Bordelai» de Cr. de Lorbac, Pocgis (Snpplément à Fétis), Bitard (Biographie de» Contemporains k etc., et plus haut notre article : L\YiG!(E Féllcle-Joséphlne).

LORBAC (Chailes de), pseudonyme de Cabrol, né à B>. Auteur de : Le Parachute, com. en vers, en coll. de Dar- MENON, B*, 1867, in-8*; Monsieur du Tetine,com, en vers, en coll. du même, Paris, Poulet-Malassis, 1867, in-12.

A publié, en collaboration avec M. Lal- LEMAND : Les Richesses gastronomiques de la Gironde, in-4o, 1869-70 (ouvrage inachevé). Il fit paraître un peu avant la ffuerre de 1870-71, et toujours avec M. Lallemand, une feuille hebdomadaire illustrée : Le Bordelais, dont la collection est devenue d'autant plus rare qu'elle

S résente réellement lliistoire de Boréaux, écrite et dessinée jour par jour Êendant tout le temps qu'elle a paru. Ile contient les portraits de toutes les notabilités bordelaises de Tépoque^ et une mine de renseignements précieux de tous genres qui ne se trouvent que là.

LORBT (Jean-Paul de), conseiller lay en 1728, puis président au Pari, de B' jusqu'à sa suppression (1790), memb. de 'Acad- de B« en 1741.

LOROUZ, V. Geoffroy de Loroux.

LORRANBO (N.), né à B« vera 1784, mort à B* le 20 déc. 1844; chef de division à la Préfecture de la Gir., démissionnaire en 1830, sacrifiant sa position à ses convictions politiques. Auteur de ballades publiées dans diverses revues littéraires, et de six rotnances imprimées à la suite des poésies d'Edmond Géraud, son ami, Paris, Nicolle, 1818. On connait encore de lui : L'Entrée à B^ de Madame, Duchesse d'Angoulétne, le 5 mars i8i5, B^, Lavigne, in-4». Ce poète a composé pour lui-même l'épitaphe suivante :

Sommit à la Frovidenee, Sanê craiMle orHvamt au port.

J'ai au doHfntr à la mort Le* oGeê dt PMêpiramee,

Son éloge a été prononcé sur sa tombe par M. H. Mis 1ER et publié dans le Ménwial bordelais,

B. de F.

LORTEAU (Raymond), né à B< dans la lr« moitié du xvi* s. Avocat au Pari, de B<; principal du collège d'Aire en 1568,

Cuis du collège de Guyenne de 1570 ù 578. B. de F.

LOUIS I*r (Dit le Pieux ou le Débonnaire), fils de Charlemagne, né à Cassinogilum, situé selon certains historiens 'entre Gironde et Casseuil. en 774. Fut roi d'Aquitaine à l'âge de trois ans, empereur d'Occident et roi des Francs de 814 à 840, année de sa moii.

« Le moyen âge, plus touché des vertus de l'homme que des défauts du piince, a été plein d'indulgence pour la mémoire de Louis le Débonnaire, t (V»' Duruy.)

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LOUIS ALPH0M8B, pharmacien, V.

Alphonse.

LOUIS (Louis-Nicolas-Victor), architecte, né à Paiis le 10 mai 1731. Obtmt en 1755 le premier grand prix de Rome (hors rang) à l'Ecole d'architecture; parlit en 1750 avec le brevet de pensionnaire du roi à Rome. Rentré en France en 1759, il fut chargé de la restauration de plusieurs églises de Paris et autres travaux importants. De 1765 a 1768, il séjourna à Vai-sovie, à la cour de Stomslas Poiiiatowski et prit le titre de «premier architecte du roi de Pologne ». Revint a Paris fut chargé des embellissements de l'hôtel du duc de Richelieu, gouverneur de Guyeime, qui devait être, parla suite, son puissant protecteur.

Depuis 175o, époque de l'incendie de la salle de spectacle comprise dans les dé^ pendances du vieil hôtel de ville, il était question à B» de la reconstruction de celte salle. Richelieu fit adopter le projet de Louis vers 1772, et en 17Ô0 fut achevé ce chef-d'œuvre. Pendant ce laps de temps, Louis constniisit à B«, aux environs de B» et en Saintonge un grand nombre de châteaux ou hôtels dont on trouve la liste dans le travail de

M. Marionneau. t w^ a^

Nous citerons entre autres: le chût, de Plassac (canton de St-Genis); le chat, de Virazel, près Marmande; l'hôtel de M.

Saiiçe, devenu la Préfecture de la Gir. ; la maison Fonfrède, située cours du Ghaiieau-Rouge; la maison de M. Le^rix, trê.sorier de France, annexée à la préfecture • celle de M. le cons. de La Molere, 2, rue Èsprit-des-Lois; celle de M. le comte de Roly ; l'hôtel do M. Nairac, négociant; la maison de Tivoli, construite vei-s liW) pour les frères Lsiboltière, les pi*}^* *^2*" délais; la maison Gobineau; 1 hôtel M- Marc; le château du Bouilh, a Saint-Andi-é-de-Cubzac ; la maison noble d Arlac, appelée aussi maison carrée, à Mérignac; le castel d'Andorte, au Bouscat. Bien d'autres constructions attnbuées a Louis sont probablement l'œuvre de ses élèves ou imitateur: Gabriel Durand, Rocher, Duval, son neveu, et surtout BonUn et Lhote ; citons cependant : le pavillon de la maison Vergne-s-Dupuch, rue î^aint^ Laurent, 25; l'hôtel de Bacalan, rue Duplessis, 9; celui de la rue Desfourniel, 27; te castelet du Vallon, à Pessac; le lok^is de Coudol, bâti par M. Saige, a Cadaujac; la chartreuse de Bourriot; la maison Filhol-Dézclin, à Caudrot.

De retour à Paris, Louis y construisit de 1780 à 1790 les galeries du Palais-Royal, le théâtre des Variétés et le Théâtre-Français. Il fit à cette époque le premier projet de la plaœ Louis XVI a B« (un deuxième projet pour utiliser 1 eini^laceiiient du Château-Trompette fut fiut par Louis en 1790, en concurrence avec celui

de Combes); l'église St-Eloi de P«nkerque. De 1790 à 1793, d construisit le th^- S-e National (Opéra), démoli en 1820 et remplacé aujourd'hui par le JoU square Louvois. Louis ga^a une grande fortune crrâce à son activité infatigable et a la Réputation que lui valut son immense talent, on peut même dire son génie.

Mais il perdit beaucoup dans des spéculations d'achats de teirains 1» inourut a Paris le 14 messidor an VIII (IWUU).

V. 1- Victor Louin, archUecte 4u tktâlrt 4t B-. sa rie, ses trméux et s* correspwdance, ^r Ch. MAitio5.EAU, B-, <^.».5?Ï%"'.„^*U^

7,V B. iSo in-8- T i- Âug M ABCEL«; îi- Etogr

M. Marcelin snr V. Lonts. Î^Jl *?;*«. Ifâ3 théâtres de »«. par L. db Lamothe B , ll^, 1 ii-S- ; 8- DoH%e lettres de V . Louis [UMi i< », iiublii^ par Ch. Mahiosseau, B-, ^858, in-16, Tirie de lettres de V. Louis, publiées par M. Ch. DiRASD, B-, 1879, in-8*.

LOUIT (Paul), né à JeRjin (Gers) en 1774. Militaire, off. retraité, * enlM4. décoré par l'Empereur sur le champ de bataille Fonda ^B- enl82o une fabrique de chocolat qui acquit rapidement mie grande réputation. A son décès (183b}, u laissa quatre fils.

LOtJIT (Jean-François-Emile), f?}s aîné du précédent, né à B» le 29 avnl 1H19, mort à B« le 4 janv. 1887. Créa avec son frère Chartes l'usine de chocolat et de conserves alimentaires I^it frei-es et G». Au décès de ce dernier 1857, il reste ^l propriétaire de l'usine qu'il céda en 18W à son plus jeune frère îîiouard ; s occupa alors d'armement et de commission; m construire en 1868, sur les Plans de M. Lamarte, un magnifique théâtre contenant plus de 3,000 pei-sonnes, dans son immeuble de la rue Castelnau-d Auros.

Ce théâtre prit le nom de Theatre^LouU, puis celui de FoUes-Bergh^e etde Bou/Tc*hordelais et fut complètement détruit par un incendie, le 3 juillet 1888. Vonda en 1861 le Journal lie Bordeaux et 1 imprimerie Bordelaise, située rue Porlebijeaux. Ce journal n'a pas cesse de soutenir les idées napoléoniennes. M. hm.

Louit fut nommé chev d IsabeUe U Catholique en 1867, îs^ le 15 août ISft).

LOUIT (Léopold), fils du précédent, né à B« le 30 août 1856. Succéda à son père dans la direction du Journal de Bordeaux. Chev. des ordres de Chartes UI el de Venezuela en 1883. Fonda en 1887 le Petit Bordeaux, journal quotidien a 5 centimes, qui a remplacé le Jourfiaïae Bordeaux.

LOUIT (Edouard), né à B* le 5 mai 1840: fivre de Jean-François-Emile et de Charles. Transporta en 186i dans sa

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