‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 373 sur 549 · LU H · texte numérisé non relu

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187G; adjoint au maire de 1871 â 1876, il a rempli ces fonctions avec une distinction et une abnéffation rares.

Son éloge a été prononcé sur sa tombe par M. K. Fourcand, maire de B>.

IiUGEOL (Pedro-Juan), chirurgien, fils du précédent, né à La Havane (Cuba) le 27 déc. 1838. D' en méd. de la Fac. de Paris en 1864; lauréat de celle de B>; a fait la campagne de France 1870-71, comme méd .-major des mobiles de In Gir. chirurg. en chef de Thospice de la Matei^ nité de B^ depuis 1885; prof, à l'Ecole départementale d'accouchement ; memb.

de la Soc. de méd., son présid. en 1885; ancien présid. de la Soc. médicale d'émulation.

LULÉ-DÉ JARDIN (Antoine-Gustave), né à B« le 20 avril 1801; auteur d'un recueil de vers intitulé : Mes loiâira; mort le i*rjuin 1883 à B* où il était avocat depuis 18â», laissant plusieurs poésies inédites, parmi lesquelles on cite un chant éjsique intitulé : La France et la Révolution.

Lulé-Oéjardin est encore auteur d'un Traité élémentaire de la êéparation des patrimoines, B<, Suwennck, 1837, br.

in-8». B. de F.

LUMIÈRE (Thomas), né à Castillon en 1742 ; guillotiné à B< le 2 iuil. 179i. Avocat au Pari., créateur du club monarchique de B", de celui des cordelière et, aux termes de son j ugement de condamnation, premier agent de l'aristocratie et ennemi de la Révolution. On a de lui : Becherches sur le droit public et les privir lèges de la province et des principales villes de la Guyenne, principalement sur les Etats généraux et particuliers, les impôts, etc., B*, 1788, o cahiers de 140 pp. in-8». B. de F.

LUPPÉ (Mathieu-Pierre-Etienne, comte de), né à Corbére (Basses -Pyrénées) le aO juil. 1833, mort à Paris, le3 oct. 1879, fils aîné du marquis de Luppé, ^, et de la marquise née Armandine d*Angosse, neveu du manmis de La Grange par son mariage avec M"« de Gumieu. Chef d'escadron de la garde nationale de Paris en 1870; a pris part à la défense de Pains et à la bataille de Montretout; memb. du cons. gén. de la Gir. de 1864 à 1870; ^ le 8 févr.1871. A laissé un fils, Pierre-Louis- François, marquis de Luppé, chef de la famille par la mort de son grand-père, arrivée en 1880.

LURBE (Gabriel de), né & B» au zvi* s., mort à B* en 1613. Avocat, annaliste, nommé en 1572 procureur- syndic de la ville de B>, en remplacement de François de La Rivière; il fut confirmé dans ses fonctions par lettres-patentes du 21 nov.

1586: d'autres lettres, données au camp de Ciergeau en juin 1589, l'anoblirent lui et sa postérité mâle et femelle. On connaît de lui : Burdigalensium rerum chronicon, Simon MiUanges, 1589, in-4o, plusieura fois réimprimé (voir à la suite de cette notice); l'auteur publia chez Millanges en 1594 une traduction de cette chronique sous le titre suivant : Chronique oourdeloise composée cirdevant en latin et de nouveau augmentée et tra' duite en françois par l'auteur avec deux siens discours : Vun de la Conversion du Roi, et Vautre des Antiquités naquières trouvées hors delà dicte ville, petit in-4<> (cette chronique s'arrête au 20 oct. 1594); I}e illustrilms Aquitaniœ viris à Cotistantino magno usque ad nostra tempora libellus, Millanges, 1591, in-8°; De scholis litterariis omniuim gentium commentarius, in-8o, Millanges, 1592; Garumna, Aurigera, Tamis, Oldus, Durannius, Aturrus et Carantonus cum onomastico GcUlico omnium Aqui" tantes urbium, S. Millanges, 1593, in-8<>; Les anciens statuts de la vUle et cité de Bourdeaus enrichis d'aucuns nouveaux statuts, de plusieurs règlements et annotations, S. Millanges, la93, in-4^. De Lurbe avait épousé Louise de Galopian, dont il eut deux fils : 1<* Isaac, avocat renommé au Pari, de B^, qui remplaça son père en 1504 comme procureur^yndic de la ville de Boi*deaux, et continua la postérité; 2» Pierre dont l'article suit

B. de F.

Son nom a été donné à Tune des rues de B< donnant rue Damai ; nous croyons utile de donner ici la bibliographie des chroniques bordelaises de de Lurbe, Dainal, Ponthelier, Tillet, qui sont souvent confondues et qui sont toutes très intéressantes au point de vue de notre histoire locale; cette bibliographie est due à M. Ernest Labadie.

Lurbe (de). — 1» Burdigalensium rerum chronicon, Burdigalœ, 1589, in-4o, prem. édit. de ces chronianes, en latin, s'arrétant au 20 oct. 1587 (très rare). 2» Burdigalensium rerum chronicon, Burdigalœ, 1590.in-4o, deuxième édit.,toujoura en latin, continuée jusqu'en 1590 , et imprimée à la suite des œuvres d'Ausone, B*, 1590. 1604, avec un titre et une pagination à part. 3* Chronique bourdetoise composée ci-devunt en latin et de nouveau augmentée et traduite en françois, Bourdeaus, 1594. in-4°; la chronique est continuée j usqu au 20 oct. 1594 ; c'est la 3* édit. et la 1^* en français (rare).

De Lurbe n'a donc écrit la chronique gue jusqu'en 1504. Elle a été continuée jusau'en 1020 par Damai, jusqu'en 1672 par Ponthelier, et j usqu'en 1703 par Tillet.

Darnal (Jean). — Chronique bour^ deloise par G. de Lurbe, continuée par

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Jean Damai (1619-1620), deux parties, in-io; cest la réimpression de la Chi-onique de de Lurbc continuée jusqu'en 16z0 par Damai. Cette 2*édit., fi*ançaise, qui n est pas rai^, se vend cependant assez cher, on n'a jamais su pourauoi, car la suivante lui est bien préférable.

PoNTHELiER (Jean de). — Chronique hoiirdeloiêe continuée de 1620 jusqu'à présent (167^, in-4o. La continuation do 1620 à 1672 est de Ponthelier. Cette édition se compose de trois parties :

1« la réimpi*ession de la Chronique de de Lurbe; 2« la réimpression de la continuation de Damai; j" la continuation de Ponthelier. Assez commune et ou'on trouve à bon marché, mais à laquelle il fout ajouter la continuation de Tillet.

TiLLET. — Chronique hourdeloise, continuée depuis 1671 jusqu'en 1701 par M* Tillet, 1703, in-4«. En 1703, en publiant cette continuation, on n'a pas réimprimé, comme on pourrait le croire, l'édition de 1672. L'éditeur a simplement réuni son travail à l'édition de 1672 qui n'était

fias épuisée et y a ajouté une table pour es quatre parties. Un exemplaire dans ces conditions est complet; c'est la meilleure édition, la seule qu'on ait à se pixx:ui-er, les éditions antérieures étant du domaine des collectionneurs. On en trouve assez communément des exem-

Îlaires contenant ces quatre parties(1672- 703); d'un prix peu élevé, mais généralement en état médiocre.

Chroniques historiques et politiques de la ville et cité de Bourdeaus, 1716, in-4<*. C'est une réimpression de la continuation de Tillet éditée aux frais de la Ville. LUe est très rare; on n'en connaît que trois ou quatre exemplaires. Cette rareté provient de ce que presque toute l'édition a disparu lors d'un incendie qui eut lieu dans les archives de la Vifle. Elle n'avait été du reste tirée, dit-on, qu'à 100 exemplaires.

Bemadau a essayé de continuer ces chroniques dans ses Annales politiques de B*' dont il a publié un vol. en 1«03, in-4<>. Son manusciùt, qui se trouve à la Bibliothèque de fi* et dont une copie exacte est chez M. E. Labadie, n'a été imprimé que jusqu'au 10 mars 1789. Il va jusqu'au 2 déc. 1851. En 1884, un typographe libou mais, M. Bouchon,a imprimé une suite du vol. publié par Bernadau; il a mis en vente 2 livr. in-4«, mais il n'est allé que jusqu'au 29 nov. 1800.

LURBE (Pierre de), fils du précédent, né à B* où il est mort en odeur de sainteté le 7 sept.l62i. Chan. et archidiacre de Biave,en 1 église métropolitaine St-André de 6*; officiai et auditeur gén. du cardinal de Sourdis, vie. gén de B»en 1617; premier sup. et directeur des Ursulines de B'. Nous avons de lui : Briefve réfuta-

tion de qiielques points pi'incipaux du libelle diffamatoire de Gilbert Primerose,soy -disant Pasteur de l'Eglise réformée de 1?% etc., à B*, Simon Millanges, 161 4, pet. in-8* très rare. Ce vol., dédié au cardinal de Sourdis, contient 4 ff. non chiffrés, 115 pp. de texte plus 5 pp. non chiffrées à la fin; Ti*aité ou méthode de bien faire les exercices spirituels, etc., à Bs J. MUlanees, 1621, in-12. 270 pp., dédié au cardinal de Sourdis et aux dévotes et vénérables i^ligieuses vierges de Ste-Ursule du monastèi*e de B*.

Jeanne de Lurbe, nièce de Pierre, fonda en 1629 la maison des Ui-sulines de Cahors. B. de F.

V. Gacfrktxac, Chroniqur, t. Il, p. 50; A nt DK Laxte.^ay, Mélange* de Biographie et 4'Hi*toire, pp. 207-212.

LURUfE (Louis), né à Burgos(Espagne) en 1816, mort à Paris en 1860. A lait ses débuts à B<, où il a été longtemps journaliste et a publié, <ious le pseudonyme de BuRGOS : Le foyer du Théâtre^ corn., B>, 1832; Comment Vesprit vient aux bêtes, B^, 1841; Le droit d* aînesse, corn, en 2 a., 1842. Fixé à Paris vers 1845, il écrivit de nombreux romans ou coiuédies, et collabora à plusieui's des livres illustrés de cette période. Son charmant ouvrage : Voyage dans le passé, fut publié en 18^ sous le titre de Le Train de B*, Paris, Victor Lecou, in-18 de 360 pp.; il contient quelques détails intéressants sur B* et ses environs et il est orné d'un portrait sur chine de l'auteur, en costume romantique, signé A. Auclair.

V. Catâl. 0. LoRBNZ, t. II!; — Alb.SxcoxD, Le Tiroir aux Souvenin, Paris, Denlu, iS&H. Gel ouvrage contient une notice intéressante sur Lurine.

LUR-SALUGES. La famille de Lur, suivant une tradition constante, est orifi^inaire de Franconie. Elle s'établit en Limousin au x< s. La branche de Lur- Saluces, seule existante aujourd'hui, a pour tige Pierre II de Lur qui épousa,

{)ar contrat passé au château de fUbérac e 21 août 1^72, Isabelle de Montferrand, ytetM d'Uza, dame de Fargues, Belin, Aureilhan, etc. Les terres de Fargues appartiennent encore aujourd'hui aux héritiers du maixiuis Bertrand de Lur- Saluées, douzième descendant en ligne directe de Pierre de Lur. Tous les membres de cette ancienne famille ont tenu une place distinguée dans les rangs de l'armée française. M. R. Dezeimeris, dans son Discours sur la renaissance des lettres à B^au xvi*s., prouve que c'est à un membre de cette famille, Guillaume de Lur, que fut dédié le livre de La Boêtie : De la se^'vitude volontaire.

V. Notice généalogique sur la famille de Lut, 0*, imp. Durand, 1S55, in-^% 7(> pp.

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LUR (Pierre de), IV* du nom, né au château de Malle, à Preignac, le 23 nov. 1702, mort à Paiis le l»"- mars 1780. Prit à la mort de son oncle. Hercule Joseph, le titre de marquis ae Saluces. Entré dans les moustjuetaires en 1728, après avoir pailicipé à de nombreuses batailles, devint chevalier de Saint-Louis en 1738. Maître de camp d*un régiment de cavalerie de son nom le 6 mars 1743: prit part à la bataille de Rocaux en 1744, au siège de Berg op Zoom en 1747, fut employé à Tarmée d'Allemagne sous le maréchal d'Estrées, puis sousle mai'^'hal de Richelieu, 1757. rut rejoindre l'armée que commandait Soubise sur la Saala en Saxe, fut blessé et fait prisonnier à Rosbach le 5 nov. après avoir fait des p(x>dige8 de valeur. Créé maréchal de camp pendant qu'il était prisonnier, fut échangé en 17o0, après s être démis de son régiment de cavalerie, et fut créé lieutenant gén. le 1*^ mars 1780. Il avait épousé le lo iuil. 1722 Angélique-Aimée- Romaine-Julie de Gameau, fille d'un lieutenant gén. des armées du roi, gouverneur de Déthune.

LUR-SALUGES (Claude-Henry-Hercule de), fils du précédent, né au château de Malle à Preignac le 8 nov. 1731, condamné à mort comme royaliste par le trib.révol. de B"" le 14 déc. 1703. Il n'avait que 15 ans lorsqu'il commandait le 4* escadron du régiment de son père, à la bataille de Lawfeld, où son cheval fut tué par un boulet de canon. Grièvement blessé à la bataille de Rosbach, il fut fait prisonnier, et par une grâce particulière reçut la croix de St-Louis à Leipsick. Il devint biigadier en 1762 et marécnal de camp en 1770. Il avait épousé en 1760 Marie-Adélaïde-Félicité de Mauide, dame de M<"« Sophie de France,(ille du roi dont il eut huit enfants,

auati-e fils et quatre filles : 1» Louis-Améée, filleul du roi Louis XV et deM"» Victoire de France, dont l'art. suit; 2<* Louis- Alexandrc dont l'art, viendra ; 3oCharles- X^hilippe, né à Malleenl779, morten 1789 ; 4<> Ferdinand-Eugène dont l'art, viendra.

LUR-SALUGES (Louis-Amédée de), né à Paris le 7 mars 1761, mort à Paris le 29 oct. 1788, fut colonel du régiment de Penthièvre-dragons. Il avait épousé, au chàt.d'Yquem, le 6 juin 1785, Joséphine de Sauvage, dame d' iquera, de Podensac, de St-Criq, morte au château d'Yquem en 1851.

LUR-SALUGES (Mi> Antoine-Mane- Henry de), fils du précédent, né au chat. d'Yquem enl786, mort à Madrid le 12 juil. 1823. Nommé en 1810 chambellan de Tempereur; ayant demandé avec instance d'entier dans l'armée. Napoléon, mécontent de son insistance, le nomma sous-lieatenant au 8« régiment de chas-

seurs à cheval avec lequel il fit la cam-

Eagne de Russie, dépassa Moscou, fut lessé, fait prisonnier et conduit à Astrakan d'où il ne revint qu'en 1814. Depuis, aide-de-camp du duc d'Angouléme, il voulut en 1823, quoique malade, suivre ce prince en Espagne; il y mourut.

Partisan de tout progrès utile, on le voit dès 1820 au premier rang de ceux qui cherchaient a doter notre pays de routes commodes et à unir leurs efforts à ceux du duc de Richelieu, de Balguerie-Stuttenberg, Deschamps, etc., pour préparer l'amélioration des landes, il avait épousé en 1807 Marie- Geneviève- Françoise de Filhot (V. ce nom) dont trois enfants : 1<| Louis-Geneviève mort à Paris en bas â^e; ^ Romain-Bertrand qui suit; 3» Ferdinand-Louis né à Rx le 22 juin 1815, mort à Verdelais en oct. 1867, marié en 18i5 à Marie de la Myi^Mory.

LUR-SALUGES (M'* Romain-Bertrand de), né à B^ le 19 août 1810. mort au chat, de Filhot à Sauternes le 7 mai 1867. Entré à St-Cyr en 1829; sorti de cette école en 1831, pour rofus de serment, vint habiter le chat, de Filhot. De son mariage en 1835 avec Thérèse de Chastellux, fille du comte César de Chastellux, maréchal de camp et pair de France, sont nés onze enfants, dont qiiatre fils : 1<* Amédée dont l'article suit; 2« Charles; 3p Alexandre; 4<* Eugène.

LUR-SALUGES (M'- Amédée de), né au chat, de Commarin (Côte-dOr) le 5 juil. 1839. Sorti de St-Cyr en 1861 ; sous-lieutenant au 7* lancieî^ ; démissionnaire en 1867. Elu conseiller gén. par le canton de Langon en 1870; nommé en déc. 1870 commandant du 3* bataillon des mobilisés de Bazas, fut dirigé sur le corps d'armée en voie de formation à Boui-ges et sur la Loire. Devint en 1872 chef de bataillon au 140* régiment territorial d'infanterie. Député de la Gir. de 1871 à 1876, il fit partie de la droite légitimiste ; échoua aux élections de 1876, de 1877 et 1885 avec une impoiiante minorité. A reçu, après la mort de M. Joseph de C^rayon-Latour, la direction du parti royaliste dans la Gironde ; a prononcé à ce titre plusieurs discours dans diflerentes réunions ou banquets.

LUR-SALUGES (C^* Louis-Alexandœ de), deuxième fils de C.-H.-Heroule de Lur-Saluces^ né à Paris en 1774, mort en 1842. Emigra en 179-1 ; fit la campagne de 1792 sous les ordres du maréchal de Broglie. Après le licenciement de l'armée des princes, il passa en Angleterre et de là en Espagne, y devint capitaine dans le régiment de cavalerie de Bourbon et i^nti*a en France en 1804. Il fut du nombre I des royalistes qui s'unirent les première ; à B« pour travailler à la rentrée des Bour-

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