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bons; le 12 mars 1814, il déploya le drapeau blanc à la fenéti*e de rHôtei de Ville de B*, et le 13 il fit paiiie du cons. du duc d*Angouléme. Pendant les Cent jours, il fût commissaire du roi dans la Gir.; nommé colonel de cavalerie en disponibilité et chev. de St-Louis. Elu député de la Gir. en 1815, il eut à la demiéme session un très grand nombre de voix pour la présidence; réélu en 1829, des pertes cruelles Bur>'enue8 dans sa famille lui firent donner sa démission. Il avait épousé à B> Rose-Eugénie de la Jonchére dont il eut plusieurs enfants morts en bas-âge et Léontine-Gabrielle, mariée en lw6 à Henri de Lur-Saluces, at^ourd'hui sénateur, son cousin germain, dont l'article suit.
LUR-SALUGES (C** Ferdinand-Eugène de), Quatrième fils de C- H. -Hercule de Lur-Saluces, né à Paris en 1780. Contribua en 1814 et 1815 an mouvement royaliste de B>; nommé chef d'escadron au 3* hussaixls, il servit dans ce régiment jusqu'en 1820, époque à laquelle il entra comme officier supérieur dans les gaixles du corps. Nommé député de la Gir. à quatre élections successives, il fut élu secrétaire de la Chambre en 1828, et en 1829 fut porté par 75 voix sur la liste de présentation au roi pour la présidence.
Après la Révolution de juillet, il donna sa démission motivée de député et renonça, par refus de serment, à sa solde de colonel en disponibilité. Il avait épousé en 1800 Marie-Thérèse de Montalier dont il eut ThomaA-Joseph-Henry, dont l'article suit, et Louise-Alexandfrine-^Ieanne- Amédée de Liir-Saluces, née en 1801, mariée en 1824 au c^* de La Myre-Mory, dont un fils et cinq filles.
LUR-SALUGES (C^* Thomas -Joseph- Henri de), fils du précédent, né à La Réole le 11 déc. 1808. Entré à Saumur en 1825, sous-lieut. au 14* régiment de chasseurs en 1829. Mis en non-activité sans solde, sui' sa demande, le 10 sept. 1831. Propriétaire du chat, de Malle, à Preignac; maire dePreignacdel838àl841.
Memb. du cons. mun. de B> de 1841 à 1846 ; élu par le parti libéral dont il fut le candidat pour la dépntation dans les arrondissements de La Réole et de Bazas, et dans le canton de Podensac. Elu en 1848 commandant de l'artillerie de la garde nationale de B^; memb. du cons.
Ï^én. de la Gir., élu par le canton de ^odensac, de 1800 à 1874, épooue à laquelle il déclara se retirer ae la vie pnbliaue; sur les instances du parti républicain, il accepta la candidature à la Chambre aux élections du 20 fév.
1876 contra M. .1. de Carayon-Latour, député sortant, et fut élu par 10,917 sulTraji^es; prit place au centre gauche, fut l'un des AS3 et réélu le 14 oct.
suivant: a été élu sénateur de la Gir. en 1887, est inscrit an groupe de la gauche républicaine.
On a de lui : Recueil des hrochureM, des éerits publiét de 1839 à i880 par M, Henri de Lar^aluces, B*, G. Gounonilhou, 1880, in-8», 348 pp.
LUSSAN (LouisJacgues-Audibert de).
Fut d'abord militaire, distingué et reçut la croix de St-Louis, comme capitaine de cavalerie. Prêtre de St^ulpice, prof, au petit séminaire d'Angers. Etait vicaire gén. de St-Omer lorsque le roi le nomma archevêque de B*; sacré le 22 avril 1744, vint à B' en 1745 ^rtant des lettres patentes qui assuraient l'existence a la communauté des filles du Bon-Pasteur; montra beaucoup de dévouement pour les pauviies lors de la disette de 1748; contribua à l'établissement d'écoles de charité dirigées par les Frères des écoles chrétiennes qu'il fit venir a B*, de conceri avec M. Louis -Urbain Aubeit de Toumy fils. En 1760, il démembra le territoire paroissial de Saint-Pierre-de- Quinsac d'Embarès pour ériger trois nouvelles paroisses sous le nom de N.-D. du Bec, de Saint -Jacques d'Embarès et de St-Louis de Montferrand, avec réserve d'en ériger une quatrième sous l'invocation de St-Vincentrde-Paul. Mourut subitement le 15 nov. 1789 après avoir gouverné prés de vingt-cinq ans son diocèse avec oeaucoup de modération et de zèle.
Armes : D*or au lion de gueules. Son polirait a été gravé par Tardieu d'après un polirait peint par Hestout en 1749.
LU£E DE L'ÉTANG (de), membre de la branche catholique, d'une vieille famille girondine, dont la branche protestante emigra en Suisse après la révocation de redit de Nantes, puis revint s'établir à B> après la Révolution. Député des communes de la sénéchaussée de B< aux EtaU généraux de 1789, il fut à diverses reprises élu adjoint au présid. de l'Ass.; il avait fait partie d'une délégation chargée de transmettre au roi les vœux du tiers-état et de la députation envoyée au clergé parle tiers -état pour obtenir la réunion des deux ordres. Le 20 juin 1789 il signa le serment du Jeu de Paume.
LUZE (Charies-Frencis de), né à B< le 18 avril 1834, mort à U Flèche le 15 fév. 1871. Négociant en vins de la maison A. de Luze et fils fondée à B* en 1820 par son père M. Alfred de Luze, bourgeois de Genève. Organisateur de la première des ambulances girondines qui sont allées en 1870 sur les champs de bataille grâce à des souscriptions particulières. La sienne organisée aux frais de sa famille, de ses amis et avec l'aide de la Soc. française de secours aux blessés, quitta B> le 17 déc.
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1870, fat attachée à la 3« division da 15* corps d'armée et soiffna 1,071 soldats français, il fit preuve a'un dévouement exemplaire. Atteint par une méningite, suite des grandes fatigues qu'il endu l'ait; il est mort sur le champ d honneur, à la tête de cette ambulance qu'il avait pour ainsi dire créée, laissant a ses enfants, à ses concitoyens, le souvenir impérissable de son admirable dévouement.
LTNCH (Le c^ Jean-Baptiste), né à B< en 1749, mort en 1835. Appartenait à une famille originaire d'Irlande, naturalisée française au siècle dernier (V. Archives hist. de la Gir., t. XXV). Ancien avocat au Pari, de B>: présid. à mortier au même Pari, de 1783 à 1790; memb. du Conseil des Cinq-Cents; maire de B* de 1800 à 1815; i^ en 1811. Comte de l'Em-
Eire, il n'en livra pas moins B^aux Bourons en 1814. Dès le retour de l'Ile d'Elbe, il se rél^igia en Angleterre, et fut traduit devant les tribunaux. Louis XVIII, voulant reconnaître les services qu'il avait rendus à sa cause en 1814, le nomma pair
de France le 17 sept. 1815 et lui donna le titre de maire hon. de B*^; Lynch fut aussi memb. du cons. général de la Gironde de 1804 à 1817. Le 22 sept 1811, il ouvi*it au public les poiies du musée de B>; il était gendre du premier présid. Leberthon. Napoléon I*^ a dit qu il pai^ donnait à tons, excepté à ses deux plus grands ennemis: Lvnch et Laine.
Nous avons de lui : Coi*respondance relative auœ évérwments qui ont eu lieu à B' en iSî4, Bs 1814; De V esprit du siècle, Paris, Le Normand, 1819, in^; Notice sur le baron de Montesquieu, Paris, Boucher, 1824, in-4o ^Notice sur le petit-fils de l'auteur de lEspnt des lois, mort en Angleterre); Proposition tendant à ce que les fils aînés des pairs puissent, à l'âge de vingt ans, assister aux séances de la Chambre des pairs, Paris, Patris, 1817, in42; Simple vosu, B«, 1831, in-*.
Son portrait, peint à l'huile, et ornant la salle des séances de l'Acad. de B^ a été jjravé, et se trouve dans la collection Christian Quennedey. B. de F.
MABIT (Jean), méd., né à Toulouse en 1780, mort à B» le 1«' mai 1846. Prof, de pathologie interne et directeur de l'école préparatoire de méd. de B<, a laissé la réputation d'un savant prof, et d'un haoile praticien.
Auteur de : De Vinfluence des études et delà pratique de ta médecine sur les opinions religietues des médecins, discours prononcé le 17 nov. 1824. Son portrait se trouve dans l'ouvrage du D' Pery, Histoire de la Faculté de méd, de B\ B«, J. Vincent, 1889, in-8».
MABIT (JulesJoseph), né à Quiniper le 25 mars 1808, mort à B< le 4 fév. im, fils du précédent. D'abord médecin de la marine, il se fixa à B> en 1841, devint méd. de l'institution nat. des sourdesmuettes; présid. de l'Association des méd. de la Gir. en 1878; prof, de clinique médicale à l'école de méd., puis à la Fac. de méd. de B>; 0. ^ en 1872. La mort l'a enlevé alors qu'il était plein de vigueur et servait encore avec ardeur la science à laquelle il avait voué sa vie. Son éloge a été prononcé par le D' Wergely et publié en une br. in-8» qui se trouve à la Bibliothèque de la ville.
MACAIRE (Saint), iv« siècle. Fut le contemporain et l'ami de saint Martin de Tours, qui le sacra évéqiie et l'envoya dans l'Aquitaine pour achever la conversion des idolâti*es. II se fixa dans la petite
ville qui porte aujourd'hui son nom et qui se nommait alors Ligena. Il y mourut en odeur de sainteté: son corps reposa longtemps dans l'église de Ligena; en 1027, il rut transporté dans l'église métropolitaine de B>, déDosé dans un tombeau derrière le grana-autel, et plus tard renfermé dans une magnifique châsse d'argent due en partie à la libéralité d'Anne d'Autriche, mère de Louis XIV«
MAGANAN, V. MxKANiiN.
HAC-CARTHT (famille), branche de Clan-Durmud-Reaoh, comté de Cork (Irlande).
Les MAG-GARTHT (CLAN-DiiUticuD- Reagh) ont occupé, d'après l'hist. et dès les temps les plus reculés, la première place en Irlande. 250 ans après J.-C., rois de Desmonie (Munster), ils refusent de se soumettre jusqu'à Henri II ; à cette date, leur roi Dermitius est forcé de s'incliner devant le prince vainqueur, tout en conservant, pour lui et les siens, par un tribut annuel* son royaume et la baronnie de Carbery. Donald Maol (le Chauve) lui succéda; après lui vient Duff. tué dans une embuscade (1251); Duff laissa cinq Qls: l'un d'eux, Audéon Mag-Carthy, le chef de la branche Clam-Durmud, fut pourvu de plusieurs fiefs. C'est lui qui éleva le beau chat, de Kilconath dont ses descendants ont joui jusqu'en 1649.
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Dépouillés 90US Charles II (Act of Seulement), sans a voir jamais rien fait contre la reli^on et Thonneur, ils se sont réfugiés en Fi-ance avec Jacques II (1692).
Documents inédits authentiquement recx»nnus, papiei-s de famille.
On trouve successivement les Mac- Carthy en Anjou, à B<, à La Rochelle, à Toulouse et à Grenoble.
En Anjou on trouve, en 1697, MAC- CARTHT (Daniel): en 1699. à La Roche- Bernaixl, vivait MAC-GARTHT (Hilaiion).
Enfin en 1719 naît MAC -CARTHT (Denis), seig. de Beaugé et Fonvidal, maiié à D"* .leanne Fitz-Gérald; il fonde à B' la maison de commerce qui en 1778 devait s'appeler du nom Mac-Carthy fréi'es, et qui a existé jusqu en 1828. Quatrième consul en 17tj6-i767; prem.
consul en 1767-1768; il est nommé, le 7 mai 1767, Pun des directeui's de la chambre de commerce.
Sans postérité, Denis appela auprès de lui, le 1*' mai 1765, les deux fils de Thomas, son frère, écuver du comte de Tipperary, près Cork, lequel, marié ù Jeanne Wall, eut : Daniel et John (Jean). Après avoir placé ses deux neveux au collège de Vendôme, il les fit naturaliser en 1765 et maria Tainé, Daniel, en 1778, à I)"« Eléonore Sutton de Clonard, fdle du c^* de Clonai*d, seigneur de Lugo, et de dame Philis Masterson de Castletown, à Paris.
La noblesse de Denis ou Donald Mac- Carthy, (en Irlande) avait été reconnue en France en mars 1756; celle de Daniel et Jean (John) fut reconnue à Fontainebleau en oct. 1785. Tous trois font partie des Etats généraux ; la reconnaissance de leur noblesse leur attribuait pleine autorisation de jouir, en France, de tous les privilèges de la noblesse française^ des titres déjà acquis ou à recueillir.
La Révolution éclate. Daniel, avec sa femme, reste à la tête de la maison de commerce; John, son frère, marié à I)"« Cécile-Véronique O'Byrne, émigré et se retire, avec ses enfants et ceux de Daniel, à Hambourg.
De 1787 à 1788, Daniel est 4«« consul à la Bourse de B>; le 2 déc. 1788, 2"»« consul, il fait partie de l'Assemblée des 130 (gic) (Arch. mun). En 179i, il figure comme membre de la Soc. littéraire le Musét». En 1791 également, on l'appelle à la chambre de commerce(arrété dos consuls, 3 nivôse an II, dont les membres, est-il dit, étaient choisis parmi les négociants les plus distingués par leurs lumières et leur moralité (Arch. de la Ville).
Le flot révolutionnaire se déchaîne. A Bs, le Comité de Salut Public impose brusquement les sujets d'origine anglaise et les condamne à une souscription en argent, tout en saisissant dans leui*s caves
des vins prêts à l'exportation . Les Johnston, Mayer,Mac-Cartnv, entre autres, sont sommés de souscrire. Mac-Carthy (Daniel) verse 24,000 livres tournois et voit saisir chez Mac-Carthy fi'éres 104 tonneaux de vins. Protestation de Daniel Mac-Caithy, au nom de tous. Le Comité de Salut Public le fait arrêter, jeter en prison, nov. 1791. Remis en liberté sous caution, les notables commerçants le récompensent hautement de ses angoisses en le nommant, le 7 mars 1795, présid. du trib. de comm. de B*.
En juil. 17S6, mourait^ après quelques jours de maladie, Daniel Mac-Carthy, écuyor, présid. du trib. de commerce, à peine âgé de 45 ans.
Il fut enterré, le premier, dans le cimetière Irlandais-mac-Carthy (actuellement^ 28, rue St-Louis, aux Chartrons), dont il avait acheté le terrain, depuis p«i de mois, au nom des siens, dans la seule pensée d'unir, même dans la mort, les dépouilles des vieilles familles d'Irlande émigrées à B*. Là sont encore êix tomba de Mac-Carthy, de Clonard, Lawton, O'Connel. Près d'elles encore, une tombe des Coppinger. Depuis 1828, ce cimetière particulier est interdit.
Divers immeubles importants dans la cité, 2i. rue Borie; façade des Chartrous, ^; l'hôtel, cours du Jardin-Public, occupé de nos jours par le Cercle des arts, et ayant appartenu aux Mac-Carthy, attestent la situation considérable qu'avait su conquérir cette maison de commerce.
Daniel Mac-Carthy à peine mort, John, son frère, accourt de Hambourg et prend la direction des aflfaii'es. L'érection du Palais de la Bourse à peine décidée, la maison Mac-Carthy est a la tête des souscripteurs poursuivant cette gi'ande œuvre, et son nom figure sur la plaque de marbre scellée sur l'un des Piliers de la grande salle. Dès la création des chambres de commerce en 1803, John en est nommé inemb. jusqu'en 1807 (27 janv.).
En 1807, il est cons. municipal. De 1814 à 1816, juge au trib. de commei'ce; en 1815, memb. de la comm. du dépôt de mendicité. Enfin de 1820 à 1823, ses concitoyens le rappellent à la chambre de commerce. Longue carrière administrative consulaire, toute de désintéressement, comme, aussi, touchant rapprochement entre les deux frères, Daniel et John ; de 1778 à 1828, ils ont défendu avec un dévouement égal, avec une égale sollicitude, la grande cité commerciale devenue leur patrie d'adoption.
La lourde tâche (|ue ces deux hommes éminents laissaient a leurs û]s,fut acceptée et remplie par ces derniers avec résolution. Parmi eux, John Mac-Carthy junior et Eugène Charles Mac-Carthy, tils de Daniel, et Denis-Edouard Mac-Carthy, le fils de John, se sont signalés dans les fonctions administratives, consulaires, à l'exemple de leurs vaillants ancêtres. On
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les retrouve pai*tout, nnimiement préoccupais des intérêts les plus élevés de la grande cité de B* ou de son port maritime.
lfAC-CARTHT(Denfls-Edouard)estjuge au trib. de commerce de 1820 à 182!2 et du 15 mars 1823 au 15 mars 1826 ; en 1824, memb. de la chambre de commerce; i-égent de la Banque de B* de 1829 à 1831, de 1833 à 1835, de 1837 à 1839. Le 8 fév. 1840, par un scrutin de ballottage, M. Auç. Hourquebie fut élu sous-directeur de Ta susdite Banque par 8 voix contre 7 accordées à M. Denis-Edouard Mac-Caiihy.
Ici, n'oublions pas de consigner, de 1819 à 1821, les deux filles de John Mac-Carthy, O'Byme, D"*Mane-EuDhrasie Mac-Carthy, unie à M.Jean-Victor-Durand de Lavaux-Martin (de Libourne), d'une famille originaire de La Rochelle, et sa sœur cadette, Elise Phi lis, mariée à M. Antoine de Seguin, (de La Réole); leure descendants M. et M»« Edonard de Lavaux-Mai-tiu, M™« veuve Elie Beylot, M™* Charles de Seguin, M. de Seguin, ancien dii^ct.des Haras, habitent Libourne.
Ces deux mariages furent bénis à B>
Sar le R. P. Mac-Carthy de la Soc. de ésus, leur cousin, moi*t a Annecy en 1832 et enterré dans la cathédrale avec les évéques, comme marque d'admiration et d'estime pour son éloquence, et sa charité.
MAG-GARTHT(John junior),rils aîné de Daniel, né à B> en 1783; initié de bonne heure, à côté de son oncle John, de ses fi-éres et de son cousin Denis-Edouard, au mouvement de la maison de comm. Mac- Carthy frères, il fut appelé fréquemment à l'extérieur : en Angleterre, en Scandinavie, en Ecosse et en Irlande et par son activité, aussi bien que par ses qualités natives d'esprit et de cœur, il maintint ou développa, a la satisfaction du nouveau chef de la maison de commerce, les relations d'affaires par elle entreprises sur tant de points du globe.
Mêlé, jeune encore, sous le Consulat et .sous l'Empire aux tentatives de restauration monarchique, uni par les liens de la pi us étroite amitié au héros de la Vendée, Henri de La Rochejacquelin, il embrassa avec une ardeur enthousiaste cette cause royaliste dont B' a gardé un souvenir non encore effacé. Au 12 mars 1814, cap. de la garde nat. ; en 1815, cap. des volontaires royaux, compajg^nic Auguste de La Rochejacquelin, il suit la duchesse d' Angouléme et se retire en Angleterre durant les (Jent jours.
Au lendemain de Waterloo, il franchit le détroit et il est décoré de la i^ à son passage à Paris. Cette distinction, jointe a celles que la branche aînée lui avait déjà données, le récompensait de son dévouement, de ses sacrifices pour une cause enfin victorieuse.
De 1814 à 1816, John Mac-Carthy junior
est nommé juge au trib. de commerce; en 1819, il ligure parmi les fondateurs et '' bienfaiteurs de la caisse d'épargne et de
Ïi'évoyance, de même que du 14 mars 820 au 15 mars 1823, on le retrouve memb. de la chambre de commerce.
Marié le 17 juil. 1816 à M»« Françoise- Georgette Lawton, fille de Guillaume Lawton (V. notice La>vton), il s'éloigna de la vie publique, se consacrant tout entier aux devoirs de la famille et de la maison de commerce Mac-Carthy frères.
En 1827, conservant touioui*s sa foi en la royauté légitime, mais éloigné à jamais de l'arène politique, il est de nouveau et très hautement récompensé de son attachement à la cause des Bourbons, lorsque par une lettre touchante (pieusement conservée par ses enfants), la vénérable m'*« de La Rochejacquelin lui demande, avec la plus délicate bonté, c de vouloir bien lui permettre de placer le nom de John Mac-Carthy junior sur le mausolée
3ui va être élevé en Bretagne au héros es guerres vendéennes, à son cher Henri ; et cette inscription, ajoute la sainte femme, devra rappeler le souvenir d'une vieille et forte amitié entre le jeune volontaire et le hardi capitaine, aussi bien qu'elle restera le témoignage de l'estime et de rattachement reciproque des deux familles La Rochejacquelin et Mac-Carthy. )»
La sœur de John Mac-Carthy junior, Hélène Mac-CSarthy, avait épousé M. Arnoux, de la vieille famille parlementaire de Uiloubie, ^ui fut, de 1815 à 1825, adjoint au maire de la ville de B* sous l'administration du c*" du Hamel.
MAG-GARTHT (Eugène-Charles), deuxième fils de Daniel, après de longs séjoui-s dans l'Amérique du Nord, avait épousé à B* la fille d'un grand armateur, M"' E. Delplat. Il s'est fait remarquer par sa brillante intelligence des affaires, et de 1836 à 1848 on le vit se mêler avec ardeur à la constitution et au développement du comité vinicole de la Gir., sous la présid. du c** de La Myre-Mory.
Ses deux filles ont épousé : l'ainée le
S en. Daumas,G. 0. ^, direct, des affaires 'Algérie, tour à tour homme de plume et d*épee, ancien commandant de la div.
milit. à B<; la seconde, le commandant de cavalerie, Jules Daumas, cité pour actions d'éclat en Afrique, où il fut grièvement blessé. Le maréchal Bugeaud, duc d'Isly, cousin germain des Mac-Carthy, par les Sutton de Clonard, avait ménagé ces alliances flatteuses pour les deux familles.
John Mac-Carthy junior a eu deux filles et un fils : Daniel-Robert dont l'article suit: Georgine-Wilhelmine, mariée en 1842 à Pierre-Louis-Edmond Dugué, ancien sous-préfet de Marmande de 1828 à 1848; ancien préfet de TAude et de la Manche,
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