V. Arwibo, Bibltogrophie de l'Agesêit, et Jodociu Sincenu
HANIBAK DE CAZAUBOM (François- Honoré), fils d'un cons. au Pari, de 'Toulouse. Entra chez les Chartreux, malgré sa famille qui obtint un arrêt pour Tarracher à sa solitude, mais nen ne put vaincre son penchant. Abbé de Sandras en 1712, évéque de Mireçoix en 1721; archevêque de B< en 1729, il y édifia tout son dioœse par la ferveur de sa piété et sa grande charité. Sa mort, sur\'enue le 29 oct. 1743, fut une calamité publiane. Bemadau fait de lui cet éloge : < ^ous «avons remarqué dans nos antiquités » bordelaises, que c'est peut-être le seul » de tous ceux de ce siècle qui ait fait » rapetasser ses habits pour pouvoir en » donner de tout neufs aux pauvres. »
On le considérait comme un des prélats
3ui faisaient le plus d'honneur à 1 Eglise e France.
V. Recueil iet ordonnmicet,mendementtr etc. det arekeviquet de B% publié sous U direction de Mir Donnct, B>, 1848, t. 1, p. 233.
MANSENGAL (Jean du), magistrat, né à Bazas, mort à Toulouse en 1562. Fui successivement cons., avocat gén., premier présid. du pari, de Toulouse; acquit une grande réputation de savoir et d intégrité, et jouit d'un grand crédit auprès des rois Henri II et ( raaçois II. Ce dernier le nomma vice-lieu t. gén. de la pix>vince du Languedoc, situation dans laquelle il déploya une grande videur contre les Huguenots. On a de lui : La vérité et autorité de la justice du roi très chrestien et Correction et punition des maléfices contre les erreurs contenues en un libelle diffamatoire, Toulouse, 1549. Cet écrit, condamné en Soiv bonne, réfutait un libelle qui attaauait le pari, de Toulouse pour avoir aéclaré justiciable de l'autorité séculière uu ecclésiastique convaincu d'outrage aux mœurs.
V. Ddbédat, Hitioire du Parlement de Toulouse, tome I, ch. XV, Paris, Kousseau, 1885.
MANTZ (Paul), né à BMe 28 avril 1821 . Alla faire son droit à Paris en IKS) et débuta dans V Artiste en 1844 par des articles de critique littéraire. En 1848, il
{>ublia dans Y Evénement des études sur es beaux-arts qu'il continua dans la Revue de Paris. Il fit la critique des salons de 1855 et 1857 dans la Revue française et dans la Gazette des Beaux- Arts, où il écrivit celle du salon de 1(^. Il a publié dans ce recueil de nombreux articles parmi lesquels nous citerons :
Recherches sur Vnist. de Vorfévrerie française: Rubens et Mantegna, Il fut ensuite chargé de la revue du Salon
dans le journal le Tenvffs. M. P. Mantz, attaché depuis 1842 au ministère de Tintéricur, a été nommé directeur cén. des beaux-arts en 1882, plus tard directeur hon., ^ en 18t)6 0. ^ en 1880.
Citons encore de nombreuses notices dans V Histoire dès peintres de Ch. Blanchie texte de la belle publication chromolithographique : Cliep'd'œuvre de la ^inture italienne, Paris, Didot, 1869, m-f>; le texte de Uans Holbein, Paris, Quantin, 1879, in-r>, et celui de François Boucher, Lemoine et Natoire,iiSSO, in-f».
Il a publié chez Sartorius un vol. in-12 intitulé : Le Salon de 1847, et chez Braun : Le Musée de VHermitage, 1888, in-folio.
MARANDON (Bruno-Gabriel), avocat, littérateur, auteur dramatique, journaliste, poète, né à La Rochelle en 1758, ffuillotiné à B"" le 27 oct. 1793. On connaît de lui : Les deux sœurs^ com. en 3 a. , B>, Chappuis, 1774, in-8o ; Du GuescUn à B^, épisode dramatique en 1 a. et en vers, représenté pour la première fois sur le théâtre de B> les 15 et 16 mai 1783, B>, PaUandre, 1783, in-8o, dédié à M. de la Gravère; Emilie de Saint-Preux ou Vofficier de mérite, drame en 3 a. et en vers, représenté pour la première fois par les comédiens du roi sur le théâtre de B*, les 13, 15 et 17 déc. 1783. B* PaUandre aîné, 1784, in-8<', dédié au duc de Mouchy ; Charles I^', tragédie en 5 a., 1784; Sémiramis, opéra, 1784 (V. au siyet de ces deux pièces le Journal de Guienne, n<» 60) : baphné, pastorale imitée de Gessner, mise en musique par M. Duguesnoy, représentée par les comédiens au roi, sur le théâtre de B'', au mois de mars 1786. B«, Philippot, 1786, in-8o, dédiée à Beck; Ermance, com. en 3 a.
en vera, représentée pour la première fois àB« le 3 juillet 1TO7, B«, Philippot, s. d., in-8"', dédiée à M. le c^* de Fumel; Le double emploi, ou d'une pierre deux coups, proverbe dramatique en 1 a. et en vers. Senatms populusnue ronianus, Amathonte (B>, Pinard), DXI Olympiade, in-8<> : cette bluette, classée avec raison dans la catégorie des pièces libres par le Cataloaue Soleinne, est bien de Marandon, elle Hgure dans un recueil de ses ouvrages, en ma possession, qui porte un envoi de sa main.
Le théâtre à B^, de MM. Minier et Delpit, attribue encore à Marandon une trag. intitulée : Cromwell qui serait demeurée manuscrite. Marandon a qus plusieurs inscriptions en vers sous des portraits de personnages contemporains, entre autres sous celui de Conrpon, gén. de la garde nat. de B', gravé par J... L... (Jacques Lavau), et sous le grand portrait, grave par Binet. de Restif de la Bretonne dont il était gi'and admirateur. On sait par une lettre de lui insérée à la fin du tome XX des Con-
temporaines^^ édiX.), et datée du 11 oct. 17», qvi'il était avoc. au Pari, de B*. Marandon avait embrassé avec ardeur les idées révolutionnaires. Rédacteur du Courrier de la Gironde, il se déclara en faveur de la constitution civile du clergé et publia même un pamphlet impie, intitulé : RelO' tion véritable et remarquable du grand voyage du P^pe en Paradis, Il se prononça en 1793 pour les Girondins, et devint memb. de la comm.populair» de B<. Malgré les opinions qu'il aiffichait, accusé d*avoir excitié le ]>euple â marcher contre Paris, il fut traduit devant la comm. militaire présidée par Lacombe et condamné à mort. Il est de tradition qu'en marchant au supplice, il était dans un état visible d'ébriété. Cet écrivain a inséré des contes, des épigrammes et des poésies fugitives assez nombreuses dans le Journal de Guienne, 1784, 17ffî, 1787 el dans le recueil iniiiuXé: Etrennes deMnéniosyne, Paris, 1788, 1789-90, 3 vol. in-18.
B. de F.
MARANDON DE MONTTEL (Bruno- Edouard -Ferdinand), peintre et auteur dramatique, né à B^ en 1782, ou en 1784 d'après Âuvray, mort à Paris le 13 mars 18m, ou le 12 mai 1854 d'après Auvray. Ami de M. de Martignac, Ed.Géraud et des autres littérateurs de B'^. Durant sa jeunesse, un peu orageuse, il s'occupa plus de politique et de littérature que d'art. Appelé a Pans dès le ministère de son ami M. de Martignac, il y fit de rapides progrès.
Comme peintre de paysage, il a figuré à presque tous les salons de Paris de 1834 à 1854. y a obtenu : 3« méd. en 1837, 2« mécl. enl839,l>^méd.enl841. !^ le 28 oct. 1848.
Marandon a fait tour à tour de la peinture à l'huile et de l'aquarelle. On a de lui, au musée de B' : Vue des Pyrénées et Vue d'Italie; au musée d'Orléans :
Entrée du parc du château de Montesquieu à La Brède (Gironde). L'Etat a acheté plusieurs de ses tableaux.
A publié: Paul et Lise, com.-vaud., B«, 1Ô04, in-8» ; Le vingt-six Brumaire ou le Bulletin de la grande Armée, vaudeville, 1805, en collab. avec Châteauvieux et Migneret; La Guerre pour la Îmix ou les cinq Chansonniers dans 'embarras, vaudeville, 1805.
MARANDON DE MONTTEL(M"* Nelly ), peintre, née à B>. Elève de Robert Fleury. A exposé au salon de Paris 1850 six miniatures dont : portrait d'homme, d'après van Dyck ; de Marie de Médicis, d'après Rubens; de M<b« V* Marandon de Montyel.
MARBOTIN (Jean de), b«> de Conteneuil, fils de PieiTe de Marbotin, cons. en la grand'chambre du Pari, de B'. Elu en lv27 premier jurat de la noblesse de la ville ae B*; était en 1746, lieutenant de MM. les mai'échaux de France pour
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leur trib. d'honneur, chev. de Saint-Louis. A laissé deux fils : Jean-François^Laurent Amédée et Jean-Baptiste-François, dont auivenlles article8,et un troisième connu sous le nom de l'abbé de Marbotin du Mirail, décédé étant vicaire général du diocèse de Bazas.
MARBOTIN (Jean- François- Laurent - Amédée de), b<» de Conteneuil, né à Brouqueyrsm le 14 avril 1748, mort à B< le Iv) août lt{24; cons. au Pari, de B> en 1768: présid. de Chambre à la Cour de D^ le 12 mai 1811: premier pvésident à la même Cour le ^ janv. 1816; cous. gén. de la Gir.; G.«j^. A laissé un llls, Victorin de Marbotin Conteneuil, mort à B<, sans postérité, en 18i8, après avoir été successivement auditeur au cons. d'Etat, sous-préfet de Bruxelles et de Blaye de 1815 a 1830: cons. gén. de la Gir. de 1831 à 1848. ^.
MARBOTIN (Jean -Baptiste -François de), b»" de Sauviac, né à B« le 24 mars 1752, mort le 1*' déc. 1825. A seni dans la marine qu'il a quittée avec le grade de capitaine de vaisseau; a fait la guerre de l'indépendance en Amérique; était chev.
de St-Louis, et ^. A lais^ié un fils:
Pierre • François - Joseph - Maiie, dont l'article suit,
MARBOTIN (Pierre-François-Joseph- Marie de), b»" de Sauviac, né à Langon le 28 juillet 1790, mort au château de Sauviac, orès de Bazas, le 0 jaiiv. 1879, fils du précéaent. neveu du premier présid. de Marbotin de Conteneuil. Entré au service comme élève de l'Ecole militaire de Fontainebleau en 1807, capitaine en 1812, fit partie de la grande armée en 1808 et 1809, des armées d'Aragon et de Catalogne de 1810 à 1814, fit la campagne d'Espagne en 1823, comme ofT. de la garde royale; dut quitter le service en 1^28 par suite d'une blessure reçue au siège de Tortose et fut définitivement retraité comme officier supérieur en 1837 : ^ le 25 avril 1821 ; chevalier de Saint-Louis le 22 octobre 1823.
MARBOTIN (Charles-Jeanne de), b»" de Sauviac. fils du précédent, né à B< le 3 oct. 1827. D»" en droit en 1850; cons. de préfecture de Lot-et-Gar. en sept. 1851 ; sous-préfet de Sisteron (Basses-Alpes), puis de Castelnaudary (Aude) et de Gholet (Maine-et-Loire) de 1855 à 1867; secret.
S en. des Bouches-du-Rhône en fév. 1867; u Nord de fév. à sept. 1870; vice-présid. du cons. de préfecture de la Gir., en 1873 secrétaire gén. du même départ, de 1874 à 1878; préfet des Landes en 1877; mis en disponibilité sur sa demande en janv. 1878; actuellement maire de Sauviac; ^ en 1860; commandeur du Medjidié en 1867; U A. en 1870.
La famille de Marbotin, alliée aux plus grandes familles de notre prb\ince, a eompté un grand nombre de memb. aa Ptrl. de B>; les lettres-patentes données à Pierre de Marbotin en lffî6 portent:
t Ayant égard aux services rendus au
> défunt roi, notre très honoré seigneur
> et père, et à nous depuis notre avène- » ment à la couronne, et au public, par » défunt M. Léonard de Marbotin, en la » charge de notre cons. au ParL de B', qu'il » a exeix^ée avec réputation l'espace de » 42 ans et même aux pertes considéra- » blés qu'il a souffei^s et aux dangers » auxquels lui et toute sa famille ont été » exposés pendant les derniers mouve- 3 ments de Guyenne en haine de ce qu'il » s'est toujours maintenu dans la fidélité » qui nous est due. » Les lettres de provisions pour la charge de cons. au pari, données en 1768 à Jean-Françoi»->LaurenV- Amédée, mort premier présid. à la Cour de B'', portent : a Voulant d'ailleurs lui » donner des marques de notre satisfac- • tion des services que nous avons reçus » et que nous recevons encore de plo- » sieurs membres de sa famille tant dans i l'épée que dans la robe. »
MARGAND (Jean), né i Gradignan (Gir.) le 12 déc. 1827, mort à Bazas le 11 mars 1887. Vint, le U juil. 1853, se fixer à Bazas, où sa vive intelligence, la droiture et la bonté de son caractère, ses connaissances spéciales vétérinaires le mirent vite en relief. Guide éclairé des éleveurs, ses conseils ne sont pas restés étrangera aux progrès qui font aujourd'hui, de la race bovine bazadaise, une des premières races de France; aussi reçut-il, un des 300 premiers, la croix du mérite agricole (15 juillet 1884). Républicain modéré^ memb. du cons. mun.
de Bazas depuis 1869, il fut élu, sans concurrent, trois fois cons. d'arr. avec des majorités considérables. U était mero. du jury des concours agricoles, méd. des épizooties, memb. du cons. d'hygiène de l'arr. de Bazas, lauréat de aombreux concours régionaux {B\ Limoges, Angoulôme), memb. du bureau de bienfaisance; l'un des fondateurs des courses, etc.; memb. du comice de Bazas ; de la Soc. d'agriculture de la Gir. Collaborateur de M. Pasteur pour l'étude du charbon.
D'une activité prodigieuse, d'un dévouement sans bornes, il jouissait de la considération de tous; aussi sa mort prématurée a-t-elle été l'ohiet d'un deuil public dans le Bazadai^ Environ 2,000 personnes, parmi lesquelles plus de 500 paysans, assistaient à ses funérailles. Son éloge a été prononcé sur sa tombe par M.Servlère, maire de Bazas, et par le D^ Dubacquié.
MARGELLIN (Auguste), architecte, (^lève de Lebas Ç\, ce nomj^é à B« en 1802, mort à Pans le 3 avril 1870. A exposé
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au salon de 1833 un projet de monument dédié aux c héros de Juillet s. A fourni des ai-ticles à la Revue des Beaun^Arts^ et kV Europe Artiste, Il est Fauteur d'an Eloge de Louis, B*, 1834, in-8*.
MARGELLUS, rhéteur gallo-romain, né à B* au iv« siècle; enseigna avec succès la grammaire à Narbonne; il appartenait a la môme famUle que Marcelius Empiricus et était peut-être son père. B. de F.
MARGELLUS EMPIRICUS, né à B< ou à Bazas vers le milieu du iv* s., se consacra à la médecine, y excella et fYit premier méd. des empereurs Théodose-lcK^rand, Arcadius et Valentinien; on ignore répoque de sa mort. II avait composé plusieurs ouvrages; le traité De medicamentis empyncis, physicis et rationor Ubus publié dans les Medici antiqui à Venise, en 1547, in-folio, est seul parvenu jusqu'à nous. B. de F.
y. Notice sur Marcellus le Bordelaitt premier méd, de l'empereur Valeutinien et sur le* ressources qu* offrent ses écrits pour la connaissance de la tbngue parlée en Aquitaine au iv« siècle ; par Gastavo Brunet [Actes de l'Acad. de B*, iSSi, p. 141). — D' Sous, Hist, de U méd, à B*.
MARGELLUS (André-Joseph de Martin du Tirac, c*« de), chev. de Malta, né à B< le 19 avril 1745, d'une famille originaire du Limousin: fut présenté au roi en 1772 en qualité de lieutenant général on Guyenne. Tué en duel par M. de Budos le 11 mars 1789. Avait épousé Suzanne- Thérèse de Piis. veuve du baron de Lavaissière de Beausejour.
MARGELLUS (Marie - Louis - Auguste de Martin du Tirac, c»» de), homme politique, littérateur, né le 2 fév. 1776 au château de Marcellus (Lot-et-Gar.), fait chev. de Malte en naissant, mort à Marcellus le 29 déc. 1841.
Il perdit sa mère sur Téchai^ud révolut. àB> le 19 juillet 1794 et fut condamné, par les mêmes juges, à être détenu jusqu'à la paix. Après le 18 fructidor (4 sept. 1797), il fut exilé en Espagne comme inscrit sur la liste des émigrés quoiqu'il n'eût pas quitté la France. Cette inscription avait été faite pendant sa détention dans les prisons de B< et de Marmande. Il rentra en France peu de temps après, et resta retiré dans son château jusqu'au 12 mars 1814. U vint alors à Bordeaux au-devant du duc d'Angouléme qui le nomma avec Laine, Ravez, etc., membre de son conseil. Le 1»' avril 1815, il se trouvait encore dans la même ville lorsque la duchesse d'Angouléme y fut aux prises avec les troupes révoltées. Nommé député de la Gir. au mois d'août 1815, U fut constamment réélu jusqu'en 1823, et vota toujours avec le partiroyaliste,défendit chaudement
à plusieurs reprises les intérêts de la religion catholique et lit de nombreux et remarquables discours qui ont été réunis et publiés.
Nommé pair de France, le 23 nov. 1823^ il refusa en 1830 de prêter serment a la nouvelle dynastie et se retira an château de Marcellus où il partagea son temps entre l'étude et les bonnes œuvres.
Sa bienfaisance s'exerça alors dans sa province où sa mémoire est vénérée surtout parmi les pauvres. On cite de lui des traits d'une charité toute semblable à celle de Fénelon. A ces oualités du cœur il joignait une grande érudition et une merveilleuse mémoire, grâce à laquelle il connaissait â fond l'hébreu, le grec, le latin, respag[nol, l'anglais, l'italien. Il cultivait la poésie avec succès.
Il avait épousé en 1798 la fille du b*" de Piis, son oncle, député à l'Aas. constituante et mort sur l échafaud en 1794.
V. pour plus do détails sur sa vie politique et sur ses productions littéraires : michadd, Biogr. nniv., tome XXVI, p. 467.— Hoefsh, Biogr. gén,—VtLhb6 Gkvs»%ns^ Eloges, f édit., Bordeaux, Feret et fils, 1878, 2 vol. in-12.
MARGELLUS (Marie-LouisJean-André- Charles de Martin du Tirac, c^* den né au château de Marcellus le 19 janv. 179o, mort à Paris le29 avril 1861. Fils aîné du précédent, entra en 1814 dans les volontaires royaux qui formèrent à B* la garde du duc d'Angouléme, puis dans les chevaulégers de la maison du roi. Resté à l'écart durant les Cent- Jours, nommé secrétaire d'ambassade â Constantinople le 13 sept. 1815, il reçut en 1820 l'ordre de visiter les Echelles du Levant et les établissements religieux de la Palestine et rapporta de ce voyage la célèbre Vénus de Milo, chef-d œuvre de la statuaire antique. Il a raconté lui-même ce fait avec détails dans ses Souvenirs de TOrient, ouvrage très remarquable et dont R. TôofTer a fait, dans la Bibliothèque de Genève, un éloge motivé. Premier secrétaire d'ambassade à Londres, en 1821. sous M. de Chateaubriand, qu'il remplaça quelque temps, il fut ensuite envoyé en mission extraordinaire à Madrid en 1824, il en rapporta la reconnaissance des32 millions de UL dette espagnole. Représentant de la France auprès du duc de Lucques de 1826 âl829, O. ^ en. 1829, il fut nommé sous-secrétaire d'Etat des affaires étran-
S&res BOUS le ministère de M. de Polignac; refusa ces fonctions, ne voulant pas s'associer aux fautes de ce ministère.
Rentré dans la vie privée après 1830, il se consacra depuis entièrement à la culture des lettres dans laquelle il obtint de nombreux succès.
Nous citerons parmi ses principaux travaux: Souvenirs de VOrient, Paris, 1839, 3« édit., 1861; Vingt jours en Sicile, Paris, 1841 ; Chants du petêple
MAR
HAR
en Grèce, Paris, 1^; Chants powilaires de la Grèce moderne, 1860; Char teaubriand et son temps, 1869; il traduisit du grec les Dionysiaques^ de Nonnus, Paris, 1856, in-8" et la Paraphrase de VévangUe selon saint Jean, Paris, 18&1.
Il avait épousé Marie-Thérèse-Géline de Porbin, fille du c^ de Forbin, directeur des beaux-arts sous la Restauration, et peintre distingué. Il était, depuis 1820, (!hev. du Saint-Sépulcre et, depuis 1854, commandeur de l'ordre du Sauveur de Grèce.
Y. la liste de ses nombreuses et intéressantes publications dans la Houv. kio$r, gin. Didot, t.\XXin, p. 460, dans le D'* Yaseresu et dans le catalogue gén. de la librairie de Lorenz.
MARGELLUS (Marie - Bernard - David de Martin du Tlrac, v** de), né en nov. 1799, frère du précédent. Servit dans la garde royale en 1815. Nommé capitaine au l*' cuirassiei's en 1824,quitta 1 armée en 1829 et mourut le 9 déc. 1849. Avait épousé en 1829 MarieJoséphine-Eudoxie de Verthamon.
MARGELLUS (C** Edouard de), né au château de Beauséjour en 1810, rrère du précédent,aconsacn& la plus grande partie de sa vie à l'étude. Mort au château de Beauséjour le 13 oct. 1883, laissant le souvemr d'un homme de bien et la bibliothèque d'un érudit, riche surtout en livres d'histoire locale.
MARGHAHDON, conducteur des ponts et chaussées, puis homme de lettres et
i'oumaliste, né â B> en 1793, mort à B^ e 25 mars 1877, auteur de : Bordeaux, hist. de son origine, de ses monuments civils, religieux, etc., B*, 1864, in-8<», 256 pp. A publié en outre plusieurs brochures intéressantes se rattachant à l'hist. de B>, entre autres une réfutation de l'hist. de B', de Bernadau. B. de F.
MARGHANT (Léon), médecin homéo-
Çathe, né à Aiguillon (Lot-et-Gar.) en 793, mort à B> le 2 juillet 1863. Fixé jeune à B*, y devint memb. de TAcad. en 1828. Adepte de la doctrine médicale d'Hahnemann, fut un des premiers à l'appliquer et à la propager à B*. Dévoué à tous les progrès utiles, il consacra une partie de sa fortune au perfectionnement des freins de chemin ae fer. Nous citerons parmi ses travaux, presque tous publiés dans les Actes de VAcaa. deB*^ : jLecture à VAcad. sur la vie et les écrits de Victor de Sèze, 1830; Notice sur la source thermale de Salut à Baçnères, 1840; Esquisse hist. d'une épidémie de fièvre intermittente, B*, 1844, in-8» ; Sur la pâleur et la largeur de la langue comme signe patnognomonique de ^intermittence fébrile, et de son im-
portance thérapeutique, &, 1841, in-8*; Etude sur le système nerveux, 1845; Etude sur la pellagre, B>, 1846, in-8>; Bagnères-da^Bigorre et ses eaux thertna^es, Paris, J.-B. Baillère, 1849, in4)«; Etude sur tangine pharyngite, 1860; Etudes sur les maladies épidémiques, 1861, in-8».
MARCOTTE DE QUIVIËRB8 (X.), né à Landernau (Finistère) le 28 juin 1816. Propriétaire â Mérignac. Sous-préfet dans la Giv. de 1842 à 1^5; à Saintes de 1845 à 1848 : memb. du cons. gén. de la Gir. de 1848 à 1863.
Affent de change à Paris de 1857 à 1866. Agent de change hon. près la bourse de Paris. ^ 1845. Commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique.
MARGOTTE DE QUIVIËRES (Augustin-Marie-Paul), peintre, né à Mérignac, près B>, le 26 mai 1853, fils du précédent. Elève de Bouguereau. A exposé au salon de Paris en 1880: L'heure du bainei Mauvais temps: en 1881, Le plus court chemin; en 1882, Un lavoir à Grand- Camp; en 1883, Beau temps; en 1884, Après la pluie; en 1885, Souvenir de Boulogne-sur-Mer (marine) et Envirotu de Veulettes; en 1886, Embouchures; en 1887, La Seine à Rouen et Marée basse; en 1888, Novembre. Â exposé au salon de B^ depuis 1880 et dans divers salons de province,
MARGOT (Paul), pseudonyme de M. de Saincric.
MARE (Uabbé Louis-Paul-Édouard), né â Toul (Meurthe-et-Moselle) en 1838.
Entré à dix-sept ans dans Tordre des Frères Prêcheurs et reçu en 1872 dans le clergé de B*, il fut successivement : vie à Sainte-Eulalie de B^, aumônier de l'Ecole normale de La Sauve, géi:ant intérimaire de la paroisse de Podensac, aumônier du Cercle catholique des Chartrons, curé de Donnezac et ae Cartelègue (Gir.).
Auteur de : Panégyrique de sainte Jeanne de Valois, prononcé dans l'église Sainte-Eulalie de B>, in-18, B>, Feret et fils, 1878; L'âme humaine, conférences préchées dans la même église, B*, Feret et fils, 1882; La vie future, conférences
Çréchées dans l'église Saint-Eloi de B^, 883; Vie régulière et commune dans le clergé paroissial; Mémoire historique, 1889. A publié sous le pseudonyme de Louis de Toul : Etude littéraire sur les œuvres de Monseigneur Gtiilbert, archevêque de B*. 18&, in-8».
MAREILHAG (Jean-Baptiste), né à B> en 1750, mort en 1838. Plus de 30 ans magistrat consulaire; maire de B^ en 1796; memb. de la Chambre d« commerce