‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 391 sur 549 · V.^CoMMUiiAT, VOrmée à B-, p. 101 à · texte numérisé non relu

V.^CoMMUiiAT, VOrmée à B-, p. 101 à

MASSIF (J.), compositeur de musique de danse, prof, de cnant. A fait représenter au Grand-Théâtre de B< plusieurs ballets; entre autres, vers 1850, Les Ecossais, où se trouve une adaptation des plus spirituelles de la musique de la résurrection des nonnes de Robert-le' Diable, A publié plusieurs romances, entre autres la Chanson des Pirates de Victor Hugo, et, chez Raver-Ravayre, un

Srand nombre de morceaux de musique e danse, pour orchestre, dont quelques-uns ont eu une [grande vogue, et plusieurs ont été réduits pour le piano par M. Ernest Redon.

MATHARASIUS, V. Bleykie.

MATHERON (Laurent), né à La Réole (Gir.) le 27 mai 1823; chef de division à la préfecture de la Gir. de 1850 à 1860, à la mairie de B'^de 1876 à 1881. Collaborateur au Mémorial bordelais en 1849 et 1850, à la Gironde de 1852 à 1854, à la Revue de jB' en 1854, à ÏIndicateur en 1860 et 1861. Auteur de : Mémoire sur Vhist. des BeauX'Arts, B\ 1^61, 1 vol.

in^ (ouvr. couronné par l'Acad. de B^ en 18M); Les Salons de B> en i852 et 1853,2 vol. in-18; Bordeaux-Médecin, B», 1855, 1 vol. in-32; Goya, B«, 1858, in-16; Études sur les pénitenciers suisses et allemands, Genève, 1868, 1 vol.

in-8" ; Mémoire sur le sort des condamr nés libérés, Lyon, 1870, in-8<>, couronné par TAcad. de Lyon, chev. de l'ordre de Charles III d'Espagne en 1859; memb. de l'Institut de Genève et memb. de l'Acad. de Savoie en 1869.

MATIGNON (Jacques de Goyon, c*«de\ né le 26 sept. 1525 à Gacé (Normandie), mort dans son chat, de Lamarque (Médoc) d'une attaaue d'apopleiie le 28 juil. 1597. Fut l'un aes capitaines les plus remarquables de son temps. Sut se laire estimer aes catholiques qu il commandait et des protestants qu'il ne cessait de combattre avec succès, mais sans cruauté. Henri III lui donna le bâton de maréchal le 14 juil. 1579 et le nomma général en Guyenne le 26 novembre 1580.

Il s'y distingua par son esprit conciliant et l'énergie avec laquelle il rétablit l'ordre. En 1586, il mit le sièffe devant le château de Castets, commanaé par Jean de Fabas; en 1591, il défendit Saint-Macaire contre les ligueurs, mais il assiégea Blaye sans succès en 1593. Grâce à lui, B< résista aux suggestions des ligueurs et

s'empressa de reconnaître comme roi de France Henri IV, au sacre duquel Matignon remplit les fonctions de connétable. La seigneurie de Lesparre était passée dans ses mains en sortant de celle de la famille d'Albret.

V. de Marville rapporte qu'on disait qu'il avait gagné 100,000 livres en douze ans dans son gouvernement de Guyenne, et que c'était le diable qui lui amassait tout cet argent Le fait est qu'il avait la faveur de la cour, qui fermait les yeux sur ses actes.

V. Toutes les biographies.— Baillèrk, HùL du maréchal de Matignon, Paris, 1G61. in-f% avec son portrait gravé par Lochon. — Pisab», Chronologie n^ilitaire, t. Il, p. 345; — V. db Marville, Mélangei d'histoire, U I, p. 230.

MAUGRAS (Charles^aston), né à Soissons le 16 nov. 1851. Vint à B< en 1855, y fit ses études qui l'ont conduit à publier divers travaux nistori^es et littéraires parmi lesquels nous citerons : La Correspondance de Vahhé Galiani, Paris, C. Lévy, 1~ et 2« édition, 1881, in-8»; La Jeunesse et les dernières années de Madan^ d'Epinay, son salon et ses amis, etc., l&3-lm, 2 vol. in-8». Cet ouvrage a eu sept éditions. Ces trois vol. ont été publiés en collaboration avec Lucien Pérey et couronnés par TAcad.

française en 1884; La Vie intime de Voltaire aux Délices et à Femey, 18ffî, in-8<*, a eu deux édit.; Voltaire et /.-J. RovLsseau, 1886, in-S". a eu deux édit.; Trois mois à la cour de Frédéric, 1886, in-8o; Les Comédiens hors la loi, 1887, in-8«; La Duchesse de ChoisetU, 1889, in-16, épuisé, rare.

MAUNT (François de), évéqne et seigneur de Saint-Brieuc en Bretagne, fut nommé archevêque de B* en lo53 par suite de la démission de Mb' Jean du Bellay. Lorsqu'il fit son entrée solennelle à B^ le 11 nov. 1554, il fut harangué à la porte de la ville par Michel de Montaigne, maire de B'. Mourut à B* en 1558.

MAUR (Le P.), né au Mans, mort àB<le 19 avril 1690 et inhumé dans le chœur de l'église des Carmes; prieur du grand couvent des Carmes de B^ et provincial de Gascogne ; auteur de plusieurs ouvrages mystiques dont voici le relevé : Théologie chrestienne et mystique, ou conduite spirituelle pour arriver bien^tost au souverain degré de la perfection, composée par le B. P. Maur de l'Enfant Jésus, prieur des Carmes réformés du grand couvent de B>; à B>, chez I. Mon^ron Millanges, 1651, in*8o; Entrée à la dtvine Sagesse romftrise en plusieurs traités spirituels qui expliquent les plus profonds secrets de ta théologie mysHffite, id., id. ,1652, in«8»; Le royaume intérieur de Jésus-Christ dans les âmes, divisé en

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trois pai*iies, Paris, Antoine Pradelon.

1662, in-i2^ ces deux derniers ouvrages ont eu plusieurs édit. On attribue encore au P. Maur La ci'èche de l'Enfant Jéstis, B>9 in-12. La bibl. miin. de b« possède pai'mi ses manuscrits sous le n9 332 un in-18 de 80 pp., intitulé: Les lettres du R» P. Maur de V Enfant Jésus... à une religieuse de la Visitation, avec plu^ sieur ê avis que le même lui a donnés, et de plus il y a, à la suite, quelques autres lettres spirituelles escriptes à la mesme }*eligieuse par d'autres. M. Jules Delpit attribue récriture de ce manusciit à Marie-Henriette Levasseur, qui en a laissé plusieurs autres. B. de Y,

MAUREL(HilaireJI, né au Pont-de-Tam (Tamile 9 oct. ISOT, mort à B* le 7 oct. 1884. Débuta dans la marine marchande en 1826; forcé d*y renoncer à la suite d'une chute dans laquelle il se cassa une jambe, il se rendit au Sénégal en 1830 et s'associa en 1831 avec Hubert Prom qui y était établi depuis 1828; leur raison sociale fut Prom et Maurei. C'est à son initiative qu'est due l'extension du commerce français dans la rivière anglaise de Gambie. Dès 1845, il y fit des alTaires importantes et quel(|ues années après il fonda un comptoir a Bathurat. Aujourd'hui, presque tout le commerce de cette colonie est entre les mains de maisons françaises. Vers la môme époque, il rentra en France et forma à Bordeaux, avec son frère aîné, M. J.-L. Maurei, et M. Hubert Prom, la maison Maurei et H. Prom, qui établit une fabrique d'huiles et de savon à Bacalan et ne tarda pas à devenir une des pins importantes maisons de commerce, d'armement et d'industrie de notre ville. Pour reconnaître les services exceptionnels rendus par lui au commerce bordelais, le jury de l'exposition de B* 1882 demanda et obtint pour lui la ^.

MAUR£L(Marc),né à Audivert, canton de Mazamet (Tarn)^ le 14 juin 1826. Nég*, armateur, économiste, l'un des mémo, de la maison Maurei frères, ayant d'importantes relations avec le Sénégal et la côte occidentale d'Afrique.

Durant son séjour dans ce pays, il fit signer en 1852 une pétition pour demander la liberté du commerce dans le fleuve et une protection efficace contre les pillages des Maures sur la rive gauche habitée par les noirs cultivateurs; ce programme fut réalisé par le ^én. Faidherbe, gouverneur de la colonie, entre 1854 et 1858 ; il contribua l'adoption d'un i-égime douanier libéral à S^-Louis et à Gorée. Après avoir habité seize ans le Sénégal, il se fixa à B*; memb. du cons. mun. de B» en juil. 1870 et de la chamb. de corn, de B> de 1872 à 1884; il v a été souvent nommé rapporteur. Présid. de la Soc. de géogr. commerc. de B« depuis sa fondation

(1874); présid. de la Société d'économie politique de B> depuis sa fondation (1882).

A publié sous divers pseudonymes :

Note sur la marine marchande,en 1869; Réflexions d'un père de famille au sujet de la loi militaire, adressées aux membres de l'Assemblée nationale, en 1872; Lettre d'un consommateur, adressée à la commission des douanes, en 1878; Les colonies, note adressée au président du cons. des ministres, en 1882.

Proposa à la chambre de com. de B*, en sept. 1872, avec M. Alfred Daney, la fondation d'un cours d'économie politique

Ïui est professé, depuis lors, par M. J.-B. escarret. C'est de l'union amicale des anciens élèves de ce cours qu'est née la Soc. d'économie politique.

Paimi ses nombreux rapports imprimés, nous citerons : Au sujet de la rareté des matelots et des moyens qui paraissent pt^opres à en a^icroitre le nombre, B*, lrf73, in-8o; Réponses au qtiestionnaire de la commission pour le développement du commerce extérieur, B«, 1874; Marine marchande, question des primes à l'armement, B*, mars 1877; Question monétaire, B', avril 1881; Loi militaire : volontariat. B>, mai 1882 et déc. 1883; Au sujet du projet de loi pour le relèvement des droits sur les animaux vivants et les viandes. B\ octobre 1884. A i^igé un Résume des vœux exprimés par la chambre de commerce de i87S à iSlO au sujet des tarifs des douanes,\so\.

avec préface et résumé analytique; Lettres sur la question militaire, de 1880 à 1884. »

MAUREI. (Emile), né à Goi^c (Sénégal) le 12 nov. 1^, fils de M. Hilaiie Maurei, l'un des membres de la maison d'ai^ mement et de commerce d'exportation au Sénégal et à la côte occidentale d'Afri-

?ue Maurei et H. Prom, fondée en 1831. uge au trib. de commerce de B^ depuis 1865, son présid. de 1877 à 1880; présid. de la Soc. philomathique de B* en 1875 et 1876; administrateur des hospices de B> depuis 1880, chargé de l'hospice gén. de Pellegrin. O A. en 1876, * le 3 fév.1880.

MAURES (Jehan), prof, à la Faculté de méd. de l'Université de B« en 1624. Méd. de la ville. Après avoir enseijg^né la méd. avec succès, il entra en religion et prit l'habit de Saint-Benoit à La Réole où il était né. l\ cultivait les muses latines et a publié: Rupellœ captes prosepeîa, aut.

J. Maures medecinse prof essore, Burdigalaï, Millangius, 1628, in -12; Carmen Epilotmium, id est ad pestis préserva^ lionem, Burdigalae, 163o, in-8*>. Il vivait encore en 1672, comme nous l'apprend Mingelonsaulx qui parle de lui avec éloges à la page 724 de sa traduction de Guy de Chauliac. B. de F.

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MAURIAC (Jean, dit Chéri), né à SU Macaire (Gir.) le 8 déc. 1841. Auteur de : L'art de faire résister les cépages français et américains au phyUoxera, Àgen, 1884, in-32, 15 pp.

MAURIAC (Jean-Emile\ né à Barie, canton d'Auros (Gir.), le 24 janv. 1840 ; doct. en méd. ae la Faculté de Paris le l«r août 1872; lauréat de llnstitut (Acad. des sciences) (1882), de la Fac. de méd. de Paris (1872 et 1882), de TAcad. de I3« (1875); inspecteur cén. de la salubrité de la ville de B*; mémo, du cons. d'hygiène ^u dép. de la (xii*.; rédacteur en chef du Journal de médecine de Bordeaux; ancien aide-major au 7« régiment d'infanterie mobile pendant la guerre de 1870- 1871 ; actuellement méd.-migor de Tarmée territoriale (18«coij)s); U A. le 14juil. 1882; O I. le l*' janv. 1889; commandeur des ordres royaux du Christ de Portugal (1878) et d'^Isabelle d'Espagne ri883) j memb. des Soc. de méd. de B*, a'hygiene publique^ d'économie politique, de clinique de Paris, de méd. publique et d*hygiène {professionnelle de Paris, française d'hygiène, de méd. de Bouen, espagnole d'hygiène de Madrid; memb. de rAcad. de méd. de Barcelone, royale des sciences méd. de Lisbonne, acad. imp. de méd. de Rio-de-Janeiro, de méd. de Varsovie.

Parmi ses principaux travaux nous citerons : Etude historique et critique sur lesnvaUtdiesépidémiques de l'antiquité, Paris, Parent. 1872- in-8« de 102 pp.; Contribution à Vétuae du traitement du rhumat'utme articulaire aigu par la propfflaniine et le chlorhydrate de tri' méthylamine, B*, 1874; Etwie médicopsychologique sur un cas d'extase mystiaue, observé à Fontet (Gir.), en collaboration avec le D' Verdaixe, Paris,Germer-Bailliére,1875, in-8«. 74 pp.; Notes cliniques: i° sur un cas d urémie à forme cérébrale ayant détermitté la mort en vingt-deux heures et consé^ cutive à une néphrite albumif^eu8e latente ; 2<> sur un cas de paralysie des nerfs du plexus brachial, résultant de Vtisage de béquilles, B*, Feret et lUs, 1876, in-8®; îfotes cliniques sur deux cas de trachéotomie par le thermocautère, B», Feret et fils, 1877, in-8»; La propylamine, la triméthylamine et leurs sels, étudiés au point de vue thérapeutique et pharmacologique. par le prof. Alvarenga (de Lisbonne), trad.

du portugais par le D^ K. Mauriac, Paris, 0. Doin, 1879, în-8*>, 134 pp.; Note sur l'action physiologique et thérajyeutique de la « carica papaya », par le D"" MoNcoRVO, trad. du portugais parle D'' Mauriac, B«, 1880, in-8o; Contribution à V élude de la suphilis cérébrale, B», IHHO, in-8«; Du rhumatisme chronique noueux des enfants et de son traite-'

ment, par le D' MoNGORVO,trad. du portugais par le D^ E. Mauriac, Paris, O.

Doin^ 1880: De Vassistance puhliqtte à domicile dans la ville de È^ et de la réorganisation du service médic<U des bureaux de bienfaisance, B>; 1881 (Journal de médecine); La questton du salicylage des vins et autres substances alimentaires, B*,1881 ; La santé des enfants, petit manuel d'hygiène à l'usage des mères, hygiène et éducation des en' fants du premier âge, B', Feret et fils, 1882, in-18; Rapport général sur les trmvauœde la commission des logements insalubres de la ville de B' pendant les années iSlO à iSSi, J.-B. BaiUière et fils, 1882, in-8B ; Contributionà V étude de l'épidémie de variole qui a sévi à B^ pendant les années 1880 et i88i (Prophylaxie et statistique), BailUère et 61s, 1882; La rage, sa statistiaue et sa pt'ophulaxie en France et à Vétranger, B«, 18w; C. R, du Congres international d'hygiène de La Haye, Bs 1884; La question des morues rouges; étude ahygiène alimentaire, B», Feret et fils, 1886, in-8»; Considérations sur la i*age et le traitement de M. Pasteur (Journal de méd. de B*, IffiT); Une mission scientifique en Autriche-Hongrie, en Allemcigne et en Belgique, rapport au ministre de l'intérieur, Paris, 1889.

MAZBRAC (Jules), pseudonyme de Jules HovYN de TRANaiÈRE. V. ce nom.

MA2ET (Camille), né à Ste-Croix-da- Mont (Gir.) le 7 nov. 1800, mort en 1876. Avocat de la Faculté de Poitiers en 1826; juge de paix à La Béole en 1832; iuge au tru). civil de la même vil le en lol3^ juge d'instruction de 1849 à 1852; présid. au même trib. en 1866; présid. bon. en 1870. Député de Farr. de La Réole au Corps législatif de 1846 à 1848.

MAZ0I8 (Marc-Antoine), né à Paris le 25 juillet 17M,8*établità B« comme négociant en 1788 ; son goût pour Tarchéologie et la littérature le ut admettre à TAcad. de cette ville en 1799, mort à B« en 1828. On a de lui un Ménwire sur le commerce de l'ifide et divers autres écrits sur le commerce et les colonies françaises.

Jouannet a prononcé son éloge à l'Acad. de B> en 18&. B. de F.

MAZOIS (Charles -François), fils du précédent né à Lorient en 17o3, mort à Paris le 31 déc. 1826. Reçut à B> une éducation très complète, et, après de bonnes études, où ses goûts pour les lettres et les l>eaiix-arts se développèrent librement, débuta dans les lettres par quelques poésies agréables qui panirent dans les recueils du temps; devenu relève du célèbre architecte Percier

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