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qui resta son ami, il alla achever ses études à Rome et dut à la faveur de la cour de Naples, qui l'employa à divers travaux, la permission d'étudier à loisir les ruines de Pompéi et celles de Pœstum; nommé architecte des établissements français àRome,i)nis inspecteur et memb.
du cons. des bâtiments civils à Paris, il venait d'épouser la fille ainée de l'acadé* micien Alexandre Duval et poursuivait ses travaux artistiques et littéraires, lorsqu'une apoplexie foudroyante l'emporta. Il était memb. de TÂcad. de B* depuis 1811. On doit à Mazois, indépendamment de plusieurs monuments oui attestent ses talents d'architecte, les Buines de Pompéi, Paris, Didot, 1813 et années suivantes gr. in-f^; Le palais de Scaurus, Paris, Didot, 1819 et 18^2, in-8« avec fig., description ingénieuse et intéressante, d'une riche et luxueuse demeure dans l'antiquité romaine sous la forme d'un récit, ouvrage dédié à Charles Percier, et qui eut une très grande vo^ue. Mazois a encore inséré plusieurs articles dans la Galerie française et des Consi' dérations sur les théâtres des anciens dans le tome I*'' du Théâtre complet des Latins,
On lui doit en outre des mémoires en français et en italien sur les beaux-arts. Il a laissé inachevées une vie de Michel^ Ange et une grande publication sur les ruines de Pœstum; Lacoura prononcé, en 1827, son éloge à l'Acad. de B<, qui a fait frapper une méd. en Thonneur de G.-F. Mazois. B. de F.
V. Lacoch, Notice, Actes de l'Acad. de B«, lft!7, p. 998. — Son éloge par iocAKMRT, dans le même recueil pp. 119 et 138.
MÉ6RET DE BELU6NT (Jean-Santiago de), né à Santiago de Cuba le 30 mars 182». Armateur à B< de 1857 à 1875; propriétaire du Château-Talence ; maire de cette commune de 1863 à 1808 et de sept. 1870 à 1873. Juffe au trib. de commerce de B* de 1860 à 1863; administrateur de la caisse d'épargne depuis 1870; Ami des belles-lettres, il leur a consacré ses loisirs, et a été élu memb. de l'Acad. de B' en 18fô .Ses publications principales sont : Le docteur Veritas, 1861 ; Une conspiration sous Louis XIII, drame en trois actes et en vers, 1861 ; Trop parler nuit, proverbe en un acte et en vers, 18tl3 ; Le roman de Geneviève, opérette en un acte, 1865; Réminiscences de la vie américaine, ièdH; Kosciusko, drame en quatre actes et en vers, 18t)8, l'eprésenté avec grand succès au Théâtre- Français de ^; La reine des Vaudoux, drame en 5 actes et en prose (Actes de l'Accui. de B*); 3I"« de Keroen, op.-com. en 2 actes, musique de Gustave Rinck, représenté au Grand-Théâtre de B', 1877 ; Cuba en d5ii, légende indienne, 1881; poésies diverses; Dodoche, comédie en
3 actes, en prose, B*, Gounouilhou, 1887, in-8<>: La sorcière d'Espelette ou une idylle au pays Basque, pièce lyrique en 3 actes, en collaboration avec Anatole LoQUiM, musique de Louis Amoureux* Possède en portefeuille plusieurs autres ouvrages, entre autres : La Charmeuse, opéra.
MÉLAC (Ezéchiel DtJ Mas, c** de), né à Sainte-Radegonde (Gir.) vers 1630. Fils de Pierre du Mas, sieur de Mélac, ma> chand du village du Mas à Sainte-Radegonde, et de Jeanne de Puch, fille d'Ezéchiel de Puch, écuycr, seigneur de Pailhas et de la Tour-de-Montbreton. La famille de Puch est une des plus anciennes du diocèse de Bazas et parait originaire de la paroisse de Puch près Sauveterre-de-Guienne. Ezéchiel, âgé de six ans environ, perdit son père, et, peu après sa mère se remaria avec Paul de Larrard, écuyer. Il entra probablement fort jeune au service du roi^ servit en qualité de lieutenant du régiment de cavalerie de Briquemaut, en Portugal, sous le c*« de Schomberg dont il obtint une compagnie le 15 août 1666. Il parait avoir été anobli vers 1668 ou 1669. En juil. 1671 il leva une compagnie qui fut incorporée dans le ré^ment d'Effoumaitx ; le 21 du même mois il était en Flandre, en Hollande, au mois d'octobre et au siège de Maêstricht en 1673. En 1674, il était capitaine et magor au combat de SenefTe: il força la ville de Derbuy le 27 avril 1675; il était alors mestre de camp de cavalerie et déjà il s'était acquis la réputation d'un chef de partisans des plus actife et des plus redoutables. Exécutant les commandements de Louvois, il mettait à feu et à sang tout le pays ennemi, tous les moyens lui étaient bons pour mériter les réméré ciements du roi et les encoura^ments du ministre. II (ht nommé brigadier de cavalerie le 26 nov. 1681 ; il passa une partie de l'hiver de 1682^ à Saint^Radegonde et en profita sans doute pour dresser les plans de ses magnifiques jardins du domaine de Jean Faux qu'il tenait en partie de son père. Mélac assista à la prise de Luxembourg en 1684. En 1686, il fut employé sur la frontière de Savoie pour réduire à l'obéissance les peuples des vallées qui s'étaient soulevés. En 1687, il était dans le sud-ouest de la France. En 1688, il fut envoyé en Allemagne sous le maréchal de Duras.
Le 11 sept, de cette année il était à Sainte-Radegonde et se mariait, à l'âge de cinquante - huit ou cinquante •neulans, avec Jeanne de Durfort, damoiselle, fille de JacC^ues de Durfort, c** de Blaignac, et d'Henriette Jaubert de Barrault; peu de temps après son mariage, il repartit pour l'Allemagne, où le roi lui donna le commandement d'Heilbron au mois de déc. Il passa et repassa plusieurs fois le Du-