‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 394 sur 549 · V. Léo DaorTN, Variétis firoudines, t. IIL · texte numérisé non relu

V. Léo DaorTN, Variétis firoudines, t. IIL

MÉLOf GUE (Rosalie-Théodorine Thies- SET, dame), artiste dramatique connue sous le nom de M^** Théodorine, née à B^ en 1813, morte à Paris en 18fô.

Admise fort jeune au consorvatoire, elle débuta, à l'âge de 17 ans, au Gymnase avec succès ; passant ensuite aux Folies dramatiques, elle y fit un brillant début dans La comédienne improvisée; créa plus tard avec grand succès le rôle d'Héloîse dans Héloise et Abaiiard à l'Ambigu et celui de Rita dans Rita l'Espagnole à la Porte -Saint- Martin.

Devenue M"* Mélingue, elle s'engagea avec son mari à l'Ambigu où elle fit une grande sensation par son interprétation de Madeleine^ rôle qui lui valut sou enti'ée au Tliéàtre-Français vtec le titre de sociétaire, par dérogation exceptionnelle au règlement, pour jouer spécialement Guanhumara dans les Burgraves de V. Hugo. Malgré son succès dans cette pièce (mars 18^3), M"* Mélingue tint à faire ses preuves de sociétaire et elle aborda le répertoire classique où elle se montra moins brillante que dans la comédie ou le drame moderne. Forcée, par les tracasseries de l'ombrageuse et jalouse Rachel, de quitter la Coroédie- Fi-ançaise, elle prit sa retraite plus tôt qu'on ne devait le penser.

De son mariage avec M. Mélingue elle avait eu deux fils, Gaston et Etienne- Lucien, nés à Paris, qui ont étudié l'un et l'autre la peinture sous la direction de L. Cogniet, et ont exposé souvent avec succès au salon de Pans.

MELON (Jean-François de), né à Tulle, moi*t à Pans le 24 janv. 1738. Economiste et littérat., tour à tour inspect gén. des fermes du roi à B*, prem. commis du cardinal Dubois et de Law, secrétaire du régent. L'un des fondateurs de l'Acad. de B* en 1712, il en fut le secrétaire perpétuel

f^our les sciences, le direct, en 1720; il y ut plusieurs dissertations et y prit une place importante. Il était l'ami de Montesquieu.

On a de lui : Essai politique sur le commerce, Rouen (B»), 1734, iii-12 de 273 pp., réimprimé avec des augmentations en 1735, in^», en 1736 et en 1761, in-12; Voltiire faisait le plus grand cas de cet ouvrage dont il a parlé avec éloge dans s&s lettres, dans le Précis du siècle de Louis XV, et dans les Questions sur

l'Encyclopédie, On a encore de Melon une histoire allégorique de la régence sous le titre suivant: Mahmoud le Gaznévide, histoire orientale traduite de l'arabe avec des notés, Rotterdam, J. Hofîiond, 1729, in^o et itt-12 ; Lettre à Madame la comtesse de Verrue sur l'apologie du luxe.

Melon a été Téditeur des Œuvres de Vabbé de Pons f qu'il a fait précéder d'un éloge de l'auteur. M. de Sarrau a prononcé l'éloge de Melon à l'Acad. de B*^ dans la séance publique du 25 août \TSS.

B. de F.

Y. la France littéraire de Qdérard.

MENDELSSOHN ( Marie - Ântoinette- Enole de), née à B< le 6 oct. 1826, aile de M. P. Biarnés (V. ce nom), morte à Berlin le 2 janv. 1889. Elevée dans une famille où la musique classique était en honneur, elle devint, jeune, une des pianistes les plus distinguées de B*, mais fut suiiout une des plus admirables chanteuses de noti*e cité. Ayant épousé M. Franz Mendelssohn, riche banquier de Berlin, et cousin du grand maestro, elle poursuivit activement en Allemagne ses études musicales et se lia d'amitié avec Clara Schumann. Presque tous les artistes en renom étaient reçus chez elle; Emst, Wieniawski, Laub et Joachim comptaient parmi les intimes de la maison. Sa mémoire était prodigieuse. Elle accompagnait de souvenir toute la musique classioue.

M'a* Mendelssohn avait fait bâtir par Gropius un magnifique salon de musique en marbre qui recevait le jour d'en haut, et auquel était rattachée une biblioth. qui pouvait rivaliser comme richesse en œuvres musicales avec les prem. biblioth.

publiques. Ces trésors, ainsi c[u'une belle collection d'instruments précieux, étaient à la disposition de tous ceux qui pouvaient lui être recommandés. Sa galerie de tableaux très bien choisis fut enrichie de la Sresque totalité de la collection Passini. e qui ajoutait aux mérites de cette femme si admirablement douée pour l'art, c'était la générosité avec laquelle elle aidait, encourageait les talents naissants, et venait discrètement en aide aux artistes malheureux. L'année terrible lui donna Toccasion de montrer son inépuisable charité et des milliers de prisonniers français ont rapporté d'Allemagne le souvenir de ses bienfaits, qui s'étendaient . d'une façon plus spéciale sur les enfants de la Gironde. Elle organisa à ses frais à Berlin une vaste ambulance pour les prisonniers malades et envoya des ^secours partout où souffraient ses compatriotes. Elle fut généreuse à tel point que beaucoup d'ofQciers en rentrant en Frtince se détournèrent de leur route pour aller la remercier au nom de leurs soldats reconnaissants.

MEMDËS (Catulle), né à B> en 1843 d'après la Gironde littéraire. Créa à Paris en i8()0 la Reine fantaisie, dans laquelle il publia un drame en vers : Le roman d'une nuit, qui valut à l'imprimeur, M. Mendès étant mineur, une condamnation à deux mois de prison et 500 fr. d'amende. Il fonda alors avec M. Xavier de Ricard, chez l'éditeur Lemerre, Le Parnasse contemporain. En 1866, il épousa M^*" Judith Gautier, dont il s'est séparé depuis. M. C. Mendès a abordé la poésie, le roman, le théâtre.

On a de lui Philoméla, essai de poésie lyrioue. 1864, in-18; Hespérus, poème swecienoorgien , 1869, in-18; La colère d'un franc-tireur, ode guerrière, 1871, in-S»; Contes épiques, 1872, in-8% réunis en 1876 sous le titre de Poésies, gr. inS^ avec portrait. Parmi ses romans, nous citerons : Histoire d'amour, 1868, in-18; Les Folies amoureuses, Paris, Dentu, 1877, in-18; La vie et la mort d*un clown, id., id., 1879, 2 vol. in-12; Les monstres parisiensy 10 séries in-18 ornés d'eaux-fortes, id., id., 1882; Tous les baisers, 4 vol. in'32 ornés d'eaux-fortes, Paris, Marpon et Flammarion, 18844i5; Le Fin du fin, id., id., 18^, in-32; Zo'har, roman parisien, in-12; Lapremière maîtresse, id., id. ; etc., etc.

Il a fait représenter : La part du roi, comédie en 1 a. et en vers, 1870; Justice, drame en 3 a. (Ambigu, 1977); Les frères d'armes, drame en 4 a.^ Les mères ennemies, drame en 3 a. ou Sarah Bernhardt et Agar trouvèrent des accents si émouvants. A rédigé en 1876 une revue hebdomadaire : La République des lettres. Il est sur le point de faire paraître un grand drame : La reine Fiammette; un volume de vers intitulé : Les nouveaux poèmes de Catulle Mendès, en attendant l'œuvre principale de sa vie poétique, V Œuvre de Lazare,

V. La liste complète de ses travaux dans le catalogue Otto Lorekz. — Gironde littéraire ûu 85 sept. 1881.

M£MDÈS(J.-A.), d'origine israélite, s'est marié à B'^ vers 1871, et y est mort peu de temps après. Elève de Schaffner pour la composition. Auteur de nombreuses romances. Parmi ses pixnluctions, publiées à Paris chez Heugel, Chabal, Choudens, nous citerons : Enfants aimez les fleurs; l'Arithmétique; Le vin, le jeu, les belles» Il a mis en musique des romances d'une foule de poètes bordelais, grands et petits, connus et inconnus,

Earmi lesquels nous citerons : Ch. Monier, .. Haymann, Désiré Talentin,, Paulin Dupuy, Charles de Batz de Tranquelléon, Octave Giraud, Hippolyte Minier, André Hirigoyen, J. Cathénneau, Marie Henouf, J.-L. de la Monneraye, Jules de Gères, P. Jonain, M'^* Berthe d'Eon, Hégésippe Moreau, M»« Caroline de Batz, .Auguste

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Brion, A. -Hector Berge, Emile Grimaud.

Mendés jouait, paraU*il, admirablement auK dames. 11 a écrit pour la synagogue des chants dont il a détruit toute redit, d'api^ès les conseils du grand-rabbin.

MEHSIGM AG (Camille de), archéologue, né à B> le 17 mars 1850. Conservateur du musée des antiques, du musée des annes et du musée préhistorique de la ville de B* depuis 18^; secrétaire gén. de la Soc. archéologique de B* de 1878 à 1885; membre du bureau de la Soc. anthropologique de B*^; memb. et secrétaire de la Comm. des mon. hist. de la Gironde.

A publié dans les bulletins de ces soc. de nombreux travaux ayant trait pour la Dlupart au B^ gallo-romain; à part :

rfotice $ur les supentittons, dictons, proverbe», devinette» et chan»on» populaites du dép. de la Girotide, B\ imp. Bellier, 1888^889, gr. in-8>, 225 pp.

MÉRAll (Gustave-Blaize), né à St4:hristolv-de-Blaye, le 19 iuillet 1820. Dr en méd. de la Faculté de Paris en 1845; nommé secret, gén. de la Soc. d'horticulture de la Gironde en 1887. Rédacteur en chef de V Union méd, de la Gir. de

MËRAR (Jean), d'une famille originaire du Blayais né a Crocq (Creuse) en 1814; licencie en droit en 1840. Partisan du gouvernement parlementaire de 1890, il a collaboré d'abord à la rédaction du Mémorial Bordelai» de 1841 à 1846, puis à celle du Courrier de la Gironde de 1848 â 1852. Bâtonnier de Tordre des avocats de R« en 1864 et en 1881 ; ^ en 1846. On lui doit VEloqe de Guillaume Brochon, prononcé à Ta rentrée des conférences du .stage le 14 déc. 1881; Ejeainen critique de la vie de Jé»u» par Renan, B*, 1863 ; Diacour» $ur le» devoir» de l'avocat, prononcé à la rentrée des conférences, B*, 1882.

MËRAN (iean-Emmanuel-Georges), né à B*" le 15 juin 1843, ûls du précédent. Licencié en droit en 1865; mscrit au tableau des avocats de B* en 1865; Q A; candidat du comité républicain de l'arr. de Blaye aux élections législatives de 1874, obtint environ 5,000 voix. De 1881 à 1887, maire de la ville d'Arcachon, il y a donné une grande impulsion aux travaux d'embellissement et d'utilité publique, tels que l'amenée des eaux, la construction et l'amélioration des maisons d'école. Chef du secrétariat au ministère des postes et des télégraphes en 1887. A publie : Réim-

f)ression des Variétés Bortieloiae» de 'abbé Baurein, B', Feret et fils, 1876, 4 vol. in-8» ; De l'organisation du pouvoir judiciaire et du principe de l'inamovibilité, Paris, Ghio et B^ Feret et fils, 1H79, in-8*';Aro^icfi abrégée surArcachon, BS 1882.

MERCIER (le père Richard), jésuite, né à B* en 15w, mort à Toulouse en 1664. Auteur de plusieura écrits de controverse religieuse. B. de F,

MERCIER, V. DuPATT.

MERGET (Antoine-Eugène), né à B^ le 16 août 1819. Elève de l'Ecole normale supérieure en 1840, agrégé des sciences pliysiques et nat. en 1843; prof, de physi-

gue au l^cée de Caen en 1843, an lycée de ^ en 18o0, à la Fac. des sciences de Lyon en 1862; mis en retrait d'emploi en 1873; chargé du cours de physique à la Fac. de méd. de B^ en 1878 ; re^ u doct. en méd..

Cuis prof, de physique a la môme Fac en 889; U A* en 1843; U I- en 1847 ; ^ en

Parmi ses principaux travaux nous citerons: Éloge de Romas, couronné par l'Acad. de B* et publié dans ses Acte» en 1853; Diffu»ion de» vapeur» mercurielle» (C. R. Acad, de» se., 1871, et Aim^ de physique et de chimie, 1872); Recherche» photograph, »ur l'emploi de» gaz comme révélateurs (C. R, Acad, des Se.

1873); Sur le» phénomène» de thermodiffusion gazeuse et »ur la part quiU prennent à la circulation de» gaz dans le» végétaux (ic(.,187«^74); Sur le» fonction» de» feuille» dan» le» échanges gazeux entre les plantes et l'atmosphère hd,, 1877, 1878); Action toxique, physiologique, thérapeutique des vapeur» mercurielle»; Action thérapeutique des mercuriauœ; Recherche du mercure dan» le» liquides et dans le» ti»»u» de l'organi»me; ces derniers travaux ont été insérés dans les Mém. de la Soc, des sciences physique» et nat, de B\ de 1880 à 1^7.

MËRIADEGH, V. Rohan.

MÉRIGNON ou MÉRIGON(B.), auteur, sous le pseudonyme de Cirgloville, de EssaU de M. B. M«» CirclovilU, B>, de l'imprîmerie de Clastillon, rue de TEgalité, n« 42, an XII ou 1804, in-12 de 36d pp., plus un feuillet de table et un autre d'errata. Cet ouvrage a été réim-

grimé sous lé même titre, Paris, Arthus ertrand, 1809, in-8«. B. de F.

V. Supercheries littéraires^ Paris, Daffis, 18G9, et QuÉRARD, France littéraire,

MÉRIIiLON (Pierre- François-Daniel), né à B> le 29 juin 1852; avocat à B» en 1872; memb. du cens mun. de B> de 1878 à 1884; adjoint au maire, chargé du contentieux de 1881 à 1884; memb. du cons. départ, de rinstruction publique de 1881 à 1887Mdu cons. pour le 4* canton de B> depuis 1888; memb. du cons. dejuris-

Brudence de la ville de B* depuis 1884. léputé de la Gironde le 18 oct. 1885, a été rapporteur du budget de la guerre en

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