‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 393 sur 549 · M EL · texte numérisé non relu

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nube pour lever des contributions. Il n*y avait pas d'officier en France plus capable , que lui de bien conduire de semblables i expéditions. Son nom est resté légendaire I dans le Palatinat où, encore, une quantité { de dogues de bouchers portent son nom.

En 16H9 et 1690, il détruisit la ville d Heidelberg et réduisit en cendres toutes les villes et tous les villages du Palatinat. Le roi le récompensa, le 10 mars 1690, par le brevet de maréchal de camp, et Tadjoignit en Allemagne au maréchal de Lorges.

Mélac était à Paris à la lin de 16M ; de retour en Allemagne pendant l'hiver, il mit tout le pays de Cologne à contribution et brûla plus de cinquante villages des trois élcctorats du Rhm. Durant son absence, sa femme mourut vers le milieu do 1691. Pendant ce temps il surprenait la ville d'Heidesheim et la mettait au pillage; à la fin de l'année il fût adjoint au maréchal dTxplles et« bientôt, commandant de la place de Scheilden. Au printemps de 1692 il était en Allemagne sous le maréchal de Lorges ; en sept, il contribua à la défense de Spirebach. Le 7 fév. 1693 le roi lui donna le commandement de Landau, et le 30 mars le fit lieutenant général. Depuis lors il résida à Landau, ce qui ne Tempéchait pas de faire des courses et de rentrer toujours avec du butin. 11 assista en mai 16U3 à la seconde prise de Heidelberg qui fut brûlée.

Pendant son séjour à Landau il s'occupait très activement de ses affaii'es particulières, de celles de sa famille et écrivait aux divers ministres et aux personnages influents de curieux mémoires avant pour but de nuire aux ennemis et àe mettre sa ville en état de défense; comme il n'était pas toujours écouté, il s'en plaignait amèrement, écrivait des lettres assez dures qui lui firent beaucoup d'ennemis et lui valurent des remontrances de son parent le maréchal de Lorges.

Landau nit assiégé en 1701 par le prince de Bade, qui commandait l'armée de l'empereur sous le Roi des romains. Mélac ne lendit la place, le 10 sept., qu'après cent quarante jours de blocus et quatre-vingtun jours de tranchée ouverte, avec une garnison épuisée, sans vivres et sans argent, et obtint les honneurs de la guerre pour lui et ses troupes avec quatre pièces de canon, doux mortiers et plusieurs chariots couverts. La garnison livra la place le 12 et fut escortées jusqu'à Haguenoau par un détachement de l'armée impériale. Le Roi des romains le fit mander à sa table, voulut qu'il vit son armée et ui fit rendre les honneurs dus aux feldmar(>chaux. A son arrivée à Fontainebleau Louis XIV lui donna une longue audience, lui fit compliment sur sa belle défense de Landau, lui accorda 15^000 livras de pension, il en avait déjà six, outre 600 écus pour avoir commandé dans Steiden; de sorte qu'il touchait de belles rentes du roi

ui lui fit rembourser tout ce qu'il avait épensé durant le siège. Il avait espéré recevoir le bâton de maréchal de France, mais Villars lui fut préféré. Rentré à Paris, il ne voulut voir personne, s'adonna au désespoir et mourut subitement, le 10 mai 1 /04, après avoir fait un testament daté du 29 août 1702, en faveur des parents de sa mère.

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