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les céda généreusement et obtint le collier de St-Michel; 2« Le comte Jean Merman, fils unique du précédent, tour à tour memb. de la l'égence de Leyde, chambellan du roi Louis Bonaparte, direct, gén. des arts et sciences du royaume de Hollande; devint, lors de la réunion de sa patrie à la France, c^ de TEmpire et l'un des six sénateui's chargés de représenter à Paris ce pays annexe.
Après la chute de TEmpire. il se fixa à La Haye, où il est mort le 19 août 1815. Lo comte Merman a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons le plus recherché : Histoire de Guillaume comte de Hollande et roi des Romains, La Haye, 1753-1797, 5 vol. in-8«.
MESLOH. Cette famille est Tune des plus considérables du pays d'Enti^edenx- Mers. M. Léo Drouyn en parle souvent dans ses trois vol. des Variétés Giror^ dînes.
Un Jean de Meslon,écuyer, sieur de La Serre, devint, le 14 août 1616, par son mariage avec Marie de Marsoulier, seiff. du château de Mondinet. situé dans la paroisse de Jugazan. Ce cnàt. appartient aujourd'hui à Tun de ses descendants.
M. Emeric de Meslon, ancien capitaine d'infanterie.
Les Meslon, 4'aprés les traditions conservées dans cette famille, seraient originaires de Bretagne. Un Meslon tenait pour les Français au combat des Trente en 1^2. Vers la finduxv* s., un cadet de la famille vint s'établir dans le diocèse de Bazas où il forma la branche d'où sortent les Meslon de Mondinet. A cette époque nous trouvons un Jean de Meslon qui eut deux fils, Pasquier et Claude. Ce dernier, avocat au Pan. de B<, fut le chef de la branche de Mondinet qui existe aujour^ d'hui. Pasquier l'atnéfut marié deux fois: de sa pi'emière femme, Marguerite Albert, il eut André de Meslon dont l'article suit; de sa seconde femme, Marguerite Peytault, il eut entre autres Jean de Meslon, sieur deê Combes.
HESLON (André de), né dans la seigneurie d'Albret le 15 sept. 1550. Fut l'un des partisans les plus dévoués du roi de Navarre, plus tard Henri IV, et l'un des meilleurs cap. de son armée. Les lettres et les mém. qu'il a laissés prouvent que son éducation fut soignée. Il était, dès 1575, lient, du sénéchal d'Albret au ressori de Castelmoron et Henri de Navarre le nomma, le 29 août 1577, gouverneur dudit ressort entre la Gar. et la Doixiogne, puis le 24 juil. 1579, cons. et maître des requêtes ordinaire de sa maison. Le 16 mai 1580, Gensac, la ville la plus fortifiée de cette partie du duché d'Albret, étant menacée, Henri de Navarre choisit André de Meslon pour son gouverneur, comme l'un de ses plus actifs, fidèles et
habiles capitaines; le 14 juin suivant, il le nommait gouverneur de Monségur, tout en lui laissant les gouvernements de Castelmoron et de Gensac. Plusieurs lettres d'Henri adressées à André de Meslon constatent ses succès de guerre et la grande estime que le roi de Navarre avait pour son fidèle capitaine, qu'il employa comme diplomate à plusiears reprises. Ses longues luttes avec le sieur de Gabarret, seig. de Semens, qui essaya d'assassiner le Roi, racontées par M. Léo Drouyn dans les variétés Girondifies, t. L p. 288 et suiv.,sont très curieuses.
En 1586, Monségur fut assiégée par une armée nombreuse. Meslon la défendit vaillamment,mais dut se rendre le 17 mai, ce qui le fit tomber en disgrâce. A cette époque ses propriétés furent pillées par les armées ou auc de Mayenne ; c'est an milieu de mille tribulations qu'il épousa en secondes noces, le 12 déc. Ia87, Peyronnette de Ségur,fille du seig. de Pardâillan et de Théobon, dont il eut une fille, Mar-
Suerite. Arrivé sur le trône de France, [enri IV se souvint d'André de Meslon et le nomma, le 25 janv. 1590, maitre de camp de dix compagnies de cent hommes sous les ordres du duc d'Epemon ; son fi-ère^ Jean de Meslon, reçut une commission analogue. Depuis cette époque il ne cessa de guerroyer pour le compte du Roi dans presque tonte les parties de la France, à plusieurs reprises sous les ordi*es du célèbre Matignon.
Le chagrin qu'il éprouva de la mort de sa seconde femme, les fatigues incessantes qu'il avait éprouvées, 1 ingratitude du roi, dont il se plaignait dans les derniers temps, minèrent la santé de cet intrépide soldat; il fut frappé de paralysie et mourut chez son frère, Jean de Meslon, le 5 oct. 1596.
MESLON (Jean de), sieur des Combes, frère consanguin du précédent, né le 2 oct. 1567. Servit aussi Henri IV avec distinction; le 12 décembre 1596,il passa comme capitaine d'une compagnie de 100 hommes de pied dans le régiment de Navarre et partit avec le duc d'Epemon
Ïtour assister au siège de Chartres, où il ut blessé et d'où il dut se faire transporter à La Réole en brancard. Il fut gratifié de la charge de gentilhomme servant du roi et fut assassiné en 1605 au pont de La Gupie,près de Ste-Bazeille, par messieurs de La Marche qui se vengèrent d'une insulte qu'ils en avaient reçue. Un de ses enfants, Jean-André de Meslon, ftit cap. dans le régiment de Barrault et depuis commandant du château de La Réole (milieu du xvn* s.). Ses successeurs ont presque tous servi comme milit les rois de Fi-ance avec distinction et fidélité.
Un autre Jean- André de Meslon, avocat puiscons.au Pari, de B> de 176841790, fut guillotiné sous la Terreur le 10 juill. 1794.
lIESPOLIÉ(Le père Fr.), dominicain bordelais, bon prédicateur; auteur d'un recueil de cantiques et des ouvrages suivants : Exercices apirituels, ou les véritables watiques de piété pour honorer J.'C. Paris, 1708, in-d2; on connaît une réimpression de ce livre sous un titre modifié: Véritables pratiques de piété pour honorer J.-C. et sa sainte mère contenues dans le rosaire, Paris, Couterot, 1710, in-12; Règlement de vie selon les maximes de ta perfection chrétienne et des verttu selon St Thomas, Paris, 1713, in-12; Trois sortes d'examen très utiles pour faire une confession aénérale et particulière, Paris, 1706, in-l2. Le père Mespolié est mort en 1720.
B. de F.
HESSIER (Jean-Hector), né à B> le
10 déc. 1810, mort à B'' le 28 janv. 1887. Prof, de rUniversité dans les collèges de Confolens, Sarlat,Ângouléme et La Réole, de 1829 à 1836. Prof, libre de belles-lettres et rédacteur en chef de V Indicateur, de
' 1836 à 1860; chef du cabinet du maire de B> de 1861 à 1869; conservât' de la bibliothèque de la ville de B> de 1869 à 1885; prit sa retraite en 1885. Epris toute sa vie de Tamour des belles-lettres, M. H. Messier a formé une des bibliothèques particulières les plus belles et surtout les mieux choisies de B*. On y trouve plusieurs raretés, entre autres une collection curieuse des meilleures éditionsd^Horace.
11 a fourni de nombreux articles de critique littéraire et de biographie au Moniteur des Bibliophiles, à la Revue de B*, et autres journaux littéraires de la localité.
Sa profonde connaissance des littératui*es anciennes et modernes donnait à ses articles une ffrande valeur et lui a permis de rendre de i^éels services comme bibliothécaire de la Ville. Son fils, Philippe-vTean-Ajid ré-Louis, né à B> le l'i" avril 1854, sorti de FEcole polytechnique en 1875, a été ingénieur directeur de la Poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles ^Gir.) de 1881 à 1884; il est, depuis 1884, directeur de la Raffinerie nationale de salpêtre et de soufre de Marseille.
HESTIYIER, V. Métivier.
MESTRE (Mathias), né à Sainte-Foy en 1733, nommé représentant du tiersnétat aux Etats généraux de 1789; présid. de Tass. cantonale de Sainte-Foy. Indépendant et modéré, il fut exclu du club de Sainte-Foy, parce (ju'il ne s'associait pas au culte de la Raison. Mourut à Samt- André-dc-Cubzac en 1802.
MESTRE (Théodore), né à Saint-Andréde-Gubzac en 1784. Avocat, maire de Saint-André de 1818 à 1840; fondateur de la première école mutuelle du dép. de la Gir.. ^ en 1832.
MESTREZAT(Antoine-Raymond-Paul), né à B> le 20 sept. 1822, continuateur de la maison de commerce fondée en 1815 par son père, présid. du groupe de Bordelais dévoués qui créèrent en 1838, le chemin de fer de B*^ à La Teste.
Administrateur de la succursale de la banque de France depuis 1852; consul de Suisse de 1852 à 1886; présid. et administrateur de plusieurs sociétés locales d'assurances maritimes et d'industrie; vice-présid. de 1870 à 1875 et président hon. en 1876 du comité dép. de la Soc. de secours aux blessés. ^ le 15 oct. 1871.
MESURE! (L'abbé), prof, de rhétorique au collège de Bazas de 1850 à 1863, vie. de Saint-Louis vers 1863 et 1864. Curé de N.-D.-de-la-fin-des-Terres, à Soulac-les- Bains (Gir.), de 1854 à 1868.
Auteur de: Notre-Dame de Soulac,ou de la fin des Terres, l'aiwstolat de Sainte Véronique en Aquitaine, sa tnort, son tombeau et sonculteà Soulacy Lesparre, Rivet, 1867, in-8<>. A publié d'autres ouvrages sous le nom de uou Avrélien.
MÉTËRIË-LARRET (Louis-François), né à Mazères (Gir.) le 3 mai 1838. Chef de bureau à la préfecture de Lot-et-Gar.,
Suis chef de division à la préfecture du Ihône; inspecteur des enfants assistés d'Indre-et-Loire en 1879; du Nord en
1884, et de la Somme en 1887. Auteur de : Les emplois publics, guide des aspirants aux carrières administratives 2* édition Paris, Berger-Levrault, 1888, in-12; Conseils pratiques aux jeunes pet^sonnes sur le choix a*un état, id., id., 1(^, in-12, ce dernier en collaboration avec M. Mar- CENAC. Rapports divers sur les enfants assistés et sur la protection du jeune âge. Tours, Rouillé Ladevèze, 1880, 1881, 1882; Lille, Danel, 1883, 1884, 18fô; Amiens, imprimerie Picarde, 1886, 1887.
Lauréat de l'Acad. de méd. (1 méd. de bronze et 2 méd. d'argent).
MÉTIVIER ou MESTnriER (Jehan de).
Avocat, puis cons.au Pari, de B^ le 5 mars 1594, mort à B'' vers 1632, était fils de Pierre de Métivier, fameux avocat et bibliophile. Nous avons sous son nom une intéressante et volumineuse Chronique du parlement de B', publiée en 2 vol.
in-8<>, par MM. Arthur de Brezetz et Jules Delpit, dans les publications de la Soc. des bibl. de Guyenne en 1886. B. de F.
V. Préface des éditeurs et le Courrier de B* du SI juin 1839.
METHARD/L'abbé Jean-Baptiste), né à B> le 8 mai fflOl, mort à B> le 3 juillet
1885. Sorti du séminaire de B' à la fin de 1825; vie. de St-Martial de 1824 à 1845; curé de SUlulien (Médoc) de 1845 à 1850; curé de St-Michel ae B* de 1850 à sa moil ^ administrateur des hospices de 1874 a