V. Û'Reillt, ITm/. tf« As l'« partie, t. Il, ch
MONNEINS (François), néàLesparre le 24 nov. 1807. Memb. de la comm.
centrale de salubrité du dép. de la Seine, à la suite du choléra, épidémie de 1832, méd. d'or; méd. des épidémies de Tarr.
de Lesparre (Gir.); nommé le 18 fév.
1851 memb. de TAcad. de Tenseip^nement de Paris; auteur de: 1" Traite sur les maladies des voies urinaires; 2« Traité complet sur la fièvre typhoïde; 3^ Traité sur la vaccine et les revaccinations,
MONNIOT, V. Bedos de Celle.
MONSAU ou MONCEAU (N.), peintre paysagiste-statuaire, né à B', mort près de B'^, vera 1860; dessinateur de la Comm. des mon. hist. de la Gir. en 1841; a pris part aux expositions de B* et à celles d'Angere, antérieures à 1853; méd. aux expositions d'Angers 1848 et 1853, avait envoyé t> tableaux à l'exposition de B'^ de 1850. Est l'auteur des deux statues, le Commerce et la Navigation, qui surmontent les colonnes rostrales des Quinconces.
MONSELET (Charles), né à Nantes le 30 avril 1825; mort à Paris, le 19 mai 1888; était fils d'un libraire établi d'abord à U^ ainsi que le constate le catalogue suivant: Catalogue des livres d'abonn. qui se trouvent chez Monselet fils, libraire, Fossés du Chapeau- Rouge, n® :27, du côté de l'hôtel de la Préfecture, i8i4, à /?», de Vimprimerie de Fernel, rue Ste- Catherine, »• 83, in-12 de 70 pp.
Monselet avait dix ans quand son père qui avait transporté sa librairie à Nantes revint à B*; c'est dans cette ville qu'après avoir achevé des études qui ne paraissent pas avoir été très sérieuses et qu'il compléta plus tard, Monselet, d'aboni commis-négociant, débuta dans la littérature par le journalisme qui devait fmir par l'absorber tout entier. Entré au Courrier de la Gironde que Soiar dirigeait alors, il y connut J. de Gères, Hovyn de Tranchère, Sl-Rieul Du()Ouy, Gabriel Richard, etc., comme lui à leurs débuts.
Entre-temps il publiait divers opuscules,
f)iècesde tnéâtre, poèmes, etc., dont voici e relevé : A la famille royale ; Marie et Ferdinand, poème, B», Lawalle, Cruzel imp. , rue des Ayres, n» 13, 1842, in-8<» de 24 pp.; ce poème, début littéraire de
Tauteur^est devenu très rare; Lucrèce ou la femme sauvage, parodie en 1 a. et en vers de la Lucrèce de Ponsard, B<, 1843, gr. in-8», parodie fort gaie jouée su rie théâtre des Variétés de B>, le? oct. 1843, écrite en collaboration avec M. Gabriel Richard (Losclide); Un carreau brisé, comédie-vaudeville en un acte, B«, Chaumas, 1844, çr. in-8o, représentée id. id., le 2 juil. 184%; Les trois gendarmes, parodie en un acte et en vers des Mousquetaires de MM. Alexandre Dumas et A. Maquet, B*, 1846, er. in-8», représentée id. id., le 18 avril 1846 (en collab. avec M.Gabriel Richard (Lesclide); Les petits Bordeaux, Bordeauso- Artiste, B«, 1855, in-32, début d'une série dont 3 ou 4 vol. ont seuls paru ; Les vignes du Seigneur, Paris (B», Gounouilhou),1854, in-16, couv. rose, premier recueil des poésies de l'auteur imp. en rouge, très rare. A l'époque où ce volume était uous presse, Monselet avait déjà quitté B<.
pour Paris, où l'appelait Solar qui venait d'y fonder ï Epoque et où il commençait la production incessante de ses dernières années. Nous ne Ty suivi-onspas; aussi bien, à partir de ce moment la période bordelaise est close et Monselet ne nous appartient plus. Disons seulement que toute sa vie il conserva de la patrie de sa jeunesse, où il avait gardé de fidèles amitiés, le meilleur souvenir. Il en a parlé avec enthousiasme dans plusieurs de ses livres; l'un d'entre eux. De Montmartre à SévUle, Paris, Faure, 18fô, in-18, contient un long et intéi'essant article sur B*, son théâtre et quelques-uns de ses acteurs et littérateurs du commencement du siècle ; ce volume a été réimprimé par un procédé familier à l'auteur sous le titre de : Les souliers de Sterne, Paris, Michel Lévy, in-18. De Paris Monselet fournit encore de nombreux aiticles à divers périodiques bordelais et fut l'un des créateurs et des collaborateurs assidus du Courrier d'Arcachon, 1864; au milieu de travaux nombreux et variés (romans, journalisme, théâtre), il s'est aussi occupé de bibliographie et de critique. Durant de longues heures passées au temps de sa jeunesse dans le cabinet de lecture de son père, il s'était familiarisé avec toute une classe de littérateurs de la fin du siècle dernier au'il a fait revivre. 11 a consacré à ces oubliés et dédaignés. Rétif de la Bretonne, Sébastien Mercier, M™» de Morency, Linguet, Dorvigny, Grimod de la Reyiiière, Fréron, etc. , etc. , des études superficielles, mais écrites avec autant de sympathie que d'esprit et de talent et qui forment la partie la plus intéressante de son œuvre. Celle-ci est considérable :
ajoutons, pour ceux courseraient tentés de la connaître en entier, que le relevé :i
fieu près complet qu'en a dressé Fauteur à a fin du catalogue de la seconde vente de 1 ses livres (Paris, A. Voisin, 1885, in-8o), ne
MON
contient pas moins de 9 pp. et rcgi^ettons en terminant, cette production hâtive et incessante où le littérateur a disparu sous le journaliste et où se sont gaspillés en pure perte un talent véritable et do réelles Qualités de ciitiquc. Monseict était ^ aepuis 1869.
Nous avons de lui beaucoup de charges et de porti^its; le meilleur et le plus lidèle de tous, gravé par Leguay d'après une photographie de Catjat, ilgure en tête d'un recueil de ses poésies intitulé : le PlaUfir et V Amour, Paris, F. Sartorius, 1865, in-12. B. de F.
V. la biographie de Moxselet parMiREcornT, dans la î"»» série des Contemporain. — Stk- Becve, Nouveaux Inndi*, t. X, PariK, 186.*>.— Les journaux de Paris et do la région de la fln de mai 1888. ~ Gironde littéraire des 20 oct. et 20 nov. 1888. — A. Monsklkt flis travaille eu ce moment à une bibliographie complèle des œuvres de son père.
H0NTA6UT (Charles- Gabriel), né à Excideuil (Dordogne) le 18 juin 1818.
Fils de Jean-Goorges Montagut, médecin distingué, chef de l'opposition libérale dans la Dordogne sous la Restauration, le D' Montagut, formé par son oncle, le célèbre Cabanis, et lié avec les hommes politiques les plus éminents de cette époque, éleva ses enfants dans les opinions démocratiques auxquelles il fut toujours fidèle.
Charles Montagut entra à l'Ecole pol^^ technique en 1838; il sortit dans l'artillerie. Sous la monarchie de Juillet, il appartenait à l'opposition qui voulait arriver à la République par le progrès et l'instruction.
En 1818, nommé commissaire de la République dans le département do la Doi*dogne, il y fut très apprécié, et ses adversaires politiques, eux-mêmes, rendirent justice à la loyauté et à la droiture de son caractère.
Après les élections de IWssemblée constituante, le capitaine Montagut revint à Vincennes où se trouvait son itîgiment; après celle de Louis Napoléon, il' fut envoyé en disgrâce à Oran : c'est là ^iie le trouva le coup d'Etat du 2 déc. Malgré les démarches que firent auprès de lui plusieurs de ses chefs, ainsi que des adversaires politiques^ qui étaient ses amis personnels, et qui appréciaient fies hautes qualités et sa capacité militaire, il refusa de prêter serment. Ce fut pour lui un grand sacrifice, car il aimait pai^ionnément son état, et un avenir brillant s'ouvrait devant lui. Lié avec les hommes qui soutenaient la politique modérée et progressiste du journal le National, avec le colonel Charras, avec le général Cavaignac, avec Charles Thomas, Kestner, etc., il fonda à R« une maison de commerce, dans laquelle entrèrent comme associés Caylus, Charles Thomas et Duras.
Dans cette situation, il fut. sous l'Empire, l'im des membres les plus actifs de l'opposition républicaine, et il acquit bien vite une juste influence sur le parti républicain dans la rés^ion du Sud-Ouest. En 1870, il alla s'enfermer à Paris et participa jusqu'au dernier jour à la défense de la capitale comme colonel chef d'état-major de la garde nationale.
Memb. du cons. gén. de la Gir. en 1871 pour le 2« canton de B<, il prit dans cette assemblée une place distinguée, et il promettait de devenir un député éloquent en même temps qu*un homme politique d'un caractère élevé, lorsqu'il périt en mer, avec sa femme et sa tille, dans 1" naufrage de la Villc-tin-Havre, en l'èrenant d'Amérique, le 22 nov. 1873.
MONTAIGNE (Michel Eyquem, seigneur de), né au chat, de Montaigne à St-Michel, arr. de Berjrerac, le 28 fév. 1533, était le fils aïné de Pierre Eyquem, bourgeois, jurât et maire de B*^ de lô54 à 1556 et d'Anthoinette de Louppes. Il reçut dès son enfance, dans la maison paternelle, une éducation sérieuse qu'il acheva au collège de Guyenne, où il fut l'élève dp Buchanan et de Muret. Il en sortit en 1546 et étudia le droit très probablement à Toulouse. Pourvu d'une charge de cons.
à la Cour des A^'des de Guyenne séant â Périgueux, il devint, quand cette cour fut supprimée en 1557, cons au Pari, de B* et se lia avec son collègue La Boëtie d'une amitié restée fameuse.
Il épousa en 1565 Françoise de La Chassaigne, fille de Joseph de La Chassaignc, cons. au Pari, de B". Héritier universel do son père, à la mort de celui-ci, en sa
Qualité d'atné, il céda en 1570 sa charge e conseiller à Florimond de Raymond (V. ce nom), vécut dès lors dans son château de Montaigne et commença à écrire ses Essais. Il avait déjà publié en 1569 La théologie naturelle de Raymond Sèbon, docte tir excellent entre les modernes, en laqiœllCy par l'ordre de natut^, est démontrée la vérité de la foy chi^entienne et cathoUquef iraduicte fwnveîliment de latin en fraftçais, Paris, Gillts Gourbin, 1569, in-8o; Charles IX le nomma chcv. del'ordrc de St-Michel en 1571. Montaigne, déjà depuis longtemps souffrant de la pierre, partit on 1;)80 pour essayer des eaux thermales alors en réputation; il s'arrêta à Plombières et visita les priiici-
f>aux établissements de la lorraine, de a Suisse, de l'Allemagne et de l'Italie. Le journal de son voyage, dont une partie est écrite en italien, retrouvé 180 ans après la mort de son auteur par l'abbé de Prunis, a été publié par Querlon, sous le t'itrcmivtink: Journal duvoyagp de yfichel de Montaiqne en Italie' par la Suisse et VAlh'maghe en ITiSO et ir>81, Rome et Paiis, Le Jay, 1774, 1 vol. in-i*» ou 3 vol. in-12, avec portrait de l'auteur gravé par
St-Aubin. Montaigne, après avoir séjourné à Rome où il avait été honoré d'un diplôme de citoyen romain, se trouvait aux bains Délia Villa près Lucques, quand il apprit sa nomination de maire de B^.
Flatté de Thonneur que lui faisaient ses compatriotes, il hésitait cependant a accepter une charge si lourde aansces temps troublés; mais une lettre pressante de Henri Ht, qui lui avait accoi^é la qualité de gentilhomme ordinaire de sa chambre, le décida, et il quitta son château de Montaigne où il était déià rentré, pour iiemplir les devoirs de la charge dont on l'avait investi. En 1583, les concitoyens de Montaigne renouvelèrent son mandat en reconnaissance de la paix que sa sage administration avait assurée à la ville; c'est pendant la durée de ce nouveau mandat âu'une maladie contagieuse ayant éclate avec une intensité effrayante, Montaigne quitta B' et son château où la peste l'avait suivi eterra pendant plusieurs mois pour se soustraire au fléau.
On trouvera dans le livre fort intéressant que Grûn a consacré à la vie publique de Montaigne, des détails circonstanciés sur les voyages qu'il fut obligé de faire à la cour pour les affaires de B* et de la
Srovince et la part qu*il prit aux troubles e ces temps malheureux
En 1580, Montaigne avait fait imprimer chez Millanges la première édition de ses Essavt. Une seconde éd., sortie comme la première des presses du célèbre imprimeur, parut en 1582. En 4588, il fit un voyage à Paris où une 3« éd. avait paru en lo87, afin d'en préparer une nouvelle. Ce' fut alors qu'il vit M'*« de Gournay (V. ce nom), âgée de 23 ans à ce moment et qu'il prit pour c fille d'alliance 9, cette admiratrice de son œuvre qui devait en 1595 en donner une édition que presque toutes celles qui ont suivi ont adoptée pour modèle.
Après la journée des barricades, Montaigne suivit la cour à Chartres, à Rouen et enfin à Blois où il se trouvait encore lorsque le duc de Guise fut assassiné.
Rentré à B< en 1589, il se retira dans son château d'où il continua à enti'etenir avec Henri IV une correspondance qui parait avoir été assez suivie, et où il mourut d'une esquinancie le 13 sept. 1592 entre les bras de son disciple et ami Pierre Charron (V. ce nom), auquel il légua ses armoiries qui étaient d'azur, semé de trèfle d'or, a une patte de lion de même, armée de gueules mise en fasce. Son coips fut enseveli dans l'église des Feuillants de B<, depuis chapelle du Lycée, où il est resté jusqu'en i8è\ ; le Il mars 1885, les cendres de Montaigne ont été placées dans un des caveaux du palais des Facultés bâti sur l'emplacement du couvent des Feuillants. Son cœur avait été déposé en l'église de Saint-Michel de Montaigne.
Montaigne avait eu six filles, dont cinq moururent en bas âge; une seule, Eléonor, lui survécut. Elle épousa en 1590 François de La Tour, dont elle eut une fille, et restée veuve en 1594, se remaria en 160K avec messire Charles de Gamaches; auteur d'un volume de controvei'se religieuse, intitulé : Le sensé; elle en eut également une fille. Marie, née le 30 avril &10 et mariée en 1627 avec messire Louis de Lur.
Montaigne, en mourant, avait laissé deux exemplaires de la dernière édition des Essais, publiée par lui en 1588, couverts de notes de sa main, en vue d'une nouvelle édition ; un de ces exemplaires, collation né par Pierre de Brach a &ervi à ce dernier pour faire une copie qui, envoyée à M^i" de Gournay, a forme la base du texte de l'édition de 1505.
Le second, donné aux Feuillants par la veuve du grand écrivain, «resta dans la bibliothèque de la communauté jusqu'à la Révolution; il est aujourd'hui a la Bibliothèque de B>; malheureusement le couteau aun relieur ignorant a fait disparaître une partie des précieuses annotations qui couvrent ses marges.
Les œuvres de Montaigne et les Essais en particulier ont eu et ont encore une c[nantité considérable d'éditions; nous nous contenterons de citer celles de : B^, Millanges, 1580, 2 parties in-8», le texte de cette 1'* édition, très rare et très chère aujourd'hui, a été reproduit, avec les variantes des deux suivantes, par MM. Dezeimeris et Barckhausen en 2 vol. in-8<> B«, Feret et fils, 1870-1873.
â» édition, Bs Millanges, 1582, 2 part.
in-8o.
3« édition, Paris, Richer, 1587, in-12.
5* édition. Paris, Abel Langelier, 1588, in-4^, dernière édition publiée par Montaigne. H est à remarquer que la 4« édit. des Essais n'existe pas ou que du moins aucun exemplaire n'en est arrivé jusqu'à nous. On passe de la 3* à la 5« édition.
6* édition : Paris, Abel Langelier, 1595, in-f», donnée par M"* de Gournay. Tentes ces éditions sont rares et précieuses.
CitoiLs narmi les éditions plus récentes celle de Coste, Londres, 1724, 3 vol.in-4o, fréquemment réimprimée depuis; celle de Didot, Paris, 1802, 4 vol. in-8«, donnée par Naigeon sur l'ex. de 1.588 sPppartenant à la oibl.de B>; l'édition du Panthéon littéraire, contenant aussi le Voyage en Italie; enfin les éditions de Leclercet Charles Louandrc, la première parue chez Lefebvre en 1826 et formant 5 vol. in-8», la seconde en 1854 chez Charpentier, 4 vol. in-12. M. Feuillet de Conches a publié en 18^ en 1 vol. in-8° plusieurs lettres inédites de Montaigne; on doit à M. Delpit la publication de quelques lettres inédites de F. de La Chassaigne, veuve du grand moraliste.
Le D"" Payen, si connu par son admira-
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tion pour Montaigne, projetait une édit. iléflnitive d'apiès le texte «te M"« deGournay et Vex. de la bibl. de B»; mais la mort est venue le frapper avant qu'il ait eu le temps d'utiliser, pour cette édit., rêve de sa vie, les matt'riaux précieux qu'il avait i«cuoillis.
Les portraits de Montaigne sont fort nombreux; le h' Payen en avait réuni iMiviron »')00 gravés ou lithographies; les plus connus sont ceux de Thomas de lieu, de Demonstier, de Ficquet, de St- Aubin, de Michel Alix (en couleur, etc.).
Le château de Montaigne, qui appartient à la famille de M. Magne, ancien ministre des finances, a été en partie détruit par un incendie le 12 janv. iiSSo; les flammes ont i*especté la tour où se trouvaient la chape Je, la chambre et la librairie de Montaigne et où les Essais furent composés. Le château a été complètement restauré par M. Thirmn-Montauban, gendre de M. Magne, et ancien député de la Doi^ dogne. B. de F.
V. DmerttUion tnr l» religion if Montaigne, \AV DoM Deviknni:, B*, 1773, in-8* de 32 pa^cs;
— ElogeM de Montaigne, par Villemain, Drûz,
JaY, tl-XLERC, ViCTORIN KaBRE, ElUile VlNCKNS,
BioT, Dt'TENs et Du Roore, pour le concoure proiMsé en 181t par TAcad. françAïse; les divorses publications du D*- Payen et de M. Dezciineris; — Notice sur l'ex. de la l" édit. des Exitais qui se trouve à la bibl. de la ville de B«, par un mcinb.de TAcad. de B* (M. G. Brunet), B», 18W, in-8*; — La vie publique de Montaigne, étude bioaraph. par A. GrUn, Paris, Amyot, 1855, in-8* de 414 pp.; — Michel de Montaigne, xonorigine,sa famille, par Théophile Mal\r£ik. B% Lefebvre, 187.H, in-8* de 346 pp.;
— Tabl. iex bibliophiles de Guyenne, B«, Crugy, 1877, t. 11, in-8* do 396 pp. Ce volume contient l'inventaire de la collection des ouvrages et documents sur Michel de Montaigne recueillis par le D'' Payen, rédigé par Gabriel Richou et plusieurs lettres inédiles de Françoise de La r.hassaigne, publiées par M. Jules Delpit ; — Exsai sur len tdéen politiques de Montaigne et La Hoetie, par François Combes, B*. Outhu, 1882, In-i*, etc., etc.; — Notice sur Montaigne, par !.. DE Lamothe, publiée dans les Travaux de la Commission des mon. hist. de la Gir., 1854-55, p. 17; — Dezeimeris, Recherches sur la recensionpoal hume des essais de Montaigne, R*, 1866;
— Ch. Marionneau, Une visite aux ruines du Château de Montaigne, B*. V'« Moquet, 1885* in-8», avec 3 vues, etc. — M. Guillaume Guiiot pn'>pare depuis longtemps une édition des œuvres de Montaigne.
MOIfTALEMBERT(;Marie de Comarieu, marquise de), née à B« en 17t)0, mais |)lus probablement vers 1750, suivant Beriiaiiaii, morte à Paris le 2i juillet 181^*2; urcmièiv épouse en 1770 du marquis Marc-René de Montalembert, maréchal de camp, savant et littér'ateur, associé libi« do I Acad. des sciences et de colle do St-Pétei"sboui*g, né à Angouléme en 171i. Abandonnée en Angletei're par son mari,
aui divorça ensuite pour épouser la fille 'un pharmacien , elle dut à la générosité d'une «le ses sœui's de pouvoir subsister à Londres. Aussi distinguée par sa vertu
(jue par ses talents. M"* de Montalem}>ert était loin de mériter un pareil sort. Elle a éci'it deux romans qui se lisent encore avec plaisir : Elise Vuniénil, Londres, 1798, et Paris, Giçuet et Michaud, 1801, 6 vol. in-12 avec lig. gravés par Bovinet, et Horace ou le château des ombres, Pgris, Maradan, 1822, 4 vol. in-12; M">« de Comarieu de Montalembert avait un réel talent d'actrice de société; son mari a composé pour elle quelques petites pièces qui eurent du succès grâce à son ieu.
Est-ce de notre marquise de Montalembert qu'il est question dans Les Nuits de Paris et dans les mémoires de Rétif de la Bretonne, qui larenconti-achez LepeUetier de Morfontaine en 1785?. B. de F.
HONTALIERDEGRISSAC (Pierre de), pœsid. à mortier au Pari, de B<; memb. de TAcad. de B< le 15 juin 1727, son directeur en 1790 et 1754, y lut dans la séance du 25 août 1730 un discours sur les divers systèmes des physiciens anciens et modernes; et dans celle du 14 janvier 1754, un discours sur le bonheur de rhomme par la vertu et par la science.
MONTAÏÏBAN (Artus deX élu archevêque de B* en 1463; appartenait à Tune des plus grandes familles du royaume.
Il avait d'abord embrassé la carrière des armes et s'était acquis les bonnes grâces de François I*'', duc de Bretagne; depuis, ayant trempé dans la funeste moii de (jilles de Bi^tagne, frère de François I»"", il prit, pour expier sa faute, l'habit des Célestins et professa la vie religieuse aux monastères de Mantes et de Mait^oussi.
Il en fut retiré par le rot Louis XI, qui, sur la recommandation de son frère Jean de Montauban, amiral de France et maréchal de Bretagne, le fil élire archevêqpie de B^ où il lit bon entrée solennelle le 18 nov. 146(5. Mourut à Paris en 1478 et y fut enseveli au couvent des Célestins dont il était devenu le bienfaiteur.
MONTAUBRIGQ. U famille Montaubricq, qui a tenu un rang distingué dans la magistrature de B% est originaire de la petite ville de Beaumont-de-Lomagnc (Tam-et-Gar.); elle dut, après les gueires de religion, quitter le pays natal ruiné.
MONTAUBRIGQ (Bernard), né en 1675, mort à B^ en 1731, fut le fondateur de la branche de cette famille fixée à B*; il se livra avec succès au commorce et épousa Marie Laliman.
MONTAUBRIGQ (Pierre), fils du précédent, né en 1713, mort en 1791. Put une place distinguée parmi les notables négociants de B^ et laissa en mourant une fortune considét^ble. Il avait épousé en 1739 Elisabeth Mouchet, dont il eut onze enfants; trois seulement lui ont
MON
suiTécu: 1» Rose-EUsabcth,carmélite,qui, traduite devant la Comm. militaire pi*ésidée par Lacombe, s'y défendit avec une mâle énergie et échappa miraculeusement à Técnafaud ; morte à l'étranger en 1812; 2o Henri-Jean, chartreux, sous le nom de Dom Benoît, mort en 1818, au couventde Xérès de la Frontera ; 3° Pierre- Auguste dont l'article suit.
HONTAUBRIGQ (Pierre-Auguste), né en 1750, mort en 1816. Acquit en 1781 la charge de substitut du procureur gén.
au Pari, de B'', qui conférait la noblesse et qu'il exerça avec une rare distinction jusqu'à la Révolution; rentré dans la magistrature après la tourmente, il remplit sous divei's titres les fonctions du ministère public, et il venait d'être nommé cons. à la Cour de B' lorsqu'il mourut.
Il avait épousé en 1782 Marie-Rosalie Rauzan, sceur du fondateur des missions de France (V. ce nom) et parente du marquis de Maleville. Il en eut quatre enfants : J.-B.-Marie-Joseph dont l'ai^.
suit; Jeanne-Amélie qui épousa M. Yzard, cons. à la Cour de B>; Elisabeth-Delphine, morte célibataire; J.-B. Bruno Saint- Hilaire, avocat, mort célibataire.
MONTAUBRIGQ(J.-B..MaricJosephde), né à B* en 1789, mort en 1856. Successivement substitut, avocat gén. et procureur du roi à B% il se fit remarquer par son talent oratoire et par la solidité de son jugement. Dès l'â^e de 36 ans il était procureur ^én. à Poitiers; la Révolution de 1830 vint briser cette carrière si brillamment* commencée, il fut un des premiers magistrats qui donnèrent leur démission. Il se retira dans le cercle de la vie privée, occupé par ses devoirs de
f)è!*e de famille, la culture des belle»ettres et les œuvres utiles ou charitables. Il est mort i^ et chev. de l'ordre du Lys; il avait épousé Fran^oise-Paule de Séze, fille unique de Romain de Sèze, président hon. à la Cour de B"^ et nièce de l'immortel défenseur de Louis XVI; il on eut cinq enfants : 1® Paul-Romain- Louis- Adrien, prêtre, mort chan. hon.
de B«; 2« Oscar-Vincent; 3° Pierre-David- Auguste; ip Catherine-Raymonde-Geoi^ gina, mariée à M. Aug. GrateroUe (V. ce nom), dont trois fils: Georges, Raymond et Maurice GrateroUe (V. ce nom); 5»
Catherine-Mathilde, mariée à M. Louis GrateroUe, dont quatre enfants.
M0NTË6UT rN.), professeur d'hydrographie au collège de Guyenne, memb.
de l'Acad. de B« en 1749.
MONTER (Emile-Mathieu de), critique musical et littérateur français, né à B* le l<r mai 1835. Etudia de bonne heure la médecine et la musique, fut rédacteur
en chef de la Gazette musicale de Paris et y publia une Etude sur la vie et les ouvrages d'Hector Berlioz, qui, quoic|ue étendue, très intéressante et la première écrite dans ce genre, n'a pas été réunie en volume. Il collabora à ÏOrchestre, à ÏOrphéon, an Messager des théâtres, à ÏEurope artiste de Paris, au Musical IVorJa de Londres; il a publié en un vol. Louis Lanihillotte et ses frères, en 1871; poète à ses heures, il a écrit les paroles d'un grand nombre de chœurs oi^héoniques. 11 est mort il y a peu d'années.
MONTESQUIEU (Charles-Louis de Secondât, baron de La Bréde et de), né au château de La Brède, près B*, le 18 janv. 1689, mort à Paris le 10 fév. 1755, était le second enfant de Jacques de Secondât et de Marie-Françoise de Pesnel, baronne de La Brède. Il Ht d'excellentes humanités chez les Orato riens de JuiUv, près Meaux, où il séjourna du 11 août 1^00 au 4 sept. 1705; avocat au Pari, de B» en 1708, il hit pourvu le 24 fév. 1714 de la charge de cons. lay au Pari, qu'avait exercée Pierre de Bordes, et la mort de son oncle Jean- Baptiste de Secondât, présid. à mortier en la même cour, il devint héritier de sa charge comme de ses biens le 29 juin 1716 et ajouta à son nom celui de Montesauieu.
Montesquieu fut un des membres les plus actifs et les plus zélés de la jeune Acad. de B> qui l'avait élu le 3 avril 1716 et en fut directeur en 1718, 1726, 1735, 1748; ses œuvres complètes renferment bon nombre de discoura qu'il y prononça, la plupart sur les sciences naturelles pour lesquelles il eut toujours un goût très vif. Les Lettres persanes, parues anonymes en 1721, turent le premier ouvrage de Montesquieu; spirituel, incisif et le premier en date des écrits où éclataient les idées nouvelles; ce roman, le «plus sérieux des livres frivoles », a dit Villemain, obtint un succès immense et eut un grand retentissement ; il est de tradition qu'il fut composé dans la terre de Ramonet, propriété que la famille de Montesquieu possède encore dans l'Entre-deux-Mers. Peu après la publication des Lettres persanesy Montesquieu fit un séjour à Paris où il fréquenta les salons à la mode, notamment celui de la célèbre marquise de Lambert, et se lia avec les gens de lettres qui y dominaient. Il avait été présenté à la cour par d'Aguesseau à qui il exposa les remontrances du Pari, au sujet de l'imposition de 40 sols dont on avait frappé chaque tonneau de vin sortant de la Guyenne.
En 1725 il fut chargé de faire le discours de rentrée du Pan. « Son discours eut un tel succès, » dit le dernier et le plus complet de ses biographes, M.Vian, « que » jusqu'à la Révolution on le réimprima
MON
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» tous les ans à la rentrée du PaH. de B' » ot qu'on le vendait ce jour-là a la porte » du Palais de Justice. »
Api^g la publication du Temple de Gnide et du Voyage à Papfios (1725), Montesquieu fiit élu memb. de l'Âcad. fr., mais l'élection de l'auteur des Lettres lyersanes, combattue par le c*' de Fleury, fut cassée sous le prétexte qu'il ne résidait pas à Paris. L'Âcad. lui donna définitivement le 5 janv. 1728 le fauteuil de Louis de Sacy, traducteur de Pline. En 1727, Montesquieu avait vendu sa charge. Uèa \ovs il entreprit divers voyages et le reste de son temp^ il habitait a Paris un appartement de la rue Saint-Dominique, une partie de l'année, et résidait, durant l'autre partie, à B» ou dans son chilt. de La Brède, an milieu de ses livres, de sa famille et de ses amis. A partir de ce moment aussi, il se consacra tout entier aux ouvrages qui ont porté si haut la gloire de son nom. Si la manière des lettres p(*rêanes rappelle parfois La Biuyère, et si les desi^riptions de Têlémaque' font sentir leur influence dans les tableaux du Temple de Gnide, les Co»isidérations sur tes causes de la graivdenr et de la décadence des Romains^ le Dialogue de Sylla et d*Eucrate et le morceau achevé de Lysimcique sont des œuvi'es profondément originales dans leur forme sobre et forte.
Après sa réception à l' Acad. Montesquieu partait en 1729 pour un long voyage qu'il considérait comme le complément de ses études politiques et une indispensable préparation au grand ouvrage dont il s'occupait depuis plusieurs années déjà. Il parcourut tour à tour la Hollande, 1 Allemagne, la Hongrie, l'Italie où il visita en détail Venise, Gènes et Rome; fat reçu par le pape Benoit XIV, puis il Séjourna près de deux ans en Angleterre ; la reine Gharlottn, femme de Georges IVj Taccueillit gracieusement et il fut admis à l'Acad. royale de Londres : il rentra à La Bi-ède en 1732.
De tous ces voyages, de tant de recherches et d'études naquit ce magnifique ouvrage : De l'esprit des lois dont Montesquieu avait conçu l'idée dès 172i, qu'il n'acheva au 'en 1747, et oui parut à Genève en 1748, 2 vol. in-4». Montesquieu avait été nommé memb. de l'Âcad. de Berlin en 174«.
Il mourut à Paris le 10 fév.1755, d'une fièvre inflammatoire, et fut inhumé à St-Sulpice. Jal a retrouvé et publié son acte de décès et d'inhumation, daté du 11 fév. 175o.
Il avait eu de son mariage, célébi'é à .Saint-Michel de B« le 30 avril 1715, avec Jeanne de Lartigue qui était protestante, un fils: Jean-Iiaptiste de Secondât et deux filles : l'une, Marie, morte en 1784, avait épousé messire Joseph -Vincent de Guichanèreft d'Ârmajan, cens, du Roy,
chevalier d'honneur en la Gourdes Âydes de Guienne; l'autre M arie^oséphe-Deiiise, née à B« le 23 fév. 1727, mariée en 1745 à son cousin messire Godefroy de Secondât, baron de Montesquieu, est morte à Agen le 25 février 1800. C'est par sa descendance que le nom de Montesquieu s'est pei*pétué jusqu'à nous. Montesquieu portait d'azur à denx coquilles d'or accompagnées en pointe d'un croissant d'argent.
Nous donnons ici les titres dos écrits de Montesquieu et la date de leur publication : Projet d*une histoire physUjne de la terre, ili9; Lettres persan ew, 1/21; Le Ten%ple de Gnide, 1724; Voyage à Pap/i0Jf,1725; Réflexions sur la monarchie universelle en Europe, 1727; Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Romains, 1734; L'esprit des lois, s. d. (1748); La défense de V Esprit des lois, 1730.
On a encore de Montesquieu : Dialogue de Sylla et d'Eucratc; Lysimaque; Arsace et Isménie, la seule des œuvres inédites de Montesquieu, publiée par son fils avecquelques autres fragments, 1783; des discours au Parlement et à l'Académie de B', un Essai sur le goût, un Traité des devoirs, enfin des pensées diverses et quelques poésies qui n'ajoutent rien à sa gloire. Plusieurs fragments inédits ont été publiés dans l'édition de ses œuvres complètes, donnée par Ed.
Laboulaye, Paris, Garnier. 1875-1879, 7 vol. in-8®. Cette excellente éd. contient, en outre, la correspondance familière de Montesquieu, publiée pour la prem. fois par l'abbé de Cfuasco à Florence en 1767 et comprenant 158 lettres auquelles on doitaiouter 3 lettres adressées à M"»» Du pin en 17l4 et reproduites dans \e Porte feuille de M"» Dupin.,, par M. le c" de Villeneu vo-Guibert, Paris, Calmann Lé vy, 1884, in-8o. Mentionnons encore les lettres de Montesquieu achetées par la ville de B\ avec les papiers de M. de Lamontagne et publiées par M. Raymond Céleste, B», 18^.
Montesquieu est l'un de nos auteurs les plus réimprimés ; quelques-unes de ses œuvres, le Temple de Gnide surtout, ont été remarquablement illustrées par Cochin, Eisen, Regnault et Peyron. Une bonne bibliographie de Montesquieu est encore à faire ; celle de M. Louis Vian, Paris, Rouquette, 1874, in-8«, curieuse d'ailleurs, est fort incomplète et contient bon nombre d'erreurs; Montesquieu avait aussi écrit, vei*s 1739, une Histoire de Louis XI qui est perdue et qu'on n'a
3ue peu d'espoir de retrouver. Le château c La Brède renferme encore une partie de l'importante bibliothèque du président, qu'un soin pieux conserve et entretient, ainsi que plusieurs œuvros inédites. On cite entre autres manuscrits un recueil en 3 vol. in-4« contenant des réflexions sur ses lectui-os journalières; un conte
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de sa jeunesse intitulée : le Métempsycosiste; un dialogue magnifique enti-e Xantippe et Xénocrale, des notes de voyages et une correspondance avec sa fille Denise, Mesdames du Deffand, de Mirepoix, d'Aiguillon, le présid. Hénault, le chevalier Daydie, etc. Celte correspondance comprend un nombre peu considérable de lettres, sans suite, et où Ton ne trouve que les réponses aux lettres du grand écrivain. H faut souhaiter que ces trésors, depuis longtemps universellement attendus avec la plus vive impatience, soient enfin communiqués au public auquel ils appartiennent, car Montesquieu est une gloire nationale.
Les portraits de Montesq^uieu sont innombrables; citons la médaille de Dassier, les portraits gravés de De Séve,Grateloup, Michel Alix (en couleur),Chaudet, Savart, Auguste de Saint-Aubin, etc.. En 17<38, Lcmoyne a sculpté son buste;cebuste, de grandeurnaturelle,commandé parle prince de Beauvau, ffouverneur de Guyenne, pour être offert ï TAcadémie de B«, a été conservé dans la Bibl. de la Vaille jusqu'en 1879, époque à laquelle il a été transporté au Musée de B». Le Palais de Justice de B< est orné dans son vestibule depuis le 22 avril 1822 d'une statue en pied de Montesquieu sculptée par Haggi et sur le sommet de sa façade d'une statue assise duc à Maggesi, lequel fil aussi on 1858 celle qui décore aujourd'hui la place des Quinconces. L'Académie de B» possède un portrait de Montesquieu dans lequel un artiste inconnu du XVI !!• s. l'a représenté à mi-corps, tête nue et en costume de présid. au Pari. Cette toile, qui mesure 90 centim. sur 72, a figuré dans les galeries de l'art ancien à la 12* exposition de laSoc.philomathique de B*. Les vues du château de La Brede sont fort nombreuses: nous citerons seulement la lithographie qui se trouve dans La Brède par Grouet, Bordeaux, 1839, et Teau-forte de M. Léo Drouyn dans la Guienne militaire. B. de F.
V. une notice sur la bibiioth. conservée au ch&leau de La B^^de qui se trouve dans le l^i* vol. du Bulletin de l Alliance des Arts, Paris, 1841-45, 5 vol.; — Uimoire pour servir k l'éloge historique de M. de Montesquieu, par M. ne Secondât, son fils, dans Tappendice de l'Histoire de Montesquieu, par Vian ; — Eloge de Montesquieu, p&T d*Ai.embert; — Œuvres de ifo«/MVttict<,édlt. Laboclaye;— JouANNET, Stalist. du dép. de la Gir., 1. 1", p. 303 et pp. .422-429;
— Gutenne historique et monumentale, f. ll,p. 152;
— Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, par O'GiLVY, t . n,pp. 249-268 ; — La lettre de Latapik dans le t. V des Variétés bordelaises de Tabbé Baurrin ; — Le Bulletin polymalhique de 1S0S;
— Bernadac, Tableau de B^, Brossier, 1810, in-12, pp. 185etsuiv.; — Montesquieu considéré comme critique d'art, par Charles Marionnkao, Paris, Pion, 1882, in-8* de 19 pp.; — Histoire de Montesquieu, sa vie et ses œuvres, d*après des dorumenls nouveaux et inédits, par Louis Vian, Paris, Didier, 1878, in-8* de 407 pp., publication remplie de détails curieux et peu connus, mais qui contient aussi des assertions hasardées et
quelques erreurs. On trouvera une liste des écrits sur* la vie et les œuvres de Montesquieu aux pp. 379-388 de ce volume. — Citons encore à titre de curiosité VEloge de Montesquieu, \m' Marat, présenté le 28 mai'S 1785 à l'Acad. de B", et publié pour la première fois par M. Arthur DE Brezeti. en 1 vol. in-8' de xxxvin-79 pp., Llbourne,Mallevillo,1883; — t<r fils de Montesquieu parJulcsDKLPiT, B* Gholiet,1888, in-8*,ctc.
MONTESQUIEU (Jean -Baptiste de SE- CONDAT), fils du précédent dont il ne prit
Il fit au collège Loùi»-le-Grand, sous la direction du père Castel, d'excellentes humanités et, après de bonnes études de droit, fut nomme cons. au Pari, de B», où il ne voulut point occuper la charge de président à moi'tier que son père avait vendue à réméré dans l'intention de la lui conserver. Il entretint à La Brède, aveo le soin le plus pieux, les appartements du président dans l'état où celui-ci les avait habités, et publia ses œuvres complètes, 3 vol. in-4«> en 1758. L'Acad. de B» lui écrivait le ^ fév. 1755 : « C'est dans le sein d'un fils qui » avait tant de droits sur son cœur que » l'Académie a cru devoir déposer le pre- » mier monument de sa douleur. »
Le baron de Secondât s'occupa toute sa vie de sciences nat., et devint agronome et naturaliste distingué; memb. del'Acad. de B« le 4 nov. 1T34, il en fut le directeur en 1736; il appartenait encore aux Soc. royales de Londres, Edimbourg, Pau et Nancy. Il visita l'Italie avec Latapie et étudia, dans les Pyrénées qu'il parcourut en compagnie de l'abbé Guasco, ami de son pèi'e, les eaux minérales de la i-égion.
Il avait épousé enl740Marie-Catherine- Thérèze de Mons de Dunes, baronne de Soussans, en Médoc. Les trois enfants
au'il en eut décédèrent sans postérité. Le ernier de ses fils, né à B» leMnov. 1749 et tenu sur les fonts par son illustre aïeul, est mort en Angleterre en 1824, après une vie fort agitée.
Nous connaissons de J.-B. de Secondât les ouvrages suivants : Mémoires sur l'électricité, réponse à l'abbé Nollet, Paris, 1746, in-8»; Observations dephysique et d'hist. naturelle sur les eaux minérales de Dax, de Baanères et dt* Barèges, Paris, 1750, in-12; Mémoire pour servir à l'éloge de M, de Montesquieu, 1755; Considérations sur le commerce et la navigation de la Grande- Bretagne, traduit de l'anglais de Joseph GÉE, Paris, in-12, 1750; Considérations sur la constitution de la marine milit. de la France, Londres, in-8«, 1756; Mémoires sur l'histoire nat. du chêne, sur la résistance des bois, sur les arbres fruitiers de la Guyenne, sur les chanipignons quiparaissent tirer leur origine d'une pierre, sur la maladie des bosufs en ilm, sur la culture de la vigne et
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— tt» -
sur le vin de la Guyenne,^si\iSy Debure, in-P» avec 15 pi., 1785; Mémoires sur Jes pouls, mesures et monnaies anciennes de B^, lus à rAcadémie dans la séance publique de la St-Louis, 1763, et plusieurs autras écrits dont on trouvera le catalogue à la Bibliographie des ouvrages de de .l.-B. Secondât* chap. XI du livre de M. J. Delpit, intitulé : Le fils de Montesquieu, B*, ChoUet, 1888, in-8«. Secondât s'était beaucoup occupé de viticulture, il a encore publié en 1783 chez Debure, Arsace et Isménie, œuvre posthume de son illustre père, oui le consultait, dit-on, sur ses ouvrages. Les arch. du chat, de La Brède renfeiment plusieurs mss. inédits du fils de Montesquieu .D'Alembert en a fait le plus bel éloge en disant que « par son » caractère, ses mœurs et ses ouvrages il » s'est montré digne d*un tel père. »
B. de F.
V. Baurun, Vtriiti» kordeloiite*, éd. Méra», t. II!, pp. 31-32 ; tournai d(M «orMto, mai et juin, 1752: JooAMNET, Statistique A' 1. pp. 305-;^; yohUiaire de Guienue, {. Il; ViAîf, Histoire de Montesquieu; Aurélien Vivir.. Histoire de ta Terreur à Bordeaux, t. Il, p. 275; Alphabets de Guyenne, de Jules de «Tes, le livre cité plus haut de M. J. Delpit, etc., etc.
MONTESQUIEU ( Charles- Louis de Secondât, baron de LA BRÉDE et de Montesquieu), fils du pi*écédent, désigné pendant toute sa jeunesse sous le nom de M. de La Brède, né à B» le 22 nov. 1740, mort en Angleterre le 24jnil.l824. Fut
avec legradedemestrede camp et comme aide de camp deM.de Chastellux, majorgénéral de l'année française que commandait en chef M. de Rochambeau ; il commanda les troupes de la fœgate YEmeraude, qui ramena en Europe Tétat-major de l'armée finnçaise ; décoré de l'ordre de Cincinnatus, chevalier de l'ordre royal et milit. de St-Louis, il fut successivement nommé colonel des régiments de la Couronne et de Cambrésis, 1788. Après avoir assisté en 1789 à l'Ass. gén. de la noblesse de Guyenne, il émigra en 1790 et fut nommé capitaine d'une compagnie noble dans la légion de Laval. Le mariage qu'il conclut en Angleterre avec miss Maij-Anne Mac-Georghigan O'Neill, d'une vieille famille irlandaise, fit qu'il s'établit dans ce pays. Il rentra en France sous la l" Restauration, fut crée lieut.-gén. en 1814, profita de son séjour dans ce pays pour régler des affaires de famille; ce règlement terminé, il retourna en Angleterre où il mourut sans postérité.
MONTESQUIEU (Marie-Josèphe-Denisc de Secondât de), deuxième fille du présid. née à B» le 23 fév. 1727, épousa en 1745 son cousin, Godefroy de Secondât, baron de Montesquieu et de Montaignac. De ce
mariage, na(|nit à Agen,le 30 janv. 1748, Joseph -Cyrille de becondat, baron de Montesquieu, qui épousa à Xantes, le 28 fév. 1789, Jacqueline de Menou. De cette union naquit à B< le 27 mars 1797, Charles-Louis-Prosper, baron de Secondât- Montesquieu, ancien ofT. dans la légion des B«««-Pyrénées, qui épousa le 12 nov. 1831 Marie -Louise de Piis, dont sept enfants, tous nés à La Brède : Charles, le 5 mars 1833; Gaston, le 11 avxil 183i; Albert, le 2 sept. 1837; Gérard, le 3 juin 1839; Godefroy, le 6 oct. 1840; Berthe, le 5 mars 1836, morte le 4 mai 1849 ; Jacqueline, le 18 janv. 1847, épouse du c« de Féraud d'Aure en 1866 et décédée en 1873.
MONTFERRANT (David de), élu archevêque de B* en 1414, appartenait à la très noble et puissante famille de Montferrant. dont plusieurs membres furent premiers barons du pays bordelais; il avait été chanoine de l'église métropolitaine St-André de B>; évôaue de Dax le 19 oct. 140B. Mandé par le roi d'Angleterre, à la suite de trouoles survenus a B», l'archevêque paitit pour aller défendre ses compatiiotes. Il mourut à Londres le 31 mai 1429.
MONTFERRANT (Pierre de), sire de Lesparre, seilçneurde La Trave, fils d'une des trois héritières du château de Lesparre, après la mort d'Amanieu de Madaillan ; en prit possession en 1 452, lorsque Talbot débarqua en Médoc. Mais il y fut arrêté en 1453, conduit à Poitiere, condamné comme traître en 1454. Son corps fut mis en pièces, et les morceaux en lurent cloués aux portes de la ville.
MONTFERRANT (Bertrand de), seign.
des chat, de Montferrant et de Langoiran, signa en 1451 le premier traité de capitulation qui ouvrit les portes de B» à Charles VU. Quelques mois plus tard, il se prononça en faveur des Anglais, abandonna son château de Montfeirant pour suivre la fortune de Talbot, et se réfugia en Angleterre après la bataille de Gastillon. Charles VII fit démolir ses châteaux en 1454. Moumt dans l'exil.
MONTFERRANT (Gaston de), fils du
Précèdent, fut remis en possession de la aronnie de Montferrant par Louis XI, en 1472. Mourut en 1498.
MONTFERRANT (Gaston II), fils du précédent, eut en héritage le château et le titre de bo" de Montferrant. Son frère Guy eut le château de Langoiran et embrassa le parti de la réforme. Gaston fut maire de B< sous Charles IX, et ce fut lui qui fit exécuter dans cette ville les massaci^es de la St-Barthélemy, après lesquels il se vanta devant le Parlement d'avoir fait occire plus de 250 huguenots. Ayant été conduire des renforts à Montluc qui faisait
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le siège de Gcnsac, il fut tué d'un coup d'arquebuse (4574). Il fut enterré avec grande pompe dans Téglise St-André de B*.
Le nom dccette famille est quelqucfoisorlhographie dans les vieux titres : MoNTrEnnAND.
MONTJON (Jean de), cons. au Pari, de B«, joua un rôle important durant la Fronde. En juil. 1649, il fut envoyé avec les cons. de Gourgue et Mirât en mission auprès de la cour de France, en ce moment réunie à Bourg-sur-Gironde.
MONTJON (François de), arrière petitfils du précédent, né en 1725, écuyer, sieur de Lavergne, seigneur des fiels de Monadey, dans la paroisse de Ste-Eulalie ; cons. au Pari, de B*, fit construire, en ilSO, sur les plans de l'architecte Louis, le château qui porte encore son nom; condamné à mort par le Tribunal i-évolutionnaire, à B*, le 31 juil. 1794.
MONTLUG, Y. Monluc.
MONTPENSIER (M^* de), est l'auteur d'une des productions de la typographie bordelaise les plus rares et les plus curieuses, mise au jour en 1659 (sans indication de lieu), sous le titre de : Relation de l'isle imaginaire et hist.
lie la princesse Paphlaaome, in-8» de 8 ir. et 166 pp.; c'est une allégorie relative û des personnages de la cour au temps de la jeunesse de Louis XIV. Ce volume lut imprimé pai* les soins de Segrais qui y mêla divers traits satiriaues ; il n'en lut tiré qu'un petit nombre d exemplaires, et la piincesse les distribua à ses amis. La lielation a été réimprimée dans les Mérn. de AT*" de Montpensier, édit. donnée par Chéruel, elle est dédiée à M*»* de Pontac, prem. présidente à Bourdeaus.
MONVOISIN (Raymond-Âuffuste-Quinsac), né à B> le 15 mai 1790 ou 1793; peintre d'histoire. Elève de Lacour et de Guérin; entré à TEcole des beaux-arts en 1816; 2* prix au concours pour Rome en 1820 avec Achille demandant à Nestor le prix de la sagesse aux jeux olympiens; il obtint le i^' prix en 1822 ainsi que trois ans de pension à Rome. Il a figuré au salon de Pans de 1819 à 1841, en 1858, 18G3 et 1864, y a obtenu une méd. de 1^ cl. en 1831 et un rappel en 1837.
Monvoisin ayant refusé de modifier son tableau, la bataille de Denain, exposé au Sillon de 1836, s'aliéna les bonnes grâces du Directeur des musées. Porté sept fois pour la décoration, sept fois cette proposition fut rejetée. Découragé, Monvoisin Çartit pour Valparaiso en 1^2, emportant 8 de ses plus belles compositions. Aussitôt son départ, Tadm. retira du musée du Luxembourg les tableaux qu'il y avait, et les envoya dans les dépôts de l'Etat; ainsi il est airivé que la génération actuelle ne
connaît aucune des principales œuvres de Monvoisin. Pendant son séjour en Amérique, il fonda des écoles de peinture au Chili, au Pérou et au Bi^il, et parmi les œuvres qu*il y exécuta,pn peut citer deux grands tableaux Le Christ sur la croix, la Pi*ise de Caupolican par les Espagnols, etc. Il fit en outre une fdule de portraits de présidents et de généraux des républiques où il passa, ceux de rÊm* pereuretde l'Impératiice du Brésil, etc.; il fut nommé chev. de l'ordre de la Croix du Sud du Brésil. A Santiago du Chili, une galerie de peinture porte son nom.
Rentré à Paris en 1858, il recommença à envoyer des œuvres remarauées aux salons de Paris. Parmi ses nombreux envois, nous citerons : en 1819, Jésus-Christ gué" rissant un possédé, au musée de B* ; en 1831, Uexaltation de Sixte-Quint (on ignore ce qu'est devenue cette toile) ; Philippe, duc d'Orléans, prend possession du palais royal; en 1835, Les derniers fnoments de Charles /X, au musée de Montpellier; Les derniers nwments du poète Gilbert, au musée de Nancy; La séance du 9 thermidor, au Chili; en 1836, La bataille de Denain, au musée de B>. Ije musée de Versailles possède plusieurs portraits historiques de cet artiste, qui fut lune des gloires de B*. Décédé à Boulogne-sur-Seine le 26 mars 1870.
Sa veuve, née Dominique Festa, peintre miniaturiste, a légué à 1 Ecole des beauxarts 800 francs de rente pour fonder deux prix annuels de 400 francs, peinture et musique, et aux musées d'Angei-s et de B>^ divers tableaux et œuvres d*sn% peints par son mari ou par elle, et acceptés par le maire de B', le 25 nov. 18ol, sur un rapport de M. Duinilatre, dans lequel nous lisons : « L'ensemble de l'œuvre de M™« Monvoisin se recommande tant par la distinction du dessin, sa coiTection, son ampleur même, que par un style sévère et châtié. »