V. J. Delpit, Tablettes des bibliophiles de Guyenne, t
PASCAL (.^ean- Antoine -Hippolvte- Ernest^, né à Narbonne le 29 août 1^28; mort a Paris en 1888. D'une famille ancienne et distinguée du pays; son gi*and-père, qui fut président du tribunal de commerce de Narbonne et conseiller gén. de l'Aude, joua dans son dépaiteinent un rôle politique très important; son père fut Fun des préfets les plus énergiques du gouvernement de Louis- Philippe. M. Pascal, après avoir été reçu avocat, se retira à la campagne aux environs de Narbonne où son père possédait rimportant domaine de Luc. C'est à cette époque qu'il épousa la plus jeune des filles du D»" de Bourlet de Saint-Aubin, ancien officier de la maison du comte d'Artois, plus tard Charles X. M. Pascal fit pai'tie de l'opposition sous le second Empire; en 1H67, à Toulouse, il coopéra avec toutes les notabilités orléanistes du
Midi à la fondation du Progrès libëral, dont il présida le cons. d'adm. En mai^ 1871, il fut nommé par H. Thiers préfet de la Loire-Inf., et un an après, préfet du Rhône, pour remplacer m. Valentin que venait de révoquer M. Casimir Périer. Pendant huit mois, M. Pascal combattit le parti révolutionnaire de Lyon aux applaudissements de tous les conservateurs; c'est lui qui prit les premiers arrêtés pour la réintégration des F*rères des écoles chrétiennes. Des dissentiments s'étant élevés entre M. Thiers et lui, M. Pascal offrit sa démission qui ne fut point acceptée; élu cons. d'Etat mal-
Sré une violente opposition des gauches, [. Pascal fbt ensuite appelé, sur les instances de son ami, M. de Goulard, au poste de sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur. Très engagé avec la partie du cabinet qui, après TélectioD Barodet, voulait résister aux concessions de M. Thiers, M. Pascal se retira avec son ministre, malgré M. Casimir Périer
aui voulait le retenir, La retraite de [M. do Goulard et Pascal fut une des causes déterminantes du 24 mai 1873; M. Pascal, l'edevenu après le 24 mai, soussecrétaire d'Etat, se retira sur l'incident provoq\ié par une dépêche confidentielle aux préfets, que uambetta porta à la tribune. Nommé préfet de la Gir. en août 1873, M. Pascal administra pendant pi'ès de trois ans ce dép. avec l'appui de tous les conservateurs ; il tomba à ravènement du ministère Ricard. M. Pascal devint alors propriétaire du domaine et château de Respide, près de Langon, et habita la Gir. où il a engagé olusieurs luttes électorales; En 1877, il rut candidat à la députation contre M. Roudier, républicain, dans la V* circonscription de Liboume; aux élections sénatoriales de 1879, il obtint 313 voix sur 660 votants; en 1881, M. Pascal engagea la lotte dans l'arrondissement de Lesparre, ses relations bien connues avec le pnnce Napoléon auquel il avait rallié le journal V Ordre de Paris, suscitéi^nt contre lui la candidature du b<>" Haussmann ; arrivé second au premier tour, il fut battu au ballottage par M. Arm. Lalande, avec 260 voix. M. Pascal a représenté pendant Hix ans le canton de Pujols au cons. gén.; dans de nombreux et importants discours politiques, il a soutenu la politique du prince Napoléon et s'est surtout appliqué a combattre le régime parlementaire qu'il considérait depuis quelques années comme la source de tous nos maux.
ii;: le 7 mars 1874 ; il était aussi commandeur de l'ordre de St-Grégoire, U A., etc.
PASGAULT (Louis), né à Bourg-sur- Gironde le 17 févr. 1784, mort à B« le 20 ianv. 1868. Avoué à la Cour de B> de 181 1 à 1844; suppléant du juge de paix du 4« canton de B< de 1832 a 1850. Mem-
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