PAZ
thèque des Pères, celle de Muratori, Vérone, 1733, in-P», et celle de Tabbé Migne dans le tome LXI de sa Patrologie.
On annonce une édition des œuvres de Paulin de Noie dans le Corpus des écrivains latins ecclésiastiques en cours de publication à Vienne.
B. de F.
On doit à Tabbé Socirt (V. ce nom) : Études kiitt. tuT la rie de saint Paulin, 2 vol. in^^, B'. Ses lettres ont été traduites en français pair Cl. Saxtel'l, Paris, 1703, in-8% 2« édit., 1724, in-S".
La vie de Paulin a été écrite par Lebrun drs Marolles et par Buse. en allemand, 1856. L*académicien Perrault l'a pris pour héros d*un poème en six chants, dédié à Bossuet et publié ^ 1686, in-8* de 17 ff. et 106 pp., avec charmantes vignettes de Sébastien Le Clerc.
V. PauliHus illustratus... auctore Franc Chif- FLETio, 1662, in-4*. — Vie de Saint Paulin.., Paris, 1686 et 1703, in-4* avec portrait (ouvrace anonyme). — Vie de saint Paulin, par Tabbé Gervaise, Paris, 1743, in-4*. — Saint Paulin de Sole, études historiques et littéraires, par Raba- Nis, B", 1810, in-8*; Ampère, Histoire littéraire de la France avant le xn« siècle, l. \, pp. 271-297. — Etude historique sur la rie et les écrits de Saint Paulin, B-, 1&^, 2 vol. in-8*. — Saint Paulin et son siècle |ar le D' Buse, trad.de l'allemand par L. Danix)isi(e, Paris, 1858, 656 pp.
yotes sur l'emplacement de t'Ebromagus de Saint Pai(/iiij)arReinhold Drzeimeris,B*,Gounou il hou, 1874, in-8*. — iFw/. de Saint Paulin de Note, par Pabbé Lacrange, Paris, 1877, iu-8*, 704 pp.
PAULIN Oe pénitentV Probablement fils d'Hespérius et petit - nls d'Ausone; né à Pella (Macédoine^ en 376, vint tout jeune à B>^d où sa famille était originaire; successivement attaché à Attale qui le nomma œmtedes largesses privées, ruiné parles Barbares qui le chassèrent de B^ et de Bazas^ il mourut à Marseille où il s'était réfugié après avoir vu périr tous les siens vers 460. Paulin a écrit en latin un poème chrétien intitulé : Eucharisticon, dans lequel il a consigné les principaux événements de sa vie si longue et si agitée. On trouvera une version française de ce très curieux poème autobiographique dans Tappendice du t. !••■ des œuvres d'Ausone traduites par Corpet.
VEucfuiristicon a été publié en 1888 dans le Corpus des écrivains latins ecclésiastiques publié à Vienne. B. de F.
V. J. DcBorL, Paulin le pénitent, étude hist. et littéraire {Actes de l'Acad. de B», 1860, l»»" trimestre). —Ampère, Hist. litt. de la France avant le xii« «.,t. II, pp. 167 et suivantes.
PAULUS, V. Accius Paulus.
PAUPARDIN (François), né à B» le 12 juillet 1806. Ses deux frères et lui étaient boursiers au lycée de B*; cette faveur leur fut accordée en récompense de Tacte de courage accompli par leur gr-and-pèrc maternel qui, à l'époque de la Terreur, tint caché pendant six mois, dans sa maison de la i*ue Porte-Basse, le comte
Joubert. Enti^ au grand séminaire en 1826, il en sortit au bout de deux ans et fut, sous M. Tabbé Lacroix, un des fondateurs du collège de Bazas. Après quatre ans de professorat dans cette maison, il renonça à Tétat ecclésiastique et vint fonder en 1832 à Toulenne, aux portes de Langon, sur les bords de la Garonne et dans une situation des plus heureuses au point de vue hy^iéniaue, une institution oui fut bientôt 1 une aes plus florissantes au départ. M. Paupardin est mort à Toulenne le 3 juil. 1872, entouré de restiroe, de raflTection de tous ceux qui l'avaient connu.
Son 61s, né à Toulenne le 18 juil.iSîO, lui succéda en 1872 dans la direction de sa maison d'éducation, lui donna une nouvelle impulsion, organisa les cours de renseignement secondaire spécial et la préparation au baccalauréat es sciena».
Il poursuit avec succès Tœuvre morale de son père, œuvre qui a rendu et rend encore de grands services aux familles de la région.
PAZ (Eugène), né à B> le 2 mai 1837.
Fit ses études au collège royal de cette ville, puis entra à Paris chez un agent de change et rédigea pour divers journaux des articles littéraires ou des btilletins financiers. Atteint d'une affection nerveuse, il s'en guérit par la gymnastique et l'hydrothérapie, et se voua dès lors entièrement à la propagande, à la vulgarisation et au perfectionnement de ces modes de thérapeutique et d'hygiène.
Après de longues études spéciales, il ouviit au mois d'avril 1865 son grand gymnase comme établissement modèle, et publia en même temps un ouvrage intitulé : La santé de Vesprit et du corpa^ par la gymnastique.
En 1868, M. Duruy, ministre de l'instruction publique, le chargea d'aller étudier l'enseignement de la gymnastique en Allemagne, en Suède, en Belgique et en Hollande. A son retour, M. Paz publia un rapport à la suite duquel l'enseignement de la gymnastique fut obligatoire. En dehors des divers ouvrages publiés par M. Paz et parmi lesauels nous citerons : La gymnastique obligatoire, 1868, 1 vol. in-12; Commentaire sur Mercuriaiis, br. in-8»; Les hommes forts de tous les temps, br. in-S" ; La aymnastiçAie raisonnée, 187H, 1 vol. in-12; Franches causeries, 1879, 1 vol. in-12. Il est l'auteur de nombreux articles insérés au Journal de Paris, au National, au Soleil, au Petit JourtuU, et il a fondé en 1860 le Moniteur de la gymnastique scolaire, hygiénique et médicale; en 1878 le journal la Revue dea sports. C'est enfin a M. Paz, à sa propagande, à ses efforts incessants qu'est due la fondation de l'Union des Soc. de g\'mnastique de France, devenue aujourd'hui une institution patriotique constdc.