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rable. M. Paz, couronné à plusieurs reprises, a été nommé U !• et du comité de la Soc. des gens de lettres; memb. de la comm. centrale de gymnastique près le ministère de rinstniction publique, de la comm. pour le certificat d*aptitude à renseignement de la gymnastique, etc.
V. son portrait et sa biographie dans la GifmHOitique da 2S Janv. 1888.
PÉDRONI (Victor- Àmédée), né à B> le 5 avril 1795, mort à B« le 24 janv. 1871. Elève de l'Ecole polytechnique, il prit part avec ses condisciples à la défense de Paris en 1814; Tannée suivante, en qualité de lieutenant d artillerie il assistait au blocus de Metz; en 1816 il donna sa démission et partit pour TÂmérique, où il se maria.
Revenu à B« en 1819, Pédroni se livra à l'enseignement privé; en 1833, la municipalité de B* rappela à fonder le cours public de géométrie et de mécanique appliquées aux arts qu'il a continuellement professé avec succès jusqu'en 1869; il est le premier qui ait introduit à B* l'étude de la géométrie descriptive et l'on peut, jusqu'à un certain point, dire que son cours public de mathématiques fut le précurseur des cours de la Fac. des sciences où Pédroni fut chargé, en 18S5, du cours complémentaire de géométrie avec ses applications aux arts et à rindustrie.
Pédroni n'a pas été seulement prof, de mathématiques à B*, il y a enseigné aussi le patriotisme le plus zélé et le dévouement au maintien cle l'ordre. En 1830, désigné par la comm. mun. pour organiser et commander l'artillerie de la garde nat.
il quitta ce corps en 1832, Ait élu chef d'un bataillon d'infanterie, commandement qui lui fut maintenu par 11 élections pendant vingt ans. Dans cette position, Amédée Pédroni donna de nombreuses preuves de son courage et de son dévouement à sa ville natale. Il acquit un très grand ascendant sur son bataillon par l'aflection qu'il sut gagner, et reçut de ses soldats un sabre d'honneur qui, suivant la tradition, avait appartenu au maréchal Larmes. Modeste autant que dévoué, Pédroni a tonjoura refusé les honneurs qui lui ont été offerts. En 1832, il déclina le titre de i;!^, refusa d'être porté candidat au cons. gén. et, en 1818, à VÂss. constit.; il refusa aussi le grade de commandant des sapeurs-pompiers et celui de colonel de la l*^ légion de la garde nat. pour rester à la tète de son bataillon où il pensait faire le plus de bien.
PEIRESG (Nicolas-Claude Fabri, seie.
de), né à Beaugensur en Provence le 1" déc. 1580, mort à Aix le 24 juin 1637. Passionné pour toutes les études, il voyagea beaucoup pour réunir des collections scientifiques et littéraires. U établit à Aix
sa riche bibl. et ses musées. Il collubora aux travaux de presque tous les savants de son temps. En 16l8, Louis XIII pour récompenser ses services lui donna Tabbaye de N.-D. de Gultres près de B», en l'autorisant à conserver ses fonctions de cons. au Pari. d'Aix. Peu désireux de se faire un nom, il n'a laissé qu'un très grand nombre de lettres fort intéressantes et dont M. Tamizey de Lairoque publie en ce moment un choix considérable qui formera environ 10 vol., plus 1 vol. de tables (Impr. nat.). Son portrait in-f^ a été gravé par Lnbin au xviii« s. et publié dans les Hommes illustres de Perrault.
V. Ant. DE Laktesat. une Lettre inédite de Poiresc, abbé de Guitres, au cardinal de Sourdis, avec introd action biosr. et notes, br. in-8*, ornée d'une eau -forte de Grenier-Dubreuilh, B*. Feret et fils, 1878; — du mémo, Peiresc, abbé de Guîtres, B\ 1888, in-i'
PEIXOTTO (Charles), banquier de B> ; juif d'origine, qui fit réédifier l'église
fiaroissiale de 'Faïence après sa conversion. 1 donnait de brillantes fêtes à sa maison de campagne, où les artistes du Grand- Théâtre allaient iouer la comédie. Il fut condamné en ITdl, par la Comm. militait^ que présidait Lacombe, à une amende de 1,200,000 francs, il avait alors 55 ans.
y. un Mémoire de M. de St-Georgcs, avocat à B% intitulé : Généalogie curieuse et renutr-
Suable de M. Peixolto, juif d'origine, chrétien e profession et banquier de B', ouvrage destiné k prouver aux mécréants que M. Peixotto descend en ligne directe d'Adam, de Noé, d*Aaron et de tous les Cohens de l'univers (Avignon, Aubanel, 1789).
PËLETIER (Jacques), fécond polygraphe du XVI* s. , né au Mans le 25 juil. lol7, termina au collège de Navarre a Paris de fortes et brillantes études. Il fut nommé principal du collège de Baycux en 1547. Après plusieurs voyages à B> où il exerça, dit-on, la profession de médecin, en Italie et à Lyon où il connut et admira la BelU* Cordière, il devint en 1572 l'hôte de Montaigne et fut nommé vers la fin de la même année principal du eollège de Guyenne, mais il n'occupa ce poste
3ue quelques mois et se vit conti*aint à onner sa démission à la suite de démêlés retentissants avec les jurats en 1573.
Péletier, après avoir été encore principal du collège fondé à Paris par Philippe de Luxembourg, évéque du Mans, mourut à Paris en juil. 1582. Poète et mathématicien, Péletier a publié un grand nombre d'ouvrages presque tous recherchés aujourd'hui. Le Mariuel du Libraire donne les titres des principaux. La bibliotiièque nationale conserve (fonds Bouhier, no 81). un mémoire de Péletier relatif à son affaire avec les jurats de B* et intitulé : Jacobi Peletarii contra sex viros Burdigalenses dcfetisio in senatu, B. de F.
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PËUSSISR-HBRMITTE (V. Hermitte).
PÉLISSIER (Charles-Marie- Athanase), néàB''le9aoûtl810,mortau village de Madère à Villenave-d'Ornoa le 15 août 1871. Issu d'une famille originaire des Cévennes qui fut conti-ainte de se convertir au catholicisme lors de la révocation de l'édit de Nantes. Il fut élevé dans la religion catholi(|ue, mais à ràgc de 12 ans il infusa de faire sa première communion; étudia le droit à Poitîera, fut reçu licencié en droit à Paiis, en 1830; après avoir pris part à la révolution de Juillet, il voyagea quelque temps et revint à B«, en 1m8, prendi^e place au barreau de cette ville où il se lit remarquerparun grand talent oratoire; s'adonna à Tétude de la Bible, et reçut de ses confrères le surnom de Biblictis, devint partisan du protestantisme au point de faire bénir son mariage à Londres par un pasteur anglican, 1841.
Le H. P. Lacordaire ayant attaqué le pix>tcstantisme dans ses conféi*enccs de B* (nov. 1841 à avril 1842), M. Pélissier lui répondit en publiant une brochure éloquente qui lit grand bruit, intitulée :
Lettre adressée à M. iMcordaire par un chrétien biblique, 1842. Après un voyage à Londres et un autre à Paris où il vit Lamennais, il se fit inscrire à la Faculté protestante de Montauban, 1843, où il ne tirda pas à montrer ses tendances libérales. En jmn 1846 il y fut reçu docteur en théologie et après avoir prêché à La Rochelle, à Ni mes et dans le Lot-et-Garonne, il se Ht admettre par le Consistoire de B* d'abord comme attaché à la prédication, 1847, puis comme pasteur auxiliaire, 1848. Par une Héiio d'articles parus de 1855 à 1K58 dans le Disciple de Jésuê'ChrUt, et par ses sermons et conférences il acquit une grande popularité dans le midi de la France et s attira de violentes attaques de la part des protestants orthodoxes. Sa révocation fut mise aux voix au consistoire de B>; il fut maintenu dans ses foiictionsde pasteur au xiIiairc(janv.l8Gl). mais ne put devenir titulaire. En 1^)5 il prêcha à Paris et à Genève et son indépendance religieuse le fît exclure des chaires de ces villes.
En 1871, il prononça sur la tombe de M. KAss, maire de Strasbourg, mort àB», un discours où brillèrent pour la dernière fois ses grandes qualités cT orateur. 11 était chaud lépublicain, et comme toutes les natures fortes et ardentes il eut à la fois d'implacables adversaires et des amis passionnés. II cultivait la poésie; quelques-unes de ses pièces de vers ont paru dans le Disci)tle de Jésus-Christ.
Beaucoup sont restées inédites, entre autres une traduction du Livre de Job.
V. E. Paris, Un apôtre de te Hivoiution reliffteti*ef Ch. M. À. Petùsier, pasteur à fi', sa vie, fon caractère, sch travaux, Paris, Sandoz et Fischbacher, 1870.
PELLEGRIH (Amédée), violoniste hors ligne, né à RabastensCHMJar.) en 1821, mort à B' le 25 mai 18o7, fit ses études au Conservatoire de Toulouse sous la direction de réminent prof. Becquié; tout jeune, il remporta le l**" prix de violon et fit preuve d'une supériorité extraordinaire.
Ses premiers pas dans la vie artistique furent difnciles, il professa en province^ puis à Paris où il se fit un nom; mais la révolution de 1848 et les événements qui suivirent troublèrent bien des existences d'artisteSjXpii allèrent tenter fortune à l'étranger. Pendant quelques années, Pellegrin fut un voyageur intnè-
f^ide ; il visita successivement l'Espagne, 'Amérique, TAncleterre, la Hollande, l'Allemagne; partout il fit admirer la pureté de son style classique, la merveilleuse souplesse de son jeu. Dégoûté de cette vie nomade, il renonça non seulement aux voyages mais encore aux succès de concert; fixé à B« vers 1860, il s'y adonna avec passion à renseignement musical; c'était un pi-ofesseur modèle, infatigable, dévoré de Tamour de Tart, affectueux et bon pour tous. Sa nature nerveuse ne lui permettait de rien faire avec calme. Il est mort d'excès de travail. C'était un esprit cultivé et un causeur charmant; il avait l'âme haute et indépendante, il a été regretté par tous ceux qui l'ont connu; presque toutes ses compositions musicales, qui sont nombreuses et remarquables, sont restées manuscrites : sa modestie égalait son talent. Barbedette.
PELLE (Jean-Baptiste), né au village de Pelle à Créon (éir.) le 15 mal ISfi, mort à Évreuxle9juillet 1883. Volontaire dans les zouaves le 23 mars 1831 ; fit brillamment la campagne d'Algérie de 1831 à 1864; cap. Ie5 juin 1843; chef de bataillon aux tirailleurs indigènes en 1845; lieutenant-colonel au29"rég* d'infonterie en 1852; colonel au 60« réff* d'infanterie on. 1855 ; gén. de brigade en 1864. Il quitta 1* Algérie pour commander en Corse, puis en 1865 dans le Tarn.
Après avoir été plusieurs fois cité à l'ordre du jour de l'armée, et plusieurs fois blessé, il fat nommé ^ le o janvier 1842, 0. '^ le 14 mai 1852, C. * le 10 nov. 1856, G. O. * en mars 1871. En 1870, gén. de division de l'armée du Rhin, il commandait à Wissembourg 4,600 Français qui tinrent tête de 6 heures du matin a 3 heures du soir à 35,000 Prussiens et Bavarois, et mirent près de 7,000 hommes hors de combat; il conduisit la triste et glorieuse retraite de Wissembourg, refusa uc signer la capitulation de Metz et fut fait piisonnier. En 1871, il reçut le commandement d'une division de l'armée de Versailles, rempoilaun l'<^ succès à Châtillon et y Alt blessé. On peut dire du général Pelié : sa bi^avoure n'eut d'égal que son
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amour pour la France ; en 1873, le Comité conservateur de la Gironde le porta candidat aux élections législatives : il ne fut pas élu.
PELLEPORT-BURÈTE. Cette famille, mii s'est successivement appelée : Pelpor, Pelport^ Pelleport et Pelleport-Burète, est originaire de Montréjeau (H*^Gar.), et se fixa à B^ vers 1780; deux d'entre eux furent arrêtés comme contre-révolutionnaires ; ils ont contracté alliance dans le Bordelais avec les familles Couderc.
Burète, Balguerie Junior, Wustenberg, Alauze, Bosc, Brandenburg, Brun,Bonna- ITé, Boyer-Ûrawman, Texandier, etc.; en Périgord, avec les Couderc de Madailhan, Limoges, de Ganseins, de Gorse, Du Vigneau, de Tholouze, de la Pagégie; en Chalosse, avec les Le Roy de Boi sa u marié et Grandin de L'Eprevier. Cette famille est représentée par les descendants de Pien*e, dont Farticle suit; elle porte les titres de baron de TEmpire (1809), et de vicomte héréditaire (lettres-patentes du 17 août 1823); exceptionnellement le roi la titrée par contrat de mariage du 20 juin 1824 K*« de Pelleport. Armes:
de gueule à la croix alezée d'argent : pai^ tie de sinople à une ancre en bande et une épée en barre po&ée en sautoir d'argent; Vépée montée d'or coupe au sphinx de sable ; franc quartier des barons militaires de l'Empire. Devise : non tere sed œre,
PELLEPORT (Pierre, v>« de), lieutenant
§'néral, pair de Francejjié à Montréjeau »«-Gar.) le 26 oct. 1773, mort à B» le déc. 1856. Entré comme soldat le 24 juin 1793 au 8* bataillon de la Ht«-Gar. . il prit part aux combats de Belver, de San-Urgel, de Boulou et de Loano; ce bataillon étant entré dans la composition de la 18* demi-brigade rég* d'infanterie, il assista dans ce corps aux victoires de Montenotte, de Millésime, de Lodi, de Castiglione, d'Arcole, de Rivoli, de Mantoue, de Fribourg, d'Alexandrie, des Pyramides, d'Aboukir, de JafTa, du Mont- Thabor, d'Héliopolis. d'Ulm, d'Austerlitz, d'Iéna, d'Eylau, de Friedland, d'Essling, de Wagram, de Krasnoë, de Smolensk, de Valoutina, de la Moskova, etc., etc., et ne le quitta qu'après Tavoirconduitau feu cinq ans comme colonel et notamment sous les ordres du maréchal Ney, pendant la retraite de Russie. Pelleport, nommé gén. en 1813, était briji^dier à Lutzen, à fiautzen, à Dresde, àLeipzig,à la Rothiére, à Rosnay, à Champaubert, à Montmirail, à La Ferté, à Meaux. à Reims. A la défense de Paris, en 1814, il commandait aux Buttes-Chaumont une division d'infanterie, ainsi qu'à la bataille de Campillo del Arenas (Espagne, 1823).
De 1823 à 1841, le général de Pelleport fit partie du conseil super, de la guerre,
commanda les camps de Saint-Omer et de Bayonne, la garde nat. de B'^ et les 11« et 21« divisions'militaires.
A sa mort, cet otficier général, après avoir reçu 17 blessures, comptait soixantedeux ans de service militaire, dont quarante-huit d'activité et vin^-cinq ans de services civils, comme pair de France, commandant supérieur de la garde nat.
bordelaise; cons. gén. de la H^*-Garonne; cons. mun. de B>; président des comm. hospitalières de B«. En 1842. le roi Louis- Philippe le nomma maire ae B<; vu son grand âge, il refusa ces hautes fonctions.
Le nom du général de Pelleport est inscrit sur l'Arc -de -Triomphe; son buste est à l'Hôtel de Ville de B>. Paris et B> ont donné le nom de cet officier général à deux de leurs rues et cela en souvenir des services qu'il rendit à l'Etat et à la cité bordelaise. Sainte-Beuve a dit de lui dans les Causeries du lundi, qu'il « s'effaçait partout, honnis au feu ».
Par décision du 19 mars 1887, le ministre de la guerre a décidé que l'une des casernes de B> prendrait le nom de caserne Pelleport.
Il existe dans les galeries de Versailles, salle 91, n« 1785, un tableau de Ch. Langlois, rappelant un épisode important de sa vie : ^ juil. 1823, Espagne, nataille de Campillo del Arenas.
A laissé Souvenirs militaires et intimes du général V*« de Pelleport (i793i853), Paris, Didier, 1857, 2 vol. in-««. Ds contiennent l'histor. du 18* de ligne de 1795 à 1813. Il avait épousé en 1824 une demoiselle Burète, d'une ancienne famille de jurats nobles de Bergerac, établie à B« vers 1560. La descendance du général se compose de son fils Charles dont Tarticle suit.
PELLEPORT-BURÈTE (Vicomte Charles-Jacques-Pierre-Jean de), fils du précédent, né à B» le 27 déc. 1827. Il comptait en 1889, 41 ans de services publics dont ci-après l'état : 1848, off. de la garde nat. de B», secret, de M. le b«» Neveu, préfet de la Gir., 1851 ; secret, gén. de la Soc. des fêtes de charité bordelaises; avocat; en 1853, sous-préfet à Argelès (H^M-PjTénées); 1856, a été à B' depuis cette époque admmistr. du bureau de bienfaisance, du dépôt de mendicité, de l'asile des aliénées, de la Soc. de charité maternelle; cons. d'arr. pour B«; président du New- Club -Comédie, de la Soc. des steeple chases bordelais, de la Soc. du Pnnce impérial; 1867, conseiller de préfecture de la Gir.: 1870, présid.du comité gir. de la Soc. d'encouragement au bien; off.
su p. de la garde nationale; secrétaire
§én. du comité gir. de la Soc. française e secours aux olessës militaires, ainsi que de l'œuvre bordelaise des prisonniers en Allemagne; 1871, secret, gén. des œuvres bordelaises de la Libération du territoire et de l'association confraternelle
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des memb. de la Légion d'honnear de la Ciir.; 187t2, adm. du journal la Guienne; 1874, maire de B^ ; memb. des cons. acad. et départ, de la Gir.; i875, délégué pour la 18* circonscription militaire de la Soc. française de secours aux ble8.sés militaires ; 1876, sénateur de la Gir.; 1876 à 1888, présid. du dépôt de mendicité et du comité départemental de la Soc. française de secours aux blessés ; vice-président de Tasile de nuit, etc., etc.
M. le vicomte de Pelleport a édité les souvenirs militaires de son père, 2 vol. in-8», Paris, Didier, 1857; le ministre de la guerre a mis cet ouvrage au nombre de ceux que doivent consulter les officiers élèves de TEcole supérieure militaire ; a également publié un premier vol. d'études personnelles sur les institutions charitables de B'^ ainsi gue de nombreux travaux d'admmistration, et notamment une série de discours prononcés dans les assemblées gén. de la Soc. d'encouraeement au bien, de l'Association fraternelle des légionnaires girondins, de l'œuvre de 1.1 Soc. française de secours aux blessés militaires, de Tadm. du dépôt de mendicité, etc., etc.
Maire de B^ du 5 févr. 1874 au 18 mars 1876, M. de Pelleport a pu, pndant .son passage à la tête de nos affaires municipales, accomplir des actes administratifs de la plus réelle importance.
Nous nous bornons à signaler les suivants: édification d'un musée dans le palais municipal de 1^, concession d'un terrain pour rédillcation d'une synagogue, érection de l'église St-Louis^ achèvement du casernement, institution des postes de police et augmentation du personnel do ce service; réorganisation de l'éclairage au gaz, affaire qui a doté B^ de la nue-propriété d'usines et de canalisations estimées 5 millions et d'un revenu annuel de 200,000 fr., tout en diminuant le prix du gaz consommé par les particuliers; relôvement du Théâtre municipal de B*, par l'octroi d'une subvention ; répression de la mendicité publique ; organisation de criées pour la vente de la viande ; vote des allocations nécessaires pour la construction d'une maison de secours consacrée au culte protestant; transformation du cimetière catholiaue.
C'est eniin sousj'administration de M. le vicomte de Pelleport et sur ses actives démarches que fut rendue, le 21 déc. 1874, la loi qui créait la Fac. ae méd. de B*; et le 25 févr. 1^6, le Cons. mun. adoptait les projets présentés par M. de Pelleport, décidant que la Faculté serait établie là où elle a été construite ; >^- du 16 août 1863; off. de l'Université, commandeur de Saint-Grégoire et d'Isabelle la Catholi-
?ue, grand-off. du Nichan-Iftickhar, etc. lési(1enccs: Bordeaux, hôtel Pelleport, 8, place du Ghamp-de-Mars, et clos Burète, Talence (Gironde.)
PELLEPRAT (Pierre), né à B> en 1606, mortâ Puebla de los Angeles (Mexique) le 21 avril 1667. Entra de Bonne heurte dans la compagnie de Jésus, fut successivement prof, de philosophie et de théologie dans plusieurs collèges de son ordre et missionnaire en i63è. Il séjourna longtemps au Mexique et publia plusieurs ouvrages sur les pays qu'il avait parcourus. On recherche encore le suivant : Relation des missions des jésuites dans les Ues et le continent de VA métrique méridio' nale depuis i639 jusqu'en 1656. Citons aussi son Introduction à la langue des Galibis sauvages de la Terre Femie de l'Amérique méridionale, qui contient le pi«mier essai d'un lexique de cette langue, Paris, Sébastien Cramoisy, 16to, in-8» de 30 pp. plus un feuillet pour le privilège.
B. de F.
V. A. DE Bacxer» Bibl. de» icrirsiut de lé Compagnie de JésuM, 3* série: toutes les biocr. pén. et surtout l'art, du BuHeiin de lu Soc. ia archives hi»t. de la Sainlonge et de VAunis, t. IV, p. 21, qui rectifle les biogr. Didot et
MiCIAl'D.
PELLET (SébasUen), né à B< le 13 déc 1793, mort a B> le 5 janv. 1850. Fils de J.-B. Pellet, avocat, petit-fils d'Antoine Pellet, avocat au Pari, de B<. De 1825 à 1835 , s'occupa spécialement et avec succès d'agriculture dans son domaine du Pavillon à Sallebœuf, conunune dans laquelle, grâce à lui, tous les chemins fuient réparés et terminés ; reprit en 1835 ses études hist. et littéraires, et publia en 1843 sous le voile de l'anonyme : la Gabelle^ épisode de l'hist de Guyenne en 1548; il a laissé un certain nomBre de poésies dont les archives de la Soc. philomathiaue possèdent des échantillons; lauréat ae l'Acad. de B^ en 1847 pour un mémoire sur des armes anciennes tixnivées dans l'Entre-deux-Mers; membre actif et dévoué de la Soc. philomathique depuis 1838, il en fut tour à tour le secrétaire gén., le vice-présid., le présid. .Sou éloge a été prononcé sur sa tombe par M. H. Brochon, et en ass. gén. de la Soc. philomathique, le 9 avril 1850, par M. Soulié-Cottineau.
PELLISSIER, V. PÉI.ISSIER.
PELT ^Antoine), mathématicien, physicien, né à B* dans les premières années du XVIII* s. , d'une famille de juifs portu-
§ais convertie au catholicisme ; memb.
e l'Acad. de B< le 26 août 1759, prof, de physique expérimentale au collège de Guyenne en 1763. Il a publié en portugais dt»s Eléments d'arithmétique et d'algèbre en 2 vol. in-4'>, qui, en 1759, furent approuvés par l'Acad. royale des sciences
de Paris. Son cabinet était un des plus riches de l'Europe en instruments de physique. B. de F.
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PÉPIN D'ESCURAG (Jean -Baptiste- Marie-Anatole), avocat, publiciste,néà St- Trélody-Lesparie (Gir.) le 27 juin 4828, mort à B> le 18 juillet 1884. Doué d un style élégant, correct et imagé; il a fourni, surtout dans les dernières années de sa vie, une collaboration active au journal la Guienne. Quelques-unes de ses poésies figurent dans V Abeille bordelaise d'Hippolyte Minier. Il était chev. de l'ordre de âaint^Grégoire-le-Grand.
PËRAG ou PERRAG (Etienne du), artiste bordelais du xvi* s. Architecte, peintre et graveur, né en 1560 ; il alla en Italie étudier les monuments de l'antiquité et les grava dans le goût de Tempeste. Quelques-uns des tableaux de la salle des bains à Fontainebleau sont dus à son pinceau. Plusieurs dictionnaires biogr.
font naitj« Péi*ac (Etienne du) ou Dujpérac (Etienne) à Bordeaux ; d'auti'es à Paris, où il est mort en ItXH.
PERAIRE (Paul-Emmanuel), peintre, né à B> le 12 sept. 1829. Employé d'agent de change, élève tilsabey et de Luminais; reçu au salon de Paris en 1875, à l'âge de 45 ans, il y a été admis, depuis, tous les ans. Nous citerons parmi ses envois:
Bords de la Marne, 1877, qui obtint une grande médaille de l*** classe ; Le moulin des Andelys, 1879, acquis par l'Etat et envoyé au musée de a*; La Seine à St'DeniSj 1880, méd. de 3* classe à Paris ; Le château Gaillard aux Andelys, 1883, envoyé à Nice où il a obtenu méd. de 3" cl.; Le marais à Ballancourt, 1886; Le brouillard du matin, 1887 ; Coteaux d'Essonne et Février, en 1888.
PEREIRE ou PERETRA (Jacob -Rodrigues), juif portugais, précurseur de l'abbé de l'Epée, de Sicaixl, etc. Etabli à B* vers 1743, y professa une méthode d'enseignement pour les sourds-muets; on assure même qu'il était parvenu à faire comprendre à ces infortunés ce (^u'on leur disait au mouvement des lèvres et qu'ils y répondaient distinctement. Buffon, Mayran, du Marsais, Saint- Foix, Rousseau et Bougainville s'intéressèrent à ses travaux et en ont parlé avec éloge. La Condamine lui a adressé les vers suivants :
Perayr*, ton géaÏB ei iv henraaz «eoomn Ont raadu la parole à dM mueU nés toardi t Dm miMtt ont parlé I Qae ne puls-Je prétendra ▲ to deToir, comme «ox, la faoalté A'entendre L.
Pereyra a laissé une méthode manuscrite ou il développe la théorie de son art, et des mémoires sur l'éducation dos sourds-muets qui obtinrent un grand succès de lecture au sein de l'Académie des sciences et dont les actes de cette illustre société parlent avec éloge aux années 1749, 17D0et 1751. Ces œuvres inédites, confiées par l'auteur mourant à ses deux
sœurs pour être remises à son fils, alors enfant, ont disparu pendant la Révolution. Pereyra était interprète des langues et pensionnaire du roi. Son nom a été donné à une rue de B<. B. de F.
V. Kotice liltiraire tur Rodrigue^ Pereyra, par l'Hospital, B*, Brossicr, an \I. — Jacobnodrigues Pereire, notice »ur sa vie et aet travaux et analyse raisonné e de ta méthode, par Edouard Seguin, Paris, J.-B. Baillière, 1847, in -12. — Jacob' Rodriguei Père ire, premier instituteur des sourds-muets en France, sa vie et ses travaux, par Ernest La Rochelle, Paris, Paul Dupont, 188S, in-8'.
PEREIRE (Emile), de famille israélite et d'origine portugaise, est le petit-fils de Jacob- Rodrigues Pereii'e (V. ce nom), le premier instituteur des sourds-muets, en France, ayant enseigné la parole articulée. Né à B> le 3 déc. 1800, mort à Paris le 6 janv. 1875. Emile Pereire commença tout jeune, à Paiis, par être courtier de change, prit une part importante aux débuts de l'école saint-simonienne, fut attaché à la rédaction du Globe, puis, avec Armand Carrel, à celle du National^ où il traitait les questions de finances.
Pressentant l'avenir économique et social des ch. de fer, il créa avec un groupe d'ing. et de banquiers et le concours constant de son frere, qui fut son principal collaborateur dans la plupart de ses œuvres, le premier chemin de fer à voyageurs de France : le chemin de fer de Paris à St-Germain en 1835, et en 1836 le chemin de fer de Versailles (rive droite), dont il fut le directeur.
Il a été successivement l'un des principaux fondateurs : en 1845, du chemin de fer du Nord; en lfô2,des lignes d'Âuteuil et d'Argenteuil et des chemins de fer du Midi ; en 1853, des chemins de fer de Rhône et Loire; en 1855, de la Société Autrichienne des chemins de fer de l'Etat et de ceux de l'est Suisse: en 1856-59, des chemins de fer du nord de l'Espagne ; en 1857 du chemin de fer de Cordoue ù Séville et de la grande compagnie des chemins de fer Russes. Il administrait, en outre, les compagnies françaises des chemins de fer de Montereau, de l'Est et du Dauphiné, et les 0*> étrangères des ch.de fer de l'Ouest et du Central Suisses.
Emile Pereire, qui fut, sans contredit, l'artisan le plus actif et le plus élevé do la grande révolution économique et industrielle qui caractérisera ce siècle, concourut à la fondation des sociétés do crédit suivantes, dont il fut administrateur: le Crédit foncier de France, le Crédit mobilier français, le Crédit agricole, le Crédit mobilier italien, et lu Banque impériale ottomane.
Il a été le principal créateur et administrateur des grandes sociétés que nous nous bornons à énumérer : la Compagnie immobilière, à laquelle Paris doit la rue de Rivoli achevée, une portion des bou-
PKU
- Wt-