‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 428 sur 549 · PEU · texte numérisé non relu

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levards Sébastopol et Haussmann, la rue Marignan, le lK)ulevard Malesherbes, le guaifier da nouvel Opéra, le boulevard du Prince-Eugène (boul. Voltaire), le Grand- Hôtel du Louvre et le Grand-Hôtel, etc.; la Compagnie générale transatlantique, la Compagnie parisienne du gaz, la Compagnie des omnibus, la Compagnie des entrepôts et magasins généi'aux de Paris, la Soc. gén. des asphaltes, la Compagnie d'assurances la Confiance.

Enfîn, il a personnellement concouru à la création du parc et du quartier Monceau, dont Tun des plus grands boulevards et la place la plus belle ont reçu, a juste titre, le nom ae sa famille.

Dans le dép. de la Gir., il avait fkit défricher et assainir d'immenses landes aujourd'hui couvertes de forêts, sillonnées de routes, et créé le village de Marcheprime qu'il a doté d'une église et d'une école. C'est à lui qu'est due la création de la ville d'hiver d'Arcachon,

3ui a fait désormais de cette ville l'une es stations balnéaires les plus importantes de France.

Une pareille énumération se passe de commentaires; nous la terminerons en* disant la part considérable qu'Emile Pereire a prise en 1860 au traité de commeix;e avec l'Angleterre et à cette grande politi(^ue de libre-échange inaugurée par ce traité. 11 était membre de la Comm. impériale à l'Exposition universelle de

Nous dirons également la protection éclairée qu'il a donnée aux arts et aux artistes, notamment en organisant et assurant de sa foi*tune personnel ie re3çposition posthume des œuvres de Paul Delà roche. Il a été memb. du cons. gén. et député de la Gir.; il était C. #.

PEREIRE (Isaac), né à B< le 25 déc.

1806, mort à Armainvilliers ^Seine-et- Marne) le 12 juillet 1880, disciple militant de l'école saint-simonienne. A été, comme nous le disons plus haut, associé sans cesse à tous les travaux et à toutes les créations de son fVére Emile. Il faisait partie, comme son frère, des conseils d'administration de la plupart des sociétés qu'il avait concouru a fonder avec lui; il fut, en outre, un des premiers administrateurs et organisateurs du chemin de fer de Lyon. C'est à lui cpi'est due l'organisation de la comptabilité de tous les services des chemins de fer de St-Germain et de Versailles, et après dos Compagnies du Nord et du Lyon, qui sert désormais de modèle à tous les réseaux français et aussi aux compagnies étrangères de chemins de fer créées par son fi'ère et lui. C'est aussi à Isaac Pereire qu'est dû le type de l'obligation 3 0/0 remboursable a 500 francs des compagnies de chemins de fer, qui a permis la création du vaste réseau français et

offert aux capitaux un placement d'une grande sécurité et d'une importance presque égale à celui de la rente.

Dans les dernières années de sa vie, il s'était consacré plus encore à l'étude des questions sociales et financières qu'il traitait dans d'importants articles parus dans le journal ta Liberté, articles qui ont été, ensuite, réunis en volumes.

Enfin il créa, peu avant sa mort, des prix s'élevant ensemble à 100,000 francs, pour un concours qui porta le nom de h famille, pour les meilleurs mémoires sur les Questions sociales ayant ponr objet l'amélioration du sort moral, intellectuel et physique de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre. Le « Concours Pereire », dont il rédigea le programme et institua le jury, composé des économistes et des savants les plus distingiiés, fut jugé, après sa mort, avoir produit de beaux travaux actuellement publiés.

Pi'éoccupé comme son frère du sort des sourds-muets, à l'éducation desquels leur aSeul avait, le premier en France, appliqué la méthode d'articulation, il fonda, en 1875, à Paris, une école spéciale de sourds-muets. Cette école, qui porte le nom de « Jacob-Rodrigues-PereiPe », a servi d'école normale pour former des instituteurs pour l'application et la propagation de ce précieux enseignement.

Il a été membre du Conseil général et député des Pyrénées- Orientales; il était 0. ^.

Auteur de : Budget de 1877 : Questionf financières, Réformes de Vimpôt, etc., Paris, Guillaumin et C«, 1876; Politique industrielle et commerciale, Budget des réformes, Paris, Dentu, 1877, in-8»; La question religieuse, id., 1878, in-^; La question des chemins de fer, id., id., 1879, in-8»; Politique financière, la conversion et Vamortigsementf id., id., 1879.

PERETRA, y. Pereire (Jac.-Rodr.).

PÉREZ (Jean), né à Tarbes (Ht«-Pvr.) le 4 déc. 1833. Entré dans lITniversite en 1852; prof, de zoologie à la Fac. des se. de B< le 27 sept. 1867. Principales publications : Recherches anatomiques et physiologiques sur VAnguillade terrestre (Ann. des sc.nat.,i9bS); Recherches sur la génération des mollusques gas* téropodes {Mém. de la Soc. des se. physiques et nat. de B*, t. VI, 1868J; Sur la ponte de Vaheille-mbre et la théorie de Dzierzon (Ann. des se. nat., 1878); Recherches sur les phénomènes qui précèdent la segmentation chez Vhélice (Journal de Ch. Robin, t. XV, 1879); Contribution à la faune des Apiaires de France (Actes de la Soc. linnéenne de B\ t. XXXIII et XXXVII); Sur Us effets de la stylopisation chez les aptatres du genre A ndrena {Actes de la Soc^

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linnéenne de B^, t. XL): Les abeilles,PAns, Hachette, in-l^i orne de 125 vignettes (Bibliothèque des nierveilles),

PËRIER DE LARSAN, V. Du Périer.

PÉRIER(Jean-Pierre-Léon),né à Pauillac le 23 sept. 1835, pharmacien supérieur. Fonda, en 1864, le journal d'agnculture la Campagne, publication illusti^e par le crayon de M. Ch. Lallemand. Ce recueil mensuel s'arrêta en 1867 devant la création d*une œuvre autrement considérable, (entreprise avec M. le marquis Léopold de Folin et divers naturalistes français ou (Hrangers, œuvre qui est, actuellement, universellement connue et a pour titre Les fonds de la nier, h*, Feret et fils.

Les fonds de la mer, qui ont ouvert la marche aux études sous-marines contemporaines, forment quatre volumes ornés de planches, dont le premier est épuisé et le quatrième en cours de publication.

C'est à la suite de ces longs et pénibles travaux et pendant leur exécution que M. Périer est devenu lauréat du Congrès international de géographie, Paris, 1875; de la Soc. de géographie de France, Paris, 1877- du ministère de l'instruction publique. Paris, concours des Soc. savantes, 1876; de l'Exposition universelle, Paris, 1878. enseignement super., et qu'il a reçu un aiplôme d'honneur de l'exposition de B*, lo82, enseignement sup., ainsi que les méd. commémorativesdes explorations de l'aviso le Travailleur^ 188t.

M. Périer a publié, en dehors de toute collaboration, de nombreux ouvrages parmi lesquels nous rappellerons les suivants : Recherches sur V urine humainey in-8o, 1868; Essais sur les œuvres de Couerbe, in-â«, 1870; Recherches sur les eaux potables de PauiUact in-^, 1876; Du sang, au point de vue de Vexpertise judiciaire, er. in-8° avec 2 pi., 1878, B>, Feret et Ûls; Roches et formations rocheuses contemporaines, gr. in-8o, 1882, B«, Feret et ais.

L'Académie des sciences, belles-lettres et arts de B<, la Soc. de médecine et de chirurgie, la Soc. de pharmacie et la plupart des corps savants du département, se sont attachés depuis longtemps l'auteur des Fonds de lamer, soit comme correspondant, soit comme membre titulaire, et lorsqu'il s'agit d'organiser la Fac. de médecine et de pharmacie de B*, 1878, M. Périer fut nommé maître de conférences et chargé des fonctions d'agrégé d'hist. nat. Ses services et ses travaux lui ont valu depuis cette époque les U L, 1884, et le titre de mémo, corresp. de l'Acad. de méd. de Paris, 1884.

M. Périer a introduit de grandes améliorations et donné une impulsion vigoureuse à l'enseignement primaire dans la commune de Pauillac dont il a été maire

à deux reprises, 1870-71 et 1880 à 1888. Des écoles spacieuses ont remplacé les locaux où les enfants étaient entassés; un matériel moderne a permis d'y employer les nouvelles méthodes. De nouvelles rues se sont ouvertes et un Quartier entier est actuellement en voie de formation, par * suite du concours apporté par divers propriétaires intelligents. Une large voie longue de 1,500 mètres réunit directement le sud et le nord de la commune; chaque village a eu son plan officiel établi à grande échelle. Enfin la belle ligne des quais de Pauillac, due au colonel Rabié, maire en 1830, s'élarp^it actuellement de vingt mètres vers la Gironde, en attendant qu'elle achèv| de se complanter de grands arbres. Dans son premier passage à la mairie, M. Périer n avait eu, vu les circonstances, qu'à s'occuper des affaires militaires ; il reçut la croix de la Soc. de secours aux blessés, à la suite des rapports élogieux faits par la presse anglaise (notamment par le Daily-News) sur les ambulances de fiévreux et de varioleux qu'il avait organisées et qu'il dirigeait , personnellement.

PÉRONNET (Gustave) j>ianiste et compositeur, né à B> en 1823. Fit ses études au Conservatoire de Paris et obtint le premier prix de piano en 1845 ; professeur au Conservatoire de Marseille depuis 1852. A publié diverses œuvres de piano. £. R«

PERPIGNAN (Elie-Alphonse), né à B>^.

Compositeur de musique de danse. On a de lui la valse célèbre : La reine Marguerite, éditée à Paris, et les valses Cécilia, Les premières fleurs. Les souvenirs d'Àrcachon, etc.; les polkas A U»ina, Elisabeth, Mariquita; les polkas-mazurkas Hedwùe, la Moscovite, Uthuania; les

Ïfuadrifies les Lanciers, les Dragons d« a garde, les Lauriers-Cotillon. A fait la musique de plusieurs divertissementsballets, entre autres : Cérès, joué pour la première fois à B"" le 22 avril 1875 et plusieurs chants hébraïques, dont l'un Barouch'Aba a été dédié à M. Jules Diaz de Soria. Est depuis 1889 vice-présid. de la Soc. de Ste-Cécile (conservatoire de musique de B*), après avoir été pendant

Elus de vingt ans son trésorier; memre du bureau et du comité d'administration du Cercle philharmonique de 1872 à 1888.

PERRENS, jurisconsulte, juge au trib.

d'appel séant à B', mort en 1806. Auteur de l'ouvrage suivant: Recueil de plusieurs jugements remarquables du tribunal d'wppel séant à B^, B«, 1801 et années suivantes, 3 vol. in-8«. B. de F.

PERRENS (François-Tommy). né à B'' en 1822. Sorii de l'Ecole normale super, en 1846 et nommé prof, au lycée de

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Bourges, puis aux lycées de Lyon, de Montpellier, et Bonaparte à Paris en 1853; inspecteur de l Acad. de Paris en 1873; prof, d'hist. en 1878 à l'Ecole polytechnique oii il était depuis seize ans l'épétiteur; six fois lauréat de Tlnstitut • (Acad. française, Acad. des sciences morales et politiques), puis memb. de cette Acad. en 1886; Ul; ^•

Parmi ses nombreuses publications, nous citerons : Jérôme Savonarolej sa vie, ses prédications, ses écrits, Paris, Hachette, 1853, 2 vol. in-8«, 2* édit id., id., 1856, 1 vol. in-12, 3- édit., 1^9, ouvrage traduit en allemand, couronné par 1 Acad. française; Etientte Marcel,

Brévôt des marchands, \ vol. in-8«, achette, 1860, 2* édit. in-4« dans la collection municipale de l'histoire de Paris; La démocratie en France au mouen âge, Paris, Didier, 1873, 2 vol.

in-o<*, 2* édit., 2 vol. in-12, couronné par TAcad. des sciences morales et politi-

?[ues; V Eglise et l'Etat en France, sous e règne d'Henri /V, Paris, Durand, 1872, 2 vol. in-8o, couronné par TAcad. française; Les mariages espagnols sous .

le règne d'Henri IV, Didier, ISœ, in-8», couronné par TAcad. française; Histoire de Florence depuis ses origines jus-

?u"aux Médicis, 6 vol. in-8<», Hachette, 877-1884, ouvrage qui a obtenu le gi-and prix Jean neynaud (d'une valeur de 10,()00 francs), décerné en 1883 par l'Acad. des sciences morales.

PERRENS (Jean-Jacques-Jules), frère du précédent, né à B> le 8 mai 1824.

Reçu pharmacien (dipl. sup.) à l'Ecole sup. ae pharmacie de Paris en 1818; prof, suppléant et chef des travaux chimiques a l'Ecole de méd. de B* de 1865 à 187d; prof, titulaire d'hist. nat. à la même école de 1873 à 1878; chargé du coura de matière médicale à la Fac. de méd. et de pharm. de B« en 1878; prof, titulaire du môme cours en 1887 ; memb. du cons. mun. de B> depuis 1880; adjoint au maire, chargé de rmstruction publique en 1888; pharmacien en chef des hospices de B'; memb. de la Soc. de méd. et de chirurgie de B* et de la Soc. de pharm. de B', dans le Bulletin de laquelle il a publié depuis 1857 de nombreux et importants travaux; Q A. en 1880; UI. en 1887.

PERRET (Frédéric-Ernest), ingénieur civil, né à Harchéchamp (Vosges). Ins.

des cb . de fer de Florence à Pistoia, ae 1845 à 1848; chef des ateliers de la C« du ch. de fer de St-€^rmain, de 1848 à 1855; chef des ateliers de la traction, puis chef des études de la constniction des ch. de fer du Midi de 1855 à 1867; a continué de 1867 à 1887 les travaux de forage de puits artésiens commencés par M.Tim. Billiot, et c'est sous sa direction qu'ont été obte-

nus les grands succès d'eaux jaillissantes à Libourne, pi^ de la gare; à Floirac, chez M. Lawton;à Bègles, chez M. Salin; à Lamarque (Médoc), place de l'Eglise; ing. de la C* des tramways de B'; il a dirigé l'établissement des soixante kilom. dévoie ferrée qui sillonnent notre cité.

P E R R I N (François- Alexandre), né à B> le 21 juin 1793. mort à B< le 30 sept. 1877. De 1812 à 18i5 chirurgien interne à l'hôpital St-Raphaêl de B', puis attaché à la 8* division militaire et aux sapeui's à Alexandrie, quitta alors la lancette pour l'épée. Fit, comme aide-de-camp du général Ik>rde Revest les campagnes d'Italie (1813-14) et des Alpes (1815); après b chute de l'Empire, il rentra dans la vie civile; fut reçu docteur en méd. en 1821; devint méd. des hôpitaux, des bureaux de bienfaisance et des sapeurs-pompiers de B<: présid. de la Soc. de méd. oeB* et ^ le 12 sept. 1845. Décédé le 30 sept. 187*7 à B< où, durant plus de cinquante ans, il a prodigué ses soins aux pauvres avec autant de dévouement qu'il avait montré de bravoure devant l'ennemi.

PERT (Gabriel), né à B> le 9 août 1704. mort à Bègles le 24 oct. 1780; négociant consul à la Bourse en 1743; juge en 1755, 1766, 1772 * un des douze conseillers de Ville en 1767; adm. de Thôpital Saint- André en 1764.

PERT (Ck)nstantin), né à B< le 28 nov. 1754, troisième fils du précédent avocat, littérateur distingué. A traduit en vers VAniiMe du Tasse et la Jérusalem déli^ vrée^ traductions l'estées inédites; a fait partie de la Soc. du Musée; memb. de la Soc. de la Jeunesse bordelaise ; administi*ateur et procureur syndic du districtde B>; condamné à mort par la Comm. mili* taire de B>, exécuté le 16 frimaire an II.

PERT (Guillaume-Marie-Auguste-Georges), petit-neveu du précédent, né à B» le 23 déc. i^SXi. Dr en méd. en 1850; méd. adjoint des hôpitaux de B>; memb. de la Soc. de méd. de B> depuis 1861, en a été le présid. en 1882; conservateur dé la bibliothèque de la Fac. de méd. de B* depuis sa création. Auteur de : De certains phénomènes que l'on observe après Vangine diphtérique et que l'on pe^ désigner sous le nom de paralysie oMtérique,i\ïëse de doctorat, 20 mailKO:

Des paralysies pendant la grossesse et l'état puerpéral, B», Crugy, 1861; i^aj)port de la commission des prix sur l^ question suivante : De la valeur relative de l'expectation et des méthodes de thérapeutique active dnns le traitement de la pneumonie (Soc. de méd. de B»), B», Crugy, 1866; Les épidémies de B^ pendant les xv«, xvi« et xvii» s., couronné par TAcad. des sciences, belleâ-

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