RAY
Négligeade concourir pour le prixde Rome et y l'ut nommé prof, en 1835. Acc^uit bien vite une ([rando réputation, mais donna sa démission en 18B7 pour se livrer à la carrièi'e de virtuose et à la composition, sans abandonner complètement le professorat. Retrouva à Paris les succès qui avaient accueilli ses débuts. ^ le 15 août 1861. Ravina a écrit des Etudes caractéristiques que l'on place à la hauteur de celles de Cramer et de Rertini. Parmi ses nombreuses compositions, nous citerons : le célèbre Nocturne, en ré bémol; le duo d'Euryantfw; les Etudes de style et de perfectionnement; Rondeau villa^ geois ; Sicilienne, écrite pour M"** Camille Pleyel; Le dernier souvenir ; Chanson à boire; Marche impériale, écrite à Sainte Pétersbourg pour la musique milit. de l'Empereur; les Etudes harmonieuses et les Etudes mignonnes; Havaneras; L'enchanteresse ; Le i" concerto, étude à 4 mains; Etudes artistiques ; Exercices chantants; Allegro cktssique, etc., etc., et cent antres œuvres originales, dont la plupart ont obtenu de nombreuses éditions.
V. UkïLnomn,VirluoMefi contemporains, Paris, IIecgel êtes 1882, in-12'.
RAVIN (Dominique). Professeur de droit à l'Université de B« en 1521.
RATET (Antoine-Pons-Georges), né à B^ le 12 déc. 1839. Entré a TEcole uoimale sup. en nov. 1859, agrégé des se. physiques à sa sortie en sept. 1862; a été successivement: prof, au lycée d'Orléans (1862-(0), astronome adjoint
fmis chef du service météorologique à •Observatoire de Parts (1863-1874). prof, d'astronomie physique à la Fac. des se. de Marseille (M4-1876), puis à celle de de B» depuis fév. 1876. î* en oct. 1868 à la suite d'observations sur l'éclipsé totale de soleil du 18 août 1868, pour lesquelles il avait été envoyé en mission dans la pres-
?u'lle de Malacca. Docteur es se. en déc. 871; directeur de l'Observatoire de B« construit sous sa direction, 1879; memb. de l'Acad. de B« depuis 1880; présid.
depuis plusieurs années de la Soc. des se. phVsiques et nat. de B".
M. Rayet a publié: Mémoire sur les raies bnllantes de l'atmosphère solaire et la constitution physique du soleil, Paris, 1871; Histoire des observatoires astronomiques d'Angleterre et d'Irlande (en coUab. avec M. G. André, directeur de l'observatoire de Lyon), 2 vol., Paris, 1874; Recherches sur lis cadrans solaires coni^yufs, Paris, 1876; Notes sur VUist. de la photographie astronomique, Paris, Gautbier-Villars, 1889; ^i^foir^ ries observatoires astronomiques d^ Italie, Paris, 1877, et de nombreux mémoires, notes ou communications publiés dans les C. R.
de l'Académie des se. de 1866 à 1888, dans
les Annales de chimie et de physique de 1870 et 1876; dans les Annales de Vobservatoire de Paris, t. XII : Recherches sur les observations magnétique faites à Vobservatoire de Paris de i867 à i8V2; dans les Mémoires de la Soc. des se.
physiques et nat. de B^, 1877 à 1884, entre autres travaux : Notes sur la distribution des pluies dans la Gir. pendant les années i88i à i883; dans les Annales de Vobservatoire de B^ : Mémoire sur la LétermifMtion de la différence de longitude entre Paris et l'observatoire de B»(1883, 1. 1«0 ; Note historique sur la fondation de l'observatoire de B^ (1885, t. l"); Description de l'observatoire de B^ (1885, 1. 1«0; Recherches sur la latir tude de l'obset^vatoire de B« (1887, t. II).
RAYMOND ou RJEMOND (Florimond de), historien, poète, jurisconsulte, controversiste, archéologue, né à Agen vers 1540, d'unefamilleoriffinaireduQuercy. Acheva à Paris des études commencées à B>, et alla étudier le droit à Toulouse. Le 23 juin. 1570, Montaigne résigna en sa faveur le siège de conseiller au Pari, de B'^ qu'il occupait depuis 1551. Raymond voyagea en Allemagne et se lia avec la plupaii des hommes remarquables de son temps; Duplessis-Mornay, Juste-Lipse, Pasquier, etc., étaient en correspondance avec lui.
Il mourut à B*, où s'était écoulée la plus grande partie de sa vie, le 17 nov. 1601 et fut, comme Montaigne^ inhumé dans l'église St-Antoine des Feuillants. Le pape Clément VIII honora Raymond d'un bref très flatteur, dans lequel il lui permettait de lire les ouvrages dès hérétiques pour les l'éditer. On a dit à grand tort qu il avait été protestant dans sa jeunesse. Gabr. de Luroe et Zinzerlin^ont parlé de luicomme antiquaire et curieux. Nous savons par eux qu'il avait rassemblé dans son hotel de la rue du Temple (Hôtel Ducru) des médailles, statues antiques, etc., et une magnifique collection de livres.
On connaît de lui : comme poète, deux sonnets et un petit poème intitulé le Cousin, qui figurent dans les poèmes de Pierre de firach, son ami (B*, 1576), des vers latins et français, dans l'éd. qu'il a donnée des Commentaires de Montluc; M. R.
Dezeimeris lui attiibue aussi, peut-être sans preuves sufflsantes, un poème anonyme, et fort rare, intitulé : PÙiintes de la Guyetine au Roy, B*, Millanges, 1577, in-12; comme prosateur: Erreur popur laire de la papesse Jane à Bvordeaus (sic), S. MUIanges, 1587, in-4o de 73 ff. Cette Ira éd. anonyme est fort rare. Raymond rëimp. son livre sous le même titre, sans nom de lieu ni d'éditeur, mais réellement à B> chez Millanges, en 1588, in -16 de 141 if., plus 1 f. non chiffré pour la fin de la table; cette 2'"« édit., presque aussi rare que la précédente, et qui a longtemps
passépour la première, fat suivie de celle de 15f>4, B«, Millanjçes, peUt in-*», dans aquelle Tanteur ajouta une trad. des deux traités de Tertullien, intitulés : De la couronne du ioldai, et Aux martyrs; depuis, ce livre a eu olusieurs éd. à Lyon et à Paris, en i505, lofe, 1607; L' Anti-Christ, iont la !'• édition, ti-ès rare, est de 15$fi, a eu 4 autres édit. en 1596 et 1607; la dernière paru : à Cambray, chez Jean de a Rivière, en 1613; La naissance, progrèz et décadence de Vhérésie de ce siècle, Paris, Chastellain 1605, in-4«, plusieurs fois i-éimprimé, ouvrage posthume, publié par François, son fils et son successeur au Pari.; Raymond a encore publié en 1592 la l»-* et magnifique édition in-f» des Commentaires de Montluc, qu'il a fait précéder d une très remaitfuable dédicace a la noblesse de Gascogne, et un livre posthume de Jean de Sponde intitulé: Réponse du feu sieur de Sponde, conseiller et maître des lysquétes du rotf, au Traité *lej marques de l'Eglise fait par ThéodoredeBèze, B«, S. Millaiiges, 130B, in-8». Signalons, sans perdre notre temps à la muter, lopinion de quelques bibliogi-aphes d*après laquelle les ouvrages de controverse sus-mentionnés auraient été écrits sous le nom de Florimond de Raymond par le jésuite Louis Richeome (V.
ce nom); Fioiimond de Raymond est certainement un des meilleurs écrivains de la Gasco([ne et on a lieu d'être surpris que ses livres, remplis de récits émouvants et de paîrticularités curieuses, ne soient pas plus connus aujourd'hui.
Son portrait a été gravé par Larmessin et par G. de Malléry. B. de F.
y.Dietionnsiretde Uortri et île Baule; l'abbé Baiheiii, Recherches sur Is ville de Bordeaujc, tome IV de la réiinpres.sion des Varié tés hordeluises, pp. 190-123. — V. surtout Essûi sur lu vie et les ouvrages de Florimond de Roffmond, par Ph. Tanizky dk LARROQrK, Paris, Aubry (Bx, Gounouilhou),1867. ln-8-de135 pp.— Andrikc, Bibliogr. de l'Àgesain, et Chronique de Gaufre- TKAU, pasnm cl surtout t. !•', pp. ÎU cl 221, cl t. Il, pp. 93-94.
RATMOND (François de), seign. des Cheminées en Saintonge, né vers 1574, moii à B« en janv. 1627, fils du pi-écédent et de Catherine de Rosteguy die Lancre. Succéda à son père comme cons. au Pari, de B*^ en 159(3 ; il a complété et publié en 1605, après un voyage a Rome, La naissance, progrèz et décadence de l'hérésie de ce siècle f curieux ouvrage posthume de son père, et il est auteur du traité suivant : JjCS impostures, inventions contre les pafies rapportées suivant la vérité aux ministres de Calvin pour tnonstrer par leurs propres passages ati^ils sont les vrays précurseurs d^t la Beste, B«, 1616, pet. in-8«; son fils fit revivre le nom de de Lancre (V. ce nom), son grand-oncle maternel, en l'ajoutant au sien.
On I it dans laC/ironig ue de Gaufreteau,
tom. Il, p. 57 : « En cette année (1tH2> » Françoys de Rémond,cons. a a Parl.de » Bourdeaus, faict porter un image de » Nostre>Dame de Lorette en ia paroisse > de Camblanes, Entre-deux-Mers, où il * avoit une belle maison et y funde la » dévotion qui est appeUéedeNotre-Dam<e » de Lorette en la reste de la nativité de » Nostre-Dame,le 8 sept, chasque année. »
B. de F.
RATMOND ^Jean-Charles deX abbé de la Frénade, ne très probablement à B*, frère du précédent, a publié une traduction latine du livre de son père: Fabulai Johannœ qua Pontificis Romani sedem occupasse false crédita est, è Gallico Florimondi Rsemondi seruitoris BurdigalensiSf Burdigalae. apud Simonem Millanginm, typograpnum regium, 1601, in-^, et 1605, in-8°, 2* éd. Cette traduction est dédiée au cardinal archevêque de Toulouse. On connaît encore de l'abbé de la Frénade : Regrets funèbres sur la mort de Henri IV, Paris, 1610 in-8*; Le sacre et couronnement de Louis XII L Paris, 1620, in-18, etc. B. de F.
Y. la Bibliographie de VAgensi* par AsDaicr.
RATMOND (Jean de), frère cadet de Florimond, cons. magistrat au présidial d'Agen, fut Tauteur de la branche qui était représentée encore il y a quelques années a Agen par M"»* la c'««» Marie de Raymond, femme de la plus haute distinction et d*une grande érudition, morte à Agen le 24avnl 1H86^ laissant de nombreux manuscrits d'érudition historique. EU^ fut sans cesse l'aide et le collaborateur de tous les travailleurs, qui ont eu recours aux richesses de sa vaste bibliothèque et de ses cartons de notes.
RATNAL (David), né à Paris le 26 fév.
1840. Nég., homme politique. Attaché pendant quelques mois au senice commercial du ch.de fer du Midi, il se fixa â B^ en 1862 et y fonda la maison Astruc et Raynal. Républicain militant, il n'a cessé depuis 18o3 de répandre les idées libérales et républicaines dans un grand nombre de réunions publiques ou privées; en 1870, cap. à l'état-magor du gén. Luzen ; élu par le 2* canton de B> au cons. gén. en 1874, il a conservé ces fonctions jusqu'en 1880; en 1879. élu député par la ^ circonscription de l'arr. de B<, s'est fait inscrire dans le groupe de TUnion républicaine; sous-secrétaire d'Etat au mmistère des travaux publics en oct.
1881, fit partie du ministère Gambetta comme ministre de ce même dép. A la renti*ée aux affaires du 3* ministère J. Ferry, M. Raynal a repris le portefeuille des travaux publics; c^est sons son ministère qu'ont été signées, en 1883, les conventions avec les grandes compagnies de chemins de fer destinées à