RAU
dôsifi^nèrent au choix des ^lecteui'S qui renvoyèrent siéger au conseil général de la Gir. Elu dans la Charente aux Assemblées constituante et législative du 4 mai iS-IH à déc. 1831. Auteur de la proposition de dissolution de l'Assemblée constituante, qui provoqua dans le pays une vive émotion. Après le coup d'Etat de 1851, son libéralisme, son espiit d'indépendance lui firent refuser le siège de sénateur, pour Iqfluel son grand talent le désignait. Il se retira à B* où il i«prit sa place au barreau. Il fut élu bâtonnier en 1838, 1856, 1873; ^ en 1 873. Décédé à Bs entou lé de^ sympathies de tous ses collègues ; son éloge a été prononcé au cimetière de la Chartreuse par M. Pey recave.
RATTIER DE SnSVAL0N(Jean-Poli8ka- Ernest de), né à B* le 16 mai 1828. Homme de lettres; fondateur en 1859 du journal l'Etincelle ; auteur d'un grand nombre ifouvrages, parmi lesaucls: La santé de l'esprit et du cœur, 1860; Chants prosaïques, 1861 ; Nouveaux chants prosaïques, 1864; Les Andalouses bordelaises, 1856; Portraits de bordelaises, 1857; Nouveaux portraits de bordelaises, 1857; Preuve évidente que B^ n'existe pas, 1857; Singularités bordelaises, 1857.
RAULIN (Félix-Victor), né à Paris le 8 août 1815. Préparateur de géologie au Muséum d'hist. nat. de Paris, 1830; chargé du cours de minéralogie, de géologie et de botanique à la Fac. des se. de'B*, 1846; titulaire de cette chaire, après avoir obtenu le diplôme de docteur es sciences nat. de la Fac. de Paris avec une double thèse sur la Classification de^ terrains tertiaires de l'Aquitaine et les Transformations de la flore de V Europe centrale ; un des rédacteurs de Patria; prof. hon. sur sa demande en 1885; memb. de l'Acad. de B^^ en 1847, il y a rempli les fonctions de vice-présid. et d'archiviste; l'un des fondateurs, en 1851, de la Soc. des se. physiques et nat. de B*, il en fut le présid. en 1854; '.^ 7 août 1870; chev. de l'ordre du Sauveur de Grèce en 1872; memb. du cons. mun. de B» du 14 août 1870 à 1880, prit une part active aux travaux du cons. et obtint la création de cours élémentaires de se. physiques et nat. dans les écoles primaires de garçons.
Parmi les nombreux travaux qu*il a publiés, nous citerons les suivants par ordre chronologic[ue :
Carte géognostique du plateau ter^ tiaire parisien, avec trois coupes, une feuille gr. aigle, 1843; dans Patria; Géologie de la France, avec trois cartes et pi. de coupes, in-12, 1844; Observations plu* viométriques faites dans le S.-O. de la Fi ance (Ac^uitaine et Pyrénées) de 1704 à 1860, suivies des grandes séries de Mont^ pellier, Genève, Paris et des résultats de quelquesobservationspluviométriquesde
M. Abria, B\ Chaumas, 1864, in^,3t6 pp. Ces observations sur le S.-O. ont continué d'être publiées dans les Actes de l'Acad. de B'; Statistique géologique du dép.
de V Yonne, publiée sous les auspices du cons. gén., Paris, J.-B. Baillière et fils, 1858, in-8p, avec 4 pi. col. et 1 carte: Notes géologiques sur rAaui/ain«, plaine du S.-O. de la France, I^dM, in-8<» (Acte* de l'Acad, de B^); Géographie girondine pour servir de complément à la statistique de la Gir. de Jouannet^ B^, Chaumas.
1859; Description physique de l'Ue de Crète, publiée sous les auspices du ministre de l'instruction publique, B*, 1859- 1869, 2 vol. in-8»av. atlas de 19 pi. et 2 cai^ tes coloriées (extrait des Actes de la Soc. linnéenne de B^); Quelques vues généra^ Us sur les variations séculaires du magnétisme terrestre jiS^f in-8», id.,id.: Statistique géologique et agronomique du dép, des Landes, en collaboration avec M. Jacquot, l" partie, avec carte, 1874, in-8>; Eléments de géologie pour l'enseign. secondaire spécial, Hachette, 1869-1^7, 4 vol. in-12; Esquisse d'uné^ carte géologique de la Gironde, publiée par la Soc. de géographie de 6*, une reuille grand monde, 1876; Aperçu sur l'orographie, la géologie et l'hydrographie de la France, IStO.in-^J» (extrait du Dictionn. encuclooédique des se. niéd.
article Frature); Ouservations pluviontêtriques faites dans la France méridionale de 1704 à 1870, in-^, 1051 pp. (extrait des Actes de VAcad. de Jï»); Observatiotts pluvùmiétriques faites dans la France septentrionale de 1688 à 1870, en Algérie et dans les colonies en 1881 , in-8<», 106i pp. (Actes de. l'Acad. de B^); Sur l'orographie et la pluviométrie des Purétiées, m-^ (Bull, de la Soc. Ramond).
RAUZAN (L'abbé Jean-Baptiste), néâ Bs rue Neuve, paroisse St-Michel, en 1757, mort en 1847. Fils d'un notaire ; pendant qu'il faisait ses études de droit, il fréquentait deux prêtres éminents par leur savoir et leurs vertus: l'abbé Lafanne et l'abbé Lacroix. Il prit Tempi-einte de ces deux hommes, se fit prêtre, et leur ressembla. D'abord vicaire à St-Pix)jet, il fut reçu docteur en théologie en 1784 et acquit vite une grande réputation d'orateur. Passa la péiiode de la Bévolution à Londres, à Anvers, à Munster et à Berlin En 1802, Mv*" d'Aviau le réclame pour son vicaiœ ^én., mais son inflexible orthodoxie bien connue fait refuser oc choix par le gouvernement. Ms** d'Aviau le nomme alors vicaire gén. hon. et chanoine titulaire. Quand le cardmal Fesch résolut de créer à Lyon une maison de hautes études théologiques, une école d'éloquence sacrée, il y plaça l'abbé Rauzan comme supérieur. Mats, peu après, un décret de l'empereur fermait toutes les maisons de cette catégorie (26 déc. 1809).
RAV
I^i-squ'en 1815 la paix régna en Franco, l'abbe Rauzan poursuivit avec une ardeur nouvelle, et avec éclat, la prédication, devint à Paris supérieur des Missions de France, et Mo^ de Frayssinous put dire de lui: « C'est un h*uit tardif du grand siècle. 1 La révolution de iS30 détruisit In maison des Missions. L'abbé Rauzan se retire à Rome; la cellule d un couvent est sa retraite; mais, peu après, encoul'âgé par le souverain pontife, il fonde Tceuvre des Prêtres de la Miséricorde, Rientôt, Orléans^ New-York, Rome, Rordcaux, etc., reçoivent ses colonies de nouveaux missionnaires; à R*, il achète la vieille chapelle où il avait fait sa première communion; de là, ses enfants d'adoption vont dans tout le midi de la France porter la semence féconde de leur parole, et quelques années après (1847), cette chapelle restaurée reçoit sa dépouille mortelle. Chapelain de l'empeivur, puis de Louis XVIII , la mitre lui rut plusieurs fois offerte , il la refusa toujours i)our i«ster à Thumble place qu'il avait choisie, et où il mérit'i détre proclamé Tapôtre de TEglise de France, la gloire de l'Lglise de R> et le modèle des prêtres.
RAVATRE-RAVBR (Louis), éditeur de musique, né à È^ le 14 juin 1794, mort à R« le 17 janvier 1849. Fut l'un des fondateurs de la Soc. Ste-Cécile et du Cercle philharmonique deR> ; contribua comme éditeur plein de tact et de savoir à développer le goût de la musique à R*.
RAVATRE-RAVER (Louis-Jean-Altred- Victor), fils du précédent, né à R» le 5 fév. 18%. Débuta dans la carrière maritime en iSS^; nommé capitaine au long coniit en 1861, il remplaça sa mère, quelques années après, dans la direction de la maison fondée par son père, dont il fut à tous égards le digne successeur. Il a publié une foule de morceaux de musique importants de Massip, de Rarbara, d'Krnest Redon, de F. deCravwinckel, deL. Magne, d'Edmond Labroucne,de Marie Colin, etc.
Il est mort presque subitement le 29 oct. 1883. entouré de l'estime et de l'amitié de tous ceux qui le connaissaient. Il était memb. du comité de la Soc. de Ste Cécile; de celui de la Soc. des capitaines au long cours et memb. actif de la Soc. des sciences physiques et naturelles de R>.
RAVATRE (Emile-Jean^lacques), peintre, né à R> le 27 sept. 182^. Elève de J.-P. Alaux à l'école mun. de peinture de R* ; pensionnait^ de la Ville à Paris, entra dans l'atelier de Picot; obtint une méd. la l''^ année. .\ exposé aux salons de Paris; à ceux de R> depuis 18tô et dans divers salons de province où il a obtenu plusieurs mentions; s'occupe
Plus spécialement de portraits et de enseignement du dessin.
RAYEAUD (Jean-Gustave-Gaêtan), né à St-Angeau (Charente) le 7 août 1817.
Avocat à Pans en 1848; nommé substitut à RuCTec le 17 mai's 1848, à Lesparre le
7 nov. 1848; procureur imp. à Pamiei-s en 1854, à Ribérac le 27 janvier 1855, à Rereerac le 1»^ déc. 1860; cons. à Riom enl866, à Poitiers en 1868; procureur gén. à Poitiers le 27 sept. 1870; cons. à R^ le
8 nov. 1871 ; présid., depuis sa fondation, (1872) du Cercle girondin de la ligue de l'enseignement; memb. du cons. mun.
de R'^ de 1874 à 18U4, non rééligible (art. 33 de la loi du 5 avril 1884); ad m. des hospices de R> de 1878 à 1884, chargé du contentieux; memb. de la Soc. de géographie commerciale de B^ depuis sa fondation en 1874; délégué de cette Soc. au congrès de Venise en 1881 ; memb. corresp. de la Soc. de géographie comm. de Paris; du conseil générai de la Ligue française de l'enseignement, censeur du dit cons.; de la Ligue belge de l'enseignement; corresp. de l'Acad. de jurisprudence et de législation de Madrid; mémo, du coni«. de surveillance du lycée de jeunes filles de R* et de la comm. de surveillance de l'école normale de La Sauve; délégué cantonal; ^ le 11 avril 1877 ;U A. le 14 juil. 1882. Retraité parla limite d'âge et présid. de chambre hon. en 1887.
RAVEL (Pierre- Alfred), né eu 1815 à R* où son père était marchand de chevaux. En sortant du collège, fut placé dans une étude de notaira, puis alla à Paris chez un opticien. Mais ces diverses positions ne pouvaient lui convenir, car il avait la vocation du théâtre; aussi s'engagea-t-il dans une troupe ambulante.
Revenu à Paris, il fut engagé au Vaudeville et reprit avec succès le répertoire d'Arnal. Attaché peu api-ès au Palais- Royal, il est un de ceux qui ont fait la fortune de ce théâtre.
Depuis, A If. Ravel a fait de nombreuses excursions en province et en Italie. En 18fi8, engugé au Vaudeville, il y a joué généralement des rôles nouveaux et quelques-uns de ses anciens rôles.
RAYENEZ(Lonis-Valdemar), né à Rouffach (Haut-Rhin) le l»"- fév. 1816, mort à Mai-seille en juillet 1866. Rédacteur en chef du Journal du Haut-Rhin^ puis, commissaire de police à R'et commissaire central a Roulogne. Auteur des ouvrages suivants: Essai sur les origines religieuses de B^ et de Saint -Seurirt d'Aquitaine, R«, Ducot, 1861 , in-8«;Pé?i/ Berland, archevêque de H^, étude historique, R», V« Justin Dupuy, 1862, in-8» de 1j9 pages; Histoire du cardinal François de Sourdis, archevêque deB*, R«, Gounouilhou, 1867, in-8", Ravenez a encore publié plusieui's volumes dont on trouvera le relevé sur la couvertui'e de son Pey Berland, Il y
RAV
annonce un Essai sur les libertés et franchises municipales de la ville de Bordeaux au moyen age^ qui, crovons-nous, n*a jamais paru. li. de F.
RAVBZ (Auguste^imon-H ubert-MarieX né à Lyon le 10 oct. 1770, moi-t à B» le :) sept 1849. Fila d*un artisan, il fit de fortes études au collège des Oratoriens, se fit inscrire en 1791 au barreau de Lyon, mais quitta cette ville pour échapper aux révolutionnaires; arrivé à B* le 24 déc. 1792, il fut aussitôt nommé présid. de la Société de la jeunesse bordelaise qui se iiéunissait à Belleville, et échappa à la mort en acceptant un refuge, rue des Palanques,chezM.neleyre, homme de lettres distm^ué, où il denîeura caché pendant 15 mois, et le 11 janv. 1796 il obtint la main de la fille de son bienfaiteur; devint une des gloires du barr. girondin. Memb. de la Com. des hospices de B* le 19 août 1802; vice-présid. du Mont-de-Piété en nov. 1806; présid. du collège électoral le 17 oct. 1H07 et du cons. d'arr. de B« le '28 août 1808. En 1806, il refusa les faveurs qni lui furent offertes pai Cambacérès. En 1814, il fût Tun de ceux qui entraînèrent les boitielais à arborer le drapeau blanc et fut nommé ^ le 23 sept. 1814.
On lui a reproché, à tort, d*avoir refusé de se charger de la défense des frères Faucher. Ces derniers reconnurent dans une lettre au procureur gén. Bateau que M. Bavez ne pouvait pas les suivre sur le terrain où ils voulaient se placer et rendirent hommage aux sentiments élevés de M. Bavez, qui, peu de temps après, 1819, fut élu bâtonnier de Tordre des avocats de B>. Député de la Gir. de 1816 à 1829, il soutint la politique du duc DecMzes ; fut nommé sous-secrét. d*£tat le 16avrill817;
Î résida la Chamb. des députés de 1810 à 827 et y combattit la liberté de la presse qu'il avait éloquemment défendue en 1816 et 1817. Fut cons. gén. de la Gir. de 1823 à 1829; G. O. "^ le 18 août 1824; premier
Îrésid. de la Cour royale de B* le 6 oct. 824; chev., commandeur des ordi^es du roi le 2 juin 1825, le premier cordon bleu que, depuis Catinat, le mérite ait obtenu sans le secours de la naissance ; conseiller d'Etat en service extraordinaire le 12 nov. 1828 et pair de France le 10 août 1829. Le 14 avril 1826, Charles X lui donna pour armoiries : d'azur à la bande d'or chargée d'une étoile à six raiz au champ.
Trois fois, en 1818, 1827, 1830, il refusa le ministère de la justice. Lorsque arriva la l'évolution de la30, il perdit ou résigna toutes ses fonctions, ne voulant pas prêter serment au gouvernement de Juillet et rentra à B» dans la vie privée jus- 3u'à la l'évolution de fév. 1848, à la suite e laquelle il fut cons. gén. de la Gir., puis élu par ce dép. à l'Assemblée législative (mai 1849) par 50,000 voix; il ne put y siéger que quelques jours.
Cormenin dit de Bavez : < L^aigle du » barreau girondin, célèbre par la gran vite de sa prestance et l'ample beauté 1 de son organe; Tan de ces hommes qui » commandent, où ils paraissent et où i]s » parlent, l'attention de leurs auditeurs; » puissant par la dialectique, savant dans 1 son expression, maître de ses passions B et de celles des autres, et qui, s il n'eût » pas été présid. de la Chambre, aurait, » comme orateur, dominé le côté droit. »
Louis XVIII aimait à appliquer à Ravez ce vers du poète italien :
yatmra ttjkt», pot ruppt im
« lA BAfeura U ftt «1 brtai U moula. ■
Il eut de son mariage, ouatre enfants : i^ Aug^tt« dont l'article suit.
2» PiarreJoieph-Mario-Théréie-Panl- Emila, né à B> le 27 fév. 1801, décédé le 3 mai 1855; longtemps off. de la marine royale, démissionnaire en 1830.
3° Augatte-Piarro-Marie-Adrien, né le 2 nov. 1808, décédé le 25 juin 1881, avocat.
4« Marguariio-Sophia-CharloUe. née le 2 août 1799, morte le 12 oct. 18U6.
Son portraita étépeint à B* par M. Mousquet, a été dessiné a'aprés natui'e, à Paris, en 1824, et gravé par Ambraise Tardieu; un autre dessiné au physionotrace à Paris, en 1816, a été ^ravé par Quenedey, in-12.
Son nom a été donné à une rue de B^
V. Ernest de Chancel, Eloge if Kwn, prononcé à Touverture des conférences du staçe à B- le St déc. 1857. — P. Saciit, Elsjt dt hn rz, prononcé à TAcad. de Lyon lo S déc. 18^, Lyon, 1864, sr. in-8*, (î3 pp. -^ Fabre de l4 BKNODif.AE, Eloge de Ravn, discoun» de renlnV de la Cour de B*, 1873.
RAVEZ (Antoine -Armand -Sophie- Auguste), né a B> le 29 iuil. 1797, mort le 27 déc. ia>7. Elève du collège de Ponl- Levoy, devint en 1824 substitut du procureur gén. à B*, puis avocat gén. et donna sa démission en 1890; il montra dans ces fonctions une grande science et un talent d'orateur remarquable qui lui permettait de porter sans efforts le poids de son nom. Son caractère n'était pas moins digne de lui.
A la murt de M. de Saget, Ravez disait que le seul homme avec lequel il pût consulter était son fils Auguste.
Son portrait, peint par Papin, se trouve chez son fils au chat. Millet, à Portets.
RAVINA rJean-Henri), pianiste et compositeur, ne à B^ le 20 mai 1818, où sa mère était professeur distingué. Dès l'âge de huit ans, il obtenait de grands succès aux concerts du Cercle philharmonique et gagnait l'amitié et les conseils du célèbre node. Admis au Conservatoire à l'âge de treize ans, il y obtint lespremiers pnx de piano en 1834 et d'harmonie en 1835.
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