V. Catalogue Otto Lorexz
SOUBIROUX (Jean), né à La Réole le 28 nov. 1786, mort à La Réole le 6 nov. 1850. Maire de La Réole de 1821 à 1830 et de 1845 à 1848. Memb. du cons. d'an*, de La Réole de 1836 à 1841, et du cons. {^n. en 1847. Fut un adm. distingué.
SOUFFRAIN (Le père), xvii« s. Auteur du livre suivant, rec. de réflexions pieuses, et non ouvrage dramatique, comme le titre pourrait le laisser supposer : Le viotorieux et triompfiant combat de Gédéon, représenté a Paris au jour de la passion du fils de Dieu en présence de la Reine Marguerite, B«, 1616.
SOUFFRAIN (Jean - Baptiste - Alexis), mortà Libourneenl815, avocat, puis juge au trib. civil de Libourne, plus tard secrétaire de la ville de Libourne. On a de lui : Essais, variétés historiques et notice sur la ville de Libourne et ses environs, B*, Brossier, 1806, 4 vol. in^». B. de F.
SOUIRT (Uabbé François-Marie), né à Ceignac (Aveyron) le 13 nov. 1791, mort à B« le 30 nov. 1857. Curé de Téglise Ste- KulaliedeB>del837 àl857; puhWsLi Essais historiques sur St Paulin, 2 vol. in-8«»; Vie du cardinal de Sourdis et travaillait à une Histoire des Archevêques de B* lorsqu'il mourut. B. de F.
SOULE (Emile), né à BMe 26 avril 1857, mort à Arcachon le 20 mai-s 1889, appartenait à Tune des plus vieilles et des plus honorables familles de B>. Son père, né à B> en 1828, méd. en chef de la Compagnie du Midi, a laissé la réputation d'un homme intègre et d'un praticien distingué. £.
Sou lé fut un des meilleurs élèves du lycée de B', où il devait plus tat*d être chargé du coui*s de droit usuel (enseig. spécial); licencié en droit de la Fac. de B*, il prit rapidement une bonne place au barreau de notre Cour d'appel. Depuis 1874, l'un des memb. les plus dévoués du Cercle girondin de la Ligue de Tensei- (rnement, il en était vice-présid. depuis 1887. Elu memb. du cons. mun. en 1884, il fut immédiatement chargé de l'adm.
des beaux-arts, vers laquelle l'attiraient ses goûts, et rendit de nombreux semces à notre cité.
Son éloge a été prononcé sur sa tombe par M. Habasque, bâtonnier de Tordre des avocats; par M. Bayssellance, maire de B« ; par M. Raveaud,*^ présid. du Ciercle girondin . de la Ligue de l'enseignement, et par M. Jonette, proviseur du lycée de H^, et tous ont témoigné de son esprit droit, de son caractère bienveillant, de sa
loyauté parfaite et de la perte considérable que faisait notre cité par la moi t de cet arcient et généreux travailleur, dont les débuts donnaient les meilleures espérances.
SOULIÉ-GOTTINEAU (Paul), né à B^ le 9 déc. 1814, avocat inscrit au barreau de B< de 1841 à 1%0, cons. de préfecture de 1848 à 1849; i^ le i 1 oct. 1^, pendant la visite de l'empereur à la 16" exposition de la Soc. philomathique, pour services i-endus à cette utile soc. dont il est memb. depuis 1841, et dont il a été secrétaire gén. durant six ans, vice-pi^ésid. pendant sept ans, présid. en 1856 et aujourd'hui le doyen cte ses anciens pi^ésidents.
Organisateur des expositions de 1844, 1847, 1850, 1854 et 1850, il fut le rapoorteur gén. de quatre d'entre elles; en 1854, il dut suppléer en cette qualité M. Alphand, appelé subitement à la tête des travaux d'embellissement de Paris. C'est sous son dernier secrétariat gén., en 1859, tpie la Soc. philomathique fut déclarée établissement d'utilité publiq^ue, ce qui devenait nécessaire vu le boni important que laissa l'exposition de cette même année. Il fut en outre élu memb. du cons. mun. de B< en 1848 et de celui d'Aix;achon en 1887; administrateur des Compagnies du Pont de B"^ et de l'Abattoir de cette ville.
A collaboré en amateur, et sous divei-s pseudonymes, à plusieurs journaux de B'^, notamment et surtout, de 1865 à 1873, au journal la Guienne où il a traité de nombreuses questions d'intérêt local et de beaux-arts; a eu Tinitiative, dans la
Ei-esse, de la fondation par la Ville d'une oui'se de séjour à Paris pour le meilleui' élève de notre école de peinture, fondation dont le premier titulaire fut le jeune Monfallet, un des lauréats de la Soc.
philomathique.
SOULIER (Cainille-iUphonse), né à Nantes le 24 août 1844. Après avoir fait ses études théologiques à Montauban, il devint en 1869 pasteur à B<, où il est présid. du Consistoire depuis 1^*); memb. du cons. d'adm. des asiles John Bost à Lafoi'ce (Dordo^e); présid. du cons.
d'adm. de la maison de santé protestante de B''; memb. du cons. d'adm. de la Soc. de patronage des prisonniers libérés et de la Soc. protectrice de l'enfance, etc. L'un des principaux créateui's des écoles
Protestantes de B<, fondées en 1883; ^ le •f janv. 1889. A collaboré à différents journaux religieux. Il est directeur depuis 1889 du Huguenot; avait fondé le journal ecclésiastique l'Eglise nouvelle, publié de 1872 à 1873.
SOURBË (Pierre-Léon-Auguste-Théo-
Çhile), né à Cazaubon (Gers) le 1»' août 832. Publiciste, a collaboré à la partie
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économique, scientifique) agi-icole, commerciale et des travaux publics des journaux : V Avenir d'Auch, 4870-1871 ; la Gironde, 1872 à 1875; la Victoire, 1875 à 1880; le Journal d'tigricuUure et d'horticulture de la Gironde. 1879 à 1880; VEcho forestier, 1873 à 1K80; le Rucher du Sud-Oiiest, 1878 à 1880; la Bévue des sciences chimiques et agricoles, 1879> 1880; il est Tauteur des Tables de densités publiées en 1873 par la Gironde, rap[)lication de ces tables au pesage des liquides spiritueux fut demandée au gouvernement par le cons. gén. de la Gir., les Soc. d'agriculture et les charo* bi*es de comm. des principaux centres producteurs. 11 publia, en 1879, Traité théorique et pratique d*ap{culture ntohilisle,tï\ïi lui valut deux méd. d'or de la Soc. d^affriculture de la Gir., 1879-1880, et une médaille de 1'* classe de la Soc. d'acclimatation, 1880; il continua en 1879 à B* le cours public d'apiculture de M. Drorv. Son dernier ouvrage : Le tir ralsonnéy Paris, Dentu, 1885^ traite scientiflquementdes questions de tir su r but mo bile et de leur rappoii avec le mécanisme du cor^ humain. Inventeur des pramiers appareils de transsudation gui aient été appliqués au chauffage des vins et alcools, 1H69, et dont l'usage se répandit après la publication des découvertes de M. Pasteur sur les microbes du vin; il a en outre inventé et publié en 1873 (Ferat et Hls, éditeurs), les Règles scientifiques de pesage des liquides spiritueux appliquées aux distilleries par décision du 11 août 1881. En 1881 il inventa les appareils dcnsi'voluniétriques, qui ont été admis au rang des mesures légales sur la demande du commerce de Pails, Tours et H*{ et des chambres de comm. de B* et La Rochelle. Le ministère du comm.
les a adoptés pour le service de vérification des poids et mesures; le jury de l'exposition de B'^ en 1882 leur a décerné une médaille d'or.
S0ÏÏRDI8 f François d'Escoubleau, car^ dinal de), ne en 1575 en Poitou, mort à B« le 18 fév. 1028, ou le 8 janv. d'après L. de Lamothe. Il étaitcousin deGabrielle d'Esti*ées. L'afné de sa maison, il débuta dans la carrière des armes sous le nom de c** de La Chapelle-Bertrand ; accompagna le duc de Nevers à Rome où il gagna les bonnes grflces de Clément VIIL Entra dans les ordres à sou retour de Rome, fut pourvu de la riche domerie d'Aubrac (diocèse de Rodez). Sur les vives instances d'Henri IV, il obtint le chapeau de cardinal à 23 ans, n'étant encorcque diacre. L'année suivante, 1509, il fut ordonné prêtre et nommé archevêque de B». Fi-ançois de Sourdis encouragea l'établissement dans son diocèse de nombreuses maisons religieuses^ entre autres d'un noviciat de jésuites; fit cons-
truire l'église de la Chartreuse, deatècber les marais oui Tentouraient et conskmiic un hôpital. En 1610, il se tronvait à Paré lors de l'assassinat d'Henri IV« coamt aadevant de la voiture où le roi se trouvait tout sanglant et lui doana rali9olaiÎ0& sous condition. En 16S3, la famine gui désola la Guyenne lui donna roocan»
de montrer sa mnde charité ; il témoigna de son lèie pour rÉfflise dans k concile qu'il tint à B> en 1^14. Ce prélat eut de nombreux démêlés soit avec soa chapitre, soit avec le Parlement.
Son portrait in-B» a été ffravé par Jacquart, gi*aveur du temps. 11 est très rare.
Son nom a été donné â Tune des principales rues aboutissant à la Ghartreose.
V. UUt, du cerdinsl François de Somrdit, pv L. W. R AVEREZ. 1 vol. gr. in-^, B«, CounoulUwa, 1887. — Son éloge par Jocatciet. Pén'i^iiens, \%\k. — Revue d'AquHûine,\M\\, 1868, art ai M. Tahuit SB LAaaoQOi.
80URDI8 (Henrf d*Escoubleaa)t archevêque de B't frèra pntné du précédent; f\it nommé évéque ue Maillerais (ai^oord*hui La Rochene) à dix-huit ans et sacré en 1033 par son frère, dont il devint le coadjuteur. Esprit vif, cœur généreai^ plein de grands desseins, le cardinal de Richelieu le voulut comme intendant d« l'artillerie et directeur des vivres an siès? de La Rochelle; après la reddition de cette place il l'accompagna en Piémont (16S9), pour s*y consacrer au rétablissement de la foi dans la vallée de Pragelas. Pourra de rarchevéché de B* le 16 juil. 16S9. il n'y fit son entrée qu'en déc. 1630. Tronvant la ville en proie à la peste et à la disette de blé, il y fit beaucoup de bien. l\ y soutint résolument la politique de Richelieu. Dans le démêlé qu'il eut en 1633- 1634 avec le gouverneur de la prorincp. le vieux duc d^Epemon, il fut maltraité par les officiers de ce dernier et (quelques jours après par le gouverneur lui-même; il ftilmma des censures d'excommunication contre les coupables, mit la ville en interdit; Tafraire fut portée devant le pape et le roi ; le gouverneur eut ordre d'attendre la décision dans une de ses villes hoi^ de la province; les coupables furent obligés d aller recevoir publiauement et à genoux, des mains de Tarchevôque, à la porte de l'église de Coutras, l'absolution des censures fulminées contre eux.
Après avoir présidé A Paris en 1635 l'ass. générale du clergé, il Ait obliffé de se mettre avec le comte d'Harcouit à l> tète de l'armée navale chargée de reprendre les Iles Sainte -Marffuerite et»aint- Honorât en Provence, fortifiées par 1« Espagnols. Cette expédition se termina par un plein succès en 1637. L'année suivante il fit encore preuve de eonraee et de science militaire dans le siège oe Fontarabie. Dirigeant les attaques contre
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rennemi, surveillant les soinsauxmalades et aux blessés, sans perdre de vue Tadm. de son diocèse où ses charités furent incessantes durant les calamités publiques.
La défaite qu'il subit devant Tarragone le 20 août 1641 mit fin à la carrière maritime du belliqueux archevêque; une lettre de Rome Tavait déjà blâme d'avoir pris les armes. Des intrigues de cour attirèrent sur lui la disgrâce de Richelieu qui le relégua dans la ville de Carpentras. et ce ne fut qu'à la mort du grand ministre ^4 déc. 1643) qu'il put rentrer dans son aiocèse, où il avait appelé, pour travailler en son absence au salut des âmes, les deux frères Ëustache et J.-B. Gault, d'une grande érudition et piété, qui devinrent successivement évé-
3ue8 de Marseille ; il s'occupa activement e la construction de l'hôpital général de la Manufacture avec les fonds légués par M">« de Brézets. Sous lui, furent établies à B* les religieuses de la Visitation Sainte-Marie I celles de Saint-Benoit, les Sœurs de St- Joseph pour la conduite des filles orphelines j et a Cadillac les frères des écoles chrétiennes. Gomme son prédécesseur, Henn de Sourdis fut presque toujours en guerre avec son chapitre.
Il mourut à Paris le 18 juin 1645, an moment où il était l'un des présidents de l'ass. générale du clergé.
Son portrait a été gravé par Moncarnet et par J. Picard.
V. sur la vie militaire de co prélat dont le nom est resté légendaire parmi les marins do la basse Gironde : ^ Eue. Sue, Correspondance de Henri d'EscouHea» de Sourdis, relative à l'hist. milit. de la France, 1GS6 à 1641, Paris, 1839, 3 vol. in-V; — Denis dk Laboror, Oroison funèbre^ Paris, 1646: — nombreux documents aux Archives départementales de la Gir. et à la bibl. de la ville de Bs
SOURBIS (François-Charles ) marquis de), surnommé le chevalier de Sourdis.
Neveu des précédents, fut commandant en chef de la province de Guyenne; il mourut en 1707 à Gaiac.
En 1691, par ordre du marquis de Sourdis, un tombeau monumental fut élevé à Charlotte d'Âvaray, son épouse, morte à B*. Ce tombeau se trouve dans une petite chapelle, à droite du sanctuaire de l'église St-Bruno.
V. Description des œuvres d*art, etc., par Ch. Marionxbau, p. 160.
SOUROET (Arnaud-Adrien), né à B» le 31 mars 18^. Négociant, de la maison Santa-Coloma et G*. Juge au tribunal de commerce de B« de 1H71 à 1884, pi*ésid. de section en 1881, 1883 et 1884; memb. de la chambre de comm. depuis déc. 1886. Dévoué à toutes les institutions locales artistiques | memb. de la Soc. de Ste-Gécile et son présid. depuis 1875; memb. de la Soc. des amis des arts de B< depuis 1860 et son présid. depuis 1880; memb. de la
Soc. archéologique de B* ; son vice-présid . on présid. de 1880 à 1884 et en 1886 et 188?; a publié plusieurs études archéologiques dans le DuU. de cette Soc. Adjoint au maire de 1860 à 1862 sous l'adm. de M. Brochon, et de 1873 à 1875 sous celle de M. de Pelleport: chev. de Charles III d'Espagne en 1861; Q A. en 1874, î* en ft75.
S0UR6£T DE SAKTA-GOLOMA (M"« Eugénie), née à BMe 8 fév. 1827. Fille de M. de Santa-Coloma, consul gén. de la Confédération argentine, mariée en 1849 à M. Adrien Sourget; montra dés son enfance des aptitudes musicales extraordinaires. A l'à^e de 14 ans, an retour d'un voyage à Pans, où elle avait pris des leçons de Zimmermann et de Bertini, elle joua, pour la première fois en public, dans un concert du Cercle philharmonijiue, un concerto de Ries. L'harmonie lui fut enseignée par Colin, père du prof, actuel du Conserva toi re^ et Torchestration par Costard de Mézeray. Vers 1834, elle révéla des facultés vocales exceptionnelles et eut pour prof, de chant M. Arregui.
En lo42, elle publia chez Escudier une de ses nombreuses compositions: Mon étoile, barcaroUe; puis vinrent : Chante Madeleine, Paris. Meissonnier, 1846; A une jeune fille, ia.. id., 1847. qui eurent toutes beaucoup de succès. En 1847, elle alla à Paris et y obtint une suite de triomphes comme compositeur et comme cantatrice. Halévy, après l'avoir entendue, offrit d'écrire pour elle un rôle nouveau si elle voulait débuter à l'opéra. M>>« Sourget revint naturellement à B* et continua à y trouver parmi nos dilettanti des succès incessants.
Vers 1864, elle fit représenter dans un salon boraelais un opéra en un acte, L'inwae sur les paroles de Scribe. Depuis lors, elle a publié chez l'éditeur Géraixl plusieurs compositions pour le chant. Sa mélodie : Cest ton nom, a été transcrite pour le piano par Francis Planté. En 1872 elle publiait un trio instrumental, où l'on trouve, comme dans toutes ses compositions, un charme enchanteur tout paiiiculier. D'autres éditeurs ont, depuis, publié
Plusieurs de ses compositions; Lucca, de [ilan, une sérénade pour piano ; Schott, de Bruxelles, une gavotte pour main droite seule; Heugel^de Paris, une mélodie de chant : La cigale et la founni. Enfin, en 1875, prenant tout son essor, l'inspiration de M«« Sourget lui dicta des pages magistrales pour orchestre et parti-^ culièremcnt pour orgue et orchestre. Au premier rang de ses compositions, il convient de citer V Introduction et Choral pour grand orgue et orchestre, joué à B* en diverses circonstances et à qui les grandes sociétés musicales du Nord (â Amsterdam et à Anvers notamment) font régulièrement chaque année les honneui's
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de leur progi*aniine dans les concerts de musique dussiaue qu elles offrent à leurs habitués. Une oe ses dernières compositions est un Trio pour piano, violon et violoncelle, qui a été exécuté en mai 18K9 au foyer de la salle Franklin, et qui a obtenu un vif succès.
SOUIUAUX (Léon-Léonard), né à Périgueux le 45 nov. 1817 . Sorti au premier rang de TEcole nat. des arts et métiers d'Angers, il a débuté à B> en 1838 comme conducteur des uonts et chaussées, charsé de l'inspection ues bateaux à vapeur du tlcpart. de la Gir. Placé longtemps sous les ordres de Thomme éminent qui a été le créateur de l'assainissement et de la mise en valeur des landes, M. Chambrelent, alors ing. en chefdu service hydraulique, il a été Tun de ses collab. a cette œuvre importante. Les senices administratifs de M. Souriaux ont toyjours été multiples ; il a été, depuis 1844, chargé de la direction des travaux hydrauliques de la marine à B<, fonction qui est remplie dans les ports militaires par un inff. en chef. Devenu conducteur principal des )>onts et chaussées en 1874, il a été nommé ^ot le 10 sept. 1877. Ti^ militant en fait d'art, de sciences et d'instruction publique, il a créé en 1848, et professé pendant plusieui^ années, comme mémo, de la Soc. philomathiçiue, le cours de mécani-
3 ne et de machines à vapeur aux classes 'adultes de cette Soc, dont il a été le secret, gén. pendant plusieurs années, et à toutes les expositions de laquelle il .a pris part, comme organisateur et comme mcmb. du jury, ce oui lui a valu la haute distinction de mémo. bon. Ce titre lui a été accordé en assemblée gén. à la suite de l'exposition de 1865 qui comprenait, pour la première fois en province, une section de l'art ancien dont il avait été le promoteur et l'organisateur.
M. Souriaux, qui s'est occupé toute sa vie, en dehors de ses fonctions publiques, d'archéologie et de curiosités, possède une des collections les plus riches et les plus anciennes de la province en ameublements, armes, tapisseries, céramiques, joyaux, etc., etc. Il est memb. des Soc. pliilomathique de B', scientifique de France, d'archéologie de B«, de géographie comm. deB», ueSte-Cécile, des Amis des arts, d'horticulture, d'hygiène publique, scientifique d'Arcachon, etc., etc.
Les créateurs du Quartier Dasvin à la Bastide-B>^ ont donné le nom de Souriaux ù l'une des rues de ce quartier.
S0URI6UIËRE DE SAINT-MARC(Jean- Marie), né à B* en l'îj57, mort à Paris en 1K37. Auteur dramatique; a écrit des tragédies, des comédies et des opéi*as oubliés aujourd'hui dont on trouvera le relevé dans Le théâtre à B* par MM. Minier et Delpit, B«, Chollet, 18Ô3, in-8% pp. 87-88.
Souriguière est auteur du Réveil du
euple dont Gaveaux fit la musique, brun lança contre lui cette épigrajni&e:
▲ t« triirtM éeHta Ta muati», teori^uière ; Mais il ta lear Boarte.
Oii ne leur warit gnkxv^
On Tari^ta sous le premier Emçire pour avoir répondu, dans an despmnipn cafés de Pans, à un garçon qui lui proposait une glace au citron : cNou, inerd^ » je n'aime pas Vécorce Oes Corses). •
Cette répartie a été attribuée aussi et arn plus de raison au poète Ch. Désorgnes.
Comme auteur du Réveil du peu^, on aurait pu donner son nom à une des rues de notre cité. B. de F.
V. Chants et ekanxoiu pomtlûirtt 4e laFmct, Paris, ^r. in -4)*, Delloye, 1812-1(03, Dotice par Du Mersas dans la 8(K livraison.
SOUS (Vivien -Gustave), né à B> If 2 juil. 18^. Interne des hôpitaux, D' en méd. à Paiis le 12 mai 18j9. Après deui années d'étude à la clinique ophtalmologique du D' Siebel, il .se fixa à B^ et prit le cabinet du D^ Dubois, méd. oculisle. qui venait de mourir et dont il avait élé relève pendant quati*e ans. Méd. oculiste du Bureau de bienfaisance et de l'Octroi; trésorier de l'Association des méd. de b Gir.; secret, gén. de la Soc. de méd. et de chinirgie ; ancien pi*ésid. de la Soc. méd. d'émulation; membre de la Soc.
des se. physiques et naturelles; memb.
corresp. de la Soc. méd. pratique de Paris en 1866 et des Soc. de méd. de Mai-seille, de Poitiers, de Rouen et de Neufchâtel en 1865. de Lisbonne en 1867. Sur l'invitation du directeur, Elie Gintrac, il fit à l'Ecole de méd. de B» da leçons sur divers sujets d'ophtalmologie en 1869 et 1876. Outre de nombreus articles médicaux publiés dans divere journaux, nous citerons panni ses pnnpaux travaux : Coiiêidéraliomsurletr^ tenient de Vophialmie scrofuletue, ^i 1857; Histoire des Enfants trouvés de B», B«, 18(35; Du daltonistiie, B«. iBS5;Elo9f de Pieire Guérin, B», 1866; Des corpf étrangers de Vœil, B», 1873; Histoire iie la médecine à B» pendant les cinq p^ ftiiers siècles de l'ère chrétienne, Bji Feret et fils, 1875, in-8*, 75 pp.; Anaim^f de la cornée, B«, 1876; Leçons d'ofhtajtnologie, l'ccueillies et publiées par Ujf lard et A. Chavoix, B», Feret et fils, 1877, in-8«; une traduction espagnole de «"»
ouvrage a été faite par le D»" R. Del Castillo, Cordoue, 1879, in-8o; Traité 'i optique considérée dans ses raworts^ff^ Vexamen de Vœil, 1« éd., 1879, et 2' éd., augmentée avec 125 fig. , Paris, Doifl.
1881, in-12, couronné par le Comité med. des Bouches-du-Rhône, 1881; Hygiè^^ la vue, avec 67 fig. dans le texte, Pans, Doin, 1883.