‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 500 sur 549 · SOR · texte numérisé non relu

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très remarquée se transforma plus taixi en une voix de basse chantante souple, égale, d'un timbre à la Ibis doux et puissant et d*une étendue permettant d'aborder les morceaux de baiyton et ceux de basse, les airs d'opéra et la simple romance. Son goût inné pour la musique et une extraordinaire facilité d'assimilation, Taidèront à se former de bonne heure au contact des grands artistes de tous les pays. 11 voyagea, en elTct, depuis 1801, pour les atfaires commerciales auxquelles d'impérieux devoirs de famille Tobligèrent à se consacrer et qu*il n'a point quittées.

Il entra à treize ans dans une maison de vins dont il fut à vingt-deux ans Tassocié.

Il épousa en 1872 M"* Alphandéry, d'Alger, dont le père était le chef i^especté d'une importante maison de commerce ayant son siège à Marseille, et à qui notre belle colonie confia d'importants mandats électifs.

Fi^déric Diaz de Soria n'eut pas de prof, de chant, mais il puisa dès sa jeunesse auprès de Mercadante, alors directeur du conservatoire de Naples, des encouragements, des exemples qui eurent sur son talent une influence considérable. Bien qu'ayant i*efusé des of](i*es biiliantes pour le théâtre et les conceiis, il s'est fait entendre en France et à l'étranger à côté des artistes les plus célèbres, soit dans les salons ou les réunions purement artistiques, soit au profit d'œuvres de bienfaisance.

Elève de Schneider, pour l'harmonie, il a écrit plusieura morceaux de musique.

Quelques-uns sont publiés. Il est memb.

du comité de la Soc. Ste-Cécile (Conser^ vatoire de musique) et a souvent été appelé à faii*e partie du jury des concours musicaux.

SORIA (Jules Diaz de), né à B> le 28 avrU 1843, frère du précédent. Doué d'une voix de 'baryton remarquable, il a chanté très jeune et avec grand succès dans les concerts du Cercle philharmonique de B*. Entré de bonne neure dans la carrière commerciale qu'il n'a jamais quittée; chargé de voyager pour la maison qui se Pétait attaché, et dont il • devint l'associé, il visita en 1864 l'Italie et y suivit les chanteurs les plus en renom, s'appropriant le faire et les procédés de ceux qui l'avaient le plus frappé. Dans une 2« tournée, il chanta avec succès devant Donzelli, Liverani, Verdi et Mercadante. Cedernierlui dit : «/6'voi« bien 7ue vous n'avez jamais eu de professeur; conr tinuezàn'enpas avoir, votis n'avez rien à apprendre d'eux. » De 1806 à 1873, il se nt entendre dans toutes les grandes villes de l'Europe où ses affaires l'appelaient d'une façon périodique, et y acquit vite une grande notoriété. En 1^3, il fit sa première apparition à Paris sur la

scène du Conservatoire et obtint un xUrnccèsàcôtéde M"*Carvalho,de MM. Planté, Alard, Dancla. Il songea alors à demander à son talent autre chose que des satisbelions d'amour-propre, se produisit fdaos beaucoup de salons de Parts et participa à une tournée organisée par l'imprésario Ulmann, tournée dans laquelle il parcoarut la province en compagnie de Planté. Léonard, Alard, Sivori. Alla* ensuite â l'étranger et chanta souvent devant le$ rois ou les princes, en Angleterre, ta Italie, en Autriche, en Turquie, en Rosii', en Grèce où le roi le décora de l'oninf du Sauveur. En 1877, il joua Hamlet à Nice sur une scène particulière. Dans son dernier voyage en Roumanie, i. de Soria fut invité plusieurs fois à faire de la musique avec la reine, et reçut, en quittant Bucarest, la croix d'officier de la Couronne.

Gounod a composé pour lui son charmant duo bait^arolle et la pièce OdilUiiL La presse musicale allemande a scaveot loué sa façon d'interpréter les mélodiesàf Schubert et de Schumanu. Dans ses voyages en Allemagne, il a eu l'honneur d'être accompagné par la veuve et là ûik de ce dernier maître. Un des comp<»lteurs pour lequel il professe le pla« d'admiration est Félicien. David, qui avait pour lui une amitié telle que l'illustre auteur du Désert consentit, malgré son extrême modestie, à aller dans le monde pour accompagner au piano son chautem^ de prédilection.

Des propositions brillantes lui ont éié faites pour entrer a* théâtre et y créer des rôles écrits pour lui; il a toqjoui^ ré' sisté à ces offres séduisantes, préféraot rester chanteur de concert, comme le fit Garât, au talent duquel on peut comparer celui de M. J. de Soria.

Parmi les compositions de Jules de Soria citons : Félicité passée, Ricordi, éditeur; 0/ ma charmante, Boosev.édit..

à Londres; Puisqu'ici-bas, Ln peu d'amour, L. Grus, éditeur.

SORR (Louis- Antoine-Marie-Honoré Sclafer, dit Angelo de), tié à Ste-Eulalie (Gir.) le 10 nov. 1822, mort à B» le 14 ma»^ 1881. Ancien direct, de la libr. Sartonns, il a publié de nombreux romans doal

f plusieurs ont eu du succès. Nous citerons as suivants : Les filles de Paris, Paris, Corman, 1848-1840, 3 vol. in-S^'.Uvany

Î>ire, roman fantaisiste, Paris, Delahays, 852, in-12 ; Le nmsque de velours, Pans, Sailorius, 1862, in-12; Les grands jom tie M. Baudru, Paris, Faure, 1867,in-12; Les drames aes carrières d'Amériquet Paris, Sai-torius, 1868, in-12 ; Z.C /oniôw* de la rue de Venise, Paris, Sartorius, 1869, in-12 ; Jeanne et sasuite, avec noUce par Monselet, 1870, in-12; Ranalalulu CXXXIV, 1872 ; Manuel du parfait lég^ timisle, Sartorius, 1872, in-12; Manuel

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du, parfait bonapartiste, id., 1873, in-12; Le péché de Félicité, Paris, 1875, in-i2: etc., etc.

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