‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 529 sur 549 · V. son ('loge par M. Valat, dans les Acla de · texte numérisé non relu

V. son ('loge par M. Valat, dans les Acla de

VALAT (Jacqnes-Pierre-Fanny), né à Montpellier le 9 juil. 1796, mort à BMe 26 janv. 1882. Elève de l'Ecole polytechnique, en 1815, où il fut condisciple de son éminent compatriote Auguste Comte, entra dans l'Université et devint successivement prof, de sciences aux collèges de Béziers 1817, d'Agde 1819, de Castelnaudai7 1820, de Béziers 1920, de Rodez 1828, de B« 1830; de mathématiquM spéciales à B* 1813; inspecteur d'Acad. à B« en 1848; i-ecteur de l'Acad. de TAveyron en 1850; il revint en 1852 à B«, qu'il habita jusqu'à la fin de sa vie. Memb. de l'Acad. de B* depuis 1838, en fut le présid. en 1844 et 1874. Il fut nommé oflf. de l'Univei*sité en 1845. Fit partie de nombreuses soc. savantes;- fut en 1840 un des fondateurs des cl. d'adultes de la Soc philomathique et plus tard son lauréat (raèd. d'arg.)^ trois fois lauréat de l'Institut hist. de PariSjdelaSoc.du libre-échange de B*.

On lui doit de nombreux raém., parus dans les Actes de l'Acad., des études hist. publiées dans le Bulletin de Vltutitnt historique de France; ixn Traité d'arithmétique élémentaire, 1818; un Plan d'organisation pour Véducation phy^ sique et hygiénique de Venfance^ i93b- IKV), et plusieurs ouvrages de pédagogie. Mais n'oublions pas surtout celle de ses publications qui a en le plus de retentissement : les Lettres d'Auguste Comte à M, Valat, écrites à une époqne de la vie du célèbre fondateur de la doctrine positiviste, sur laquelle les renseignements manquaient absolument Ce volome, publié grAce à M. Valat, a donc une importance de prem. ordre. Ajoutons que les lettres autographes de Ck>inte ont été données en cadeau par leur destinataire aux exécuteurs testamentaires de Tillustre philosophe chef d'école, et que l'amitié de M. Valat pour A. Comte ne loi faisait pas partager les opinions politiques et religieuses de ce dernier. L'indépendance du caractère, la droiture des sentiments, s'alliaient, chet Valat, à une aménité attrayante, à une cordialité sympathique. ll'esprit, dans cette nature privilégiée, se complétait par le cœur. Le discours prononcé sur sa tombe par M. H. Minier a été inséné dans les Actes de l'Acad. de B», 1882.

I YALENTOf. V. Bernard.

VALLÉE, V. Briand de Vallée.

VALLET (Jean-Pierre-Emile), né à Riom le 30 nov. 1834. Nommé en 1877 conservateur du musée de peinture et de sculpture de la ville de B>. Correspondant du comité des Soc. des beaux-arts des dép. O A. Iel4juil. 1884. Parmi ses principaux travaux, nous citerons : Etnaesur le théâtre de Victor-Hugo; Catalogue (les tableaux, sculptures, gravures et dessins du musée de B^; un grand nombre d'articles sur des sujets d'art parus dans différents journaux de Paris et de la province; plusieurs tableaux exposés au salon de Paris en 1857, et de 1874 à 1886, ou à celui de B* depuis 1873; un certain nombre de dessin parmi lesquels nous mentionnerons : Souvenir d'avril, Le ruisseau de la Hume, Plateau de la mare aux corneilles, Forêt de Fontaine' hleau, qui ont paru dans VArt et qui sont des repi'oductions de ses tableaux envoyés au salon de Paris, où il a exposé aussi quelques pastels. On lui doit la réorganisation du musée de la Ville et Tinstallation des œuvres d'aii dans les galeries qu'elles occupent aujourd'hui.

VALLETON (Jean-Jacques), né à Bergerac le l»»" mai 1841. Architecte. Elève (io M. Paul Abadie de l'Institut, dont il surveilla les constructions à B* : restauration de l'église Ste-Groix, clocherde Saint- Michel, éclise St-Ferdinand. Il se fixa à B< en 1864; memb. du cons. mun. de B*, de 1874 à 18^; memb. de la comm. des monuments hist. de la Gir. depuis 1878 ; son vice-présid. depuis 1881. Architecte du dép. de la Gir., 12 iuin 1881 ; des b:\timents civils (ministère des beauxni'ts), 18 juil. 1881; de l'asile des aliénées deB<,â4oct. 1881; de l'asile public d'aliént^s de Cadillac, 7 mars 1883; Q A. le 1»' janv. 1884.

Parmi ses plus importants travaux nous citerons : la maison de santé de Lonffchamps, 1867-1868; le pensionnat et la chapelle des Dames de la Réunion, rue de la Croix-Blanche, 1869; le pensionnat des sœurs St-Joseph de Cluny, boulevard du liouscat, 1873; les hôtels de MM. £. Counord et V. Hanappier, cours du Médoc, 1874-1875; le château de M. Dupouy, 1H77 et de M«« V'« P. Desse, 1878; la maison de commerce de MM. Astruc et Lange, cours St- Louis, 1879; le groupe scolaire de Bourff, 1882; l'hôtel Verdelet rue St-Genès, 1883; l'école normale d'institutrices, 1884; son hôtel, rue Emile-Fourcand, 7, 1884: sa maison au chat, rue St-£tienne; l'école primaire de St-Seurin-de-Bourg: le chat, de M. Maulias, à Tonneins, 1885; l'église de Montferrand, 1886; le nouvel asile pour les Temmes aliénées à château Picon, 1887- 1889; le chat, de M. Sourget, à l'Ile du Nord, 1888.

VALLIER (Marthe de), dame du fief du Désert, au Bouscat, fille de M« Pierre de Vallier, cons. an Pari, de B«, et de demoiselle Bertrande Arnaud de Laborie, se maria en 1513 avec le cons. Arnaud de Ferron. Cette dame lettrée a composé quelques poésies. Marthe de Vallier, devenue veuve en 1563, mourut dans un âge fort avancé puisqu'elle testa dans sa maison, rue Neuve, le26 fév. 1603, devant M« Ponet, notaire. B. de F.

VALOIS (Le père Yves), savantjésuite, né à B« le 2 nov. 1694, mort en 1770 à La Rochelle, où il professait l'hydrographie depuis 30 ans. Membre de FAcad. royale des belles>lettres de cette ville. Le père Valois est auteur de plusieurs ouvrages dont voici les titres : Avis charitable à ceux qui ont le malheur de vivre dans Vincredulité, 1767, in-S»; Avis sur Vin^ crédulité moderne, 1766, in-8»; Conjec^ tures physiques sur le sel marin, 1752, in-8o; Discours sur les bibl. publiques, Bresce, J.-M. Rizzardi, 1751, m-S»; Entretiens sur les vérités fondamentales de la religion. La Rochelle, Desbordes et Mesnier, 1747, in-12; Entretiens sur les ventés pratiques de la religion, 1751, 4 vol. in-12; Lectures de piété à Vu^age des maisons religieuses, Paris, Méquignon, 1764, in-12; Lettres d'un père à son fiU sur l'incrédulité, 1756, in-12; Observations curieuses sur ce que la religion a à craindre ou à espérer des Acad. littéraires, et observations sur la critique qui s'exerce dans les Acad.pour la perfection du style, Amstei*dam, 1755, in-12, réimprimées dans l'ouvrage suivant : Recueil de dissertations littéraireSj par l'auteur des Lectures de piété, etc.. Paris et Senlis, 1763, Nantes, Mane, 176b, in-S* ; Observations sur les auteurs qui cachent leurs noms par de mauvais motifs, 1749, in-4*; Science et firatique du pilotage, 1735, in-4«».

Lorsqu'il mourut, le père Valois travaillait depuis longtemps à un Traité sur la manœuvre des vaisseaux, qui n'a jamais été publié. B. de F.

V. toutes les biogr., la France HUéraire, les Alphabets de Guyenne, etc.

VAUGHER (Pierre-Auguste), né à B« en 1808, d'origine suisse. Son père était horloger à B*, près de la Bourse. Après de brillantes études, il se fit inscrire au barreau de B> en 1830, fut le secrétaire de Louis Brochon, l'ami d'Heml Brochon, et, malgré la diflérenco d'âge, lié d'amitié avec Aurélien de Sèze; il a toujours eu également avec M. Dufaure les relations les plus suivies. Avocat complet, il miiniait la parole avec art; il était homme d'affaires également compétent dans toutes les parties du droit, plus pai^iculièrement adonné aux aflaii-es civiles, commerciales et maritimes. Très simple dans

ses goûts, très laborieux, il écoutait avec attention ses clients, et les avis qu'il donnait faisaient autorité. Ses plaidoyers étaient généralement écrits; du moins dans la partie relative au récit des faits de la cause; quand il les lisait, il y mettait le mouvement nécessaii-e pour toujours intéresser; il était méthodique, précis, clair, il avait une discussion sei^rée. Membre de l'Acad. de Ii« en 1853,

Çrésid. de la Soc. philomathique de B' en 855; memb. du cons. raun. de B* pendant plusieurs années : bâtonnier de Tordre des avocats en 1840 et en IHfô; !^ le 15 août 1860 et O. îfe en 1873 ; le 22 nov. 1809, la magistrature considéra comme un honneur de le voir entrer dans st>s rangs; il fut nommé d'emblée cons. à la Cour, et quelques mois après, 18 juin 1871, présid. de chambre.

En 1878, il fut frappé d'une attaque de paralysie en chambra du cons. et mourut a la veille d être nommé cons. à la Cour de cassation.

M. Vaucher avait un goût spécial pour les études médicales et y consacrait ses loisirs. Il appartenait à la religion protestante ; il était diacre, c'est-à-îlit« chargé de recevoir les aumônes au temple et de les distribuer. Pendant 25 ans, même alora qu'il était présid. de chamb. il tint la bourse des collectes au temple de la rue du H à. Son éloge, par M. H. Brochon, a été prononcé à l'Âcad. de B* le 24 mai^ 1887, en séance publique.

YÈNE (Alexandi'e-Nicolas-Marc)j propriétaire-ap^riculteur, né à B* le 6 mai 1830. D abord négociant, se ratira des afiaii'es en 1870 pour se consacrer à l'agriculture et à l'horticulture. Memb. de Ta Société d'agriculture de la Gir. depuis 1874, en a été le secret, ou l'archiviste de 1876 à 1889. Souvent rappoileur ou secret, de diverses commissions, a été le secret, des Congrès vittcoles internationaux tenus à B> en 1876 et 1881. Memb. de la Société d'horticulture de la Gir. depuis 1874, en a été le secret, gén. de 1885 a 1888, et l'un des organisateurs des belles expositions horticoles tenues à B^ en 1886 et en 1888 sur les allées d'Orléans. Lauréat de plusieurs concours agricoles. Â publié sous le pseudonyme de A. V. de Saint-Anne : Causeries agricoles, suivies d'une notice historique sur le phylloxéra, B», Feret et fils, 1878, in-18.

YENOT (Jean), médecin, né à B« le 30 nov. 1800, mort à B» le 21 mai 1871. D' en méd. de la Fac. de Paris en 1824, fut chirurgien en chef de l'hôpital Saint- Jean de B« de 18i5 à 1869; présid. de la Soc. de méd. en 1846.

Poète plein d'esprit et de ver\'e, il est auteur de : Loisirs poétiques d'un spécialiste, Germer^Baflliére, 1865, in-8*>. A publié de nombreux mém. ou rapports

sur les questions relatives à l'hygiène publique, aux maladies vénériennes, etc., parmi lesquels nous citerons : Aperçu de statistique méd. et administrative sur l'hospice des vénériens de B*, 1837; Friabilité des as dans la syphilis, 1855; De la pseudO'syphilis chez les prostUuées, 1869; Du chlorofomie en injections, 1851, etc. Son éloge a été prononcé sur sa tombe par le D^Cliarles Leneux, présid. de la Soc. médico-chirurgicale.

YEHOT (Antoine), médecin, né à B< le 15 juin 1834, fils du précédent. D' en méd. À Paris le 8 août 18j8; chirurgien en clief de l'hôpital St-Jean de B> de 1869 à 1881 ; prof, du cour-s de clinique des maladies vénériennes à ^ Fac. de méd. depuis 1878^ présid. de la Soc. de méd. et de chirurgie en 1879; présid. de la Soc. d'hvgiène publique en 1887; U A,, en 188^. Auteur de nombraux travaux spéciaux publiés dans le Bulletin de la Société médico^hirurgicale, le Bulletin de Ui Société de médecin'e et de chirtuyie, le Bulletin de la Société d'hygiène et dans divers journaux de médecine.

YENUTI (L'abbé Philippe de), né à Cortone en 1709, mort à Cortone en 1760, archéologue et littérateur, frèi^ cadet de l'abbé Ridolfino Venuti, antiquaire et numismate, et du chev. Nicolas-Marcel Venuti, un des plus célèbres archéologues italiens du xviii" s. dont Montesquieu parle dans ses lettres, i^hilippe Venuti fut envoyé en France en 1739 par les chanoines de Saint-Jean-de-Latran, auxquels il appartenait, pour diriger l'abbaye deClérac que la congrégation possédait en Guyenne. Il retouitia en Italie en 1750. Pendant son séjour à B'', les jurats le chargèrent de la dii^ction des lëtes aue la Ville donna à la Dauphine en 1745 ; il devint l'hôte et l'ami de Montesquieu, dont il traduisit en italien le Temple de Gnide; sept des lettres du présid. lui sont adressées.

Membre de presque toutes les sociétés savantes d'Italie, de l'Acad. des sciences de Paris et de l'Acad. de B< en 1739, Venuti a publié des dissertations archéologiques et traduit plusieurs ouvrages français en italien. Quérard en a donné le relevé dans la France littéraire, 11 faut ci ter l'ouvrage suivant : Dissertations sur les anciens monuments de la ville de B*, sur tes Gahets, les antiquités et les dtics d'Aquitaine, avec un traité historique sur les monnaies que les A nglais ont frappées dans retteprovincet B*, Chapuis, 1754, in-4», 8 pi. gravées par Lavau (V. ce nom). Ce volume, dont le baron de Secondât, fils de Montesq^uieu, fut l'éditeur, en qualité de seci*étaii'e gén. de l'Acad. de B', est composé de dissertations que Venuti communiqua à l'Acad. ; il est plein de recherches inté-

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