‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 531 sur 549 · VEU · texte numérisé non relu

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rer de rien, prov. en vers, B», Berton, 1879, in-8«, mention hon. de TAcad. de B*; Le bouquet de Vamitiéf com. en vers, B*, ISS).

VER6EZ (Eugène), peintre paysagiste, né à B« le !•' juil.lS^, élève de E. Bernède; a exposé au salon de Paris de 1879 à 1889. A figuré depuis 1866 à tous les salons de U^y et dans diverses expositions de province, où il a obtenu : Médaille d'argent à Montpellier, 1881 et 1885, diplôme d'honneur à Niort, 1882; médaille d'argent à Carcassonne, ltftî4; médaille d'ar^ gent à Nimes, 1885; Parmi ses principales toiles nous citerons : La lande à Trébout (FiniêtèreJ, salon de 1882; La mare aux fées, forêt de Fontainebleau, salon de 1880; L'étang de Gruérande (Loire^ Inférieure), salon de 1881; La Lande de Lauriec (Finistère), salon de 1882; Environs de Marseille, salon de 1883 ; Le port des pêcheurs de Saint-Jacut, salon de 1888: Le village de Morsalines (Manche), 1889 1 a fourni un grand nombre de dessins a la Stastistique gén, de la Gir., t. II et III, 2« partie.

VERGIER, V. Du Vergier.

VERGNUUD (Pierre-Paul-Victorin), né à Limoges en 1759, élevé au collège des Jésuites de cette ville. Il commençait ses humanités lorsçiu'une pièce de vers attira sur lui l'attention de Turgot, alors intendant de la province. Le futur ministre lui tu obtenir une bourse au collège Du Plessis à Paris,où il termina ses études avec succès. Orphelin, obligé de se créer un avenir, mais insouciant, il passa deux ans chez sa sœur, occupé de littérature. Appelé à Paris en 1778, il y fit la connaissance du célèbre Dupaty, avocat gén. au Pari, de li^j devint son secrétaire et trois ans après, avocat au Pari, de B< en 1781, où il prit de suite une des premières places.

Quand arriva 1789, Vergniaud salua nvoc enthousiasme l'aurore d'une révolution si généreuse. Peu après élu au cons. ^én. de la commune de B^, ce qui mettait le sceau à son adoption par la Ville, il y fut un des memb. les plus libéraux, ainsi qu'il l'avait été dans la Soc. littéraire (lu Musée, à laquelle il envoya sa démission après un vote où les royalistes eurent le dessus. Il fonda alors, a^^'ec Ducos, Fonfi*éde et Furtado, la Soc. des Amis de la Constitution, qui bientôt compta dans son sein l'élite des muséens : le poète Despaze, Tabbé Hollier, le prof, d'éloquence Ferlus, Guadet, Gensonné, etc. Elle se réunissait tous les deux jours à 5 h. 1/2, d'aboni dans l'ancien couvent des Jacobins, puis à l'hôtel de l'Intendance. Chargé de i^diger la prem. circulaire que cette soc. adressa aux municipalités du départ., Vergniaud y donna libre essor à son admiration pour Louis XVI, admiration qui tomba après

sa tentative d'évasion, le 20 juin 179^1. Malheureusement il ne se posa pas assez tôt en adversaire de la démagogie, et Lacombe, le fatal présid. dutrib. révolutionnaire, auquel les portes du Musée avaient été fermées en 1788, fut reçu eu 1790 dans la Soc. des Amis de la Constitution.

En mars 1791, Vergniaud présidait la Soc. des amis de la liberté et de l'égalité^qui comptait dans son sein plusieurs curés de B*. Celui de St-Paul y prononça l'éloge funèbre de Mirabeau, puis*Ver' gniaud prononça sur le môme sujet un discours remarquable où, en flétrissant le fanatisme religieux et les abus,il se montrait, comme il le fut souvent, l'ami du clergé lioéral. Député à l'Ass. législative, sept. 1791, il devenait à la tribune nat. le plus éloquent organe des idées nouvelles, le

f premier orateur des députés de la Gir., 'écho de ce talent éneroique dont Mirabeau venait d'emporter le secret dans la tombe; la postérité l'a surnommé Vaicile de la Gir. Cependant il avait l'esprit moins pratique, moins juste que plusieurs de ses collègues. A la Cfonvention, après avoir voté la mort du i*oi, il soutint avec les chefs de la Montajo^ne une lutte très vive. Les Wolences du 31 mai lui fermèrent la tribune. Laissé libre près d'un mois dans Paris, il ne quitta point son domicile où habitaient aussi Ducos et Fonfbède. Mis en prison, il écrivit de son san^ sur l'embrasure d'une croisée : Mori

Îwttùs quam fœdari. Plutôt la mort que e déshonneur. Guillotiné le 31 oct. 1793. En Pan VIII, Napoléon fit ériger une statue de Vergniaud au Sénat. Limoges et B< devraient depuis longtemps en avoir orné une de leurs plus belles places. Son nom a été donné a l'une des rues de B<.

V. Eist. parlementaire et vie intime de VerffttiaudjChefdesGirondinStp&TTovcEk^jhLATOSsr. Paris, 1847, in-8*; — Le barreau de B», par (^HADvoT, p. 87 à laO; — Eloge de Yergniaud.p&r Bhuko-Lacombe, discours de rentrée de la Cour d'appel de Bs 1875; tou les les biogr. gén.;— CAarlotte Corday et les Girondins, documenta inédits^ mv Vatbl, Paris, 1872, 3 vol. in-8*; Vocumentis îttéditssur Vergniaud, psit le même, 2 vol. in-8*.

VERGY (Treyssat de)^ xviii» s. Littérateur, auteur du livre suivant : Les usages par M. Tr. D. V., Genève (Paris ou B«),

l'auteur des usages contre d'Eon de Baumont, Genève (Paris ou B»), 1763, in-12. Bernadau fait de Treyssat de Vergy un Bordelais; l'auteur des Usages avait du reste pris la qualification de Citoyen de B^ sur le titre de son livre. B. die F.

VERMEIL (Félix), négociant, chef de la maison F. Vermeil et A. Vincent, né à B« le 2tà août 1822, mort à B> le 27 mars 1887. Alla de bonne heure à l'ile de la Réunion où il fut nommé membre de la

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