V. Et. Tréfeu, yoM marins, Paris, Bcrger- Levrault
VILARIS(Maix-Hi]aire),nomméViralis dans divers titres anciens, né à B« en 1720, mort à B« le 26 mai 1772. Pharmacienchimiste distingué, élève à B'' de son père et à Paris des frères Rouelle; maître en pharmacie, prof, en 1754, à B*, du cours public d'expéiiences chimiques ; memb.
de TAcad. de B» en 1752. Fit la campagne de Hanovre dans l'armée du roi, mais quitta le service parce que sa conscience se révoltait à la vue des dilapidations qui s'y commettaient.
Découvrit en 1757 les gisements de kaolin de Saint -Yrieix- la -Perche, près de Limoges, donnant ainsi naissance dans cette ville à la fabrication de la porcelaine qui a concouru à sa grande prospérité. On sait que la porcelaine de Limoges rivalisa rapidementavec celle de Sèvres. La France fut, grAce à lui, exonérée du tribut ^nguel de plusieurs millions qu'elle payais japon pour l'importation de ses porcçi **. g^.
En 1768, il inventa un nouveau moyen pour conserver la viande pendant les voyages de lonç cours, procédé couronné de succès, mais dont il emporta le secret avec lui, par suite de l'indifTérence de ses compatriotes pour les inventions.
Vilaris contribua à la formation d\m jardin botanique à B*. Sa modestie égalait sa grande science et l'estime générale dont il jouissait à B*, il la trouvait aussi chez des savants d'élite, tels que de Tressan père, J. d'Arcet, etc.
Sa belle collection de miné:iiux fut acquise après sa mort par M. Caila : son buste, pétri avec le premier kaolin trouvé
fmr lui en Limousin, se voit encore dans a pharmacie Marzelles, place de l'Hôtelde-Ville, qui fut autrefois calledes Vilaris. Ses successeurs se sont légué ce souvenir avec un soin qui les honore. Son nom a été donné à Tune des rues de B''.
V. Buil. polym., 1808, p. 147 ; Id.. 1817, p. 112. — Petit- La FiTTF., Vilaris et la découverte du kaolin, B'. 1862, in-8*. — Guienne du 8 avril 1878, art. de M. J. de Gères.
VILLARS (Pieirede), avocat, bourgeois de B'^, gentilhomme ordinaire de M. le prince de Conti dui-ant la Fronde, fils et petit-fils de notaires royaux siège de Saint-Seurin. Organisateur de l'Ormée, il en devint avec Dureteste, le chef le plus infiuent. Démagogue au cœur de valet, cupide, insolent ou ser\âle selon les circonstances, Villars est l'un des chefs ormistes les moins sympathiques.
Voir CoMMDSAt, L'Ormée à B', B«, Fcrct cl fils, gr. in-8*, 1887. Quoique cxccpK^ nominativement de l'amnistie de 1653 avec Dureteste, Le Queux,etc., Villars suivit le prince de Conti d'abord à Pézenas, puisa Paris. où iloblintdes lettres de pardon, gn\ce à la |)rotection de sou maître, après la mort duquel il revint à B*, où il semble avoir vécu entouré de la considération
Îublique. Sa fille Jeanne épousait le 11 sept, ean de Vassal de Monviel d% Barrault, capitaine dans Conti-infantcrie.
VILLEGARDELLE (François -Moutard de), né à Miramont (Lot-et-Gar.) le 2 oct. 1810, mort à St-Germain-du-Puch (Gir.) le 20 déc. 1856. Publiciste de l'école do Proudhon et de Pierre Leroux; économiste; ancien collaborateur du journal phalanstérien la Phalange. On lui doit quelques ouvrages traduits du latin et les écrits suivants : Aux habitants des dép. de Lot-et-Gar. et de la Gir., Paris, uelaunay,1835, in-8o; Accord des intérêts et des partis^ ou l'industrie sociétaire, B«, Gazay,18îî6, in-8«; Villegardelle a encon» publié une édit. complète du Code de la nature de Morelly, Paris, Masgana, 1841, in-18; La Cité du soleil ou idée d'une république philosophique, traduit du latin du dominicain Campanella, 18(1, in-32 ; et plusieurs autres ouvrag.^s dont on trouvera l'énumération dans l'article I que lui consacrent les Alphabets de