‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 539 sur 549 · Y IX · texte numérisé non relu

Y IX

Guyentic (Province, du 26 juin 1877) et dariM le Cafalogtie de la lihrnirie fratir çaise par Otto Lorenz. Cet utopiste, qui s'était (ixé à B*, fut un instant populaii'e en 18i8, et ses écrits eurent un assez grand retentissement. B. de F.

V. la notice de L. de Lamotrb. — Andribu, Mihtiographie de l'Agenoû.

VILLENEUVE (Maurice de), graveur.

Quitta Pans vers la fin du xviii* s. pour se fixer à B*. Nous avons de lui plusieurs gravures plus intéressantes et curieuses que i*emarquables; nous citerons la Vue de l'ancien pont de Brienne, et la rarissime estampe de VIncendie de réalise cathédrale St-Andrè le 27 août 1787.

VILLEPREUX (Louis de), né à SainV- Barthélemv (Lot-et-Gar.) le 2i août 1824. Avocat à Marmande, historien, O A. Nous citerons parmi ses nombreux travaux :

Eliumare de Guyenne, Paris, Hachette, 1862, in-lt), cou[*onné par TAcad. de B^ 4»n 18tt5; Recherches hist. sur les Albi^ geois, iu à ta Soc. Acad. d'Agen, 1864; Le premier président de Gourgue et le dtêv d*Epernon, Paris, Cotillon, 1870, in-8", couronné par TAcad. de B« en 1868 ; L'archevêque de B*etle duc d*Eiïemon,

Çublié par la Revue de l'Agenais en 865) et couronné pari' Acad. deB*en 1874; Etienne Martial Charrié, étude biographi(^ue, Paris, Lévy, 1875, in-16, couronné id.^id. eniSl'S; La Restauration et l'inor fnovibirué judiciaire, étude historique, Paris,.!, (iervais, 1880; Le C^ule Marcellus, atwien ministre plénipotentiaire, étude biogr. (inédit), couronné id., id. en 18(52; Le chancelier de VHospital et le Pari, de B» (inédit), couronné par la Soc. archéolog. de Béziers en 1869.

VILLIET (Joseph), peintre-verrier, né à Ebreuil (.\llier) le 1Ô août 1823. Reçu bachelier a seize ans avec unanimité de boules blanches, il fut poussé par ses aptitudes vers l'étude des beaux-arts et entra, en 1840, chez M. Bonneton, architecte de la ville de Gannat, où son père «*tidt secret, de la sous-préfecture et, l'année suivante, chez M. E. Thibaut, peinti-everrier en renom à Clermont-Ferrand.

Deux ans après, J. Villietpouvaitconduire cette importante maison; il le fit pendant près de douze ans. En 1852 il songea à utiliser pour lui son talent et son expélîence et fonda une maison à B« ou il acquit vite la réputation d'un véritable artiste. Memb. de l'Acad. de B« le21 juil. 1859, il fut aussi memb. de la Comm.

fies mon. hist. de la Gir., de la Société (ranraise d'archéologie et chev. de Saint- (irégoire-le-(rrand, 1870.

De 1852 à 1876, J. Villiet a orné de ses œuvres plus de 400 cathédrales, églises ou chapelles, dont 172 d'une façon complète. J>ous citerons les suivantes : à B«,

St-Seurin,St-Kerdinand,St-Michel, Sainte- Eulalie et la chapelle du ^rand séminaire ; hors de B<, le sanctuaire de La Réole, l'église de Libournc, celles de St-Hilaire et de Bon-Encontre à Âgen, de Nérac, de Port-Ste-Marie, de Marmande, de Cognac, de Laroche-Chalais^ celles de St-Joseph à Albi, des Maristes a Paris et à St-Brieuc, de St-Michel à Limoges et de St-Boudile à Nimes. M. Villiet a expédié des vitraux importants en .\ngleteri«, en Italie, en Amérique et en Océanie. On lui doit encore des peintures murales historiques remarquables, exécutées à l'institntion nat.des Sourdes-Muettes de B<,paronlre du ministère, et dans plusieurs églises des diocèses de B'' et d' Agen. 11 a restauré par ordre de la Comm. des mon. hist. les peintures du xiii* s. de Féglise de La Sauve (Gironde).

Ni peines, ni sacrifices n'ont jamais fait hésiter Villiet pour progresser dans son art. Il fit trois voyages en Italie avec un Bordelais, M. Jabôuin, qui partageait tous SOS goûts d'artiste et de savant et qui vient d'èti-e enlevé à l'art lelO avril 1889. Les triomphes de V'illiet étaient surtout dans la restauration des anciennes verrières. Ces monuments pi^ieux du moyen Age l'evi valent sous sa main habile et loi'sque son travail était terminé, on les eût pris d'un bout à l'autre pour être du même à^e et de la môme main.

Villiet était un causeur spirituel, chai^ mant, judicieux, autant qu'un artiste de goût et un lettré érudit. Ses travaux lui ont valu : méd. de bronze à l'exposition de Clermont-FeiTand 1850; i^ médaille d'argent à l'exposition de B* 1854, et de Périgueux 186»; médaille de bronze de la Soc. franc, d'archéologie en 1855; méd. d'or de l'Acad. de B* 18581.

II a publié dans les Actes de VAcad.

de B^ : Essa i sur lliistoire de la peintni^ murale, lfô9; De Vitnrwrtance de l'art au moyen dge, 1859; ts prieure de La Grange de Durante, 1860;- No(re-I>atRe de la fin des Terres.

Décédé à B« le 10 juill. 1877, laissant pour successeur M. H. Fleur (V. ce nom).

Son éloge a été prononcé par M. deCoëffart, sculpteur, memb. de 1 Acad. de B*.

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