‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 88 sur 549 · BOI · texte numérisé non relu

BOI

dailles : méd. d'or, à Paris, salon dei&IS, pour tablean à Thuile : oiseaux et animaux de basse-cour; méd. d'argent, à Toulouse, 18^; à Douai, 1837; méd. d'or, à B>, 1841. Le musée de B> n'en possède malheureusement aucun.

BOÉ (Antoine), impiimenr et libraire bordelais fort instruit, l'un des succe»seui-s des Millanges. On lui doit entre autres bons ouvrages une édition augmentée du Convnientaire de Bernard Automne Sur les coutumes générales de B«, B«, 1728-1737, in-folio.

BOFFINTON (Jean-Baptiste-Stanisias), ancien sénateur, né à B< le 27 août 1817. Successivement sous -préfet de Jonzac (Charente -Inféiieure) en 1850, de Saintes (Charente-Inférieure) en 1852, d'Alais (Gard) en iiô^; il revint dans la Charente-Infé lieu œ en qualité de préfet en lt36, et en 1865 dans le Gard, fut en 1H68 préfet des Basses-Pyrénées, et en 18K9 préfet de la Dordogne ; fVit signalé dans ces divers postes comme un des plus zélés serviteurs de l'Empire. Ecarté des fonctions publiques après le 4 sept. 1870; lors de l'élection partielle du 11 mai 1873 à l'Ass. nat., dans la Charente-Inf.,

Ïmur le emplacement de M. do Chasseoup-Laubat, il flit élu par 51,072 voix contre 47,000 données à M. Rigaud, candidat républicain; lit pairie à la Chambre du groupe de TAppel au peuple. Elu sénateur de ta Charente-Inf. aux élections du 30 janv. 1870. Il a représenté au conseil géii. de ce dép. le canton de St-Genis; a échoué au renouvellement sénatorial de 1885. « en 1858, 0. « le 10 août iSÛQ.

La sœur de M. Bofllnton épousa à B* M. Hector Verdie, caissier de la Chambre de commerce de B* de 1852 à 1874, lils de M. Antoine Verdie, secrétaire des revenus de la bourse et seciétaiœ de la Chambi« de commettre jusqu'en 1852 et pève de M. Stanislas Veixiié, le caissier actuel de la Chambie de commerce.

BOHIER ou BOTER (Nicolas), v*» de Pomiez, né à Montpellier en mai 1460.

Devint, après avoir exercé la profession d'avocat a Bourges, présid. au Pari, de ^ où il est mort le 17 juin 1539, à ce que nous apprend la Chronique de Métivier (t. I, p. 349), en léguant ses biens à l'hôpital St-André. Son buste y a été placé en 1853 à côté de ceux de Vital Caries, du duc de Richelieu et de Nath. .Tohnston. On a de lui plusieurs ouvrages de jurisprudence; le meilleur de tous, intitulé Decisiones aitrem in Senatu Burdigalensi , avec une vie de l'auteur écrite par Jean d'Alesme, conseiller au Pari, de B^, a été plusieurs fois réimprimé. Le testament de Bohier a été inséré dans le tome XXIII des ArchivêÊ historiques dti départe'

nient de la Gir. La Nouvelle Biographie Hoêfer donne la liste de ses ouvi-ages. B. de K.

V. aussi Pneclûrut et elegaiu iractatta de seditiam omnikut, Paris, s. d. (1515), in -8* gotb. de 50 ff., avec ffrevure très curieuse au verso du titre. — DUcour» de rentrée de la Cour de B*, prononcé par M. Georges Caimon, avocat gén., le 3 nov. 18W.

BOISDIN, écrivain et auteur dramatique, né à B> vers 1845. A fait représenter au Théâtre- Louit un drame en cinq actes: Bernard Palissy, vei*s 1872; a fait imprimer plusieui^ brochures contre les coui'ses de taureaux, etc.

BOISMELON (Jean), xvii« s. , né à Quinsac (Gir.). Prof, au collège de Guyenne, auteur de poésies latines imprimées aux frais de la Ville.

BOISSAC (Charles-Henri-Eugène-Mathieu de), né à B« le 27 juill. 1787, mort à B> le 10 août 1857. Fils de Mathieu de Boissac, cons. du roi et présid. à Félection de Guyenne. Fit ses études au collège de Pont-Levoy, s'engagea en 1807 dans un corps de canonniers marins italiens; un an après il était sou»-lieutenant. Fit la campagne d'Espagne, puis celle de Russie; fut plusieurs fois blessé, porté à Tordre du jour pour ses actions d'éclat. Pendant la campagne de Russie, il fut proposé pour la cmix de la Couronne de fer. La déroute anéantit la proposition. Prisonnier des Russes en 1813, il i«ntra en France en août 1K14, fut nommé adjudant-major de la 4* cohoile de la garde nat. de B*, qui lui décerna le 12 mars 1816 une épée d'honneur; de 1818 à 1820, il en fut le commandant supérieur. Nommé en 1820 commandant dans le régiment de l'Isère, ^ en 1822, major dans le 6* régiment de la gaitle royale et chevalier de St- Louis, il était en lo28 colonel du 5* de ligne lorsqu'il fut appelé à la tète de l'école de Saint-Cyr. où des désordres venaient d'éclater. Il gaitla ce poste impoiiant trois ans et y mit en évidence ses hautes qualités de chef. Des raisons politiques lui ilrent quitter Saint-Cyr en 1831; il vécut quatre ans en demi-solde à Versailles et devint en 1834 commandant de place à Rochefort, puis en 1840 C. ^. Il exerça là, pendant dix-huit ans, la plus heui*euse influence, acquit l'amitié et la considération de tous et y fonda les conférences de Saint-Vincent-de-Paul à la veille de prendre sa retraite à B* où il est mort, laissant de son mariage avec Mii« Ducasse quatre enfants, dont Henri- Marte de Boissac, et Ernest-Marie de Boi;^ sac ^, trésorier de la ville de B* depuis

V. dans la Guirnne des 17, 18, 19, SI eti^nov. I&H?, son éloge par Justin Pi' pi y.

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