‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 89 sur 549 · BOI · texte numérisé non relu

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BOISSÉ (Jules), poète, critique. littérateur, journaliste, né à B* vers 1840, mort à Pans le 2i avril 1885. Doué d'une rare intelligence, mais aussi d'une imagination brûlante, Jules Boissé se laissa de bonne heure entraîner vers les idées mystiques. Il fit plus : poussé par une vocation irrésistible, il entra dans les ordres et se fit trappiste; puis, il partit pour l'Amérique et il a raconté lui-même, dans une autobiographie pleine d'humour, comme quoi il fut singulièrement reçu par certain archevêque d'outre-mer. Les idées modernes finissant chez lui par prendre le dessus, il revint à Paris et se voua au journalisme. Son œuvre principale, comme publiciste, est certainement la curieuse feuille hebdomadaire intitulée: le Redressement, rédige presque entièrement par lui, et

fiubhée a Paris, i ue de Furstenberg, à 'époque où il était catholique militant. Cette collection, devenue aujourd'hui rarissime, possède une valeur sérieuse, le Redressement» comme le livre de Montaigne, est bien «cune œuvre de bonne foi ». Â son retour d'Amérique, Jules Boissé fit paraître un autre organe hebdomadaire plus important sans doute, mais beaucoup moins original, qui fut bientôt après remplacé pai* une véritable publication de bibliothèque : la Remie du progrès, où il encouragea et favorisa les débuts littéraires d'une foule de jeunes

Sens d'avenir. Dans les dernières années e sa vie, il occupa un emploi modeste dans un ministère, ce qui ne Terapécha pas de consacrer ses loisira à dos œuvres d'intelligence. II crut avoir trouvé sa voie dans la poésie, et il publia dans le fonnat in-8o une foule de pièces de vers d'une grande beauté de forme, d'une inspiration élevée et d'un caractère soutenu cjui les feront cei tainement rechercher un jour.

Nous renvoyons au Jommal de la librairie le lecteur désireux de connaître toutes ses brochures et publ., en assez grand nombre, et nous croyons faire mieux en nousappesautissantsur sa personnalité très sympathique et exceptionnellement bienveillante. Boissé était aimant, sei^ viable au delà de toute expression; il se sacrifiait volontiers pour ses amis, et se négligeait lui-même, si bien qu'il ne fut pas, à beaucoup près, pendant sa vie aussi connu et appi^cié ({u'il aurait mérité de l'être : il était rempli d'esprit et sa conversation était étincelante; il s'échauffait facilement et arrivait souvent et très naturellement à l'enthousiasme, parfois même à la véritable éloquence. Il nous a paru intéressant de rappeler ici le souvenir de ce Bordelais de mérite et de talent rempli de sincérité, et dont toute Tenfance et Tadolescence s'écoulèrent dans sa ville natale, vers laquelle il revenait toujours avec émotion,

BOISSON (L'abbé), sous-chuittre de l'église métropolitaine Saint-André de B*, prof, de théodpgie, principal du collèire de Guyenne oe 1753 à 176o. B. d^F.

BOISSONMEAU (François), poète, né à Montgauzv. prés La Réole (Gir.), le 26 avril 18^1. Fit ses études au petit séminaire de B*; débuta dans la vie littéraire en 1860 par la publication de En face du siècle; écrivit divers épitres, satires, sonnets, etc., publiés sous le titi-e de Échos et reflets, B*, 1870, vol. couronné par l'Acad. de B* en 1870 et

Sui a eu une 2<^ édit. augmentée en 1875. >ans ce volume figure une satire intitulée : Les mariages d'aujourd'hui, q^ui tf eu (juatre éditions successives. A publié depuis : Où est Dieu, 1879, in-o® ; Le crucifix de l'école, 1881, in-8«»; Larmes du cœur, 1883, in-8o; Effusion d'une âme, 1886, in-8o; Echo du /oj/er, 1887, in-8«>; Les volubilis, 1887, in-8«».

fiONETTI(Auguste-Zacharie), né dans le dép. de l'Isère le 30 oct. 1826. Débuta en 1844 dans l'enseignement, mais ses goûts le poi^ant vers l'état militaii'e, il renonça à la dispense univei-sitaire et fut incorporé dans le 29* de ligne en 1848; il y était capitaine, lorsque éclatji la guerre de 1870.

t aisant partie de l'armée de Paris, il s'y fit remarquer à la tête d^une compagnie régulièrede francfr-tireurs. A l'affaire de Champigny, il fut cité par le colonel Goifi'é du 108* comme ayant fait soixantesix prisonniers. Après la guerre, il fut dirigé sur B>, où il fut placé à la tête du parquet militaire. Ses relations avec le barreau de noti-e ville le firent devenir Bordelais par son mariage (1872). C'est ainsi qu'à l'approche de sa retraite, avec dix campagnes militaires, il s'est définitivement retiré comme chef de bataillon à B>, où il occupe les fonctions de rapporteur au conseil de guerre depuis 1881. Chevalier de St-Grégoire le Grand en 1866; décoré de la g en 1867; ^ le 11 avril 1870; promu au grade d'O. ^ le 11 juillet 1881; U (I) le 14 juillet 1883; honoré de plusieurs méd. d'honneur pour travaux .topographiques, plans en relief, etc., parmi lesquels nous citerons : travaux de moulage et faïencerie à l'exposition des Amis des Arts de B« en 1872; carte militaire de la France en 1874, honorée d'une méd. de la Soc. d'instruction populaire de Paris, avec prix du ministre de l'instruction publ.; plans en i^lief des vallées d'Aspe et d'Ossau (1875) ; plan en relief du fort Poilalet; mention a l'exposition univ. de 1878 pour un travail en relief représentant l'asile St-Luc de Pau ; est possesseur de méd. d'honneur de la Soc. philomathique de B* et de la Soc. des sciences, lettres et arts de Voltri, Actuellement vice-prés,

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