‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 91 sur 549 · V. MAnioxNEAU, Salons boràelam, p · texte numérisé non relu

V. MAnioxNEAU, Salons boràelam, p

BONFIN (Michel-Jules), architecte, né à B» en 1708, mort à B« le 31 janv. 1B41, fils du précédent. Ingénieur-architecte de la ville de B»; directeur de ses fêtes sous l'Empire; memb. de l'Acad. deB<le 4 juillet 1821 ; auteur des Bains orient aux de B* gravés par Chapiiy : a écrit : 1" Mètn. sur la construction d'un hosoice dp mille lits à placer sur le teri'ain ae la caserne N.-D., B», 1808, in-i«; ^2" Mêm. relatif à un second projet d'hôpital pour être construit sur le terrain de la caserne St-Ruphaël, B% A. Racle, 1809^ in-4<», 13 pp.

BONHEUR (Raimond-Oscar), peintre d'histoire, né à B» le 20 mai^ 1796, élève de Pierrfe Lacour père, et à sa mort (1814) de Pierre Lacour fils. Successivement prof, de dessin à Confolens (Chai-ente) et chez M'>« Chalifour, hôtel Poissac à B*, épouse, le 25 mai 1821, M"* Sophie Marchesa, prof, de musique, née en 17U7, dont quatre enfants : Rosa, Auguste, Isidore et Juliette, tous artistes formés par le père.

Raimoml quitte B* vers la fin de 1829 pour aller s'établir à Paris dans l'intérêt de sa jeune famille. Il nous reste de lui, plutôt à titre de souvenir que d'œuvre remai*quable : 1« une étude académique, à iVîcole inun. de dessin et de peinture; 2'* deux grands tableaux à l'huile dans l'église St-Seurin (où fut baptisée Rosa en 1822) repièsentant, l'un saint Amand, évéque de B», l'autre son successeur, saint Seurin, l'ancien évéque de Cologne; ils sont placés vis-à-vis de la chaire, datés de 1839, preuve que le peintre n'avait oublié ni sa ville natale, ni le beireau chrétien de sa f'dle aînée Rosa. Devenu veuf en 1833, Bonheur contracta, dix ans plus tard, un s(K:ond mariage avec M™* V' Peyrol, déjà mère d'un fils, qu'épousera Juliette. On sait que la so'ur cadette de Rosa signe ses tableaux ; Juliette Peyrol, née Bonheur.

Un garçon fut le fi*uit du nouvel hyménée de Raimond; il embrassa la nîème carrièie que ses demi -frères et sœui*s; mais ce n'est point un artiste bordelais, bien qu'il ait exposé à noti-e salon des Amis des Arts. Ce fils portait le prénom de Germain. Il est mort à Blois en 1880.

Raimond Bonlieur est mort à Paris le 23 mars 1849 des suites d'une maladie de cœur, après avoir été l'heureux témoin des premiers triomplies de Rosa et d'Auguste. Il était â^é de 53 ans. Il eut surtout le talent du bon professeur, doué d'un judicieux esprit de méthode. Sous le rapport moral, Raimond Bonheur était déiste, philanthrope et utopiste dans ses rêves humanitaires. Il adopta le saintsimonisme.

Augusto a peint son poilrait dont il existe des l'eproductions par la gravure

BON

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et la lithographie. Un des plus beaux est celui qui a été lithogr. in-P», parSoulajî^e- Telssier, d'après Aug. Bonheur, et qui se trouve dans le t. III des Arch. hist. de la Gir. Il eut pour ami de cœur, outre les deux Lacour, Raiinond Brascassat.

V. Ankipea kist. df la Gir.» t. 111. art. Jules Dklpit. — DencripUon un œuvres d'art à fl«, fiar Cil. MAKio.NNEAr. — Courrier de la Gir., 1879, art. de rablxi Corbi^, filleul deRaimond Bonheur.

BONHEUR (Marie-Rosa), peintre d'animaux, née à B» le 16 mars 1822. Fille du précédent et son élève, débute au Salon de Paris, 1840, dans le genre animalier, accompagné de natures mortes et de paysages, mais qui ne seront jamais qu'un accessoire de ses toiles artistiques. De 1841 à 18ii, exposition de neuf tableaux très remarqués. En 1815, médaillée; 1848 inaugure la célébrité européenne de l'artiste : l'Angleterre achète ses Bœufs du Cantal, récompensés d'une nouvelle méd. de 1« cl., Horace Vernet, étantprésid. dujun'du Salon, etd'unbeau vase de Sèvres par le ministre d'Etat.

En 1849, elle succède à son père dans la direction de l'Ecole nationale de dessin pour les jeunes filles à l'hôtel Dupuytren. Rosa n'était âgée que de 27 ans. La même année met au jour deux chefs-d'œuvre :

Le labourage nivernais et un Effet du matin. En 1851, Rosa commence à exposer à B* qui lui décerne un titre honorifîque; 1853 voit paraître son célèbre Marché aux chevaux vendu 280,000 francs en 1887 à la vente Stewart, de Xew-York. En 1855, 'nouveau chefd'œuvre : La fenaison en Auvergne, troisième médaille de rappel.

Entre 1854 et 1859, notre salon reçoit huit tableaux de Rosa. On lui offre les fonctions de prof, de dessin et de peinture à la maison impériale de St-Denis. Elle refuse et achète le château renaissance de By-Thomery, près le parc de Fontainebleau, oii elle transfère ses ateliers. L'impératrice l'y décore de la Légion d'hpn. le 10 juin 1865; dix grandes toiles de Rosa Bonheur enilchissent l'exposition univ. del867 ; elle envoie beaucoup à l'Ecosse et aux Etats-Unis d'Amériqiie.

18681a voit nommée inerab. de l'Institut d'Anvers ; en 1869, elle donne cinq belles Têtes de chiens de chasse au musée de B*, qui lui achète un Renard et une Tête de bouc. En 1876 elle expose, pour la treizième et dernière fois, a notie .salon, où ses envois divers sont au nombre de 26. L'année 1880 lui apporte la décoration d'Isabelle la Catholique, en técom- {)ense de son fier Lion du Sahara pour e musée royal de Madrid; 1881, celle de Léopold I«r (Belgique).

Regrettons, en terminant, que la ville natale de Rosa Bonheur ne lui ait acheté aucune œuvre importante, ne l'ait pas

nommée memb. bon. de noti-e Académie.

Son portrait a été peint par son frèie Auguste Bonheur, d après lequel il a été gravé par Geoffroy et publié dans l'^l rtiste. Plusieurs journaux illustrés ont aussi donné son portrait.

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