‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 92 sur 549 · V. toutes les biographies générales · texte numérisé non relu

V. toutes les biographies générales

BONHEUR (Auguste), peintre d'animaux et paysagiste, né a B> le 3 nov.

1824, mort subitement en chemin de fer à Bel le vue, en i^venant de Versailles à Paris, le 21 fév. 1884. Accompagne sa sœur Rosa dans ses pérégiinations en Auvergne, aux Pyrénées, en Normandie, où ils étudient la nature dans ses beautés sauvages et les plus fortes l'aces d'animaux domestiques. Auguste peint des tableaux de genre de 1845 à 1851. La première de ces années, il débute au salon de Paris, et fait aussi le portrait, notamment celui de sa sœur Rosa en 1848, de son père en 1849, l'un et l'autre reproduits comme dessins dans le panthéon des illustrations françaises au xix" s.

De 1852 à 18t3, Auguste Bonheur obtient cinq médailles; c'est alors qu'il se livre plus spécialement à la peinture des animaux et des sites agrestes, mais son grand succès a été ses ti-ois belles toiles exposées au salon de 18tj6 : L'arrivée du troupeau, Le plomb du Cantal et Le doimwir, nom tout local donné aux clairières de Fontainebleau, où les hôtes des pâturages vont se reposeï* et dormir. La »ie vient en 1867 consacrer son talent.

Il achète en 1867 la villa de Brascassat, l'ami de son père et de sa famille, à Magny- les -Hameaux (Seine -et- Oise), pour y continuer les traditions du célèbre animalier, dans l'atmosphère de cette relique champêtre. C'est encore en souvenir de sa ville natale, qu'il contribue trente fois à nos expositions du salon bordelais, et qu'enfin ,il fait don à notre musée, en 1881, de sa magnifique toile : Le rotour de la foire, cotée 20,000 francs. M. Rodel, négociant à B«, possède aussi deux jolis tableaux d'Auguste Bonheur : Souvenir d'Auvergne et La vallée de Jordaune.

V. son portrait dans Vllh/stralion, n* du l"" mars 1^84. — V. articles du Courrier de la Gironde, en dale des 4 et 18 avril 1879. — Ch. I^Iarionneau, BrascajtKat et .son œuvre. — Articles de la Gironde, 20 juin 1881, etc.

BONHEUR (Isidore),sculpteur français, troisième enfant de Raimond Bonheur, né à B» le 15 mai 1827. Elève de son père et de sa sœur Rosn, débute à Paris au salon de 1848 comme peintre et comme sculpteur avec le même sujet : Combat d'une lionne et d'un cavalier arabe.

Depuis, se borne ensuite aux œuvres de la sculpture, et expose presque chaque année a Paiis, B» et ailleui-s. En 18o3, Zèbre et panthère, bronze commandé par

BOX

BON

l'Etal; 1855, Hercule et les chevaux de Diomède; médaillé en i8t)5 pour deux Taureaux (commande du sultan), et en 1869 pour un Tigre royal, plus une Liontie et ses petits; 1874, Pépin le Bref dans l'arène, composition magistrale. Notre musée possède de lui une Vac/ie défendant son veau contre un loup, H. 0>»58, L. 0"95, acheté par la Ville en 1^8; B* aurait pu faire beaucoup plus pour cet artiste, qui suit de près les traces de Barye»

BONHEUR (Juliette), peintre, sœur cadette de Rosa, d'Auguste et d'Isidore, née à Paris le 19 juil. 1830, quelques mois après le départ de ses parents bordelais pour la capitale. Reçoit à B* sa première éducation, grâce aux soins d'une tante qui lui sert de seconde mère, M™" Raimond Bonheur étant morte en

Séjourne à B« jusqu'en 1846, revient à Paris; étudie le dessin et la peinture sous la direction de son père et de sa sœur Rosa. En 1850, débute au salon de la capitale, où elle ne cessera d'exposer; en 1851, seconde activement sa sœur dans la direction de l'école nat.

de dessin pour les jeunes filles; en lJfô2, commence à exposer à B* ; épouse M. Peyrol, un autre artiste.

En 1853, abandonne définitivement le genre nature morte pour le genre animalier-paysagiste ; en 1855, mention honorable à l'exposition universelle ; en 1873, continue d'exposer à B*; en 1879, nous donne Un coin de pré; en 1885, l'exposition de B* reçoit sa grande toile: Les deux voisines, deuwAches qui se léchentet semblent se parler par dessus la barrière qui les sépare à l'entrée d'une forêt ombreuse.

Les amateurs qui voudraient des notices plus étendues sur les quatre enfants de Raimond Bonheur, les trouveront dans le Courrier de la Gironde 1879, savoir : Rosa Bonheur, 17 mai, 8 et 2i juin, 6, 13 et 25 sept. ; Auguste, 4 et 18 avril ; Isidore, 25 avril ; Juliette, 3 mai. Elle sont dues à M. l'abbé R. Corbin.

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