‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 93 sur 549 · V. Dict. La Cbavigherie et Acvray · texte numérisé non relu

V. Dict. La Cbavigherie et Acvray

BONIE (François), colonel d'artillerie, C. *, méd. de S*«-Hélène, né à B» en 1789, mort à la Comraanderie, à St- Estéphe (Médoc), le 21 janv. 1874. Sorti, en 1810^ de l'Ecole polytechnique pour i^ntrer a l'Ecole d'application de Metz. Fit les campagnes d Italie, d'Allemagne et de France de 1812 à 1815; à vingt-trois ans, il fut décoré de la main de Napoléon l*^ pour sa belle conduite sur le champ de bataille de Bautzen ; aux batailles de Lutzen, de Dresde et de Leipziç, son nom fut porté à l'ordre du jour ae l'armée; à la bataille de Juterbock, il dirigeait deux pièces d'artillerie, lorsqu'il eut son cheval tué sous lui ; àWater-

loo; le général Desvaux, dont M. Bouie était l'aide de camp, fut frappé mortellement à son côté. Inspecteur des études à l'Ecole polytechnique en 1831; a commandé 1 école d'artillerie de Vincemies; a été directeur de l'artillerie à La Fère, à Brest, à Paris ; directeur de l'arsenal de Paris en 1848. Lors des tristes journées de Juin, le colonel Bonie quitta sa famille

fiour aller prendre le commandement de 'artillerie afin de combattra la formidable insurrection; M^* Bonie, femme aussi énergique que distinguée, fut héroïque en ces jours lugubres; c'est elle qui, par les mains du colonel Bonie, fit passer à Mar Affre une branche d'olivier comme symbole de réconciliation et de paix, lorsque le prélat fut frappé par les dernières balles des insurgés.

Quand les désastres de 1870 éclatèrent, malgré ses quatre-vingts ans, le courageux officier de Bautzen ne put s'empêcher d'offrir à sa patrie les forces qu'il possédait encore, et sollicita la faveur d'aller prendre le commandement d'une direction d'artillerie.

Depuis sa retraite, il a vécu dans sa chère résidence de la Commanderie, en cherchant toujours le moyen d'être utile à tous. 11 fut président de la Société de secoui^ mutuels de St-Estèphe. Sa mort fut un deuil public et M. Ch. Grand, viceprésid. de cette Soc. , put dire le jour de ses funérailles :

«En rejjardant cette assistance nombreuse qui se presse autour de ce cercueil, je ne vois presque que des obligés de l'homme de bien que nous venons de perdre. Combien de services rendus, combien de mères consolées, combien d'infortunes soulagées! Bon pour tous.

Nous serions donc bien ingrats, si nous allions oublier notre protecteur. Un homme comme lui ne meurt pas com-

)lètement lorsqu'il peut dire : Après moi , e laisse des services rendus, après moi \ e laisse une grande et noble famille à

aquelle j'ai donné l'exemple de l'honneur et de l'accomplissement du devoir. » De son mariage avec M"« Le Roy, dont le père était inspecteur des poudres et salpêtres, M. le colonel Bonie a eu quatre fils.

BONIE (Charles), vice -amiral, a été memb. du cons. d'amirauté et du cons.

des travaux de la marine, G. O. ^, Q (I.), grand-oCT. de plusieurs ordres étrangers. A fait le voyage autour du monde sur la frégate la Vénus; a exercé neuf commandements à la mer; a été préfet maritime, commandant en chef à Brest en 1880. A commandé les batteries flattantes: la Lave et la Foudroyante, deux fois le vaisseau à trois ponts, le Louis -XIV^ école des canonniers. Pendant la guerre de Crimée, il fut chargé par l'amiral Hameiin de s'assurer de l'état des forces

BON

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