XI I
soleil, soit par sa rotation diurne autour de son propre axe. La période annuelle est bien connue aujourd'hui, et ses effets scientifiques ont été appréciés dans la plupart des pays; quant à la période diurne, on ne la connaît guère que d'une manière générale. L'un de nous s'est occupé de cette recherche pour la Belgique, mais ses résultais n'offrent pas tous les détails qu'il aurait désiré pouvoir leur donner: ils soni suffisants cependant pour constater les effets produits; niais nous n'avons guère d'autres résultats auxquels nous puissions les comparer ici '.
Les naissances même n'ont pu être déterminées, pour leur marche mensuelle, que dans un petit nombre de pays, bien que nous soyons persuadé que. les nomlires existent dans la plupart des États : les registres dés naissances, des décès et •lt-> mariages ont dû y être tenus d'une manière régulière, et de jour en jour. comme l'indiquait l'ordre des phénomènes.
MOIS
Autriche.
Belgique.
France.
in:,:-, h 1860.
Grèce.
Pajs-Bnv.
1850 ii 1859.
Nuède.
Janvier" ... . \ Févriei < Ma,, ) =
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Juillet
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Septembre . . )
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Été
Automne
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lois de février.
1 Voyez l'ouvrage : Essai de physique sociale ou recherches sur l'homme et le développement de ses facultés , t. I, pages H0 et suiv.. par A. Quetelet, "2 vol. in-S". Paris, 183j, chez Bachelier.
Tous ces nombres ne présentent pas les mêmes garanties : l'on ne peut comparer, par exemple, les résultats recueillis pendant une année seulement dans le royaume de Grèce, aux résultats que donnent l'Autriche pour deux années et la France pour huit années. On peut dire, comme nous le verrons bientôt, que les valeurs des résultats sont comme \ZMjm est à |/ 3,786,249 ou à \/7,953,345; ou bien encore, approximativement, comme 18 est à 167 ou à 282. L'importance du résultat de la Grèce, comparativement aux résultats des deux autres pays, est donc à peu près comme 1 est à 9 pour l'Autriche, et comme 1 est à 10 pour la France. Ce qui lui attribue une bien faible valeur numérique.
Le résultat le mieux prononcé parmi ceux qu'indiquent les colonnes précédentes, se trouve dans le maximum de février, en tenant compte de l'inégale durée du mois; il se fait remarquer dans tous les pays que nous venons d'indiquer. Il existe un second maximum } celui de septembre; il en est éloigné de sept mois environ : on le trouve à la fois dans \cs documents de cinq États; un sixième, la Grèce, parait faire exception : il s'y produit un peu plus tard au mois de novembre. Mais l'on ne peut rien conclure à ce sujet à l'aide des documents actuels, qui n'embrassent qu'une seule année et qui s'étendent sur un pays très-reslreint. Nous pouvons dire en conséquence que les maxima, pour les naissances, sont généralement bien concordants et se présentent aux mois de février et de septembre.
Quantaux.mmî'ma, les époques sont moins exactement marquées : l'un se présente vers le solstice d'été, entre les mois de juin et de juillet: en Suède, il arrive seulement en août. Le second minimum arrive entre novembre et décembre. Les époques sont donc à peu près séparées par une saison : les maxima arrivent à la fin de l'hiver e(, de l'été-; les minima à la fin du printemps et de l'automne.
Si l'on considère maintenant qu'il faut compter généralement neuf mois d'intervalle entre l'époque de la conception et l'époque de l'enfantement, on pourra dire que l'homme se reproduit à toutes les époques de l'année, mais plus spécialement à la fin du printemps et de l'automne , et qu'il se reproduit le moins pendant l'été et l'hiver. Ces époques se rapportent à notre climat, mais il serait curieux de rechercher si elles se présentent de la même manière dans l'hémisphère austral et à six mois de distance, en faisant dépendre le phénomène de la durée des saisons. C'est un problème curieux qu'il serait intéressant de résoudre, dans l'intérêt de la science; mais il importerait d'opérer autant que possible chez les antipodes des peuples entre lesquels, on voudrait établir des comparaisons. La science statistique est naissante encore; et elle a franchi jusqu'à présent d'un pas peu assuré les limites de l'Europe, tout en restant dans le domaine des sciences naturelles.