‹ Statistique internationale (population);Chapitre 16 sur 260 · I.IX · texte numérisé non relu

I.IX

décès masculins et les décès féminins de chaque pa\ s ci nous les classerons d'après leur importance, en prenant de préférence les résultats obtenus par plusieurs années, tomme écartant mieux les causes perturbatrices accidentelles. Pour trois pays, la Russie, la Grèce et le Portugal, il a fallu s'en tenir aux résultats d'une

seule année.

PAYS

■noéei

Dec**

li9crnns

MU

dn-t'S féminins

Du année.

Dceè*

m a sec tins

aux li-'crs fémlnlni

Grèce

Saxe rovale

Prusse

Espagne

Autriche

Danemark

Bavière

Russie

Suède

Norwége

Angleterre

Pavs-Bas

France

Hanovre ......

Belgique

Portugal

Le nombre des décès masculins est donc, dans les divers pays, un peu supérieur à celui des femmes, comme on pouvait du reste le pressentir par le nombre des naissances. Pour ce qui concerne la France, la Belgique et quelques autres pays, le nombre moindre des décès masculins peut tenir aux décès qui ont eu lieu à l'étranger, surtout par suite de l'état militaire.

Il est intéressant de chercher si l'influence des saisons se fait ressentir sur les décès d'une année comme sur les naissances. On voit en effet que le commencement de l'été est assez marqué pour qu'on reconnaisse que les décès sont généralement moins nombreux à cette époque; la fin de l'hiver présente un état contraire. On observe aussi un maximum secondaire dans les décès pendant le commencement de l'automne; et presqu'aussitôt un minimum, comme si dans le mois suivant devait se réparer la perte assez faible qui vient d'être faite, peut-

être par des imprudences, à la suite des chaleurs de leté et à l'entrée de l'automne. Ces résultats sont indiqués par le tableau ci-après, à la suite duquel nous donnons les décès par trimestres, ou plutôt par saisons.

Décès pat* tnois.

MOIS

Autriche.

Belgique.

Janvier

Février

Mars '

Avril

Mai.

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre .

Novembre .

Décemt

re .

Totaux

Hiver

Printemps . . .

Été

Automne . . . .

1 Nous avons eu égard à la longueur des mois; février, par exemple, n'a que 28 jours, excepte pendant les années bissextiles ou le nombre est de 29 jours, tandis que les deux mois voisins sont de 51 jours; l'augmentation que prendrai! par là le chiffre de février reporterait ainsi le maximum entre février et mars; il en est de même d'avril, juin . septembre el novembre, mois de 50 jours placés entre des mois de 5 1 jours.

Le maximum des décès qui se manifeste à la lin de l'hiver, et, à six mois de là, au commencement de l'automne, mérite une attention toute spéciale: il paraîtrait que les excès de mortalité ne tiennent guère qu'à des défauts de précautions auxquels l'homme n'est que trop exposé. A la suite de l'hiver, les dangers sont plu:» grands et donnent lieu à des maladies plus longues: après l'été, d'une autre part, les imprudences sont plus subites et ne font guère qu'empiéter sur le tribut que le mois suivant ou les deux mois qui suivent devaient à la mort. L'homme, quand

linit l'hiver ou l'automne, semble donc trouver une barrière qu'il ne met aucun soin à franchir, surtout dans des maladies où les plus grands soins pourraient encore le préserver et rendre la mortalité de l'année plus uniforme '.

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