‹ Statistique internationale (population);Chapitre 18 sur 260 · II. Legoyt · texte numérisé non relu

II. Legoyt

M de ilcrmann.

Li'lHÂLE.

Naissance ... 51

5 ans .

GO

On remarquera un écart considérable en ce qui concerne la mortalité à l'instant de la naissance : les causes influentes pour cet âge ont été appréciées depuis assez longtemps et avec assez de soin pour avoir à y revenir encore. A cinq ans, la mortalité diffère déjà très-peu dans les divers pays; elle est, pour les deux extrêmes, de 1 sur 56 en Suède, et de 1 sur 51 en France : la moyenne, pour les six pays que nous avons examinés, est de 53,3. Les deux plus grands écarts sont donc très-faibles et ils diminuent encore pour les âges suivants. Cette fluctuation dans les rapports, pour les âges qui appartiennent à la première enfance, montre assez les précautions que la société lui doit encore.

On peut être curieux de connaître quelle est la vie probable, d'après les tables anciennes les plus connues, en observant le même ordre que nous avons adopté : on trouvera, dans le tableau qui suit, les deux tables de Duvillard et de Parcieux, dont on fait encore usage en France:, les tables de Morgan et de Milne, pour l'Angleterre, en même temps que les tables de Kersseboom pour la Hollande, et de Wargentin pour la Suède.

*»«•»•«•«» <tf la rt> probable de» hummtiê cl de» femme» ' .

Ages.

ace.

Anclrlsrrr.

Koidr.

M. Outillant.

M Dcparcieux.

M. Morgan.

M Mllne.

SI. Kcrsscbooin.

M. w.u gentil)

il SI 11 II B.

Naissance .

lli.ii

1 Ces nombres sont calculés da

DS l'article 77

hh de mortalité donné aux pages 704 el 705 du tome 11 du Die-

fiormatre de l'éconoi

tte politique ,

,ar MM. Goqu

attn et Guillau

min; 2 vol. in

-8°. Paris, 18

Les deux tables de France, eonime les deux tables d'Angleterre, appartiennent en quelque sorte à deux classes extrêmes, sous le rapport de la mortalité : entre elles se trouvent successivement les nombres résultant des six tables générales que présente le congrès statistique. Les deux tables bien connues de Kersseboom et de Wargentin se rapprochent davantage de ces dernières, surtout celle de Wargenlin, qui renferme à peu près les mêmes valeurs que les tables que nous donnons pour les Pays-Bas. la France et la Bavière.

On voit du reste combien les tables de mortalité sont peu d'accord entre elles, quand, au lieu de prendre la nation tout entière, on examine seulement la mortalité d'une des classes qui la composent. A l'époque de la naissance, la plus grande différence de vie probable, dans les six tables que nous donnons, tombe entre 51 et 27 ans; et, pour les six tables précédentes, entre 8 et 41 ans : ce qui fait une différence de 24 ans d'une part, et de 55, de l'autre. Mais si l'on passe à l'âge de a ans, la plus grande différence n'est plus que de 5 ans d'une part, et de 15 ans, de l'autre.

Les limites se resserrent ensuite de plus en plus dune part comme de l'autre.

Si l'on fait la distinction des hommes et des femmes, les nombres, à certains âges, offrent des différences assez notables, comme on peut bien s'y attendre. Le premier âge déjà est assez funeste aux enfants mâles : nous avons vu, dans ce qui précède, que chez eux les mort-nés sont infiniment plus nombreux: dès le commencement de la vie , on trouve que la vie probable n'est que de 35,5 ans pour les hommes, tandis qu'elle est de 41,5 pour les femmes.

Durée tie la rie probable fie» Aonimei.

Suède.

Angleterre.

Belgique.

Pays-Bas.

Davlère.

Moyenne

Ages.

H. Bcrg.

M Farr.

M. Quelelet.

M. Itauniliauer.

H. Legoyt.

M. de HcTruann.

cÉRLCii r.

Naissance . .

5 ans .

Iô

La différence en plus dans la mortalité masculine, si forte au moment de la naissance, persiste, encore pendant la première année, puis s'éteint successivement. Il reste cependant toujours un avantage marqué pour les femmes, sans doute à cause de leur manière de vivre plus régulière et assujettie à moins de fatigues et de peines. Elles ont des âges critiques néanmoins, sur lesquels on peut facilement observer l'influence des époques, surtout par suite de l'enfantement et des fatigues auxquelles il donne lieu. La différence pour les deux sexes est

Page 1