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De lu population en général

Les tableaux que nous donnons pourJes différents pays ont été obligeamment communiqués par nos collègues qui étaient chargés de les faire recueillir et qui . par conséquent, pouvaient le mieux en apprécier la valeur : nous avons cru devoir les présenter dans l'ordre alphabétique et établir le plus d'uniformité possible dans leur disposition. Nous commençons par offrir, dans le tableau général qui suit, les grands nombres concernant la population de chaque pays, en faisant la distinction des sexes et en indiquant les époques du dernier recensement pour chacun d'eux'. Nous avons donné, en même temps, l'étendue du territoire en mesure locale; mais pour rendre les valeurs comparables, à côté des nombres de chaque pays, nous avons exprimé, en une mesure commune . létendue de chaque surface: nous avons à cet effet employé la mesure métrique

1 11 serait tort ;'i désirer que les recensements fussent exécutés aux mêmes époques dans les différents pays; mais il est à craindre qu'une mesure aussi utile ne puisse jamais s'effectuer. Exprimons cependant des vœux ardents pour qu'elle s'exécute dans la plupart des pays; dans quelques-uns déjà le dénombrement a lieu de trois en trois ans, ou de cinq en cinq : en sui- \ant celte dernière division, et en prenant la précaution de partir de 0, 10, 20, 30, etc. ans du siècle, on aurait une division parfaitement uniforme, qui s'accorderait avec les divisions chronologiques.

cjui est suffisamment comme dans tous les pays, et qui permet de faire des comparaisons immédiates.

Pour faciliter les rapprochements, nous avons présenté, autant que possible.

dans les deux dernières colonnes du tableau, d'une part, le nombre de femmes pour 1000 hommes; et, de l'autre, retendue en hectares occupée par mille habitants.

Pour la différence numérique des sexes, les deux pays où l'on rencontre les termes extrêmes sont la Saxe-Cobourg, qui compte 1070 femmes pour I ( M M » hommes: et la Grèce; qui. pour un même nombre d'hommes, ne compte que !)l(i femmes. Mais il convient de faire ici une distinction importante : nous nous bornerons à la signaler pour le moment, en témoignant l'intention d'j revenir par la suite, si l'on veut avoir égard au véritable sens des documents statistiques. Quand une population est aussi faible que celle de la Saxe-Cobourg, qui ne compte pas en tout 55,000 âmes, il est à peu près impossible que le rapport cherché soil soumis aux lois générales : les nombres que donne la statistique, comme le savent fort bien les calculateurs. laissent d'autant plus de doutes sur leurs véritables rapports qu'ils sont plus faibles. C'est ici que doivent surtout intervenir les considérations dont nous aurons à parler plus tard; il faut au moins une population d'un million dames pour qu'on puisse, en pareil cas, avoir un document sur lequel on soit autorisé à compter. Encore convient-il d'ajouter que l'État doit être assez tranquille et organisé depuis assez longtemps, pour qu'on puisse accepter les nombres avec toute confiance. La Grèce, par exemple, dont la population dépasse un million, pourrait numériquement être prise en considération. >i la statistique avait pu s'y organiser assez rapidement et avec assez de sûreté, pour ne laisser aucun doute sur l'exactitude de ses chiffres.

L'estimation précise du nombre d'hommes et de femmes que renferme un pays, présente aussi beaucoup de difficultés : l'exactitude dépend en partie du mode cl du temps employés pour effectuer un recensement; l'état de domesticité dans les villes détruit ensuite le rapport naturel qui existe entre les nombres d'hommes et de femmes qui vont y prendre service, et si l'on ne considère qu'un pays trèslimité de grandeur, on peut avoir des erreurs grossières dans les estimations. Bien qu'il naisse plus de garçons que de filles, on reconnaît qu'en général le sexe féminin est plus nombreux, mais la différence est assez faible ': c'est ce qu'on peut \oir par le tableau suivant.

1 11 est à remarquer que deux pays qui font exception sont la Grèce et l'Italie : on ne peut l'attribuer au ciel méridional, car en Espagne le rapport n'est pas le même. En Belgique, d'une autre part, il y a un peu plus d'hommes que de femmes, comme en Grèce et en Italie.

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