‹ Statistique internationale (population);Chapitre 52 sur 260 · VII · texte numérisé non relu

VII

d'après des listes d'inscription fournies par les autorités, cl comprenant la populalion rurale ei urbaine, les chambres des apanages, arrondissements «les paysans de la couronne, eoininuncs des paysans libres, collèges des marchands ei bourgeois, corporations des* métiers, propriétaires nobles, eie.; ces listes sont dressées d'après des registres permanents «les contribuables appartenant à chacune de ces corporations. Les propriétaires nobles né tenaient pas de ces registres, mais répondaient de l'exactitude des déclarations. Chaque liste fournie esl basée sur l'étal de la dernière révision et doit comprendre tous les détails Mir les personnes taxées de la liste (décès, changement de domicile judiciaire, passage à une autre communauté ou corporation, entrée au service militaire, libération temporaire de la capitation, etc.), et sur les nouveaux inscrits (naissances mâles, etc.). Chaque erreur ou omission, l'aile après le délai fixé par la loi, est punie d'une forte amende. \prés la clôture des listes il \ a une révision sur les lieux.

I a recensement pareil a lieu assez rarement. Depuis la première révision (1721), du temps de Pierre le Grand, on compte dix révisions, 1721 , 1742, I7C.S, 1781, 1794, 18 II,

1816, 1834, 1851 et IS.'i8. — Une révision dure ordinairement un an et demi. En

général, les révisions donnent des chiffres au-dessous de la réalité, parce que beaucoup de personnes trouvent moyen d'éluder l'inscription. De plus les femmes, les classes non sujettes à la capitation (comme nobles, prêtres, nomades, militaires, retraités, habitants des pays des Cosaques et différentes autres classes) , sont comptées approximativement. Les révisions, vu leur caractère financier et tant soit peu inquisitoire et tracassier, sont mal vues du peuple, exigent une foule d'écritures et de formalités, et coûtent cher, tout en donnant des résultats fort équivoques. Elles se rapportent toujours à la populalion de droit, qui, surtout en Russie, diffère singulièrement de la population de fait.

2° Les recensements annuels faits par la police sous la direction des comités de statistique des gouvernements et servant de base aux travaux statistiques du comité central. Ces recensements, ayant pour base la populalion de fait, s'exécutent par le personnel delà police rurale et urbaine, d'après une sorte de registres de population, très-imparfaits, tenus à l'aide des registres financiers des communes et des corporations, et corrigés, quant à la présence, à l'aide des passe-ports et autres documents. Vu l'inexactitude de ces registres, plusieurs villes et même quelques gouvernements (notamment Saint-Pétersbourg et lu Courlande) ont procédé à des recensements annuels par bulletin nominatif.

Les renseignements demandés lors des recensements annuels sont : le sexe, la condition (noms, religion, occupation). — Les recensements faits par voie de bulletins nominatifs, remplis par les chefs de ménage ou propriétaires de maisons, donnent en outre l'âge, l'état civil, et le degré d'instruction (sachant lire et écrire ou non).

Les données sur le mouvement de la population (naissances , mariages et décès) sont recueillies annuellement par les comités de statistique des provinces (gouvernements), au moyen de listes fournies par le clergé de totUes les confessions chrétiennes, par paroisses et divisions administratives.— Ces données sont une copie exacte des livres métriques établis depuis Pierre le Grand et revus régulièrement sous le contrôle des consistoires. — Ces livres ont un caractère judiciaire et documentai; les copies servent d'acte de naissance.

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