‹ Statistique internationale (population);Chapitre 6 sur 260 · IKMI LalnUnr · texte numérisé non relu

IKMI LalnUnr

Y compris la moitié de Bergedorf.

pays est généralement donnée de deux manières : dans l'une , on considère l'étendue entière en y comprenant à la fois la partie productive et la partie improduclive: dans l'autre on présente simplement la contenance. Cette distinction est assez importante : en Autriche, par exemple, rétendue totale est de 66,518.151 hectares, et la partie productive est de 56,924.055 seulement, ce qui donne 100 hectares productifs sur 117 hectares productifs et improductifs. En Belgique, retendue totale est de 7,564,604 hectares, et la partie productive de 7,562,460: Ce qui donne le rapport de 105 à 100 seulement. Nous n'avons pu donner cette différence pour tous les pays : on conçoit en effet que cette division est plus ou moins arbitraire, parce que souvent l'état inculte d'un terrain peut ne pas exister d'une manière absolue; des terres peuvent reposer pendant un certain nombre d'années, et ne pas être assimilées entièrement à des terrains improductifs.

Nous présenterons dans les pages suivantes quelques remarques générales sur les différents pays et sur les nombres qui ont été fournis pour faire connaître l'état général de la population dans chacun d'eux, en ayant surtout égard au parlage par sexe et à la grandeur de la population.

Grande-Bretagne. — Les documents de l'Angleterre et de l'Ecosse ne laissent rien à désirer: mais nous n'avons pu obtenir que partiellement les nombres de l'Irlande: on verra ci-après, d'après les tableaux donnés aux pages 1 et 2, que la population totale de la Grande-Bretagne, qui, en 1801 , ne s:élevait qu'à 16,257,500 âmes, doit avoir à peu près doublé à l'époque où nous sommes: car le 8 avril 1861 , elle s'élevait déjà à 29.521,079 âmes. L'accroissement a été à peu près régulier en Angleterre, en Ecosse et dans les îles des mers britanniques: il a même plus que doublé en Angleterre. Mais il n'en est pas de même pour l'Irlande : la population . après avoir crû presque régulièrement, depuis le commencement du siècle jusqu'en 1841 . a diminué assez rapidement ensuite.

Le recensement de l'Irlande, en 1841. avait donné 8,175,124 âmes: et, en 1861 . on n'en comptait plus que 5,798,758, à peu près comme au commencement de ce siècle. On sait que cette diminution notable provient des émigrations, surtout de celles qui se font vers l'Amérique du Nord.

Nous ne nous arrêterons pas ici à rechercher comment les accroissements ont eu lieu de 10 en 10 ans, aux époques des recensements: mais il sera peut-être intéressant de savoir si, en 1861, il y avait de l'uniformité dans le partage entre les deux sexes , dans chacune des parties de la monarchie.

xvn —

division PAR PAYS.

Angleterre cl pays de Galles

Ecosse

Irlande

Iles dans les mers Britanniques Armée

Riiy.\u.ïe-Uhi, AimtE.

UADITAST*

84X0 sfultn. vif friiiiinii

66, 1 in

ToT»L.

par

1 Les femmes semblent plus nombreuses qu'il n'est dit dans le document anglais, qui donne 1,039 : cela provient de ce que la population de l'armée, qui s'élevait à 250,5.*î6 âmes, d'après le document officiel, ne se trouve pas ici comprise dans le calcul pour l'Angleterre , l'Ecosse et l'Irlande, le nombre précédent n'ayant point été partagé entre ces trois pays.

Le plus fort accroissement s'est fait remarquer surtout dans les villes d'Angleterre : à Londres, par exemple, où la population, en 1801 , était de 958,863. elle s'est trouvée un demi-siècle après de 2.562,236 habitants; Manchester a plus que quadruplé sa population : de 94,876, elle est arrivée à 401,521 habitants: Liverpool de 82,295 à 575.955; et de même, en Ecosse. Glasgow, qui, en 1801. avait 77,058 habitants, en comptait 529,097 en 1851. L'accroissement est plus foi i encore pour quelques villes moins importantes et d'origine plus récente, telles que Cheltenham, qui, de 5,076 âmes, en 1801 , en avait 55,051 en 1851 , el Birk'enhead qui, dans le même intervalle de temps, a passé de 110 âmes à 24.285. 11 n'est point de ville, en Angleterre et en Ecosse, qui n'ait vu augmenter sa population, et, en général, du double environ dans l'espace d'un demisiècle.

Les documents de l'Angleterre font connaître aussi le nombre des individus mariés el célibataires, la division de la population par âges et par professions. Nous aurons l'occasion bientôt d'examiner ces nombres et de les comparer à ceux des autres nations. Nous le ferons toutefois avec les plus grandes réserves, non par le désir d'en déduire des conclusions scientifiques, mais pour faciliter. au besoin, l'examen des documents.

Nous donnerons la population des villes qui ont dépassé 100,000 habitants, parce que nous croyons que les grands accroissements de population sont, jus-

qu'à un certain point, un signe d'activité cl d'aisance des peuples où ils se rencontrent.

Londres 1,948,417

Manchester 511,269

Liverpool 286,487

Glasgow 261,004

Birmingham 182,922

Edimbourg 16i,174

Leeds ' . . 152,074

Bristol 125,146

Scheffield 111,091

Wolverliampton .... 95,245

Bradford 66,715

Totaux. . . 5,702,544

Augmentation

L'augmentation, pendant les dix années de 1841 à 1851, a été de 23,2 par 100 âmes, d'après la population des onze villes les plus peuplées d'Angleterre, celles où Ion comptait, en 1851, plus de 100,000 âmes. Cette augmentation a clé moindre dans les communes. La population de l'Anglelerre, en y comprenant l'Ecosse, était de 18,534,522 habitants en 1 841, et de 20,816,351 dix ans après; elle s'était augmentée de 123 habitants pour 1000. L'accroissement, dans les grandes villes, était donc à peu près le double de ce qu'il était dans le pays en général. La rapidité des communications modernes et la multiplicité des relations qui se sont formées augmentent encore successivement la population des villes dans une proportion beaucoup plus forte que celle des campagnes. L'établissement des chemins de fer opère, à la surface du globe, un changement général dont on n'a peut-être pas suffisamment tenu compte au point de vue économique.

La ville de Londres peut être considérée aujourd'hui comme la plus populeuse qui soit au monde : déjà en 1851 elle renfermait 2,262,236 habitants, chiffre plus élevé que celui des huit villes les plus populeuses de France, lesquelles, à la même époque, ne comptaient ensemble que 1,922,437 habitants.

Autriche. — Les nombres de cet empire sont présentés dans le même ordre que ceux de l'Angleterre. A côté des mesures terrestres en milles carrés géographiques, se trouve indiquée la division commune en hectares; et, de plus, on a

fait la séparation de retendue, en valeur totale et en valeur productive, distinction

(|iii devient véritablement essentielle, surtout pour quelques États.

Le chiffre de la population, établi par sexe, est présenté successivement pour les années 1851 et 1857, en mentionnant à part les pays de la couronne. Il esl d'environ 57 à 38 millions comme en France.

Les villes dont la population déliassait 100,000 âmes sont (4857) :

Vienne 47&,222

Pesth-Bude 186,943

Milan 175,847

Prague I 42,588

Venise 1I8,I7-J

Triesto 104,707

Total. . . 1,204,481

On a établi ensuite la population de 1857, par villes et communes avant plus de 10.000 habitants. Nous parlerons bientôt de la séparation de la population, soit pour l'âge, soit pour les professions, soit pour l'origine et la religion. Ces renseignements sont d'un haut intérêt et méritent, sous tous les rapports, de fixer l'attention. L'état de guerre a produit quelques changements dont il sera facile au statisticien de tenir compte : ainsi nous trouvons ici les documents du Milanais que nous rencontrons aussi parmi les documents de l'Italie.

Bavière. -- Les relevés statistiques de la population masculine et féminine de la Bavière ont été donnés d'après les recensements triennaux de 1854 à 1861 . en ayant soin de présenter également l'étendue territoriale totale et productive en hectares. On a fait connaître aussi le nombre des ménages ou familles, el l'on a établi de plus, comme pour l'Angleterre el l'Autriche, les nombres relatifs aux grandes divisions territoriales et aux villes. Les âges, les professions, les cultes, etc.. sont indiqués séparément.

La Bavière n'a qu'une seule ville dont la population excède 100.000 habitants : «est Munich, où Ion comptait, en 1861. 148.201 âmes.

Belgique. — Les documents, basés sur les deux recensements décennaux de 1846 il 1856. présentent beaucoup plus de développement que ceux des années IS57. 1858, 1859. 1860, 1861 et 1862 : ils établissent la distinction des maisons, des sexes, des ménages. L'étendue territoriale esl renseignée en hectares, dans sa valeur totale et productive. On a, comme précédemment, mentionné séparément les villes et les communes rurales, la population par profession, par

origine, par langue parlée, par culte, etc., la différence des âges et les tables de mortalité qui s'y rapportent. Les trois premières villes du tableau suivant avaient . en 1857, une population qui dépassait 100,000 habitants :

Bruxelles i 59, 188 181,799 185,982

Gand 110,519 121,255 122,900

Anvers. .'.... 105,594 117,524 120,444

Liège • - 101,710

Total. . . . 531,000

La population de Liège qui, en 1862, était de 99,905 âmes, dépasse également aujourd'hui le chiffre de 100,000 habitants.

Danemark. — Les documents de la population sont donnés par périodes quinquennales , d'après les années 1840, 1845, 1855, 1860. On a fait la distinction des familles, des sexes, des populations urbaine et rurale. On a pris soin de faire également la distinction des professions et des âges, d'où ont été déduites îles tables de mortalité. On conçoit que l'étendue devenait, par la nature du territoire, plus difficile à établir dans tous ses détails : la valeur totale du Danemark el celle des duchés de Schleswig, Holstein et Lauenbourg sont données cependant en milles carrés géographiques et en hectares. Les malheureux événements de 1864 modifieront, du reste, ces appréciations.

Le Danemark n'avait qu'une seule ville ayant une population supérieure à 100,000 âmes: c'est Copenhague, qui, en 1860, comptait 155,143 habitants.

Espagne. — L'étendue territoriale, exprimée en milles carrés du pays, a été ramenée, comme toutes les mesures territoriales, en hectares, pour rendre les comparaisons plus faciles : on a indiqué, comme en plusieurs autres pays, le nombre des maisons habitées ou inhabitées. La population est donnée pour les années 1835, 1846, 1850 et d'après les recensements de 1857 et 1860. Les trois premières séries ne présentent que le chiffre total de la population de chaque localité; pour 1857, on fait la distinction des sexes, et, pour 1860, on indique encore si la population est indigène ou étrangère. On a établi aussi la distinclion des villes ayant plus de 18,000 habitants, ainsi que celle des personnes mariées, des veufs et des célibataires. Les provinces du royaume sont rangées alphabétiquement, et un tableau indique le nombre des communes qu'elles renferment, d'après l'importance de leur population.

Les quatre \ill<^ les plus populeuses d'Espagne étaient, en 1860 :

Madrid 298,436 âmes. Séville 118,298 âmes.

Barcelone. . . . 189,948 Valence .... 107,703 —

Etats romains. — Dans la position politique où se trouvent les Etats romains . les documents statistiques doivent nécessairement avoir des valeurs très-douteuses. Nous n'avons obtenu de documents officiels que pour les années 1816, 1853. IS't't et 1853; les nombres de eelte dernière année se rapportent à un recensement et ont pu être recueillis avec plus de soin : on y a distingué la population urbaine et rurale, ainsi que la population par sexe et le nombre des maisons et des familles. Dans d'autres tableaux, les célibataires, les mariés, les veufs, --ont relevés par sexe : on a aussi tenu compte des origines, des religions et des âges, mais avec trop peu de détails pour en déduire une table de mortalité valable. De plus, ces documents indiquent les principales professions dans chaque province.

Dans les États romains, il n'y avait qu'une ville ayant plus de 100.000 âmes : c'est Rome, dont la population comptait, en 1855, 176,002 habitants.

France. — Les tableaux des deux années 1821 et 1851 ne se rapportent qu'au nombre total des habitants de chaque département: mais, pour les années 1850 et 1861,on trouve, à côté de l'étendue territoriale et du nombre des maisons habitées et inhabitées, le nombre des ménages, la population urbaine et rurale ainsi que la division par sexe.

Le tableau indiquant les villes dont la population est de plus de 10.00(1 habitants, renferme, comme celui de l'Angleterre et de tous les grands pays industriels, des renseignements remarquables: on y voit que, dans ces localités, la population a pris un développement considérable. Ainsi, après les dix années de 1851 à 1861 . on a compté que les villes les plus populeuses étaient les suivantes :

Augmentation p. » ,

1851. 18oG. I8GI. , '.'

Paris 1,055,262 1,174,340 1,696,141 61,5

Lyon 177,190 292,721 318,803 79,9

Marseille 193,257 233,817 260,910 55,6

Bordeaux 130,927 149,928 162,750 24,5

Lille 75,795 78,641 151,827 75,9

Nantes 96,562 108,550 115,625 17. 9

Toulouse 95,379 105,1 44 113,229 21,5

Rouen 100,265 105,225 102,649 2,4

Totaox. . . . 1,922,437 2,244,550 2,899,954 50,8

Les huit villes les plus peuplées do France comptaient donc, en 1861 , 2,899.954 habitants, et elles n'en comptaient que 1,922.437 dix ans auparavant; l'augmentation a été de 50,9 pour 100, ou de moitié : elle a donc été beaucoup plus rapide qu'en Angleterre, où elle n'était que d'un quart ou de 23,2 par cent habitants pendant les dix années précédentes.

Celle agglomération des habitants autour des grands centres d'activité est, en général, considérée comme le résultat des changements opérés dans les populalions par les découvertes nouvelles, et celte révolution dans les masses du peuple comme dans l'industrie se fera sentir chaque jour davantage.

A quelques exceptions près, cet accroissement rapide de la population n'a pas lieu dans les villes de moindre importance; il est plusieurs localités même où la population a diminué ou bien est restée stalionnairc au lieu d'augmenter, sans doute à cause de leur situation défavorable par rapport aux voies ferrées et aux communications en général. C'est un point curieux qu'on n'a peut-être pas assez ohsrrvé.

Un troisième tableau fait connaître, d'une manière plus détaillée, la distribution de la population dans les différents départements français, sous le rapport des enfants et célibataires, des mariés , des veufs et veuves aux deux périodes de 1856 et 1861 : il en est de même pour les professions et les cultes.

La Grèce ne peut offrir encore les renseignements précieux que possèdent les autres pays; on verra cependant avec plaisir les documents qui ont été recueillis dans ce pays nouveau pour les sciences politiques, mais dont nous sommes les tributaires pour les temps anciens. On trouve, dans ces documents, des données sur l'étendue en hectares des principales parties de la Grèce, le nombre des maisons et des familles, en 1821, 1852, 1842, 1852 et 1861. La population. par départements et pour 1861 , se trouve divisée ensuite par état civil, par cultes et par professions principales. Athènes, la ville la plus importante, comptait, en 1861 . 41,298 âmes; Patras et Ilermopolis en avaient 18 à 19,000, et les trois villes d'Argos, Hydra et Spetzia, 9 à 10,000 seulement.

Pour le Hanovre, on a donné, comme pour la plupart des autres pays, l'étendue territoriale soit totale, soil productive, et le nombre des maisons et des ménages. La population totale est indiquée, pour les années 1845 et 1855, avec la distinction des sexes pendant les deux années 1858 et 1861. Des renseignement* plus détaillés sont présentés ensuite, pour ces deux dernières années, sur la division de la population par étal civil, par âge, par religion et sur ce qui concerne les villes.

Le Hanovre n'a pas de ville dont la population atteigne 100.000 âmes : la ville la plus peuplée est Hanovre, qui en compte 33,467.

Italie et Sicile. — Comme nous l'avons fait observer déjà, en parlant des documents de Rome, il n'est pas possible encore de déterminer exactement létenduede ce royaume, ni de parler de certaines parties de territoire déjà mentionnées précédemment, sans faire un double emploi. On trouvera successivement à côté des provinces, dont l'étendue est spécifiée en hectares, le nombre des habitants pour 1861. Le nombre des communes est indiqué en même temps que leur population : on a spécifié, pour les grandes divisions territoriales, le mouvement de l'état civil du royaume. Ensuite, ayant égard soit au nombre des maisons et des familles, soit aux professions, soit à la langue parlée, à la religion, etc., les Etals formanl la monarchie actuelle ont été passés successivement en revue; mais, comme on pouvait s'y attendre, les dispositions des tableaux et les années sur lesquelles portent les renseignements du nouveau royaume d'Italie ne sont pas les mêmes; il sera, pendant un certain temps encore, diflicile d'établir des comparaisons directes et valables entre des pays où l'administration et les besoins étaient loin de se ressembler.

Les villes d'Italie dont la population dépasse 100,000 âmes sont les suivantes (1861):

Naplcs 4i7,065

Turin 204,715

Milan 19(5,109

Païenne .... 194,463

Gènes 127,986

Florence .... I li,56ô

Bologne .... 109,395

Messine .... 103,524

Total. . . 1,497,420

Pays-Bas. — On possède, pour les onze provinces qui composent ce royaume, l'étendue en hectares, le nombre de familles , des maisons habitées ou inhabitées, le nombre de navires habités et la population, par sexe, pour 1829, 1839. 1849 et 1859. La population a été indiquée successivement par état civil, d'après l'origine, la religion, etc. Parmi les villes de ce royaume, deux seulement dépassaient 100,000 habitants, c'étaient Amsterdam et Rotterdam :

Sexe masculin. Sexe féminin. Total.

Amsterdam. . . . 120,126 157,654 257,780 Rotterdam .... 48,977 87,481 106,458

Totaux. . 169,103 195,135 364,258 Portugal. — Les documents qui concernent le Portugal font connaître, pour

1861 , outre l'étendue en hectares, le nombre des feux et celui des habitants. On y trouve aussi l'indication des chefs-lieux de district; un seul présente une population supérieure à 100,000 âmes, c'est Lisbonne, qui compte 174,586 habitants.

Prusse. — Nous avons obtenu, pour la Prusse, les tableaux qui renferment les principaux éléments relatifs à la division des provinces calculée en hectares, avec la population , pour les années 1849, 1852, 1855; mais dune manière plus complète pour 1858 et 1861 : on y trouve en effet le nombre des familles et des maisons habitées, et les habitants relevés par sexes, par villes et par communes. On indique ensuite les villes ayant plus de 10,000 âmes. Voici celles dont la population dépasse 100.000 habitants:

Berlin 213.455 547,571

Breslau 80,555 145,589

Cologne 56,763 120,568

Totaux. . 550,729 815,728

L'accroissement a été bien rapide; comme on le voit, la population de ces villes a plus que doublé dans l'espace de 45 ans.

D'autres tableaux, en tenant compte de l'état civil en 1858 et 1861 , donnent la population par principales professions , par langue parlée , par religion : on a égard aux mêmes conditions en examinant la population des villes.

Russie. — L'étendue des Etats russes est exprimée tantôt en mille carrés géographiques, et tantôt en hectares , qui est l'unité commune que nous avons adoptée. Pour l'année 1858, les nombres d'habitants des deux sexes sont donnés à la fois pour les villes et les campagnes, dans les différents gouvernements. Le relevé qui suit indique les populations des principales villes de la Russie : il en est trois seulement dont la population dépasse 100,000 habitants; ce sont, sans la Pologne et la Finlande :

Saint-Pétersbourg 520,151 âmes.

Moscou 556,570 —

Odessa • . . 104,169 —

Total. . . . 960,670 — Les tableaux qui suivent font connaître la population d'après la religion, le

mouvement de l'étal civil et la répartition «lu nombre des paysans libres de la couronne, des paysans apanagers el des serfs.

$0376 royale. — On trouvera, dans nos tableaux, pour les années 1833. 1858 et 1861 . l'étendue des provinces en hectares, avec; la distinction de la mesure totale ei delà partie productive; le nombre des maisons habitées el des ménages: on j donne ensuite la population . par sexe, dans les villes et dans les campagnes. La situation des villes, qui fait connaître, pour 1834, 1849 el 1801 . le nombre des maisons el des ménages, indique également la population masculine el féminine. En 1861, la ville la plus peuplée, celle de Dresde, comptai I 128,182 âmes: en 18i!>. le nombre des habitants n'en était que de !»i.0!>2. D'autres ta-. bleaux font connaître la population par provinces et par étal civil, par cultes et par professions.

Pour le reste de la Saxe, nous avons obtenu les documents relatifs au duché de Saxe-Meiningen , au duché de Saxc-AItenbourg et au duché de Saxe-Cobourg- Gotha. A la suite de l'étendue des duchés, exprimée en milles carrés géographiques el en hectares, on a fait connaître le nombre des maisons habitées, la population par sexes, el celle des villes ou des campagnes. Deux tableaux spéciaux pour Cobourg et Golba contiennent la statistique des professions.

Suède. — Parmi les tableaux de la Suède, le premier concerne la division par provinces en milles carrés et en hectares, en distinguant la terre ferme et les lacs: le nombre des ménages, ainsi que la population pour 1855 et 1800. qui est donnée collectivement pour la première année, el par sexe pour 18(i().

La seule ville de Stockholm renferme plus de 100.000 âmes; elle en comptait 1 12,391 en 1860. et 1 16.49b" en 1861. On présente ensuite les résultats du recensement de 1860, établis par état civil cl par âge : quant au recensement de 1835, il indique aussi la profession des habitants.

Norwêge. — L'étendue des préfectures est exprimée en milles carrés ainsi qu'en hectares; on trouve ensuite la population urbaine et rurale pour les années 1825, 1835, 1845 et 1833; pour cette dernière année, elle est divisée par sexes. el de plus on donne le nombre de ménages. Christiania . la ville la plus peuplée de la Norwége, ne contenait, en 1853 el 1845, que 25.121 et 31. 703 habitants. La population, d'après le recensement de 1833. se trouve divisée, dans les préfectures, d'après l'état civil: on en a également la répartition par professions.

Suisse. — Le premier tableau de la Suisse renferme, comme ceux des autres nations, l'étendue des cantons en mesure locale et en hectares : la population indigène et étrangère, avec la distinction des sexes, est donnée pour 1836-1858 seulement: pour 1850 et 1860, la population par sexes est établie avec la distinction du nombre des maisons et des ménages. Le recensement de 1860 a permis aussi de donner l'étal de la population, en tenant compte de l'état civil dans les différents cantons, et d'indiquer l'origine des habitants de même que les rapports pour la religion et la langue parlée. La population des villes est très-peu importante : en 1860. celle de Bàle, la plus grande d'entre elles, ne s'élevait qu'à 47.918 habitants, et celle de Genève à 41,41 5.

// urtemberg. — Dans cet État, on a présenté d abord l'étendue du pays en milles carrés géographiques et en hectares; puis on a indiqué successivement, pour les années 1852, 1855, 1858 et 1861 , le nombre des maisons et le nombre des habitants par sexes. Un tableau particulier fait connaître la population de six villes ayant plus de 10.000 âmes: la plus peuplée, Stuttgart, en compte 61.314. La population générale se trouve ensuite séparée d'après l'état civil, les âgeSi, les professions et les cultes.

Etats-Unis d'Amérique. — Les documents de ce vaste pays, dont l'étendue égale presque celle de toute l'Europe, nous ont été communiqués obligeamment par M. J. Kennedy, qui a dirigé le huitième recensement américain et qui a pris part aux premiers travaux statistiques de notre association. Depuis cette époque. l'Amérique du Aord ne s'est pas séparée de nous, et nous devions tenir, malgré les malheurs de la guerre, à obtenir ses renseignements statistiques. On comprendra sans peine que nous ne pouvons présenter ici des documents aussi complets que ceux qu'on peut attendre de pays moins étendus et plus calmes: mais il est curieux au moins de pouvoir juger de l'état de sa population, qui a présenté successivement en 1850 et 1860. des chiffres de 23,191.876 et 51.429,891 âmes. L'accroissement, en dix ans, a donc été de 8.238.015 habitants: et il se continue très-rapidement encore, malgré la guerre qui afflige le pays; la population esclave, qui ne se trouve que dans quelques portions du pays, était de 5.204.515 en 1850; et, dix ans après, elle était de 3,952,801 : elle n'avait donc point augmenté dans la même proportion que la population libre.

Les Etats-Unis comptaient, en 1860, neuf villes dont la population était de plus de 100.000 habitants, savoir :

\\\ll —

VILLES

llttiO

New York, New -York . .

Philadelphie, Pcns) Ivanie .

lîrooklv ii. New- York. . ■

Baltimore, Maryland . . .

Boston, Massachusetts . .

Nouvelle-Orléans, Louisiane Cincinnati . Ohio .

Saint-Louis, Missouri. ■ ■

Chicago, Illinois . . . .

Il \ ;i. de plus. .~»7 villes d'une population dépassant vingl mille habitants.

Le nombre îles centenaires libres est assez considérable : il y en avail 383 du sexe masculin el ^iil du sexe féminin, en tout 927. sur une population de :2(i.!).v)7.{!>7 habitants dont on a pu constater les âges. Le nombre est à peu près le même que pour l'Angleterre, qui, avec une population un peu supérieure, en compte !'7 ..

Afin de mieux fixer les idées, nous rappellerons ici, dans un tableau particulier, le nombre des villes de plus de 100.000 âmes que renferment les différents pays énoncés précédemment, de même que la population de ces villes et celle des pays auxquels elles appartiennent.

PAYS

■ les villes ayant

plus de

100,000 ùrnci.

POPULATION générale

par pays.

Rapport

îles

deux nnmbrea

précédents.

Angleterre et Ecosse . 1 1 villes Autriche fi ■— .

Belgique . . .4 — .

Danemark .... 1 - .

Espagne 4 — .

Étals Romains ' . . 1 - .

France 8

Italie. . . . 8 '-- . Pays-Bas . . . . 2 - .

Prusse 3 — .

Russie 3

Saxe royale. . . . 1 — .

Suède I — ■

États-Unis . . . 9 -- .

' D'après le tableau <1p* Élals-P m ensement <le IH.'iô.

om:iin> . déduil

Hes documents

officiels el le

Il est intéressant de comparer à la population totale de chaque pays les populations des principaux centres qui s'y trouvent. On ne peut sans doute attacher à ces chiffres une idée bien précise, mais c'est un renseignement qu'il est utile de connaître; d'après notre tableau, on voit que les pays, sous ce rapport, se succèdent dans l'ordre suivant: Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Etats-Unis d'Amérique, France, Italie, Danemark, Saxe royale, Etats-Romains, Portugal, Espagne, Prusse, Bavière, Suède, Autriche, Russie.

Nous venons de jeter un coup d'œil sur l'état général de la population dans les ilifférentspays qui forment l'association relative à la Statistique internationale. Nous n'avons pas besoin d'insister auprès de nos collègues sur ce qui manque encore à ces différents documents pour les rendre directement comparables, sans avoir à craindre des erreurs. Us pourront juger, sans doute, tout aussi bien que nous-mêmes, quels sont les points principaux sur lesquels il faut particulièrement porter son attention pour obtenir des comparaisons de plus en plus valables. Nous serions heureux si , pénétrés des réflexions que pourra leur suggérer la vue des tableaux, ils consentaient, dans une prochaine réunion, à déterminer ces points et à présenter les éléments pour faire suite à ce travail, mais sur une base plus sûre et mieux coordonnée.

11 est d'autres points encore sur lesquels il est intéressant de s'entendre : nous croyons devoir indiquer plus spécialement les origines, la séparation par professions, par religions, etc. Ici encore, les divisions entre les différentes nations sont faites d'une manière trop dissemblable pour qu'il soit permis d'établir les comparaisons d'une manière sûre: il sera de toute importance de chercher, pour l'avenir, à être parfaitement d'accord sur l'identité des choses entre lesquelles on veut établir des comparaisons. S'agit-il, par exemple, de la séparation d'un peuple d'après la nature des professions, les distinctions des classes présenteront des différences telles qu'on sentira l'impossibilité de recourir à une méthode rigoureuse: la statistique se trouvera entièrement en défaut. Il est temps de faire pour le langage administratif ce qu'on a si heureusement entrepris pour le langage universel des peuples : il faut établir une similitude telle entre les mêmes choses, qu'on ne puisse, en aucune manière, se tromper sur l'interprétation qu'on lui donne dans les différents pays. Ainsi , pour la population par professions , en 1851 , l'Angleterre établit la classification suivante, dont elle élimine l'armée et la marine marchande et militaire qui s'élèvent à 212,194 hommes.

1™ Classe (professionnelle). — Personnes employées au Gouvernement général ou local du pays; — employées à la défense du pays; — employées à l'instruction ou dans la littérature.

les arts et les sciences (avec leurs subordonnés immédiats) '» l '. » . 7 .■-• s

-2n" Clas.sk (domestiques). — Service domestique ou ménagères, mères, chefs de famille, enfants; personnes s'occupanl de l'entretien el du service personnel des hommes 11,689,162

d°" Classe (commerce). — Personnes achetant, rendant, gardant ou prêtant (fonds, maisons ou marchandises de différentes espèces); employées au transport des hommes, animaux, marchandises et correspondances i80,i!56

1"" Classe (agriculture). — Propriétaires, ouvriers agricoles et personnes s'occupanl des productions de grains, fruits, herbes, animaux, cte. ; - personnes s'occupanl d'animaux 2,490,576

5"" Classe (industrie). — Personnes employées dans les arts el les productions mécaniques de différentes matières; - personnes travaillant et vendant des matières textiles et des habillements: — id. vendant de la nourriture et des boissons; — id. des substances animales: — id des substances végétales; id. des minéraux 4,869,57b

tiu" Classe (non déterminée et non productive). — Journaliers et autres non spécifiés; — personnes de rang et propriétaires; — personnes entretenues par la communauté et sans profession; — autres personnes n'ayant pas de profession ou de condition fixe 910,120

Le total s'élève donc à 20,959.477 habitants : oc nombre, en laissant de côté, comme nous l'avons dit, l'armée et loule la marine marchande cl militaire, forme à peu près la population de l'Angleterre et de l'Ecosse. Il montre assez que. dans chaque classe, se trouve le chef de famille avec sa famille entière. L'ordre présenté ne s'écarte guère de celui qu'indique la science : l'essentiel est de savoir si les autres nations ont adopté la même classification et ont rendu les comparaisons possibles. Or. c'est bien ce qui manque dans nos documents, du moins pour le moment actuel.

Le premier pays que nous trouvons après l'Angleterre, c'est l'Autriche, qui ne donne pas la population par profession avec les détails nécessaires: il en est de même de la Bavière. Cependant pour ce dernier pays, le cinquième tableau établit, d'une manière assez précise, les quatre catégories suivantes pour 1852 :

I. Personnes s' occupant d'agriculture. — Propriétaires fermiers ; — agriculteurs

fermiers ; — ouvriers agricoles , propriétaires ou locataires ; — domestiques. ô,< 192,606

H. Personnes s'occupanl de l'industrie et du commerce. — Indépendantes; —

non indépendantes; — ouvriers habitant des 'villes 1,055,925

111. Personnes vivant île leurs rentes ou occupant des positions dans l'adminis-

A REP0KTEH 1,128,531

Repoiit 4,128,S7>1

tration. — Nobles; — employés à l;i tour ou dans les administrations eommunes et particulières; — clergé; — rentiers, savants, artistes; —

domestiques 250,55'!

Pauvres inscrits !>2,7.'i8

Armée 86,858

Ce total généra] montre également que les ehefs de ménage et leurs familles s'y trouvent compris. La classification ci-dessus s'éloigne peu de celle admise pour l'Angleterre; mais on reconnaîtra facilement que les comparaisons numériques sont à peu près impossibles. L'un des buts les plus essentiels de la Statistique internationale se trouvera par conséquent impraticable.

Prenons un troisième exemple : en suivant l'ordre établi dans notre recueil, nous trouvons la Belgique. Deux recensements ont été exécutés à dix années d'intervalle, en 1846 et en 1856: ils présentent des différences dans la distribution des nombres; c'est dire assez que des dissemblances plus grandes encore doivent se présenter pour les autres pays. Voici, pour le recensement de 1856. les principales divisions de la statistique par professions :

Agriculture et sylviculture 1,062,115

Industrie. — Industrie minérale; — industrie manufacturière; — nourriture,

vêtement, logement, ameublement et ornement; — industries diverses. . . 806,947 Commerce. — Comestibles, boissons, vêlements, matériaux de construction.

objets d'art, banq.ucs, transports, etc 156,805

Administration , lettres, sciences et beuux-arts. — Administration générale et de

la justice; — cultes; — instruction publique; — service de santé; — lettres,

sciences et beaux-arts 67, !i 1 1

Force publique 56,106

Propriétaires, rentiers, pensionnés .'J0,51i

Services domestiques 86*974

Personnes sans profession 2,202,790

Dans l'un et dans l'autre recensement, on a séparé des travailleurs les enfants et les personnes sans profession faisant partie de leur ménage; seulement ce n'est qu'en 1846 que le nombre de ces derniers a été réparti par professions '.

1 Si l'on applique proportionnellement au recensement de 1856, les nombres du recen-

Sans pousser plus loin les considérations précédentes, on comprendra dès à présenl combien il importe que les nations s'entendent pour arrêter définitivement le plan du travail qu'elles auraient à faire. Il s'ajjit d'obtenir des documents homogènes, et de rendre à peu près impossibles les mécomptes que présentent les diverses statistiques en général, formées avec des matériaux hétérogènes, et souvent interprétées par des personnes qui ne peuvent en apprécier la valeur. De là résultent des conclusions fausses, qui l'ont tort à la science et qui jettent dans l'erreur la plupart de ceux qui croient pouvoir lui servir d'interprètes.

sèment de I84G on obtient, quant aux personnes sans profession, les résultats suivants :

rkcensemi;mk

de

Agriculture

Nourriture de l'homme . .

Vêtement.

Bâtiment

Industrie. I Ameublement

I Industrie manufacturière.

— métallurgique | Autres professions . . . .

Commerce

Professions libérales

Personnes sans profession

Totaux.

Quand on demande la forte d'une armée, il ne faut évidemment compter que le nombre d'hommes qui sont sous les armes; mais si l'on demande le nombre de personnes vivant de l'état militaire, on ne peut faire abstraction de leurs femmes et de leurs enfanls. De même, si l'on parle des boulangers ou d'une autre profession quelconque, il faut les prendre individuellement ou avec leurs familles, selon la nature de la question posée. C'est du moins ainsi que l'on a procédé généralement dans les divers recensements des populations.

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