‹ Statistique médicale de Rochefort, Charente-InférieureChapitre 104 sur 125 · US · texte numérisé non relu

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Sb. s.

Minuit.

2 fa. m.

Minuit.

Minuit.

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En résumé, nous trouvons :

Fièvre quotidienne, de minuit à midi. . 2237 ; do midi a minuit. . 2733

Fièvre tierce, — . . 819 ; — . . 903

Fièvre quarte, — . . 104 ; — . . 456

Et pour la fièvre quotidienne en particulier : 3670 oan, de g k du matin a. 7* soir ;

711) cas, de 7" du soir à minuit ;

581 cas, do minuit à 8" du matin,

F. Médicaments fébrifuges ou anti-périodiques.

La rareté de l'écorce de quinquina et le prix élevé du sulfate de quinine oui provoqué l'essai de plusieurs produits Indiques ou exotiques.

En 1856 et 1856, M. Quesitel, premier médecin en chef do la marine à Rocbv fort, a fait, dans sa salle de clinique, do nombreuses expériences sur l'omplm du bittera comme fébrifuge. Le bittérin (qui n'est pas un alcaloïde) dont il h'H servi était préparé par M. Oiranlias, pharmacien do deuxlèmoclussn, auteur <)u procédé d'extraction usité à la Martinique ; toute* les conditions d'un bon médicament étaient ainsi assurées, et le bittérin obtenu, d'une blancheur éclatante, d'un aspect soyeux et nacré, d'une extrême amertume, coimtitunil un produit chimique irréprochable. Malheureusement, l'ofllcacilé Ihérapeuliip' n'a pas répondu & l'habileté du préparateur et il a fallu renoncer à l'errance de voir dans ce nouveau remède un succédané du quinquina.

Même insuccès, en 1858, pour les pilules fébrifuges de M. le docteur Beau; en 1859, pour la noix de cédron.

Il y a longtemps que la salicine a été jugée et condamnée.

L'arsenic lui-même est loin de tenir les pompeuses promesses faite* on non nom par le docteur Boudin, et l'expérience a démontré, a Hochofort, qu'il ne fallait compter sur lui que dans des cas exceptionnels ; il réussit mieux daim certaines fièvres rebelles et à récidives nombreuses, qui ont déterminé dp l'anémie, que dans les fièvres légitimes et récentes.

Jusqu'ici rien ne saurait être comparé au quinquina et à ses sels. Le quinquina est le fébrifuge par excellence, et l'on peut dire que la découverte de «* alcaloïdes a révolutionné la thérapeutique des fièvres de marais. A mon début dans la carrière, la médecine était imbue des doctrines humorales, et Jom* rappelle encore comment on instituait, à l'Hôpital île Hochefort, le traitement des fièvres intermittentes. Le jour d'entrée, on prescrivait au malade un vomitif, le lendemain un purgatif; puis on attendait deux ou trois accès pour bien juger le type de la pyrexie, et ce n'était généralement qu'après cinq à six Jours qu'en administrait les préparations de quinquina. Il en résultait*» grave inconvénient qu'on laissait à la fièvre le temps de s'enraciner dans l'organisme et qu'elle opposait plus de résistance à l'action salutaire du spécifique du l'ému. D'un autre côte, les doses énormes de la poudre fébrifuge fatiguaient l'estomac ; ni c'était peut-être autant au remède qu'au mal lui-même que devaient être rapportés ces engorgements viscéraux et ces bydropisies si communs autrefois, si rares aujourd'hui.

Depuis 1825, de par la quinine, le traitement est d'une grande simplicité. Dans l'immense majorité des cas, le médicament <*t donné dés la fin du premier accès : la guérison est plus rapide, et il y a moins de chances de récidive. L'emploi de la quinine a contribué presque autant que le dessèchement des

OBIIRVATIONS POUR l/HOPITAI. 386

maraii à r»wwtnlMement du pays, et Roohefort devrait élevor un monument de roronnalManco a Pelletier et Cnvonton.

ÏA quinine reuiwit admirablement ilnn» \m flfivre* récente*. C'est o elle qu'il faut recourir daim Iom devron pornlcIoiixoH, à rnu«o dit In commodité' de son mnplol ot don doses nui nid ('■ni bit >H qu'on pont Hdminlutror iiur (finira Ion voie* ; uno lollo médication ont k la foin rapide et énergique. Miiin dutiH Iom ilovro» rebolloa, tenace*, a nombrouKOM récidives, In puliwnnco du «lift te do quinine n'affaiblit ; c'est le en* de donner lu préférence h rnrmmlc et mieux onooro au quinquina en nature.

Au moi* île mnl, pour 1mm lièvres printanU-roH ; au nmlN de Juillet, quand

rnmRinnm l'endémie, le* fièvres InternilHoiiloN Mont quolquefoh nccompaanoeB

lenl un éméto-rnlhnrtluue;

maiii'crfU) «implication ont nnw, rn'io et'lii rnjilo, a Hoehofort, M l'imnnn do la

de HymptomoH dVmbiirrrot Knstriquo qui réclniuent un émélo-cnlhnrtloue;

quinine d'oiiihléo,

Un Mitl mot mir fon doses. 75 roiitljirniiinioit h 1 Krnttittio, pur Jour, pour un ndultn, représentent In quantité ordinaire. Ku <iw d'iiccon pernicieux ou meiinçnnt de le devenir, 2, Il irnimmoN. Cette quantité ittt m ni vent win* inconvénient* dépn**éo nux colonie», (léiiérnlement on rat trop nvuro de mill'nlo de quinine ; retenu pur lit crainte chimérique d'iiccldoiit* LMrdrlquoH, Inspirée pnr le souvenir do la doctrine de llroiiHnals, on IiiImho In (lèvre h éterniser nu lieu de oounor le* ncceK.

ilrftco nux oflort* heureux lonté* pour lu plantntlon de* nrbro* a quinquina, 1a prix du Hiilfhto do quinine ont ooiuddéniblnmont réduit; lo flacon do !K) bminmeH no vnut iiuoro aujourd'hui que 7 frnne*.

Il peut être Intéressant de savoir en qu'on coiiMomiue de raj précieux médleomont a l'Hôpital do la marine ; c'iutt ce que fera connaître le tablenu Nulvnnt :

aonnommattea ananelle de sulfate de quinine et de vin de quinquina.

INNill.

• IM.KàT» DU (JU I NINM

rmnurrimil à l'hAjiJml.

VIN IIM UUINIjUINA

cimtcinim* k l'hôpital.

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