PRIX DES MÉDICAMENTS
DÉPKNSK BN MÉDICAMENTS
coniomméj.
pour chaque malade.
journée d'hôpital.
Of. 339
g H. — A. Caohoxie partudaeiwe, eUoro-anémit).
Il est naturel de rapprocher ces deux affections des fièvres intermittentes, parce qu'elles en sont ordinairement la conséquence. La première se solde par 302 cas, lasecondepar70;mais il De faut pas les mettre toutes sur le compte de Rochefort, car : 1" en 1859, année où les fièvres intermittentes ont atteint leur maximum, le chiffre de ces maladies secondaires est peu élevé ; 2* au moi? d'avril 1857, nous trouvons 13 admissions pour cachexie paludéenne ; 8, en 1858: 32, en mai 1865; 10, en juillet delà même année. Or, la cachexie ne se manifeste que lorsque l'économie est en quelque sorte saturée des miasmes palustres, après de nombreuses rechutes, vers la fin de l'année, par conséquent. Ges cas nombreux appartiennent à des soldats d'infanterie et d'artillerie de marine et a des matelots qui avaient contracté cette affection dans nos colonies et qui sont dirigés sur l'Hôpital dès l'arrivée, dans le port, du bâtiment qui les a rapatriés. Pour n'en rapporter qu'un exemple, je citerai la frégate la Semiramis, qui, en revenant de Cocûinchine, nous a versé en un seul jour plus de 80 malades ou convalescents.
Quant à la chloro-anémio proprement dite, elle est le fruit d'un séjour
kuvCoo^Ic
OBSERVATIONS POUB L'HOPITAL 327
prolongé dans les régions intertropicales; elle est un symptôme, presque une condition d'acclimatement, et elle motive a elle seule le quart des congés de convalescence accordés aux marins dont les navires désarment dans le port. Il n'en est pas moins vrai que la cachexie paludéenne a donné à l'Hôpital 12 décès, lesquels doivent, quelle que soit leur origine, s'ajouter aux 22 décès dus à la fièvre intermittente pernicieuse.
B. Hydropisies, engorgements des viscères abdominaux.
D'autres apports viennent grossir encore le nécrologe dû à l'influence des marais. Nous avons, en effet, & interroger à cet égard les engorgements des viscères abdominaux et les hydropisies.
Dans le tableau général des admissions à l'Hôpital, nous avons compris sous un seul titre (c'est un tort que j'avoue ; il est trop tard pour le réparer) : 1° les péritonites ; 2° les ascites et hydropisies générales, dont la somme s'élève à 100 ras. Au tableau de la mortalité, au contraire, nous avons séparé ces deux affections, et nous avons noté 30 décès pour l'une, 21 pour l'autre.
Il est évident que la péritonite n'a rien de commun avec les fièvres intermittentes. Au nombre de ses causes je signale :
2 cas par violente contusion de l'abdomen ;
2 abcès du foie ouverts dans la cavité péritonéale ;
3 perforations spontanées de l'estomac ou de l'intestin grêle ; 1 indigestion.
Dans les autres cas, la péritonite s'est déclarée sans cause connue chez des individus qui n'étaient nullement soumis à l'influence paludéenne.
Quant aux hydropisies, c'est autre chose. Leur connexité avec les fièvres intermittentes rebelles, et par conséquent chroniques, ne saurait être récusée ; il y a là une relation probable de cause à effet, et je ne serais pas éloigne d'admettre que sur les 21 décès par hydropisie, ie tiers peut être porté au passif de l'endémie palustre. Cest un chiffre presque insignifiant et qui contribue à démontrer quels heureux changements se sont faits depuis trente ans dans la salubrité du pays.
Je puis en dire autant des engorgements des viscères abdominaux qui, jadis ni communs, caractérisaient en quelque sorte la physionomie des habitants, des jeunes enfants surtout, soumis à la malaria ; ils constituaient alors comme le symptôme précurseur de l'hydropisie et ils suffisaient d'ailleurs à créer par euxmêmes un danger imminent pour la vie des malades. Eh bien, dans 14 ans, nous n'en avons eu que 11 exemples, et 1 seul cas a entraîné la mort.
Qu'on ne se méprenne pas sur la signification de ce mot : engorgemont ; je ne prétends pas que nous n'ayons constaté un bien plus grand nombre de fois l'intumescence de la rate à la suife d'accès de fièvre répétés ; on la rencontre assez souvent, mais pas aussi souvent que le dit M. Piorry ; elle n'atteint d'habitude que d'assez faibles proportions pour que le diagnostic ait besoin d'invoquer le secours du plessimètre ; elle disparaît, d'ailleurs, avec la fièvre, par l'administration ilo la quinine. Je n'ai donc voulu parler que de ces engorgements chroniques de la rate, accompagnés du gonflement du foie, quelquefois même de la tuméfaction des ganglions méseiitériques et qui sont le dernier terme de ta véritable cachexie paludéenne.
C'est particulièrement à ce triple point de vue : hydropisie, engorgement des viscères abdominaux, cachexie paludéenne, que s'affirme incontestablement l'immense amélioration de l'état sanitaire de Rochefort.
S IH. Flèvro typhoïde.
Il suffit de jeter un coup d'oeil sur les tableaux pour s'assurer que la fièvre typhoïde ne sévit pas à Rochefort sous forme épidémigue. Dans l'espace de 168 mois (14 ans), il y en a 43 où l'Hôpital n'a pas reçu de cas de cette maladie; sur 44 autres mois 1 seul a compte 7 admissions de provenances diverses ;
— 5 en ont compté 6 —
— 16 — 3 — Les 81 mois restants n'ont eu chacun que 1 ou 2 cas.
La moyenne annuelle des admissions a été de 20,50 cas.
L'année la plus chargée, 1856, a donné 31 cas.
L'année la moins chargée, 1858, a donné 10 cas.
La moyenne annuelle des décès a été de 6,14 décès.
Les deux années les plus chargées (1856-1867) ont donné chacune . 10 décès. Les deux années les moins chargées (1857-1865) ont donné chacune . 3 décès.
Il est donc bien évident que Rochefort n'est pas exposé à ces graves épidémies de fièvres typhoïdes qui font tant de ravages dans un si grand nombre de villes de France, et ce fait de salubrité comparative a d'autant plus d'importance qne la grande majorité de notre population flottante est de l'âge (15 à 25 ans) qui prédispose a cette affection.
La durée des fièvres typhoïdes a varié, à l'Hôpital, de 8 à 99 jours. Les saisons n'exercent aucune influence sur cette durée, qui est généralement de 30 à 40 jours. Dans le même mois on voit des fièvres typhoïdes entrer promptement en convalescence ou se prolonger avec des symptômes menaçants. La mort quelquefois rapide se fait d'autres fois attendre très longtemps.
S IV. Fièvre» trapUvM.
Rien de particulier à signaler pour Rochefort. Ici, comme partout, ces épidémies se montrent à de longs intervalles. En 1854, les salles de l'Hôpital consacrées aux fièvres éruptives ont été ouvertes toute L'année : le chiflre de cette catégorie de malades (variole, varioloïde, varicelle, rougeole, scarlatine), s'est élevé à 407 et a donné 14 décès. En 1855, moins de malades : 251 ; plus de décès : 27. En 1859, 151 cas, 2 décès seulement ; tant il est vrai qu'il y a deux choses à considérer dans une épidémie : 1° le nombre d'individus qu'elle frappe; 2" sa gravité intrinsèque. Les autres années n'ont présenté que des chiffres insignifiants et des cas isolés, de telle sorte que les observations recueillies en 14 années donnent les résultats suivants :
Variole. . . 179 cas 1
Varioloïde . 274 cas > Ensemble 524 donnant 20 décès.
Varicelle . . 71 cas )
Rougeole — 496 — 22 —
Scarlatine — 287 — 27 —
Ni la varioloïde ni la varicelle n'ont donné de décès : la mortalité de la variole s'exprime par 11,17 sur 100 varioleux ; mais cette proportion descendrait a 3,83 pour 100 si l'on réunissait ces trois maladies dans un seul et même groupe; or, suivant moi, la varioloïde et la varicelle ne sont autre chose que des modifications heureuses de la variole dues au bienfait de la vaccination. Ces fièvres éruptives sont éminemment contagieuses, et c'est par la contagion
que s'explique leur principal mode de propagation ; mais d'où vient, quand chaque année en a présenté quelques cas, que tantôt ces cas restent isolés, tantôt ils revêtent la forme épidémique ? C'est que, pour prospérer, le germe a besoin d'être déposé dans un terrain préparé spécialement, et c'est le milieu ambiant qui recelé ces conditions, ces causes inconnues jusqu'ici qui sont favorables au développement des fièvres éruptives.
Ce sont elles qui, après les fièvres intermittentes, donnent le plus de malades à l'Hôpital. Dans l'espace de 14 ans, nous relevons en effet :
960 pleurésies, ayant donné 45 décès, soit : 4,66 0/0
1242 pneumonies, — 220 — 18,40 —
6281 bronchites aiguës, — * — » —
1388 bronchites chroniques, — 40 — 3,59 —
46 bronchites capillaires, — 13 — 28,26 —
244 asthm., emphys. pulm., — 9 — 3,68 —
783 phthisies pulmonaires, — 261 — 33,33 —
Total. 10953 ayant donné 606 décès, soit : 5,53 0/0
En mettant à part les bronchites aiguës qui n'ont pas donné un seul décès,
nous trouvons que, dans les affections de poitrine, la mortalité est de 12,97
pour 100.
Les fièvres intermittentes, rapprochées des maladies des voies respiratoires pour le nombre des malades, s'en éloignent donc énormément pour la gravité et le danger, puisque leur mortalité s'exprime par cette faible proportion : 0,11 polir 100.
A. Angines simples.
1644 en 14 ans = 117 cas en moyenne annuelle. Cette affection, qui peut être aussi bien rapprochée des maladies des voies digestives que de celles de la respiration, se développe cependant de préférence parallèlement aux bronchites aiguës, dont elle n'est souvent que le premier symptôme. Les angines se répartissent entre les douze mois de l'année, comme suit :
Sur 1000
cas, Février
en donne .
Janvier
Novembre
Avril
Mars
Mai
Décembre
Juin
Octobre
Juillet-
Septembre
Août
B. Angines couenneuses, croup, diphtérite cutanée.
109 cas en 14 ans ■•-* 7,78 cas en moyenne annuelle ; 32 décès — ■ ■ 2,28 —
Mortalité ; 29,35 pour 100.
Je ne lais que mentionner ces maladies, parce qu'elles tiennent bien plus de place dan* la statistique générale que dans celle de l'Hôpital.
G. Bronchites aiguës.
6281 cas en 14 ans = 448 cas en moyenne annuelle. Pas de décès.
Elles se répartissent entre les douze mois de l'année, comme suit :
Janvier. . 927
donnant : 147,58 pour 1000 cas.
Mars . .880
Février. . 738
Avril . . 623
Décembre . 543
Novembre. 443
Juin. . . 383
Septembre. 316
Octobre. . 310
Août • . . 283
D. Bronchite chronique.
1388 cas en 14 ans — moyenne annuelle :
49 décès —
Ordre dt fréqueuco des admiui
Janvier. . 173 admissions, soit : 126,64 pour 1000 admissions.
Mai . . .143
Avril . . 137
Mars . . 127
Décembre . 123
Juin. . .111
Novembre. 110
Juillet . . 101
Septembre. 96
Février. . 92
Octobre. . 88
Août. . . 87
Ordre de fréquence de» Meta par moi*. '
Décembre . 9
décès, soit : 18,36 pour 100 décès par bronchite chr.
Février . . 8
Mars . . 6
Janvier . . 5
Octobre . . 4
Novembre . 4
Avril . . 3
Mai ... 3
Juillet . . 2
Août . . 2
Juin. . . 1
Septembre. 1
WH1 cas en 14 ans, moyenne annuelle des admissions : 60,21. 45 décès en 14 ans, moyenne annuelle des décès : 3,21,
Ordre de fréquence par mois îles admissions pour pleurésie.
Mars
lit
Avril .
Juin. .
Janvier,
Mai. .
FeVrier.
Novembre.
Septembre
■luillet . .
I)écembre .
Août . .
octobre
111 admissions, soit : 114,55 pour 1000 admissions.
Ordre de fréquence par mois des décès par pleurésie.
Février. .
Mars . .
Avril . .
Janvier. .
Août . .
Décembre .
Mai . . .
Octobre
Juillet . .
Novei
15,55 pour 100 décès par pleurésie.
F. Pneumonie.
1242 cas en 14 ans, moyenne annuelle des admissions : 88,85. 229 décès en 14 ans. moyenne annuelle des décès : 16,35.
Ordre de fréquence par moii dei admission» pour pneumonie.
Mars .
Avril .
Janvier.
Mai. .
Février Décembre .111 Juin . . Il»
Novembre. 85 Août . . 5" Juillet . . 47 octobre . 46 Septembre. 37
171 admissions, soit : 137,68 pour 1000 admissions.
Ifil — 129,62 —
Unir* de fréquence par moii dea déce» par pneumonie.
Mur* • lifrumbru
Mol ■