‹ Statistique médicale de Rochefort, Charente-InférieureChapitre 107 sur 125 · K.KI · texte numérisé non relu

K.KI

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43 décès, soit :

18,77 pour 100 décès par pneumonie.

OBSERVATIONS POUR l'HÛPITAI

G. Phthisie pulmonaire.

3 cas en 14 ans, moyenne annuelle des admissions : 55,93. 3 décès en 14 ans, moyenne annuelle des décès : 18,78.

■ des admissions pour pbthiiie.

Janvier. . 78 admissions, soit : 99,61 pour 1000 admissions.

Avril . . 74 — 94,50 —

Décembre. 73 — 93,23 —

Février. . 72 — 91,95 —

Mai. . . 70 — 89,40 —

Juin. . . 65 — 83,01 —

Septembre. 63 — 80,46 —

Mars . . 62 — 79,18 —

Octobre . 60 — 76,60 —

Novembre. 60 — 76,60 —

Août . . 57 — 72,79 —

Ordre de fréquence par mois des décèt par pbtbiai

Novembre . 31

Octobre . 28

Février . 27

Janvier. . 25

Décembre. 24

Mars . . 23 Avril

Mai.

Septembre. 21

Juin. . . 20

Août . . 12

Juillet. . 10

11,78 pour 100 décès par phthisie.

334 STATISTIQUE MÉDICALE DE ROOïEFORT

Les tableaux qui précèdent montrent qu'en général les affections de poitrine appartiennent de préférence aux époques froides et humides. Ce fait est de toute évidence pour les bronchites aiguës, mais un peu moins marqué pour It-s pleurésies et les pneumonies, qui, en effet, trouvent, presque toute l'année, des conditions favorables à leur développement dans les brusques variations diurne* de la température. Les affections chroniques, phthisie et bronchite chronique, sont, elles, en quelque sorte, indépendantes des saisons; ainsi, pour la bronchite chronique, si janvier tient le premier rang pour le nombre des admissions a l'Hôpital, mai occupe le second ; c'est ainsi que, pour la phthisie, avril se trouir presque en tête de liste, entre janvier et décembre. Toutefois, et dans tous les tableaux, les mois de .juillet, août et septembre sont le moins chargés: b chaleur qui appelle les fièvres intermittentes repousse les affections de poitrine. Il y a donc succession de ces deux ordres de maladies, plutôt qu'antagonisme, comme l'entendait Boudin. Nous étudierons cette question un peu plus tard.

L'influence des saisons se fait sentir sur la mortalité des maladies des «*» respiratoires plus que sur leur nombre :

Janvier, février, octobre, novembre et décembre, pour la phthisie:

Janvier, février, mars et décembre, pour la pneumonie :

Février et mars, pour la pleurésie ;

Janvier, février, mars et décembre, pour la bronchite chronique, sont \-mois qui offrent le plus de décès.

Juin, juillet, août et septembre sont, au contraire, ceux qui donnent le moins de décès.

Certaines années présentent entre elles de grandes différences, sans qu'il soit possible d'apprécier les causes qui augmentent ou diminuent le nombre et la gravité des affections de poitrine. Nous savons, par exemple, que la moyenne annuelle des admissions pour pneumonie est de 88.85 et que la moyenne de la mortalité est de 18,43 0.0. Eh bien, en 1855, il est entré à l'Hôpital 354 pneumonies, qui ont donné 32 décès, soit 12,50 0/0. En 1867, il en est entré seulement 51, qui ont donné 18 décès, soit 35,28 0/0. L'année 1855 a été remarquable encore par le chiffre élevé des pleurésies; leur moyenne annuelle i«l de (Mt,21 ; or, il y a eu, en 1855, 157 cas, qui ont donné 11 décès, soitTO.O.aii lieu de 4,74, qui est la moyenne normale.

Il [(eut être intéressant de voir, d'une manière générale, comment se caractérisent ces écarts pour les maladies de poitrine dans les 14 années. Le tableau suivant est consacre à cet examen ; il montrera quelle est la part qui, pour un total de 1000 cas, de 1854 à 1867, revient, chaque année, à chaque maladie, et quelle est aussi la proportion annuelle de la mortalité.

( Voir te tableau d'autre pari).

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La moyenne des journées de traitement est de 19 pour la pleurésie aiguë, de 63 pour îa pleurésie chronique.

La pneumonie prend 10 jours au minimum, 81 au maximum. La durée moyenne varie peu suivant les saisons. En automne et en hiver, les pneumonies sont plus graves et durent plus longtemps ; mais les décès, plus fréquents qu'au printemps et qu'en été, surviennent rapidement et font baisser ainsi le chiffre moyen du séjour à l'Hôpital; parla, l'équilibre se rétablit entre les divers mais et il ne reste que des différences individuelles.

Le rapprochement, pour les maladies de poitrine, du nombre des décès et du nombre des cas, dans chaque année, suffit a faire pressentir les changements qui peuvent s'opérer aussi bien dans leur manifestation symptoma tique qu'au point de vue de leur gravité. Du chiffre des malades, en effet, on ne saurait conclure au chiffre de la mortalité. Pour la pneumonie, par exemple, en 1865, 1866 et 1867, alors que les admissions restent de beaucoup au-dessous de la moyenne annuelle, le chiffre moyen de la mortalité est de beaucoup dépassé; c'est que, dans ces trois années, la physionomie et la nature de ce genn d'affection s'étaient profondément modifiées : point d'allure franchement inflammatoire ; dès le début, symptômes ataxiqueset adynamiques; hépatisatioD pulmonaire se caractérisant avec une extrême rapidité ; augmentation considérable du nombre habituel des pneumonies doubles ; aussi l'opium, te toniques, l'alcool ont-ils dû remplacer les saignées. En 1855, c'est tout le contraire : les admissions montent à un chiffre exceptionnel et la proportion de la mortalité s'abaisse d'un tiers. Puis, en 1861, on voit tomber tout à la foi* le nombre des entrées au-dessous de la moitié de la moyenne et le nombre des , décès presque des deux tiers.

Quant à la pleurésie, nous avons des écarts analogues ; le chiffre le plu* élevé des décès (12,50 0/0) en 1854, correspond à un nombre d'admissions qui ne représente pas les deux tiers de la moyenne annuelle. En 1866 el 1867. années si néfastes pour la pneumonie, le chiffre de mortalité de la pleurésie baisse à 2,02 et 1,25 pour 100, tandis que le chiffre des admissions monte à 102,17 et 82,55, alors que la moyenne annuelleestde69,21. Enfin l'année 1856 n'a pas compté un seul cas de mort.

La bronchite chronique nous offre les mêmes différences : trois années sans décès ; puis des oscillations de 1,39 à 19,35 décès pour 100 malades.

En somme, nous pouvons conclure, à l'endroit des maladies des voies respiratoires : 1" que la constitution médicale les modifie souvent; 2* que la gravité de ces affections est incontestable.

Mais cette gravité est-elle plus grande ou moins grande à Rocbefori qu'ailleurs 1 La réponse à cette question ne peut être faite que par le relevé des statistiques des autres pays, et ce sont là des éléments que je ne possède pas- Jf n'ai d'autres données que celles puisées dans le rapport récapitulatif du mouvement des hôpitaux de Paris pour l'année 1867 (Assistance publique) Comparons, du moins, à ce point de vue, l'Hôpital de Rochefort à ceux de Paris.

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