‹ Statistique médicale de Rochefort, Charente-InférieureChapitre 11 sur 125 · HE C · texte numérisé non relu

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«nt solidaires, qu'elles ont entre elles de larges et nombreuses anastomoses, et que, si l'on force le débit de l'une, on diminue d'autant le débit des deux autres.

Il n'est donc pas admissible que l'on trouve à Puyjarreau de quoi satisfaire tux besoins de la population.

« En poussant les recherches un peu plus loin, » ajoute M. Guillemain, « en explorant les hauteurs avoisinantes, on peut penser qu'il serait possible » de réunir assez de petites sources pour compléter notre approvisionnement.

« Nous ne le nions pas, mais la solution est impraticable. D'abord, la « dépense serait immense ; ensuite le résultat serait douteux, car la plupart « de ces sources se suppriment l'été ; enfin on se heurterait à des résistances

• particulières si nombreuses qu'elles prendraient le caractère de l'intérêt

• public, et que les indemnités a payer n'auraient plus de limites.

« Il faut donc le reconnaître, et c'est avec regret que nous constatons le fait,

• les environs ne nous offrent aucune source qui puisse répondre aux exigences « du programme.

« Parlerons-nous des dérivations f En ce qui concerne celles qui regardent

• les petits cours d'eau comme la Gère, sans parler du prix des travaux à « faire pour les conduire jusqu'à la ville, ne nous trouverions-nous pas « encore ici en face d'intérêts analogues a ceux que nous voulons sauvegarder,

< et ne rencontrerions-nous pas des besoins presque aussi grands que les

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t Entrer dans la question par cette voie, ce serait la condamner à l'avance,

< et l'étouffer sous des délais préalables dont il lui serait impossible de se « dégager.

< Quant aux dérivations amenées des parties hautes de la Charente et de la « Boutonne, nous ne nous y arrêterons pas non plus, car pour les réaliser, il ■ faudrait compter par millions, et ce serait entreprendre un ouvrage qui

• dépasse et dépassera toujours nus forces. »

II. — Les ressources promises par le forage d'un puits artésien écartées aussi par le fait accompli aujourd'hui, restaient uniquement les eaux de la Charente.

H fallait, pour apprécier leurs qualités, consulter à la fois les données de la pratique et celles de la théorie.

Or, il est très vrai que des navires, au moment du départ, ont fait directement leur eau à la rivière à mi-jusant ou à mi-flot; et, pour ne parler que ■le la marine militaire, MM. Le Prédour et Constantin, médecins en chef, ont 'IMaré que cette eau était excellente, et qu'elle s'était bien conservée pendant dft longues campagnes. Moi-même, en 1826, sur la canonnière-brick la Itressane, dont j'étais chirurgien-major, j'ai vu faire, entre Martrou et *>ubise, notre complément d'eau de cette façon, et cette eau, conservée dans ilw barriques en bois, sur le pont, consommée à la station des cotes occidentales d'Afrique, a été trouvée bonne et saine par l'équipage.

Mais cette appréciation générale ne suffit pas, et la chimie avait besoin 'l'intervenir. En 1858, en août, septembre, octobre et décembre, de très Nombreux échantillons d'eau de la Charente, puisés à diverses hauteurs du Neuve, et dans toutes les conditions possibles d'étiage, furent soumis à l'analyse qualitative et quantitative par l«*s soins de MM. Sabouraud, pharmacien en ■"W, et Jouvin, pharmacien professeur. Ces deux officiers supérieurs du corps I- santé de la marine, qui ont procédé séparément à leurs expériences, ont '"tenu des résultats si identiques qu'ils ont pu signer le même compte-rendu, 'i résulte de leurs travaux que l'eau de la Charente, prise depuis mi-jusant

i>qu'à tiers de flot, offre toutes les qualités de l'eau douce, pour la quantité

île sels, et que les matières organiques peuvent y être évaluées à deux milligrammes par litre seulement.

En présence de ces conclusions favorables, M. Guillemain était fondé, il faul le reconnaître, à poursuivre son projet. 11 avait devant lui, pour puiser l'eau potable dans le fleuve, sept heures par jour ; c'était un laps de temps beaucoup plus considérable qu'il ne le fallait pour un emprunt de 700 mètres cubes.

Il ne se laissait pas arrêter d'ailleurs par le trouble des eaux de la Charente, dont le repos, la décantation et le filtrage feraient justice.

Quant à leur température, trop froide en hiver, trop chaude en été, il en reconnaissait lui-même les inconvénients avec une bonne foi qui lui fait le plus grand honneur. « C'est, » dit-il, « le seul côté faible que nous trouvions « à l'utilisation de ces eaux. » Et il ajoutait : < Ici, il n'y a pas de correctif « possible. Quand on opère sur des masses considérables, on ne saurait espérer « que leur séjour dans des réservoirs souterrains puisse modifier très sensi- « Moment leur température. L'expérience a prononcé sur ce fait et, nous « devons l'avouer, car la vérité ne doit pas être déguisée, il est probable que « l'eau, au moment de son utilisation, aura, à très peu près, la même tempé- « rature qu'elle a dans la Charente. Mais cet inconvénient, qui n'existe d'ailc leurs que pour l'été, car l'hiver les moyens de réchauffer l'eau ne manquent « pas, il faut bien s'y résigner, puisqu'il n'y a malheureusement pas d'autres. * ressources que la Charente. »

M. Guillemain rédigea donc un mémoire dans lequel il exposa les moyens de doter la ville de 700 mètres cubes d'eau potable par jour, et de 1700 mètres cubes d'eau moins bonne pour le lavage des maisons, l'irrigation des rues, l'extinction des incendies, etc., en tout, 2400 mètres cubes par jour.

Les eaux potables seraient puisées à mer basse, élevées par des machîne> à vapeur dans quatre réservoirs de 700 mètres, où elles resteraient soixantedouze heures pour se dépouiller de presque tout leur trouble. Reprises ensuite dans ces réservoirs, elles seraient conduites à des filtres placés à 21 mètres au-dessus du niveau de la Charente. Une (ois filtrées, elles se rendraient à un grand réservoir, qui constituerait la réserve, pour de là se répandre dans la ville et les faubourgs.

Les eaux d'irrigation seraient exactement soumises aux mêmes opérations, moins celle du filtrage.

L'estimation du projet et des dépenses annuelles donne les chiffres suivants:

1,300,000 francs pour l'installation des réservoirs, filtres, machines, maisons, magasins, conduites et distribution ;

70,000 francs de Irais ordinaires et de Irais d'entretien annuels.

Ce mémoire, aussi remarquable par le mérite scientifique que par la clarté de l'exposition et l'éiégance du style, fut présenté au Conseil municipal, et le projet fut voté. Mais ce n'était là qu'un premier pas fait dans la voie de l'exécution, et il restait bien d'autres formalités administratives à remplir.

Cependant à la faveur avec laquelle ce projet avait été accueilli ne tardèrent pas à succéder des doutes sur la qualité des eaux de la Charente. En effet, il est admis que, pour être limpide et fraîche, l'eau doit être prise aux sources mêmes, puisqu'il n'est pas de ruisseau qui ne soit trouble, ou au moins louche, pendant plusieurs mois de l'année, et dont les eaux ne soient trop froides l'hiver, trop chaudes l'été.

L'eau de la Charente pèche donc, disait-on , par des excès opposés de température et par son défaut de limpidité.

M. le docteur Gnérard déclare, il est vrai, que ces eaux troubles ne soûl pas malsaines; mais cet avis n'est pas adopté par tous les savants. Au surplus

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si elles ne peuvent porter atteinte à la santé , il est certainement très désagréable de boire des eaux chargées de limon ou de vase, et il faut absolument chercher les moyens de leur rendre la limpidité désirable. Pour parvenir à ce but, deux moyens sont mis en usage : la clarification par le repos, et le liltrage.

Or, il résulte d'expériences faites à Bordeaux, par M. Leupold, qu'après ilix jours de repos absolu, l'eau de la Garonne, prise en temps de crue ou de -miberme, ne serait pas encore revenue à sa limpidité naturelle. Au commencement, il est vrai, les plus grosses matières se précipitent très vite; mais les plus fines descendent avec une lenteur désolante. M. Tenue, à. Lyon, a constaté que cinq à six jours suffisent pour donner une limpidité approximative à l'eau du Rhône, très chargée de matière limoneuse, mais qu'il faut neuf ou dix jours pour que le liquide soit entièrement dépouillé de toute matière en suspension.

On pouvait donc penser que quatre jours de repos ne suffiraient pas pour clarifier les eaux de la Charente, qui sont toujours très- boueuses, et qui le deviennent davantage encore dans la saison des pluies, car à chaque averse, '■«mine le dit Arago, les eaux torrentielles, pendant leur course précipitée, se chargent de terre végétale, de glaise, de graviers, de toutes sortes de détritus qu'elles arrachent au sol, et l'ensemble de ces matières est entraîné pêle-mêle jusque dans le lit des rivières. C'est pour cela que les mariniers, et même les ingénieurs, appellent quelquefois les crues, des troubles.

On voit, dès lors, quelle immense étendue il faut donner aux bassins de clarification. Il est vrai que le liltrage est 1k pour compléter l'œuvre. La théorie de la flltration est des plus simples : elle se résume dans le mouvement du liquide trouble à travers des conduits assez fins pour arrêter les parties solides tenues en suspension, sans mettre obstacle au passage du liquide lui-même. Mais l'opération n'a pas la même simplicité, et l'on sait combien est complexe la question de construction d'un filtre devant agir sur de grandes masses.

Le reproche le plus grave fait aux eaux de la Charente, fut celui d'insalubrité. « Il n'est pas rare de rencontrer des rivières dont las eaux soient habi- « tuellement chargées de principes organiques eu décomposition, qu'elles • empruntent aux terrains qu'elles traversent, et qui les rendent tout-à-fait « assimilables aux eaux marécageuses. La Somme se trouve dans ce cas ; « comme elle coule au milieu de tourbières et de marais, ses eaux conservent, « même après avoir été filtrées, un goût d'herbes pourries fort désagréable. « Aussi, malgré leur limpidité, ne sont-elles pas employées en boisson par les « habitants d'Amiens, qui leur attribuent la fâcheuse propriété de déterminer « des fièvres graves... (M. Darcy). » Certes, la Charente n'est pas comparable a la Somme, mais M. Roche, reprenant les analyses faites autrefois, avec des procédés d'investigation nouveaux dus aux progrès de la science, a démontré, dans les eaux de notre fleuve, la présence de matières organiques en disso- Lution, pendant l'été surtout, c'est-à-dire à l'époque où l'eau de source diminue et où augmenterait, par conséquent, la consommation de l'eau de rivière.

Les recherches récentes de M. Roux, pharmacien en chef de la marine, confirment de tous points las observations de M. Roche. Du mémoire sur les eaux de Rochelbrt qu'il a publié, il y a deux ans, dans les Archives dé médei-ine navale, je me bornerai à extraire les deux paragraphes suivants :

€ L'eau de la Charente contient non-seulement des matières terreuses en « suspension, mais aussi des matières. organiques dont la quantité augmente « en été. Ces derniers produits, en se décomposant, doivent rendre l'eau « insalubre. Il suffit de jeter les yeux sur les amas de vase qui bordent le

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« fleuve ; il suffit de se rappeler de quelles myriades de ruisseaux chargés de « matières organiques s'alimente ta Charente , pour comprendre que ces « eaux, saumàtres a l'étiage par le mouvement des marées, et baignant des « berges de vases frappées par un soleil brûlant, présentent les meil- « leures conditions pour dissoudre les ferments palustres. Dans l'opinion dp « M. Poggiale, des quantités inappréciables de substances organiques putré- « fiées et de produits gazeux provenant de leur décomposition, rendent les « eaux dangereuse*.

« Les filtres actuellement en usage, composés de sables, de gravier, de « laine, d'épongé*, etc.. n'agissent d'ailleurs que d'une manière mécanique. « ne débarrassent l'eau que des matières eu suspension, et n'absorbent pa* « les substances organiques dissoutes et les gaz provenant de leur décomposi- « tion. I-es (titre* de papier mis en usage dans nos laboratoires sont même € impuissants pour saisir ces principes. L'eau de la Charente qui a servi à « nos analyses, quoique passée au papier Berzélius, a constamment donné un « résidu brunissant sous l'influence de la chaleur, exhalant, par lacalcination, « une odeur particulière et contenant, par conséquent, des proportions « appréciables de matières organiques. »

Il n'en fallait pas davantage pour frapper d'un discrédit profond, dans l'esprit public, les eaux de la Charente. « L'eau, comme la femme de César, > dit Arago, « ne doit pas être soupçonnée. » Des miracles de la chimie seraient impuissants aujourd'hui à rendre à l'eau du fleuve la confiance qu'elle a perdue. Il faut donc décidément chercher ailleurs.

3* Source» de Charcognier.

Sur ces entrefaites, M. Roche, membre du Conseil municipal, émit une idée nouvelle : il proposa d'utiliser des sources abondantes, révélées récemment par des travaux de dessèchement dans les marais de Charcognier, sur la rive droite de la Gère. Ces eaux étaient limpides, pures, sans odeur, d'une composition chimique irréprochable; leur débit quotidien était de 6000 mètres cubes. Quelle richesse inappréciable I Une commission, prise au sein du Conseil municipal, se constitua régulièrement pour examiner le travail de M. Roche. Pénétrée de la gravité de ses devoirs, elle sollicita et obtint le concours de M. l'ingénieur en chef du département, qui promit de s'occuper sérieusement de cette importante question. Tout le monde, en effet, se mit à l'œuvre... Malheureusement, les sources de Charcognier sont distantes île Rochofort, de 26 kilomètres ; elles sourdent à 9 mètres seulement au-dessus du niveau moyen de la mer, ce qui ne permet pas d'espérer qu'on puisse conduire leurs eaux à Rochefort, sans l'action auxiliaire de machines. La conséquence de ces deux faits capitaux fut une évaluation de dépense colossale et impossible pour le budget de la commune , quelque chose comme deux millions.

C'était dommage. Il fallut, hélas ! y renoncer.

4° Sourona de l'abbé XUohard.

Après tant d'espérances trompées, tant d'illusions perdues, le Conseil municipal lit, ou crut faire, comme ces malades qui vont demander au charlatanisme une guérison mie n'a pu leur procurer la science classique. 11 invoqua le secours de l'abbé Richard, le digne continuateur de l'abbé Paraniel. Heureusement, l'abbé Richard n'est pas un empirique ; c'est un savant modeste.

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dont la méthode est inconnue, mai» qui a des points de repère certains, parce qu'ils s'appuient sur des connaissances précises en géologie. M. Darcy dit que les secrets de M. l'abbé Paramel ont été surpris : oui, sansdoule, on a vu que >a prétendue divination des sources n'était rien autre que l'appréciation exacte île la nature, de l'inclinaison dos terrains, et aussi des familles végétales qui croissent à leur surface ; et qu'il juge ainsi, par l'extérieur, de l'abondance et de la profondeur des cours d'eau qui se trouvent au-dessous. Mais la difficulté est de rapprocher ces données, une fois acquises, pour en dégager une conséquence rigoureuse. Nul doute que l'abbé Richard n'agisse d'après des principes analogues. Comme tous les hommes d'un vrai mérite, il dit que son art est à la portée de tout le monde, et il a promis de publier plus tard les règles et les moyens de ses explorations.

Toujours est-il que l'abbé Richard se rendit avec empressement à l'invita- , non qui lui fut transmise par le maire de Rochefort, et qu'à l'est du plateau de Puyjarreau, il indiqua des sources abondantes, situées plus profondément que celles de la Touche et de Fourangeard.

Ces indications étaient parfaitement fondées; des tranchées pratiquées à Villeneuve, à 6 kilomètres seulement de Rochefort, ont mis à découvert des sources qui dounent déjà 1500 mètres cubes d'eau par jour, et qui en donneront facilement 3000 quand on prolongera la galerie collective, ce qui permettra d'en accorder 100 litres par vingt-quatre heures à chaque habitant de Rochefort. Or, celte eau, vingt fois analysée, est exactement semblable à notre eau de fontaine, dont nous n'avons que 70 mètres cubes par jour !

Et M. Bourgeat, l'habile architecte de la Ville, qui fouille et tranche le terrain, qui éludie cette grave question avec un zèle passionné et un amour patriotique, évalue la dépense totale à un million.

On n'a pas perdu pour attendre !

Il y a donc lieu d'espérer cette fois que nous touchons au terme de nos ardents désirs. Je le répète ici, avec une profonde conviction médicale : aucun sacrifice ne doit coûter pour donner à la population de l'eau pure en abondance. J'en ferai ressortir, d'une façon plus précise, l'impérieuse nécessité particulièrement dans le chapitre qui sera consacré à la mortalité des enfants en bas âge.

Ce chapitre, écrit en 1868, a été publié par les Tablette» de» Deux Charente», dans le numéro du 29 juillet 1869. Depuis cette époque, la sollicitude de l 'administration municipale ne s'est pas ralentie, et l'on peut affirmer aujourd'hui, 18 décembre 1873, non -seulement que le projet d'aménagement et de distribution des eaux, a Rochefort, est en voie d'exécution, mais encore qu'il aboutira avant peu, ainsi que le démontrent les renseignements suivants que je dois à l'obligeance de H. Bourgeat :

Le projet d'eau, pour l'exécution duquel la Ville a été autorisée, par décrets des 27 octobre et 19 décembre 1870, à contracter un emprunt de 1100000 fr. '.oniprend quatre parties :

1" La conduite d'amenée ;

2* Les machines élévatoires ;

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8" Le réservoir :

4' La canalisation.

La conduite d'amenée aura 3700 mètres de longueur.

1800 mètres seront achevés cette année et ils reçoivent, des à présent, le produit de différentes sources dont le débit, mesuré avec soin, est de 1500 mètres cubes par vingt-quatre heures.

L'année prochaine, on fera les 1900 autres mètres, et c'est sur leur parcours que l'on trouvera les 1500 mètres cubes qui doivent compléter les 3000 mètres cubes dont nous avons besoin.

Cette conduite part de Chnteauroux, s'arrête aujourd'hui à La Challonnière. et viendra aboutir à la Basse-Coudre, quand elle sera achevée.

La première pailio, de 1800 mètres, est faite en ciment : sa hauteur sous ■ voûte est de l m , 1 0, et son radier est en moyenne à 5™,50 en contre-bas du sol. Une portion de cette conduite, longue de 600 mètres, a été construite en plein marais ; elle a été faite en ciment, comme les 1200 autres mètres, mais avec de très grandes précautions: elle est terminée et l'on peut s'assurer de son étanchéito absolue.

Pour la visiter facilement et prouver, à l'occasion, qu'il ne s'y fait aucune infiltration dangereuse, des clapets ont été placés aux deux extrémités, de façon à la vider et à la visiter avec la plus grande facilité.

\m deuxième partie, de l'.WO mètres, sera faîte en maçonnerie ordinaire. Son raiiier sera à 0™„ r >r> en contre-bas de la partie déjà faite, parce qu'il importe qu'elle pnisse amener aux pompes iïOOO mètres cubes en cinq heures, et qu'elle forme un réservoir d'au moins 'J00O mètres cubes de capacité dans lequel le produit dos sources (tourra s'emmagasiner pendant la nuit.

Tout le long de cette conduite, des chambres de prise d'eau d'une nature spéciale seront ménagées: elles seront fermées par des clapets, de façon qu'une fois l'eau introduite elle ne puisse s'échapper, et, aussi, de manière à pouvoir prendre isolément de l'eau à chacun des orifices d'écoulement pour en faire l'analyse.

Il y a, eu outre, de 100 en 100 mètres, des regards perdus en cas de réparations, el des regards à escalier pour rendre facile la visite de la conduite. Si un aiviiienl arme, .les dispositions spéciales, déjà prises dans la partie construite, permettront d'isoler 100 mètres de conduite, sur un point quelconque, el de l'aire les réparations nécessaires, sans être obligé, comme cela a lieu ordinairement, d'ouvrir des tranchées latérales.

Si j'ajoute que l'eau abandonnée à elle-même peut s'élever à 0" ,80 au-dessus dn marais et qu'il a fallu, par conséquent, établir un trop-plein avant l'entrée .dans le marais, j'aurai dit tout ce qu'il importe de savoir sur cette partie du travail.

Iav> machines seront établies à la ltas>o-4"ondre. a l'extrémité de la conduite d'amenée. 11 y aura deux machines de ','ô ehevmx chacune. Elles seront homontales et mettront en momcmcul quatre i-orjts de {HUiiiies. Elles puiseront I'mh dau> l'aqueduc et la refouleront jusqu'en ville, dans le réservoir, au imnen d'une ciuidmle en fonte de :ï.\0 nôtres de longueur, et de 350 millimètivs de diamètre.

t ne conduite spéciale, de Ai nullunètres, placée à cote de la conduite principale, allant du resonoir aux machines, fera connaître exactement au mécanicien, et à chaque instant, la hauteur de Veau dans le réservoir.

\ * ivwen oir sera construit sur l'emplacement du réservoir actuel . mais au lieu d'avoir, comme >vlnt-c\, son radier presque a la hauteur du sol, il l'aura * * mèiros au-dosMis, de manière a assurer sur un point quelconque de 1m c.iualt>aiioiu mit chartjo disponible de 10 mèlre» ei. inojenne.

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