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raie des degrés hvdnli métriques, pour Idéaux du Faubourg, oi
£.ii moyenne ten<.
raie, au-si.l litre dw»
r.mrit'm 0».331dfdlk.l
O Deux puits de 11 rue du Breuil fouruiisenl des eaux charpies de sel. En faisant ;iH— traction de ces diui puits, la moyenne des degrés liydroti métrique! descend à f"
i» idiil, en général, d'une qualité inférieure. A part quelque chillVe tin s..| innriu est d'autant plus élevé que les puils si
rapprochent davantage du bas du Faubourg, ou qu'ils sont creusés dans des terrains où domine le bri, argile d'origine marine, riche en sels et en matières ufganûjues.
Sur ces 303 analyses, 62 ont donné des résultats assez satisfaisants, l'eau marquant de 15 à 35" hydrotimétriques et contenant environ 0,30 de chlorure ifc sodium par litre. 242 se rapportent à des eaux impropres aux usages domestiques et nuisibles à la santé ; et, cependant, la plupart d'entre elles, J après les renseignements obtenus, servent a l'alimentation.
Ainsi, l'eau de pluie est peu ou point recueillie ; l'eau de rivière, prise à marée haute, n'est propre qu'à l'irrigation des rues ; l'eau de puits est de mauvaise qualité : l'eau de source, seule potable, ne fournit que 2 à 3 litres (tar jour à chaque habitant, et la population du Faubourg, dont le chiffre, mutilant chaque jour, dépasse déjà 10,000 âmes, n'a pas un seul réservoir de *tte eau à sa disposition. Il est temps, et plus que temps, qu'on songe wrieusement à conjurer ce danger, et si l'on veut bien réfléchir à la gravité -Jt;œlui-ci, on. sera en droit de s'étonner que l'insalubrité delà ville ne ■ accuse pas davantage.
Dès les premières années de ce siècle, deux hommes, aussi éminents par leur capacité que par leur dévouement au pays, l'ingénieur en chef de La Bretonnière et le médecin en chef de la marine Cochon-Duvivier, appelaient meiuent l'attention publique sur la nécessité absolue d'un approvisionnement J'eau potable, et proposaient déjà de capter les sources des Fcumières, ou de Priver les eaux de la Gère, près de Marencennes. D'insuffisantes études et la certitude d'une dépense excédant d'une façon disproportionnée les ressources île la commune, ne permirent pas de donner suite à un projet dont tous rwon naissaient hautement l'utilité. Les vœux de réduite de Rochefort ont pu, depuis cette époque, être constamment exprimés, mais ils sont toujours restés stériles ; et il faut arriver à Roy-Bry pour signaler un commencement d'exécution : une large distribution d'eau dans la ville dont il était le maire et le député, était sa constante préoccupation ; c'est lui qui a réussi à mettre '■•;lte question à l'ordre du jour. Quel que soit le résultat que nous lègue l'avenir, Roy-Bry aura eu le mérite de résoudre le plus difficile problème et d'écarter la principale difficulté, en faisant pénétrer dans l'esprit de tous cette pensée féconde qu'aucun sacrifice ne devait coûter pour doter la ville d'une quantité d'eau saine, suffisant à tous les besoins, d'après les règles posées aujourd'hui par l'hygiène.
L'essor ainsi donné, les projets ont surgi de toutes parts. Les recherches m sont naturellement dirigées en divers sens : les tins basaient leurs espérances sur le forage de puits artésiens: d'autres voulaient demander a la Charente l'eau qui nous faisait défaut ; ceux-ci choisissaient au loin une -ource connue, abondante et salubre, et présentaient un devis d'estimation •le-i dépenses pour la conduire à destination ; ceux-là s'ingéniaient enfin à explorer, dans un rayon plus rapproché, les environs de Rochefort pour iliVouvrir de nouvelles sources dont la pureté valût Fourangeard et la
touche, et dont le débit pût suffire à nos besoins. C'est dans cet ordre que je vais passer en revue ces différents projets :
1° Polta artésien d* l'HOpitnl de la marins.
Dés 1857, dans mon Essai de statistique médicale pour . Rochefort, je
lisais : < Un puits artésien réussi serait un immense bienfait à tous égards. •
La même pensée s'est offerte à l'esprit des ingénieurs des travaux hydrau-
liques du port ; le Conseil d'administration a été saisi de ce projet, et l'a transmis au ministre de la marine, qui l'a adopté et a passé un marché avec MM. Degousée et Laurent, de Paris.
L'insuffisance notoire de nos ressources en eau potable a donc été le motii déterminant du {'orage de ce puits, entrepris au mois d'avril 1801. On espérait rencontrer une nappe jaillissant, avant 200 mètres de profondeur, ml dans l'étage des grès verts sur lequel repose l'Hôpital, soit au-dessous des argiles kimméridgiennes. Cet espoir était basé sur l'indication des terrains traversés par un premier soudage de 100 mètres, exécuté de 1831 à 18:14, au centre de la grande cour de l'Hôpital. Le résultat n'ayant pas été trouvé à 200 mètres, les travaux ont été continués avec persévérance, et, le 20 février 1866, à la profondeur de 816 mètres, le trépan rencontrait enfin une nappe jaillissante qui, pendant trois jours, donna au-dessus du sol près de 150 litres d'eau par minute, à une température de 42° centigrades.
Ce n'était pas, à la vérité, de l'eau potable qu'on avait obtenue ; c'était une eau saline, ferrugineuse. Mais est-ce là un mécompte? Un cherchait une mine de cuivre, et l'on trouvait une mine d'or. L'eau propre aux usages domestiques se rencontre en effet presque partout, à des distances variables, il est vrai, des centres de population , et la conduire à destination n'est plus qu'une question d'argent. Une eau thermale, riche en éléments minéralisateurs. en propriétés thérapeutiques, est, au contraire, un bienfait que la nature ne prodigue pas. Heureuse la contrée qui eu est pourvue !
Aussi quand, après trois jours, et probablement a la suite d'un éboulement, l'eau eut cessé de couler au dehors, ou n'hésita pas à continuer l'approfondissement. De 830 a 834 mètres, on rencontra une seconde nappe, qui est peut-être la même, ce qui n'empêcha pas d'aller encore au-delà, pour s'arrêter, en définitive, le 20 septembre 1866, à 856 mètres. Cette profondeur est la plus considérable atteinte, jusqu'à présent, dans la recherche des eaux artésiennes. Les puits de Grenelle et de Passy ne vont pas tout à tait à 700 mètres. Cependant, l'eau s'égarait toujours en route et, vers le mois d'octobre 1867, il fut décidé qu'on remplacerait à neufla partie supérieure avariée des tubes de soutènement, sur 50 mètres de hauteur environ, et qu'ensuite on poserait une colonne d'ascension étanche, en tôle de fer, allant du sol à 55 mètres seulement, pour empêcher les infiltrations de l'eau artésienne dans les sables crétacés abondants.
Cette opération, qui a présenté de très grandes difficultés, a été entièrement terminée le 20 juin 1868. A partir de cette époque, le débit s'est régulièrement établi, et, depuis, il ne s'est jamais ralenti ; il tend même à s'accroître.
L'analyse de l'eau artésienne a été faite avec beaucoup de soin par M. Roux, pharmacien en chef, dès son apparition, en février 1866, et reprise, un grand nombre de fois, depuis le mois de juin 1868. Les résultats obtenus n'ont pas varié, d'une manière sensible, d'une époque à l'autre.
Je consigne ici les résultats des recherches de M. Roux.
L'eau artésienne est d'une limpidité parfaite. Le rendement est de 2 litres I 2 à 3 litres par seconde, ce qui donne de 2160 à 2592 hectolitres par 24 heures, soit 216 à 259 mètres cubes.
Elle est faiblement alcaline ; sa densité atteint 1,053 à la température de 18" centigrades. L'n thermomètre à oscillations très sensibles et divisé eu dixièmes de degré, placé pendant quelques minutes à l'ouverture du tube d'émergence, accuse, dans le liquide, une température de 40"60.
Elle contient des traces d'hydrogène sulfuré, correspondant à 0«,00067o de jaz sulphydrique, à 0*,000636 de soufre, et à 0*,000914 de sulfure de sodium. Iv« languettes de papier imprégné d'acétate de plomb, placées au-dessus du l'jyaii d'écoulement, prennent une teinte brune décelant la formation du sulfure de plomb.
Des bulles de gaz formées d'azote et d'une très faible proportion d'acide carbonique, pétillent à sa surlace. Dans une expérience faite avec 55 centimètres cubes de gaz recueillis à la bouche de la cuvette, nous avons titré i centimètre cube d'acide carbonique et 55 centimètres cubes d'azote.
Soumise à l'influence de la chaleur, elle fournit un mélange d'azote et d'aride carbonique.
Sa saveur, sensiblement atramentaire, est suivie d'une légère amertume. Claire et limpide au sortir du tube d'émergence, l'eau artésienne se trouble au contact de l'air atmosphérique, perd des huiles d'acide carbonique qui proviennent de la décomposition du bicarbonate terreux qu'elle renferme, et -*■ nmille peu à peu en abandonnant, sur les parois des vases où on la conserve, un vernis ocracé jaune-rougeâtre, formé de sesquîoxyde de fer hydraté. {Ce rvsullat a été surtout manifeste dans les douves de l'Hôpital, toujours remplies H eau artésienne; il est important de remarquer que cette eau, après un «fjntir de quinze à vingt jours, sous une température élevée, y redevient limpide par le repos, et que jamais elle n'a laissé dégager d'odeur désagréable.)
Livrée à l'évaporation, l'eau de l'Hôpital maritime a fourni, dans tes derniers mois de l'année 1868, les proportions suivantes de résidu salin ;
Inexpérience 3, S2T>
Eu moyenne 5, 864 par litre.
D'après l'analyse, ces 5*,864 renferment les principes suivants :
Sulfate de suude S. 590
— de chaux 1.383
— de magnésie * 0. 654
rhJorura de sodium 0.754
— de magnésium 0. 023
— de calcium 0.034
f srbonaie de chaux 0. 313
— de magnésie 0. 033
— de fer 0. 035
Alumine O.Otft
Silice 0.01"
Eau combinée, carlionales du magnésie, iwtasee. ammoniaque.. 10) 00217),
loduree. (0. 00080M „ ,„,
Bromures (0. 00024)1 u " ww
Matières organiques et perte ;
i>s produits nombreux et intéressants assignent une place distinguée à
"■ire Pau artésienne dans l'hydrologie médicale. Nul doute que des investiga- 'mi* ultérieures, laites, avec suite et patience, dans le calme du laboratoire.
D'augmentant encore le nombre des principe» signalés, et qu'elles j par exemple, de la lithine, de la strontiane, etc. (1)
Quoiqu'il en soit, et dès aujourd'hui, l'eau du puits artésie classée dans les eaux minérales sulfatées ou sodiques ferrugineu offre une grande analogie de composition (pour l'analyse qua moins, car les quantités différent,) avec les sources d'Alexisfoad magne. Dès lors, les mêmes indications médicales lui sont applic. titre, on peut la considérer comme tonique et reconstituante, l'expérimentation clinique a déjà donné de précieux résultats. G installation provisoire, due à la bienveillance empressée de la Dii travaux hydrauliques, le service de santé de la marine a pu disposi traitement do ses malades, de onze baignoires, d'un système de i d'une piscine, le tout alimenté par l'eau artésienne, et des o) favorables et nombreuses ont été déjà recueillies ; elles ont lait 1' rapport spécial que j'ai eu l'honneur d'adresser, en mars 1869, à M tre de la marine.
Dans la ligne chirurgicale, M. le médecin, en chef Drouel a a effets avantageux de l'eau thermo-minérale , contre :
1° Les ulcères atoniques des jambes ;
2* L'œdème passif qui se manifeste constamment après les fra' ~~ jambes ;
3" Les hydarthroses indolentes, les rigidités articulaires el tendin
4" Les engorgements articulaires, suite d'arthrite spontanée outrai d'entorse, de luxation ;
5" Les adénopathies cervicales ;
(V La faiblesse générale, consécutive à des abcès froids, phlegmon di "
Dans la ligne médicale, les essais ont été également multipliés el fr enlre les mains de MM. Quesnel, médecin en chef; Maisonneitve, et Bâr Benoit, médecins-professeurs.
M. Quesnel fait remarquer que l'on constale dans l'eau de noire soi
1" Une haule thermalité ;
2" Une réaction alcaline sensible ;
3" Un chiffre très élevé de principes actifs, supérieur à celui de la des eaux salines.
Ce sont là trois qualités fort estimées dans l'hydrologie médical laissent prévoir tout d'abord une action énergique et un champ fhérap d'une grande étendue.
La quantité de gaz contenue dans l'eau artésienne n'est pas cousit ■ Celle-ci est donc un peu lourde à l'estomac, probablement aussi à caus proportion de sulfate de chaux.
Cependant elle se digère sans difficulté, à la dose de deux à trois ingérés en une heure ; et malgré sa saveur, à la fois amère el atranie elle ne détermine ni vomissements, ni même de nausées.
Elle excite fortement l'appétit. Cette propriété apérifive est certa elle est susceptible des applications thérapeutiques les plus utiles.
A doses plus élevées, elle purge doucement, sans vives douleurs, et des évacuations bilieuses. Comme effets consécutifs on constate : 1° une
ie (aualjse a la dal>- d d'anenic et de manganèse.
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30 STATISTIQUE MËIUC.AT.E DE ROCHEKORT
Jour par jour, M. Dez a dressé la coupe géologique des diverses couches, et je dois a son obligeance de pouvoir en indiquer la nature. Voici l'ordre successif des étages :
Terrain crétacé inférieur
Du sol S 33
Terrains oolithiques et jurassiques.
Clnlitlv ™„*;™™ S PoHlandîen de 49 33 H 33" 58
Ooltthe supérieure, .j Kjmméridgien de 93 58 â 201 00
. Corallien de 201 00 à 232 60
Oo/K/ie moyenne. . A Oïfordien de 232 60 â SCSI 80
I Kellorîen rie 261 80 » 272 «4
Grande ooliihc et oulithe inférieure lie 212 64 ;i .'162 00
Lias supérieur e! lias moyen de 3(i2 00 à 628 .!2
Lias inférieur île 628 32 à "17 65
Infrà liai de 717 65 à 765 54
Terrains triasiqubs.
Keuper et marnes irisée» de 765 54 à 807 1(1
Orée bigarré .de 807 10 à 852 33
Terrains de transitions.
Calcaire hititminaui dur de 852 33 â 854 4K
Grés très dur de 854 48 à 856 78
M. Courbebaisse, directeur des travaux hydrauliques, a bien voulu me donner la copie du dessin figuratif du sondage. Elle complétera le chapitre : Géologie,
En définitive, le puits artésien fournissant une eau thermo-minérale, il faut chercher l'eau potable ailleurs.
3° Projet do distribution d'oau da la Charente, par H. GaUlemaln (1862 et 1863)
Avant de proposer d'emprunter au fleuve qui baigne nos murs les 2400 mètres cubes d'eau dont nous avons besoin chaque jour, M. tiuillcmaiii avait deux problèmes â résoudre :
1" Peut-on se procurer de l'eau douce en ajoutant d'autres sources à celte que nous avons déjà?
2" L'eau de rivière, prise non pas à pleine mer, comme celle que donne la pompe à feu, mais à demi-marée et particulièrement à mi-jusant, réunit-elle toutes les qualités d'une bonne eau potable î
I. — L'accroissement de nos sources par l'adjonction décolles qui lea aviiicinent est l'idée la plus naturelle ; el l'on a beaucoup parlé de la source Arinit qui, comme celles de la Touche et de Fourangeard, provient du mamelon df Puyjarreau, mais à un niveau inférieur de quelques mètres. On espérait, en recueillant avec soin l'eau qu'elle pourrait fournir, arriver à un total île 100 mètres cubes par jour ; mais, d'une part, ce n'eût été qu'un accroissement insignifiant, et, d'autre pari, l'expérience a démontré que ces trais source*