ÉGLISES DU STYLE DE LA RENAISSANCE
Moutboyer. portail, l'ranzac, chapelle.
Saint-Palais-du-Né, chapelle.
Vibntc, 1 594, i Y Tiers, i
Attgouléme , Notre-Dime-du-
Salut.
Bonnes, portail.
Cognac, retable el médaillons La Rochefoucauld , prieuré de
Saini-Klorcnt.
ANGOULÊME. Chapelle de Noire-Dame du Salât, connue aujourd'hui sous le nom de chapelle Sainl-Gelars.
Elle tient a la cathédrale, et se trouve à la droite de l'extrémité de l'abside. On y entre de la cathédrale par une porte a arceaux surbaissas, chargés de sculptures dentelées. Sur l'encadrement qui entoure ces sculptures on lit ce dis- :
*AcaA Houe* «*irr wLevAiir
ALMA rAkKNS QVAKDO
SALV-ns AVC
Ces! donc du salut de l'ange à Marie que le nom do cette chapelle est tiré. L'inscription est fort belle, le vocable gracieusement choisi, et la chapelle un des plus jolis monuments de ce genre que l'on possède en France. Il est triste d'ajouter qu'elle n'est plus qu'un beau fragment échappé à
; terribles époques de vandalisme. On dit que sa voûte fut écrasée par la chute du grand clocher renversé par les Protestants, enlfJM.
Depuis cette époque, elle était restée découverte. Les préfets de l'Empire et de la Restauration en avaient fait un hangar qui précédait l'écurie de leurs chevaux. Le toit à porcs occupait un des angles de la chapelle. Ce n'est qu'en 1835 que, par lus soins de 11. Larregtiy , préfet, et de M. Jules Geynet, inspecteur des monuments historique» de la Charente, elle fut enfin arrachée i cet état d'abandon. Le mur du nord fut relové ; on y conserva les fragments des précioux bis-reliefs, el une cou vert are, quoique peu monumentale, mit la chapelle à l'abri dos injures du temps.
La fondation de la chapelle est du 24 mars i 533, par Jacques do SainUGelais, doyen d'Angouléme, qui avait été évéque d'L'iès, pour sa sépulture el celle de ses deux frères Octavien, évôquo d'Angouléme et Charles, archidiacre ô<-
Le plan est un carré; la voûte, détruite, était à nervures prismatiques profilées avec un soin infini. La plus saillantede ces nervures était décorée de petites arcatures terminées par des fleurons délicatement découpés. Il en reste encore des fragments, et surtout aux formerets.
Nous allons suivre les quatre faces de la chapelle.
Face de l'est. Elle était le plus richement décorée, car elle est occupée par l'autel. Celui-ci est une table portée par deux piliers torses, à moulures prismatiques d'un travail exquis. Au-dessus de l'autel est un enfoncement quadrangttlaire en forme de niche, qui devait recevoir le tabernacle et les chandeliers ; quatre piliers carrés chargés d'arabesques décorent cet enfoncement, dont le tympan est orné de bas-reliefs en enroulements d'une extrême légëretéde ciselure. Le platbn.l est i caissons hexagones ; l'entablement se compose d'une frise ornée de sept petites niches en plein cintre A coquillages. La comrcbe est dessinée et ciselée avec goûL Au dessus est un fronton demieirculairccouronnépar une console délicatement travaillée Chaque angle extérieur du fronton se termine par un modillon entouré d'une volute. Le modillon de gauche représente en bas-reliefle buste d'Octavien de Saint Gclais, évéque d'Angouléme, avec la légende : 0 DE S G (Octatïamis de $. GeUuio). Le modillon de droite donne le buste do Jacques de Saint-Gelais, fondateur de la chapelle : IA DE S G VTICE D (Jacvbvs de$. Gelnsio utiernrit episeoput decanut). L'encadrement semi-circulaire en fronton est chargé ûc. huit chérubins aux ailes abattues el se croisant l'une l'autre ; ils n'ont que la létc el les ailes. Dans le tympan est «ne irinité sortant d'un nuage. Les trois pereonnes divines
représentées en buste sont d'égale hauteur ; et quoique les tètes soient mutilées, on voit clairement qu'elles avaient toutes trois le même Age, Le Pire est au centre; il a sur la poitrine l'étoto croisée, et sur tes épaules la chape retenue par une agrafe. Celte chape va recouvrir presque sous le bras le buste du Fils et du Suint Esprit. Ces deux derniers se donnent la main. Celte trinité est fort remarquable; c'est la première fois qu'elle est citée ; aucun travail iconographique n'en avait encore fait mention. Il est meute probable qu'elle termine la série des représentations de ce genre : c'était l'époque ou le symbolisme rendait ses dernières inspirations. Six anges ailés, a genoux sur les nuages et les mains jointes, occupent les angles à droite et à gauche de la Trinité, et le reste du tympan est occupé par de petits anges en buste, aux mains jointes et aux ailes tombantes, se croisant au-dessous du buste.
Telle est la riche décoration de cet autel. On voit que cette partie a reçu des dorures. A droite et à gauche de l'autel sont do nombreuses arabesques c tl'écusson de Saint- Gelais. Parmi ces amliesques se trouvent des bas-reliefs allégoriques ; à gauche de l'autel, quatreenfants nus jouent à la main -chaude : le premier est assis et tenant un bonnet de la main gauche, cache le visage du second <iui tend la main aux deux autres. Ce groupe est d'une charmante mïvelé de dessin. Au-dessous on lit dans un cartouche :
XISHICORDUETVEaiTA» ORVIAVEITRT SIBI : JVSTITU ET FAX
oscvLATf svxt. Du même coté, des hommes font cuire du pain dans un four, et d'autres le distribuent aux pauvres. Voilà la msuicoane ; le jeu des enfants, voilà u ve*it*.
La face du nord est celle qui a le plus soufTcrt; Il ne reste du mur primiufque quelques bas-reliefs ; le plus remarquable est un écusson de Saint-Gelais dans un cartouche, entouré de rinceaux, et il est porté par des anges. L'un d'eux lient lacicsse au dessus, formée d'enroulements de végétations à crochets. A coté de l'écusson, deux enfants nus, dont l'un a un genou en terre, punissent s'embrasser : la justice et la rAix qui se dounent le baiser, selon l'inscription citée loul-à-l'hcure. La Justice est forte; elle est debout. Lu Paix est conciliante; elle s'agenouille.
La face du midi a un petit enfoncement dans lequel on a ouvert une porte. Je conjecture que le tombeau d'OctavIen était sous cette arcade, dont le plafond est à nervures. Voy. l'inscription de ce tombeau. Indicateur anyoumoiti*, page 34.
La fcnùtro à meneaux qui éclairait la chapelle est audessus de celte arcade. A droite et à gauche sont de nombreusesarabcsqucs.pirmilesquellesdes inscriptions, celleci entre autres : xisxaicoamc tïji htltje, dus.
La face de l'ouest attenante à la cathédrale a été déli-
cieusement rendue par le crayon si facile de 11. Zadig* Riraud (voy. le dessin'.; il vaut mieux que toutes les descriptions. L'arcade contient le tombeau de Charles de Sainl- Gelais, archidiacre de Luçon. Le cartouche qui est au milieu des arolicsques du fond porte cette légende :
mahol«* ir»r. rvi cm* satalia clamo
SAXGTIXR TRACTA PATBilT rCO rrtCAYI IX DOMIXVN (SREBO) CLEMKSCIA TOTIS ASIUtr ALT A MM* ORttCRO fARC» »BV»
Le mot srxao se trouve aussi parmi les arabesques. On y trouve encore celte belle aspiration vers une meilleure vie : tvrc satiaior vr* appasveeit clobia tva.
Il est incroyable à quelle abondance do conception s'est livrée l'imagination de l'artiste qui a sculpté cette chapelio: cornes d'abondance, griffons, animaux fantastiques, oiseaux, dauphins, enroulements feuillages, tout a été prodigué pour festonner cette somptueuse demeurcdclamort. Le travail toutefois uo fut pas terminé ; on voit 6ur le bas du dessin une parue du mur qui est nue : quelques arabesques n'y sont qu'ébauchées.
Jacques de Saint-Gclais, le créateur de celte petite merveille d'architecture de la Renaissance, voulut dire enterré au milieu de la chapelle. Son testament, en date du 22 février 1331, porte : « qu'il eslit sa sépulture au milieu de sa cliappclle de Nolre-D.imc-du-Sallut, et que sur son tombeau soil escril ce distir.be :
Gelashs Jacorvs msExsis enscopvs ou»
IPSIVS FCCLK5I.B DECAXVS ECCK JACET '. »
BONNES. Portail de la Renaissance, sur lequel sont gravées en lettres fleuries les initiales suivantes : R I.
COGNAC. La chapelle du château de Cognac a pour retable un joli travail en porcelaine du style de la Renaissance.
Ce retable est composé d'un ordre d'architecture à quatre pilastres avec base et corniche. L'entrecoloniiemenl central a un grand tableau de porcelaine en relief considérablement dégradé par l'humidité; les deux autres enirccolonncmenls forment des niches.
Trois petits camaïeux placés û la base sont assez bien conservés . l'un représente saint François aux stigmates, l'autre une Visitation, l'a titre un solitaire dans le désert : un liou et une croix sont devant lui; au-dessous de chaque colonne est un écusson : l'un est de France, d'or, et à irais flcurs-dc-lys de sinoplc ; l'autre est mi-partie d'Or-
' lnvent. «le J. «lesiuau, cote SI.
DR t.A CIIAKKSTi:.
Itiaus avec le lambel o.uvfiil cl fleurs-dc-lys do sinoplc sur champ d'azur, el d'argent «ans pièces, probablement Savoie. L'artiste qui a fait ce joli travail ne sut pas blasonner les armes de France el d'Orléans. Outre ce retable de faïence, la chapelle possédait douze médaillons de même genre, représentant les douze apôtres; ils ont un assez grand diamètre. Quelques-uns sont conservés dans des maisons particulières d'Angouléme et de Cognac ; la chapelle n'en possède plus aucun.
Ce retable, rongé par le salpêtre, pourrait se conserver encore, s'il était enlevé avec précaution el porté dans un musée.
LA ROCHEFOUCAULD. Une jolie chapelle, * en juger par on beau fragment, fut construite au prieuré de Saint- Florent de La Rochefoucauld , en même temps qu'on élevait le château ; il faut donc penser qu'elle fut bâtie sous les yeux et sur les dessins d'Antoine Fan tant, notre article angoumoisin. On voit dans le jardin du prieuré un bloc qui formait la partie la plus haute d'une niche; le cintre est orné d'une coquille. Chapiteaux el bas-reliefs d'un ciseau exercé.
MONTROLET. Eglise à vootes ogivées du XV siède, toutes abattues ; portail de la renaissance.
PRANZAC. L'église de l'ranzac a une chapelle de style de la Renaissance du goûl le plus délicat ; elle a 9- 60 de longueur sur 4"6S de largeur ; la voûte est partagée en deux travées à seize nervures qui se joignent i cinq clefs de voûte ; les deux clefs centrales sont deux lampes travaillées avec soin : ce sont des chapiteaux à volutes ornés d'anges en saillie. Sur l'un de ces culs-de-lampe deux petits anges portant un écusson en losange dont les pièces sont : deux clefs en sautoir surmontées d'une couronne i fleurons. Ce font les armes de la dame de Pranzae (une Descars), qui fit construire cette chapelle au XVI* siècle.
5A1NT-PALAIS-DU-NÉ. Chapelle de la Renaissance. Sur la porte, dans un cartouche entouré d'une guirlande, est l'écusson de celui qui fit construire cette chapelle. Cet
wusson porte : Trois jw/j de «t <lmix pals Ht t on-
afjrunti.
VIBRAC. Petite chapelle latérale à gauche de l'église ; l'arceau qui la forme porte à la clef les lettres D H M G entrelacées, et S I aussi entrelacées, avec le millésime 1594.
VVIBRS. Portail de la Renaissance. Sur les fonts baptismaux est l'écusson suivant : I n croinant accompagné de Hrux tourteaux m eitns.
TOMBEAIX ANTIQUES.
ANGOULEUE. 1* Dans un j.irJm, au midi de la cha-
pelle de Saint-Augustin, on a découvert, il y a quelque* années, une série de tombeaux ; l'nn d'eux est non-seulement fort remarquable par ses sculptures, mais encore par l'époque reculée à laquelle il appartient. C'est un tombeau chrétien du Vl« siècle au moins. En le comparant avec ceux de Saint-Sunn a Bordeaux el de plusieurs autres villes du midi, il est impossible de ne pas lui assigner cette date.
Denx branches de vigne sortent d'un vase à anses et couvrent toute la face du tombeau de leurs enroulements, de leurs feuilles el de leurs grappes. Au centre on voit deux colombes perchées sur les branches Incliner la tête vers le vase.
Millin. qui a décrit plusieurs tombeaux de ce genre, en oiie un exactement semblable, excepté qnc les deux colombes tournent leur bec vers le monogramme du Christ. Mats dans le tombeau de Uillm comme dans celui d'Angouléme, les branches de vigne sortent d'un rose à deux tt fiscs.
Ce sarcophage est évidemment l'objoi le plus prédeiix d« ce genre que nous possédions : il est conservé avec beaucoup de soin par M. Alexis Callaud, à qui nous en devons l'intéressante découverte.
î° Tombeau du comte Jean dans l'abside de la cathédrale. J'ai dit plus haut qu'il avait été violé et détruit. Cependant la cathédrale possède la dalle en marbre noir qui couvrait ce tombeau.
5° Dans l'église de Saint-Martial, tombeau de I/onar>i Bourgoin ; un joli petit bas-relief décoré de deux cariatide* et surmonté d'une tète d'ange, représente un homme et un? femme à genoux devant la croix. L'inscription au-dessous est celle-ci :
I* ITHYLVM SOUL» VUI UOBABM •OBOOIBI CI.ABI»». BT 1*1 esc».
iWD KSSOLEOf rATBOBI OVI ICO VIBTVIK BT DlVIftO *ABOVt ODOBI
bobïoim» tAeso jvar. rsanrs nu
■IC JACBT BT BATI CVBAXT PEUOLTTR t fAIBI
jtiia pik voit* «i nr* abob nuu
OBIII avi ITBA.1MM.
«casncoRta
ABBO «AlVTIi IÏ69 *TATI* »V.t ..
H. Castagne avait déjà indiqué le jeu de mots dans ! i décomposition du prénom de Bourgoin LEO N ARDUS
AUBETKRRE. L'église souterraine deSainl-Jcan-d'Auboterre possède le tombeau desseigneurs d'Aubelerre. C'est un raonolythe octogone dans les angles duquelon a sculpté des colonnes romanes ; il a un rez-de-chaussée el un étagr ;
l'intérieur de chacun d'eux est creuséen voûte; dans le caveau inférieur sont encore un cercueil en plomb qu'on a fouillé, et autour beaucoup d'ossements.
On a placé dans l'étage à jour, en forme de lanterne, ■leux statues d'un seigneur et d'une damed'Aiibeterre. Os sculptures, qui sont en marbre blanc et d'un fort beau iravail, appartenaient à un magnifique mausolée en marbre de Carrare, élevé au XVII' siècle dans un caveau de l'église des Minimes à V. d'Rsparbès de Lussan, marquis ■i'Aubeterre, et à Hippotyle Bouchard son épouse, dernière héritière des Boucbard-d'Aobrtcrre, fonda leurs du cou- Tent des Minimes. Une plaque do marbre noir contenait une légende en lettres d'or qui rapportait I historique de la lonJation des Minimes, et donnait le nom du sculpteur de Naples qui avait tait le mausolée.
BE.NAVS Le cimetière de Benays contient un grand nombre de pierres Uimulalre» sur lequel lea on voit des sculptures.
BOBS. Pierre tombale devant l'église, ayant une croix a ses extrémités; les deux côtés sont ornés d'arcades entrelacées formant ogives.
BERNAC. Dans le cimetière, pierre tombale à dos d'âne. Sur la face du nord, est une croix fleuronnée, et le champ garni de dents de scie.
BBIGLEIL. Dalle au milieu du sanctuaire, sur laquelle sont des lettres entrelacées dans un écusson en losange.
COGNAC. Dana la chapelle méridionale conugué au sanctuaire on lit l'inscription suivante :
MBMIBE JBAX DE
aoseaoa cbetalikb coxtr de ro.*fAi*s fohdateib bv ■okabtebb db ceairs (Ml
Il mourut en 1640, et son cœur fut déposé dans cotte chapelle. Elle contenait aussi lee sépultures des religieuses bénédictines de l'Étroite observance Dom Esticnnot nous a conservé leurs épiraphes. (Voy. Httt. du ville*, eu., de CAngoumoi$, article : Prieuré de S. Liguaire, à Cognac.) Une de ces épilapbes se terminait ainsi : Passait ou désires AMSI UOCBIB , SOUVIIXS-TOl QC'lL FAUT A1S81 VIVBX.
CIIABAMA1S. Église Saint-Sébastien. Sous la porte qui ixmduil de la chapelle latérale de l'église à lu sacristie est une tombe renversée, en pierre calcaire compacte; elle est à dos d'âne. Sur une des faces est sculptée une épée dont la garde est fleuronnée; sur la lame on lit : nsciao x... obiit xunsam ni noRiTA «il. La face perpendiculaire est ornée de lignes perlées qui se croisent et forment des losanges et
des triangles. Au milieu est lécuwon du chevalier a un lion hissant. Il est i déplorer que ce fol! monument soit ainsi enfoui.
CHATEAUBSRKARD. Dans le cimetière , )olie tombe sculptée.
CHATELARD. Dalle dan* l'église sur laquelle est gravée une croix en courbes gracieuses.
CELLEFROiN. J'ai relevé par le procédé de l'estampage quelques inscriptions tumulaires sur les dalles de l 'église •le Cellefroin; mais elles n'ont m ancienneté ni valeur historique.
EYMOUTŒRS. Dalle dans l'église, sur laquelle est gravâs5 1106 croix*
GRENORD-L'EAU. Très-jolie pierre tombale dans l'église ; c'est celle d'un seigneur de Chabanais.
Klle est à dos d'àne et de style gothique. A la tète, dans un encadrement trilobé , le Christ est représenté sur la croix ; derrière la tète, il a le nimbe crucifère. Le soleil, la lune et quatre étoiles sont au-dessus de la croix et l'inscription :IBS:
A gauche du Christ est la Vierge, la tète entourée du nimbe et dans l'expression de la douleur; à droite est Jean, le disciple bien-aimé.
Sur la fore principale , deux écos aux armes de Chabanais: deux lions couronnée rampants; entre les écussons, au milieu de rameaux de feuillages, une épée dont le fourreau est entouré du ceinturon ; le pommeau arrondi contient une croix à quatre branches égales ; des (leurs de lys, îles quinte-feuilles et diverses autres feuilles ornent le reste «le la pierre.
Elle est en calcaire compacte d'une grande finesse. Cette pierre a * m. «9 c. de longueur sur 6t c. de largeur et 55 c de hauteur i la tète-
GROSBOS. Dans le cloître de l'abbaye est le tombeau d'Amauld de Minxac (XII* siècle).
BIVt AKIMA BIKIItlEKAT M FACE AH.
LA MADELEINE DE BEAUVOIR. Devant l'église, tombe d'un chevalier, sans inscription.
LESTER PS. On lit sur un marbra noir scellé au mur septentrional de la nef, l'inscription lumulaira d'un abbé de Lesterps :
ecce deo «batys... (Voyet Gall. Clirtot.)
LONDIGNY. Devant l'autel, dalle sur laquelle sont sculptées les armes des Prévost de Touchimbert, seigneurs d« Londigny.
LUS ADJOTS. Dulle sur laquelle esl I ecusson deGédéon le Maréclial, seigneur du Linaud, 4702.
LA BOULOMB. Dans la forêt de Brigueil est une chapelle dédiée à saint Georges, aujourd'hui en ruines; au milieu du sanctuaire est un tombeau hexagone à l'extérieur* et carré à l'intérieur, éclairé par quatre fenêtres plein cintre, décorées (la deux colonnelles que surmonte un boudin aussi gros que les colonnelles.
MARCILLAC. Il ne reste de l'église Saint-Michel de Marcillac qu'un fragment de pierre tumulaire sur laquelle est une lance, une épée et un écu orlé et pal<5.
ORGEDEUIL. Au-dessus de la porte du presbytère d'Orgedeuil esl une pierre tombale, ainsi que le pied droit d'une autre porte de la même maison.
La première était celle d'un arctu-prètre ; voici l'inscription :
dicjte raninai rogo vos it cokcto cieri
ARCHiPREMTERI DICKARK DKY« Xl&EREftl SVH EBX KT LIMVS II AS DOTES DEDIT HOMO PRJMVS VSDE SVPRIHVS CTH KO» TAU SORDIDA SIMV9 OR (MCC) X» VI»
Voici la
, du même style que la précédente
01 6RRALDV3 BRAM COStTAKTMl IVVtMIL»
ET VILES rVKRAM MODO SVM CARO SORDIDA VMS QVERO PATER ROSTRR DIC Ql VERS?» LSCIS KC4TIR PAftCRRB MBRTE FIA DlGSER» AVE (JVB MARIA
PRANZAC. Tombes au cimetière. Tombe très-bien sculptée, ornée d'enroulements d'un goût délicat.
LE PEYTURBAU (C* de Soyaux). Un vaste cimetière a l'ouest du village du Peyturean renferme un grand nombre de tombes. Les sarcophages sont d'un seul bloc à parois très-minces en carré-long, plus étroits aux pieds qu'à la tôle, et recouverts par des dalles de pierre également trèsminces. Toutes ces tombes ont le pied tourné vers l'orient, selon la pratique constante des chrétiens. Faut-il attribuer ce vaste cimetière à quelque événement inconnu? Faut-il en conclure simplement que le village du Peytureau a été autrefois considérable? Je n'oserai pas décider.
RENCOGNB. Tombeaux dans la chapelle méridionale.
RUFFEC. Un grand nombre de dalles sur lesquelles sont des inscriptions servent de pavé à l'église. Elles ont été apportées du cimetière. Biles sont peu anciennes.
SAINT-GERSIAIN-Sl'R- VIENNE. Jolie tombe d'un chevalier. L'écu pointu a la croix patlée ; d'un côté i*épe>, de l'autre la lance.
SAINIMXAUD. Plusieurs dalles avec des inscriptions
servant de pavés a cette église ; elles ont éié ou effacées ou retournées. Au-devant de la porte est la pierre toml>ale du chevalier de Céris.
Cette pierre a 2 m. 15 c. de long sur 91 c. Deux écus-
MHSSIRE FRANÇOIS t>E CEIli* C... MAR. UFVTENAM DE LA COMPAGNIE DE GKN» DARMES DK SO... DV ROI SOVM L\ C...
DO* SE Puis «T. HtRIER LF VIM.T SIUES1IE MARS...
TUSSON.Un joli tombeau orné de croix grecques sculplëos dans des cercles, trouvé au prieuré.
VILHONXEl'R Joli mausolée du chevalier de Chambi >, placé derrière le clievel de l'église II est couché tout armé, avec le casque, l'épéc et la colle d'armes semée de fleui> de lys, qui sont les pièces de l'écusson des I
(me de)
1UAMB13 DICTVS PETRVS EST TBILVRE REMCT» * 91 XPI8TB PLUCKT TIRI VIRCO PIIÏIMA PIACFT PRETERIEZ* FOSCAT XPWTVM OD PKX 0VIBSCAT Cm SAKCTIS ANIMA KE<: IIFKIHl SCIAT ÏMA. »MEK.
LOUBERT. Sur le mur occidental de l'église de Loubeii, a l'extérieur, on lit cette inscription tumulaire :
FLORE JÏVERTVTli
jACvi.0 xtai anticipata
L PECXATRIX JACEU ; TVMVLATA
DEEVtCTlS SOt nv»ITE>TVR OR A QVI TRAM9I9 PA* ET RE QVIES I