‹ Statistique monumentale de la CharenteChapitre 51 sur 120 · IIÉRACLIl · texte numérisé non relu

IIÉRACLIl

Il souscrivit au premier concile d'Orléans, en 511, et au deuxième, en 533. Il envoya Egérius prêtre, pour le représenter au troisième, en 541.

Il assista, en 549, au cinquième concile d'Orléans. Le Ga'lia chriniana indique cet évéque, ou son prédécesseur, comme étant le S. Aptone des bagiographes*.

Selon Adémar d'Angouléme, S. Germain de Paris et S. Grégoire de Tours vinrent a Angoulirr.e, en 570, consacrer l'Église de S. CybarJ, ainsi que la cathédrale entièrement rebâtie par Clovis, et ordonnèrent évéque Mérère , chapelain du roi. Quelques-uns ont dit qu'il avait été comte d'Angouléme, et le nomment Maraquicr. Mérôre et Maraquicr seraient-ils deux personnages différents? Il y a ici obscurité comme dans beaucoup défaits et de dates de ces Wmps reculés'. Les historiens font un grand éloge de ce prélat comme cf un homme éloquent, d'un docteur érudit. La bibliothèque de Cluny possédait autrefois les livres qu'il avait écrits. L'auteur de l'Histoire littéraire de la France en regrette vivement la perte. Il mourut empoisonné. Plusieurs églises furent bdlic* par Mcrorius, ainsi que des hôpitaux.

Il était chanoine de l'église d'Angouléme. Ce fut lui qui fil périr Mérère par le poison afin de parvenir à l'épiscopat, mais il ne jouit qu'un an du fruit de son crimt;. (Greg. Tur.)

Ce fut un grand évéque, employé même par les rois dans des ambassades importantes. Il eut beaucoup i souffrir du comte Nantinus, qu'il fut obligé de priver de la communion, à cause des excès auxquels il se livrait en pillant les biens de l'Église. C'est le premier exemple de la longue lutte des évêques contre les comtes, que nous retrouvons a toutes les époques jusqu'au milieu du XIII* siècle.

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