DE I
1784. D-ALBICNAC DE CASTELXAl'.
On lui doit la consécration ot la réparation do la célèbre grotte de saint Cybard
Bénard de Kézay, distinguo par ses connaissances profondes en théologie, était mis au nombre des plus savants évoques du dix-septième siècle. Aussi 1 appeUiton le petit évoque d'Angoulème et le grand évoque de France, par allusion au peu d'étendue que le diocèse avait alors.
Sceau de Bénard de Réaay ; pl. vni, n. 88. L'écu en cartouche, d'argent i deux tas ces ondées d'aïur, au chef de sable chargé de trois échecs d'or, surmonté d'une couronne de marquis, au-dessus de laquelle s'élèvent la mitre et la crosse à la volute tournée en dehors. Large chapeau avec la cordelière
Ce fut de son temps que fut placé le mallre-autel qu'on voyait, il y a peu d'années, sous lagrandccoupole de la cathédrale.
11 tint un synode à Angouléme, le 8 mai 1753.
Peu d'évéques ont laissé un souvenir aussi précieux que celui de losepb-Amédée de Brogiie. Il mena une vie humble el pieuse, ne s'occupanl que des devoirs de son état. Ami des pauvres, il faisait des aumônes abondantes. 11 avait établi dans sa terre de Vare des ateliers pour que les pauvres trouvassent dans le travail de leurs mains de quoi subsister.
Sceau de cet évéque : Pl. viu, n. 99. Un cartouche, dans le champ duquel est l'écu oblong des de Brogiie, qui est d'or au sautoir ancré d'azur, surmonté d'une couronne ducale ; la mitre et la crosse sortent à droite el à gauche du cartouche. Le chapeau et la cordelière.
Légende : nos ahkd. di broglia bpvs bjgousjubsis.
Il refusa de prêter le serment A la constitution civile du clergé et partit pour l'émigration. A l'époque du Concordat, il ne voulut pas donner la démission de son siège, exigée par le souverain pontife, et se jeta, par ce relus, dans le schisme de la Petite- Eglise. 11 mourut en Angleterre.
Conformément au décret du 12 juiHet 17*0, les électeurs des départements de la Charente élurent évéque, à la pluralité ôe*> suffrages, Mathieu Joubert, curé de Saint- Marlin-sous-Angouléme, alors député à l'Assemblée nationale. Joubert fut sacré à Notre-Dame, le «7 mars 1W, par Gobet, évéque métropolitain de Paris, n prit possession de son siège, le 10 avril 1791, qu'il occupa jusqu'en 1705, où un nouveau décret supprima le clergé de France récemment établi. L'évéque intrus cessa alors tout ministère sacerdotal et se sécularisa.
A la restauration du culte, en 1008, le diocèse d' Angouléme, alors composé de deux départements qui comprenaient trois anciens diocèses (Angouléme, Périgueux etSarlat), eut pour évéque Dominique Laoombe, ancien prêtre doctrinaire, et évéque métropolitain du sud-ouest (Bordeaux!, pendant le Schisme de l'Église constitutionnelle.
Comme il avait été sacré en cette qualité, il n'eut plus besoin, pour devenir évéque légi Urne, que de l'institution canonique qu'il reçut du pape Pie VIL
Les moeurs de ce prélat étaient douces et pures, mais ses vertus privées furent ternies par l'extrême négligence qu'il apporta dans l'administration de son vaste diocèse. Son sceau était un simple cachet dans lequel les deux initiales de son i entrelacées.
, nnuDt un» uaipfe carrière. J'ai bit, députa deux au, de niât effort» pour la contenir a U acieace archéologique M a la picie de cea tau» ajai priait mietu auan.l éin te couraaai u>r b pierre où a prie un taint. Root aroai beau faire, ce qui noua n»ic du paa»e l'en ra cbaqaa jour, rtaiu une amie annr», /ai ra démolir b Fa de Sarcuil, otal le» lar|a attiaca romaine» araient trararal «a partir le moyen Age, ejui le* arait protègèci en eleranl une Umr au-dciiut d'clln. J'ji ru bruer un large Jukmen enuiurf J une rigole, donner, aiai iiou;c, i I"e<:oiileni*rH Ju d« yicumei peadj-Ul ic» lecnbce» (r>olnKfl de b CobaW, pria du village de ViriUe, Chacnpaier»), Peul-r-)re, 4 nu quelque* inoet, ne relraurerei.je plu» te trtwr da l'abbaye de Nioieuil, iUlicieui morceau d'arebilecturc qui tarait maiolanani en debm ai aat pierrea, caUà-
i râleur. Araal peu de lenp» noua D'auron» plu» nai
!Sîi. cncoc jJb»-te»i»»Pinu). Ce prélat, originaire de la Provence, était vicaire-général d'Aix quand il fut promu
àrévôché d'Angouléme. Son administration ferme et paternelle tout à la fois, relova le diocèse de l'état d'abandon dans lequel il l'avait trouvé. Une plus grande sévérité dans Je choix des pasteurs, la visite du diocèse, la création d'établissements pour l'éducation des jeunes clercs, marquèrent une ère nouvelle pour la religion.
Atteint d'une paralysie dont il supporta les longues douleurs avec la résignation d'un chrétien, il s'éteignit d'une mort paisible '.
Sceau de Jcan-Joseph-Pierre Guigoo : l'écu de gueules au sautoir d'or cantonné de roses d'argent avec la couronne ducale.
484Î. Régnier (Rnt-Fiu.»ç<H»). Ce prélat, originaire de l'Anjou, joint aux vertus et au lèle de son prédécesseur un
haute capacité. Une administration ferme et éclairée, l'intelligence du mouvement religieux qui se manifeste dans le pays, une prudence remarquable et une grande activé dans les affaires associent déjà son nom i ceux des de Broglio, des du Perron et desPéricard.
Le siège d' Angoulême, on le voit, a été occupé par une longue suite d'évêques, distingués par leur savoir ou par la sainteté de leur vie. Au temps d'Antoine de La Rochefoucauld, on ne comptait que soixante-quatre évêques *, ce qui, avec les dix qui ont siégé depuis, ne donnerait que soixante-quatorze évéques, pendant que le catalogue, publié par M. E. Castaigne, en donne quatre-vingt-quinze.
L'ôvêché d'Angouléme est suSragant de l'archevêché de Bordeaux. Lorsqu'il y avait une juridiction ecclésiastique, on appelait des sentences de l'offlcialité d'Angouléme au tribunal de la Primace de Poitiers pour le contentieux, et à celui de la métropole do Bordeaux pour la juridiction gracieuse. Cet évêché était compris dans l'exemption du droit de régale, porté par l'ordonnance de Louis-le-Jeuue de 1137. Le revenu annuel était de vingt mille livres, sur lesquelles il y avait quelques charges. La terre de Vars était le domaine des évêques. Ils avaient de beaux droits seigneuriaux. En sa qualité de seigneur, l'évêque était baron de la Pesne. Cette baronnie, située dans la ville, sur l'emplacement actuel de l'évéché, avait dans sa mouvance plusieurs fiefs de dignité. Selon la vieille ex-
' J'ai ren-du homraafc au ?enm de ce iifa» eteque <Uo> un opwcuU pobli* Ml 1144. F if <U 1..1.-P. Cuijt*. précéder de U Uuaaiqae de* rieurs d'Anjou Ida». AnfMlëgM, F. SVxuV, Mit, «o tel iet* ».
* Ab hoc [Autùiùo) ad Antmiwm Rupi/ucakkim, srxaginta quatuor epticopinumerantur. Civit. huculim. defensio, 1610.
pression du pays, deux monts et deux roches en relevaient : Montbron, Montmoreau, laRochefoucault, la Rochechandry. Les seigneurs de ces quatre terres devaient hommage à chaque mouvance de seigneur et de vassal. De plus, le jour de l'intronisation de l'évêque, ils Importaient dans un siège depuis. le monastère de St.-Ausone jusqu'à l'église cathédrale *.
Plusieurs chapitres existaient autrefois dans le diocèse :
I. Le chapitre de la cathédrale d'Angouléme remontait aux temps les plus reculés, lise composait de sept dignitaires, de vingt-et-uu chanoines, de quatre semi-prébendiers et d'un bas— chœur. Pendant plusieurs siècles les chanoines menèrent la vie commune ; l'évêque vivait au milieu d'eux ; ils partageaient avec lui le gouvernement du diocèse, mats sous ses ordres. La cour épiscopale , c'est-à-dire le tribunal ecclésiastique présidé par l'évêque ou par l' officiai, et qui jugeait des causes en matière spirituelle, était prise dans le chapitre.
Voici le sceau de cette cour ecclésiastique, en 1280, pl. ix, n° 60. Petit sceau ogival : l'évêque Guillaume de Blaye est représenté en buste, bénissant de la main droite et tenant de la gauche la crosse à la volute tournée en dedans. Légende :
• Us. Mémoire sur l'Angouraols par I. Collain, curé de S. Angeau. Bibl. de M. E. Castaigne.
Voyez encore Vigier de la Pile. Hist. de l'Angoum .
VRIC... I. e*G pour Sigillum curie episcopi
Engoiismensis.
Les dignités do ce chapitre étaient celles de doyen, d'archidiacre, de trésorier, de chautre, d'écolâtre, de théologal et d'aumonicr.
Sceau de Thomas, archidiacre d'Angoulême :
pl. vin, n" Gl. Petit sceau : dans le champ, l'archidiacre est représenté debout les mains jointes, Légende: ...chip... pour Sigillum Thome archidiaconi Engoiismensis
Sceau d'Ayguelin, archidiacre d'Angoulême, avant de parvenir à répiscopat. Pl. vin, n" 02. Joli petit sceau parfaitement conservé. Dans le champ, l'archange St.-Michcl terrassele dragon. Légende: s. atglm. arcuid. aug. ad. cas. pour Sigillum Ayglini archidiaconi Engoiismensis ad contractas « .
Uu archidiacre d'Angoulême, nommé Pierre, devint cardinal, sous le titre de St.-Clément. La charte qui Tait mention de ce cardinal est scellée de son sceau. Pl. vin, n° G3. Petit sceau ogivé : dans un encadrement gothique à deux pinacles, le cardinal est assis, donnant sa bénédiction do la main droite. Légende : p. CARI). C... ARQ1D.0... pour Sigillum Pétri presbgteri cardimli» ecclesie romane archidiaconi Engoiismensis 3 .
La dignité de doyen Tut établie dans le chapitre en 1213. On peut voir les noms des doyens dans le catalogue dressé par M. Desbrandes.
Voici les seuls dont les sceaux nous soient parvenus.
Sceau de Gérald de Javerlac, en 1288. pl.viu, n° 64. Sceau ogivé. Dans le champ, S. Pierre assis sur un trône et tenant les clefs. Au-dessous, dans une arcade trilobée, le doyen à genoux et
• Charte de 128fi, donation a Saint-Cybard dans* milnn. ArchiT. char. Liasw, H. 3.Yî, n" 28.
1 Charte de 1336. Liasse A. 415. Archiv. char.
» Charte do Robert de Cens (Je Cerew), damoisel, scellée du sceau de Pierre, par la miséricorde divine, pnHre-cardinal du titre de S. Clément et archidiacre d'Angoulême, du lundi avant la fête de S. Martin 1347.
les mains jointes. Légende :
dm... pour Sigillum Geraldi decani .
domini de lacer lac.
Pour contre-sceau un écu losangé avec la légende : S. M AGIO GERALDI DE IAV ERLAC.
Sceau de Jean Doyen, en 1 31 2. Pl. vm, n"65, GG.
Sceau ogivé : dans le champ, S. Pierre debout tenant les clefs. Légende : f s lohis dccaxi er.oi.is.... pour Sigillum Johannis decani Engoiismensis.
Contre-sceau, forme ronde. Dans le champ, S. Paul en buste tenant l'épée de la main gauche. A droite, dans le champ, une étoile à six rayons. Légende : t contra siciLLim
Le sceau du chapitre d'Angoulêmo est conservé à une charte de 1312 ». Pl. vm, n" 67.
Forme ronde : S. Pierre est représenté, dans le champ, la tête nue et entourée du nimbe. De la main droite il bénit à la manière latine, et de la main gauebe il tient deux clefs. Légende :
t SIGII.l.VM SAXCTI l'ETRI ENIiOUSIllENSIS.
IL Le chapitre de l'église collégiale de la Rochefoucauld était composé d'un doyen, d'un chantre et de douze chanoines. Il possédait le prieuré de St. -Florent et la cure d'Olcyrac.
III. Le chapitre de l'église collégiale de Blanzac était de quinze chanoines. H avait pour chef un doyen perpétuel électif qui portait le nom d'abbé. La fondation de cette collégiale est de 1226. Blanzac possédait une ancienne abbayo de Sl.- Arthêmy. Les religieux decette abbaye et ceux de l'ablmye de Puypéroux furent sécularisés, à cette époque, et devinrent les chanoines de la collégiale.
IV. Le chapitre d'Aubeterre avait pour dignitaire un chantre et douze chanoines. C'était une aucienne abbaye, fondée par St.-Maur, et plus tard sécularisée.